Quoi de 9 ? 216 : du 14 au 20 avril 2008

 

 

Les frères Totor

 

Madame, Monsieur, bonjour et bienvenue sur Télé Objectif Réussir. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec Oscar Garcia, Linda Fischer, Julien Pisenti et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur, bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Cette semaine, j’ai le plaisir de recevoir sur notre plateau, Julien Pisenti, bonjour Julien.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va parler avec vous d’une exposition qui se déroule actuellement ici à la galerie Quint-Essences. Il s’agit d’un photographe neuchâtelois.

Il s’agit de Laurent Pheulpin, un photographe autodidacte, âgé de trente-sept ans. Il n’a jamais pris de cours. Il a tout fait ça par passion. Son premier déclic pour la photo est venu il y a six ans lors de déplacements en vacances. Il s’est acheté un petit appareil photos et il a été prendre des photos à droite, à gauche. Maintenant, la photo l’a pris. Du coup, il s’est acheté du matériel un petit peu plus professionnel, du matériel pour le studio. Il fait aussi de la photographie studio et c’est là qu’il s’amuse à jouer en studio avec les confrontations de couleurs, à faire ressortir les trucs qui ne ressortiraient pas normalement. Il utilise autant des accessoires de lumière que de flashs, tout plein d’effets pour donner un effet hallucinant sur les photos.

 

Il y a un petit côté Benetton dans sa façon de procéder, provocateur ?

On peut dire qu’il y a un côté Benetton et provocateur. On voit qu’il y a une série de quatre clichés, c’est très intéressant. C’est des poupées avec, épinglés sur le visage, des yeux ou des bouches de top model. Tout cela est en fait pour dénoncer la publicité, l’utilisation d’enfants dans la publicité ou comme ça. Ce qui pousse un peu la publicité en fait, c’est de montrer à des jeunes filles de neuf à treize ans qu’elles doivent ressembler à des filles plus âgées pour pouvoir vendre tel ou tel vêtement de plus en plus vite. C’est là qu’on voit que c’est les publicitaires qui vont vraiment chercher dans la jeunesse, comme Coca-Cola disait, on ne cite pas de marque…

 

Non, mais c’est fait.

Aller chercher des jeunes, c’est créer un peu l’avenir de la marque. On voit que beaucoup, beaucoup de publicitaires utilisent des jeunes pour pouvoir vendre un peu plus.

 

Je pense que Laurent Pheulpin a raison de dénoncer ce que vous dites. C’était bien d’ailleurs d’expliquer ces photos un petit peu spéciales, mais sur la publicité, il y aurait encore d’autres choses à dire.

Il y aurait encore beaucoup de choses comme par exemple, ce n’est pas prêt d’arriver en Suisse, je ne crois pas, mais dans d’autres pays cela a déjà été bien interdit, c’est que les écoles et les institutions n’aient plus assez de subventions, plus assez d’argent et ils vont chercher des sponsors. Généralement, c’est des sponsors pas vraiment ce qu’il y a de mieux pour montrer aux enfants, genre restauration rapide, Coca-Cola, boissons gazeuses et tout ça. Ils montrent aux enfants que cela laisse la porte ouverte dans les écoles pour ces publicités qui sont à la foi un peu mensongères, ce qui provoque aussi un grand problème qui n’est pas mal d’actualité, c’est l’obésité chez les enfants. Si l’on peut arrêter tout ça, cela sera que du bien pour le futur.

 

Absolument.

Il y a déjà quelques pays en Europe qui ont interdit ces publicités pour les enfants, dont la Suède et qui commencent à essayer de motiver toute l’Union européenne à les suivre. Il y a aussi le Québec qui interdit déjà ses publicités.

 

Merci Julien pour toutes ces explications. On va regarder maintenant cette interview que vous avez réalisée de Laurent Pheulpin. On rappelle que l’exposition est jusqu’au 26 avril.

Jusqu’au 26 avril, oui.

 

Très bien. Merci Julien, bonne journée.

Bonne journée Jean-Pierre.

 

 

Avant de regarder un petit sujet sur le théâtre, je vous propose de consulter notre agenda, ainsi que quelques pages publicitaires.

 

 

J’ai le plaisir de recevoir sur le plateau, Linda Fischer, bonjour Linda.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Vous allez nous faire découvrir aujourd’hui un magnifique petit théâtre. Le plus petit théâtre de Suisse, il paraît, qui se trouve à Neuchâtel.

Oui, c’est le théâtre Matchbox, cela veut dire d’ailleurs boîte d’allumettes qui nous dit quelque chose sur les dimensions du théâtre même. Sa petite histoire : il existe depuis trois ans. C’était Daniel Fuchs qui était acteur déjà avant et la vie d’artiste en Suisse n’est pas évidente. Il cherchait des emplois et ce n’était pas tellement facile. Il y a trois ans, il a rencontré Fred Loewer et le courant entre les deux passa très, très bien. Ils ont décidé de monter ce petit théâtre. Au fond, c’est une chambre. Il y a quinze places et l’ambiance est très familiale. Les pièces sont créées par eux-mêmes. La musique, c’est surtout Fred qui est le responsable de la musique qui vont toujours avec les pièces. Quand vous assistez à la représentation, c’est une ambiance très familiale, du fait que c’est petit, et à la suite de la représentation, il y a toujours un petit apéro qui contribue à une soirée bien sympa.

 

C’est vrai qu’il y a la proximité avec les acteurs et il faut dire qu’ils font dans l’humour surtout, ce n’est pas du dramatique.

Non, ils sont humoristes. Ils ont un humour qui reste de bon goût. Ils ne vont pas sous la ligne.

 

Ils sont très fins pour des humoristes.

Ils ont l’humour très fin.

 

En tout cas, c’est une équipe très sympathique. On a eu beaucoup, beaucoup de plaisir de passer quelques instants avec eux. Ils ont aussi un site Internet, je crois.

Oui, ils ont un site Internet www.theatre-matchbox.com.

 

On pourrait encore pour terminer donner une date et une adresse.

Oui. Il va encore avoir une représentation pour terminer la saison 2007-2008. Elle aura lieu samedi 19 avril vers 19h30 à la Chaussée de la Boine n° 48, théâtre Matchbox.

 

Très bien. Merci Linda pour toutes ces explications et il y a beaucoup de chance qu’on les revoit sur notre télévision. Merci Linda, à bientôt.

Merci Jean-Pierre, à bientôt.

 

 

On va terminer cette émission en vous parlant de notre ami, Éric Broye, un ancien collaborateur qui a participé à la réalisation du journal Objectif Réussir. Éric Broye qui est décédé il y a dix ans, mais qui nous a laissé beaucoup de souvenirs, notamment un recueil de poésie qui s’intitule « Les poèmes du berger ». Pour ne pas oublier Éric Broye, nous avons décidé avec Oscar Garcia que je salue, bonjour Oscar.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On a donc décidé de mettre en images les poèmes d’Éric Broye et c’est vous Oscar qui faites ce travail. Ce sont des petits sujets de cinq minutes où vous mélangez des images, de la musique et surtout les poèmes d’Éric Broye. Que pouvez-vous nous dire sur ce sujet ?

J’ai été très touché parce que ce sont des poèmes touchants et qui s’appliquent à la vie, à tous les sentiments qu’on peut rencontrer dans notre vie. Je pense que c’était un jeune homme sensible, un sentimental. C’était un poète des temps modernes. Ces poèmes nous parlent d’amour, de rencontres, d’amitié.

 

On peut dire qu’il est un miroir de nous-mêmes. Chacun d’entre-nous peut se reconnaître, se retrouver, s’identifier à travers ses poèmes. On dirait quand on lit ses poèmes qu’il pressentait qu’il allait mourir jeune, parce qu’il avait beaucoup de maturité, beaucoup de savoir, de connaissances. Il était poète mais presque philosophe aussi un peu.

Absolument.

 

Merci Oscar de nous avoir parlé avec autant d’émotion de notre ami Éric Broye et je pense en effet que le travail que vous faites est très bien, très positif pour ses amis, pour sa maman, pour sa famille. On va pouvoir ensuite faire connaître ce garçon à un plus grand nombre de personnes. En tout cas, merci Oscar pour votre excellent travail et je vous souhaite une très, très bonne fin de journée.

Merci beaucoup à vous et moi-même ça m’a énormément touché. Quelque part, je pense qu’on s’aime bien l’un et l’autre. C’était un plaisir. J’ai en même temps appris des choses. Je me suis identifié. Cela a été que du plaisir.

 

Cela fait plaisir d’entendre ça. Merci Oscar.

Merci à vous.

 

 

C’est sur ces belles paroles et ce magnifique poème que se termine notre émission de la semaine. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. On vous souhaite une très bonne fin de journée, une très bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod