« Quoi de 9 ? » 214 : du 31 mars au 6 avril 2008

 

 

Les frères Totor

 

C’est avec reconnaissance, avec confiance et d’un pas ferme, que je vous propose d’entrer dans le XXIème siècle. Chers concitoyennes, chers concitoyens, chers habitants de notre pays et chers Suisses de l’étranger, au nom du Conseil Fédéral, en mon nom personnel…

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, veuillez pardonner notre frère Totor. Il lui arrive de se prendre pour quelqu’un d’autre. Bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec Julien Pisenti, Daniel Zumbrunn et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Merci aux frères Totor pour cet accueil. Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bienvenue sur Télé Objectif Réussir. Nous allons cette semaine, une fois n’est pas coutume, vous parler de notre site Internet avec Daniel Zumbrunn qui le connaît fort bien. Salut Daniel.

Salut Jean-Pierre.

 

Notre site Internet www.objectifreussir.ch, un site que tu connais bien, puisque c’est toi qui t’en occupe. Que peut-on trouver sur ce site de télévision ?

La première chose, c’est qu’on peut retrouver toutes les émissions qu’on a faites. On les laisse en ligne dans les archives. On peut vraiment tout consulter, à n’importe quel moment. Si on a loupé une émission, on peut toujours la regarder. On met aussi en ligne le texte des entretiens ; comme ça, si des personnes ont des connexions lentes ou n’ont pas envie de regarder toute l’émission, elles peuvent lire le passage qui les intéresse sur le sujet dont elles font des recherches.

 

Pour les personnes malentendantes aussi ?

Également pour les personnes malentendantes, bien sûr.

 

Concernant les émissions, je n’ai pas eu le courage de les compter, mais il y a en a déjà eu plusieurs centaines, je crois, depuis le début.

Oui, je crois aussi. Cela doit faire plusieurs centaines. C’est vrai qu’on ne les a ni répertoriées, ni numérotées.

 

Pas beaucoup de télévisions mettent toutes les émissions en ligne, mais je crois que c’est très apprécié. Vu que nous sommes diffusés, pour l’instant, uniquement sur le Littoral neuchâtelois, le Val-de-Ruz et le Val-de-Travers, les personnes qui ne sont pas dans ce secteur peuvent au moins regarder les émissions.

Oui, bien sûr. Un avantage pour les personnes qui ne sont pas dans le rayon de diffusion, et qui pourront aussi les voir. On a quelquefois des invités comme tout à l’heure : une personne qui habite Genève. Elle pourra voir son émission. Elle pourra même la consulter avant qu’elle soit diffusée à la télévision, car dès que l’émission est prête, on la met sur Internet.

 

D’accord. Elles sont en haut débit et en bas débit. Tu peux expliquer la différence.

La différence, c’est simplement le poids du fichier. Une fois, on a les émissions en plus grand, un peu de meilleure qualité. Une fois en plus petit, un peu de moins bonne qualité. C’est simplement pour les personnes qui ont une connexion plus lente. Elles ont intérêt à prendre la petite version qui se chargera plus rapidement sur leur ordinateur, et avoir ainsi moins de coupures.

 

En étudiant aussi nos statistiques, et ça, ça fait plaisir, nous avons eu en 2007 plus de 200'000 visites sur le site. Cela ne nous rapporte rien financièrement parlant, mais enfin, ça fait plaisir quand même de savoir qu’il y a un intérêt très, très sérieux pour ce que nous faisons.

Oui, déjà tenir à jour ce site, mettre toutes ces émissions en ligne, retaper les textes et tout, ça prend pas mal de temps et d’heures de travail, et ça fait plaisir, finalement, de savoir qu’on ne le fait pas pour rien et qu’il y a des personnes qui viennent et s’intéressent à ce qu’on fait.

 

200'000 personnes, 200'000 visites. La moitié de Suisse, alors que l’autre moitié provient, on peut dire, des quatre coins du monde, puisque j’ai compté plus ou moins cent septante pays différents.

Oui, ça c’est toujours impressionnant avec Internet. On découvre des pays dont on ne connaissait même pas l’existence. Il y a des petites îles au milieu du Pacifique ou de l’Océan indien, et des gens qui ont des ordinateurs, se connectent sur Internet, et qui en plus viennent sur notre site. C’est assez fou. Mais maintenant ce développement d’Internet est vraiment mondial. On peut se brancher absolument partout. On a l’ADSL partout dans le monde. On arrive à lire les vidéos depuis les quatre coins du monde.

 

C’est vrai que ça fait plaisir de consulter cette liste. La Chine, le Japon, la Palestine, l’Australie… Cela fait vraiment plaisir de savoir que nos émissions sont vues et ont finalement du succès. C’est aussi un encouragement pour nous. Merci Daniel de m’avoir assisté pour présenter notre site Internet et à bientôt.

À bientôt.

 

Voilà, Mesdames et Messieurs, il est temps de céder la parole à M. François Berger, qui dans le cadre de son émission « Canevas », va recevoir aujourd’hui l’écrivain Jean-Michel Olivier.

 

 

Merci Messieurs pour cette magnifique page littéraire. Il est temps maintenant de consulter notre agenda, ainsi que quelques pages publicitaires. À tout de suite.

 

 

On va terminer cette émission en vous emmenant au bal, dans le magnifique Centre Culturel La Passade de Boudry avec Julien Pisenti. Bonjour Julien.

Bonjour Jean-Pierre.

 

À la Passade, on joue actuellement, on peut le dire, une comédie musicale.

« Le Bal » est une comédie où il y a zéro parole et seulement de la danse. Il retrace un peu, à travers la danse, toute l’époque de l’Après-guerre jusqu’à nos jours en Suisse.

 

Intéressant, surprenant, le fait que pour une troupe de théâtre, il n’y ait pas de paroles. C’est largement compensé par la musique.

Il y a beaucoup de choses à voir et beaucoup de jeux sur scène. C’est très bien fait. Mais ce n’est pas une comédie créée par eux. C’est une comédie française, comme le dit M. Raymond Aeby dans le sujet qu’on verra après.

 

Cette comédie musicale est interprétée par les Amis de la Scène. Est-ce que vous pouvez nous raconter un petit peu l’historique de cette compagnie ?

C’est une compagnie qui s’est créée en 1957 à Saint-Blaise, et qui a ensuite déménagé à Boudry dans les années 90.

 

Parce qu’ils n’avaient pas de salle de théâtre, je crois.

Ils n’avaient pas de salle de théâtre, et c’est pour ça que dans les années 90, ils ont décidé de créer ce lieu culturel de la Passade. Et cet endroit sert autant de lieu de répétition que de lieu de représentation. On y trouve  aussi des expositions, et un petit café en haut pour pouvoir parler avec les acteurs du théâtre après chaque représentation.

 

Oui, en effet, il n’y a pas que des pièces de théâtre. Des expositions, comme vous le dites, de temps en temps. Même si ce n’est pas une galerie de peintures.

On y trouve des expositions, et depuis 2005, ils ont créé un petit Festival International du Rire qui s’appelle Boud’rire. Et le jeudi, pour fleurir encore plus ce lieu déjà magnifique, il y a les Jeudis Musicaux.

 

Un programme très riche.

Où on peut toujours aller boire un verre en haut et écouter de la musique. Ce qui est sympa, c’est que tout est mélangé dans l’enceinte. On peut aller écouter de la musique le jeudi, parce qu’il y a une petite scène dans le café, et toute l’exposition à travers la maison.

 

Les corridors, le hall d’entrée, le café.

Les murs sont toujours décorés.

 

Le petit reportage qu’on va vous présenter maintenant, et qui dure une vingtaine de minutes, je crois, ne représente bien sûr pas tout le spectacle. Il a fallu résumer, sélectionner certains extraits ; et c’est vous qui étiez chargé du montage.

De faire le condensé. On a eu à peu près quarante-cinq à cinquante minutes de spectacle. On ne peut pas mettre ça tel quel à la télé. Il a fallu faire un montage. J’ai vraiment pris les morceaux les plus représentatifs de chaque époque. Au début, on commence par les bals dans les cafés de la Rotonde. Après, il y a la fin de la guerre avec l’arrivée du Swing, et ensuite, on trouve l’arrivée du Rock and Roll. Dans les années 70, on voit des comités qui louent la salle de bal pour faire un bal d’entreprise. Ils ont touché aux mouvements hippies des années 70, en passant aussi par le refus de l’adhésion de la Suisse à l’Europe en 1992. On voit bien la danse, le fossé culturel. La danse bien suisse et tout… On s’est arrêtés à l’arrivée de l’Expo.02, où les Neuchâtelois font la fête. On trouve la World Music ou la Dance Music.

 

On peut dire en tous cas que c’est magnifiquement bien monté, magnifiquement bien réussi. Parce qu’on ne se lasse pas, et ça passe très vite, c’est vrai. Comme vous le dites, toutes les époques depuis la fin de la guerre jusqu’à aujourd’hui sont illustrées par de la musique et par des danses.

Oui. Ce qui est bien vu. Et je reviens à nouveau là-dessus : pas de paroles ! C’est pour ça qu’à chaque représentation, les membres du spectacle distribuent un carnet de bal pour que les gens n’aient peur ou se perdent pendant le spectacle.

 

Merci Julien pour ce reportage et ce magnifique montage, ainsi que pour toutes ces explications sur ce lieu magique qu’est la Passade.

Je crois qu’il y aurait encore beaucoup à dire. Le meilleur des cas, c’est d’aller voir sur place.

 

Absolument. On va vous montrer quelques extraits juste pour vous donner envie. Et pas de problèmes, réservez vos places et allez à la Passade. Merci Julien, à bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

Après cette magnifique comédie, il est temps de nous quitter. Merci Mesdames et Messieurs de nous avoir suivis. Passez une bonne fin de journée, une bonne soirée et une bonne nuit. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod