Quoi de 9 ? 212 : du 17 au 23 mars 2008

 

 

Totor

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur, bonjour et bienvenue sur Télé Objectif Réussir. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec Daniel Zumbrunn, Fabrice Drapel, Linda Fischer et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur, bonjour et merci à Totor pour cette présentation. Merci aussi à vous, Mesdames et Messieurs, d’être fidèles à Télé Objectif Réussir. Cette semaine, nous aurons le plaisir de recevoir sur notre plateau un coiffeur styliste de réputation mondiale, M. Georges Wanner, qui sera interrogé dans deux, trois minutes par Mme Simona Radulica Montserrat. Mais juste avant, on a pensé qu’il serait peut-être intéressant de vous parler un petit peu des cheveux et de l’histoire de l’homme face à ses cheveux, avec Linda Fischer. Bonjour Linda.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Vous avez un peu étudié les cheveux, l’homme, la femme. Il semblerait que ce soit une vieille histoire. Cela ferait longtemps que l’être humain s’intéresse à ses cheveux.

Oui c’est vrai. Dans presque toutes les civilisations, les cheveux avaient une position particulière. Ils symbolisaient la féminité. Mais la force et le pouvoir aussi, vu l’histoire de Samson. En Chine, à une certaine époque, couper les cheveux d’une personne adulte, c’était comme la mutiler. Les cheveux courts interdisaient l’accès à certaines professions, surtout dans les cultures japonaises, chinoises et coréennes. Couper les cheveux d’un Samouraï, c’était le déshonorer. Dans la religion hindoue, on dit que le monde a été tissé avec les cheveux de Shiva. Cela va encore beaucoup plus loin… On connaît les Indiens. Ils y en avaient qui prenaient le scalp comme trophée, et eux aussi attachaient une très grande importance à leur chevelure. Les couples dans les mariages traditionnels hopis, enduisaient les deux leurs cheveux d’une mousse purificatrice, et ensuite, ils les tissaient ensemble en tant que symbole de l’union du couple. Chez les tribus germaniques et celtes, ils étaient barbus. Ils avaient les cheveux longs, et seulement les esclaves et les condamnés portaient les cheveux courts, voire rasés.

 

L’histoire de colorer ou de décolorer ses cheveux ne serait pas une mode récente ? Cela se faisait déjà il y a bien longtemps?

Oui, en Amazonie et dans les pays orientaux, ils se teignaient les cheveux avec du henné ou du rocou. Les Celtes n’étaient pas tous blonds au naturel ; ils utilisaient une pommade caustique pour décolorer leurs cheveux.

 

Très bien. On se rend compte que l’histoire de l’Homme et des cheveux, c’est vraiment une vieille histoire. En tous cas, merci Linda pour avoir fait cette petite étude pour nous et à bientôt.

Merci aussi Jean-Pierre.

 

 

Merci à Simona et à son invité. Place maintenant à l’agenda de la semaine et à quelques pages publicitaires qui vous sont présentées par Totor.

 

 

Voilà. On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » pour une petite balade dans les Gorges de l’Areuse, à la recherche de Jean-Jacques Rousseau.

Pour nous aider à le trouver ou à le retrouver, j’ai le plaisir de recevoir pour la première fois sur notre plateau Fabrice Drapel. Bonjour Fabrice.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Est-ce que vous pouvez nous résumer un petit peu qui était Jean-Jacques Rousseau ?

Oui, tout à fait. Jean-Jacques Rousseau était avant tout un philosophe, un écrivain, un musicien et un botaniste. Jean-Jacques Rousseau est né en 1712 à Genève, dans une famille de calvinistes. Il était orphelin de mère, et a très vite été abandonné par son père, à l’âge de dix ans, qui avait du fuir Genève.

 

Une enfance donc difficile ?

Une enfance difficile. Il a été élevé par son oncle, et il a fait son éducation un peu au gré de ses fugues, de ses errances et des rencontres qu’il a faites ; notamment avec Mme de Warrens, qui influença beaucoup ses écrits et qui devint ensuite sa maîtresse. Son livre « Du Contrat Social » l’a fait connaître, puis a influencé la Révolution Française, la politique et également la philosophie allemande.

 

Un autre livre très célèbre ?

Oui « Émile ou de l’éducation », dans lequel il parle justement de l’éducation des enfants et du rapport de l’homme avec la nature ; lui qui était très proche de la nature. C’est un livre qui est aussi actuellement imposé au Japon dans les écoles maternelles, parce qu’il parle vraiment de l’éducation ; non pas par l’analyse, mais par l’expérience.

 

Pour terminer, comment s’est passée la fin de sa vie ? Est-ce qu’il est mort célèbre, est-ce qu’il est mort seul ?

On peut dire qu’il est mort dans l’isolement, en France en 1778. Dans l’isolement parce que c’est vrai qu’il a été beaucoup critiqué. Il y a eu beaucoup de controverses à son sujet par rapport à ses écrits. Voltaire avait dit de lui que c’était un enfant mal éduqué, et il a ensuite écrit quelques livres afin d’expliquer pourquoi il pensait comme ça, et quelle était justement sa manière de penser.

 

Il y a une remarque assez célèbre de Rousseau sur la société.

Oui, tout à fait. Il avait exprimé que l’Homme naissait heureux et bon, et que c’était en fait la société qui le rendait en quelque sorte malheureux et mauvais. C’est aussi pour ça qu’il a été beaucoup critiqué par Voltaire. D’ailleurs, le peuple enflammé par les propos de Voltaire a fini par brûler sa maison, et il a dû fuir pour venir se réfugier en Suisse.

 

En tous cas, merci Fabrice de nous avoir fait découvrir ou redécouvrir Jean-Jacques Rousseau, et à bientôt.

Mais de rien. À bientôt.

 

Voilà. Je vous propose de regarder ce petit sujet sur les Gorges de l’Areuse.

 

 

Après Jean-Jacques Rousseau, j’ai le plaisir de vous présenter Socrate, le chien de notre collaborateur Daniel Zumbrunn. Salut Daniel.

Salut Jean-Pierre.

 

Si ton chien Socrate est là aujourd’hui, ce n’est pas par hasard. Nous sommes allés faire un petit reportage dans une école à Montmollin, où on enseigne aux enfants comment faire pour finalement ne pas se faire mordre par les chiens. Le Canton de Neuchâtel serait un précurseur en la matière.

Oui. C’est le premier canton qui a instauré ce genre de cours dans les écoles en mettant en place une équipe. Après, c’est sur demande que les professeurs peuvent faire bénéficier leurs élèves de ce cours.

 

Je crois que ça marche bien.

Maintenant, ils sont pratiquement à 90 % des élèves de la catégorie d’âge touchée.

 

Depuis que ces cours sont dispensés, je crois qu’on a vu une nette amélioration au niveau statistique ?

Il y a moins de morsures. On ne sait pas si c’est parce que la presse en parle beaucoup plus, à cause de tous les cas de morsures qu’il y a eu en Suisse, ou si c’est grâce aux cours. Mais ces cours doivent sûrement beaucoup aider, et notamment les enfants. Ceux-ci en parlent aussi aux parents, et après ils racontent ce qu’ils ont vu. Je crois que c’est pour toute la société que ce sera un mieux.

 

Je suis persuadé que beaucoup, beaucoup de personnes ne savent pas à quel point on ne peut pas faire n’importe quoi avec les chiens, pour éviter ainsi les morsures.

Justement. Déjà une chose : dans 45 % des cas de morsures dans le Canton de Neuchâtel ces dernières années, le chien a prévenu avant de mordre. Soit il a grogné, soit il a montré les dents ou aboyé ; et les gens n’en ont pas tenu compte. Ils ont alors continué avec leur mauvais comportement et ils se sont fait mordre. Rien qu’en éduquant la population en général, on peut diminuer de moitié les morsures de chiens.

 

Dans ces cas-là, c’était donc les victimes, finalement, qui étaient un peu responsables.

Oui bien sûr. Un chien ne va pas mordre pour le plaisir ; il ne faut pas croire ! S’il mord, c’est qu’il est dérangé.

 

Dans le Canton de Genève, une loi assez sévère vient de sortir ; notamment sur les chiens spéciaux. Qu’est-ce que tu en penses ? Qu’est-ce qu’on peut en dire ?

Cette loi d’interdire certaines races de chiens, finalement, ne concerne que le 10 % des morsures. Ce n’est pas vraiment comme ça qu’on va régler le problème. Si chaque fois qu’une voiture renverse un piéton on devait interdire les voitures ou certains types de voitures, je pense que ça ne paraîtrait pas tellement normal. Comme lorsqu’ils avaient pris des mesures pour mettre des muselières à tous les chiens, même aux petits chiens genre chiwawa. Cela je trouvais que c’était aussi un peu gros. C’est comme si on oblige toutes les voitures en ville de Genève à rouler à 10 km/h maximum pour éviter qu’ils y aient encore des accidents.

 

Il y a peut-être quelque chose de pervers en montrant du doigt que certaines races de chiens, et souvent des gros. Parce que finalement, il n’y a pas forcément qu’eux qui sont dangereux ?

Voilà, ce qui est important à dire : les petits chiens, justement, les enfants en ont beaucoup moins peur. Quand ils voient un chien comme le mien, ils disent : « Oh un petit chien », et ils s’approchent. Mais ce chien a quand même des dents ; il a la capacité de mordre et de faire des dégâts. On peut le voir ici. Si on voit ses dents… C’est quand même quelque chose. Le plus important, c’est vraiment le comportement des gens. Le comportement des chiens avec celui des propriétaires de chiens.

 

C’est évident. Et un petit chien, comme tu nous le montres, peut couper le doigt d’un enfant sans problèmes.

Il peut couper, arracher et défigurer. Tout dépend où il mord. Eux, ils sont spécialisés pour mordre au niveau du cou ou au niveau de la tête. C’est comme ça qu’ils réagissent entre chiens. Quand ils voient un gamin en face d’eux, ils ne vont pas se méfier plus des mains ou des pieds. Ils vont aussi lui sauter à la tête.

 

Donc, attention aux parents, et aussi attention aux enfants. Méfiez-vous même d’un petit chien. Il faut le respecter comme un grand !

Les règles qu’il faut retenir seront citées dans le reportage qu’on verra tout à l’heure. Mais c’est clair qu’un chien, qu’on le connaisse ou pas, on ne peut pas faire n’importe quoi avec…

 

Merci Daniel pour toutes ces explications et à bientôt.

À bientôt.

 

On va donc se rendre dans cette école primaire de Montmollin, pour y suivre ce cours PAM sur la prévention des morsures de chiens.

 

 

C’est sur cette remarque oh combien sympathique de notre ami Arnaud que se termine notre émission hebdomadaire. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. On vous souhaite une très, très bonne fin de journée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod