« Quoi de 9 ? » 219 : du 5 au 11 mai 2008
Les frères Totor
Bienvenue sur TOR, la télévision qui a toujours raison !
Mesdames et Messieurs bonjour, et bienvenue sur Télé Objectif Réussir. « Quoi de 9 ? » vous est présenté aujourd’hui par Martial Ghielmetti, Linda Fischer et Jean-Pierre Lambert.
Madame, Mademoiselle, Monsieur, soyez les bienvenus sur notre plateau. Pour m’aider à présenter notre première émission, j’ai le plaisir de recevoir Linda Fischer, bonjour Linda.
Bonjour Jean-Pierre.
Dans quelques minutes, notre excellent ami César Carrasco va se rendre à La Chaux-de-Fonds pour rencontrer un homme exceptionnel : un orthopédiste. Mais au préalable, il serait peut-être intéressant de connaître un peu mieux ce métier. D’abord, est-ce que c’est un nouveau métier, un métier moderne, ou est-ce que c’est un ancien métier ?
Depuis tous les temps, on avait essayé de corriger des malformations ou des handicaps. Et une des plus vieilles prothèses trouvées date en fait de l’Égypte antique. C’était le grand pouce du pied droit qui avait été taillé en bois et lié au corps avec un cuir cousu. Celui-là, on peut l’admirer dans le musée du Caire. Par la suite, Hippocrate a élaboré plusieurs fixations pour des fractures. De nos jours, on utilise d’ailleurs toujours sa méthode pour réduire une luxation de l’épaule.
Concernant les chaises roulantes, ça ne date pas d’aujourd’hui non plus ?
Non. Il y en avait déjà au Moyen Âge, surtout pour des maîtres de guerre qui avaient eu des accidents ou des blessures. Au Château de Gruyères, par exemple, il y a une chaise roulante qui date du XVIIème siècle, et qui a été taillée en bois avec des roues et un tissage de jonc tout simple, comme on peut en trouver aujourd’hui.
C’est vraiment un très, très vieux métier. Et concernant le mot « orthopédiste », quelles sont ses origines ?
Le mot « orthopédiste » date de 1741, et là c’est assez compliqué… C’est M. Nicolas Andry de Boisregard qui a inventé le mot orthopédie avec son livre « L’orthopédie ou l’art de prévenir et corriger les difformités du corps chez les enfants ». C’était seulement pour les enfants. Cela ne se faisait pas avec les adultes. On a commencé de le faire pour les adultes lors de la première guerre mondiale 1914-1918, où les orthopédistes qui travaillaient avec des enfants étaient appelés sur les champs de guerre. Eux ont commencé à utiliser les mêmes méthodes. Au lieu d’amputer, ils ont essayé de maintenir et de…
Permettre à la personne de continuer de faire la guerre aussi…
Je ne crois pas, mais…
En tous cas de pouvoir continuer de marcher.
Oui. Et vers 1919, on a commencé à faire vraiment des prothèses ou des orthèses, qui sont des aides pour pouvoir corriger des maladies ou des blessures aussi chez les adultes.
Concernant les prothèses, il y en a une qui est assez compliquée, je crois ; et à ma connaissance, ce serait la prothèse au niveau du genou ?
La première prothèse au niveau du genou a été faite en 1890 par Gluch. C’était la première prothèse interne. Il y a des prothèses internes et externes. C’est différent. Une prothèse remplace quelque chose. Après, il y a les orthèses qui soutiennent un membre toujours présent mais qui a un dysfonctionnement.
Et maintenant avec l’informatique, avec les ordinateurs, qu’est-ce qui nous attend au XXIème siècle avec cette profession ?
Aujourd’hui, il existe aussi la cyberthèse, où on lit avec une commande cybermétique un système pour stimuler les nerfs électroniquement. Cela s’est aussi développé en Suisse par la Fondation Suisse pour les Cyberthèses. Et on ne doit pas oublier les prothèses auditives qui servent à beaucoup de monde, et qui deviennent de plus en plus petites. On ne les voit presque plus ! Elles sont implantées dans l’oreille. A ce niveau-là, on a aussi fait de très, très grands progrès durant ces dernières années.
Sur les champs de bataille, à travers le monde, beaucoup d’associations travaillent justement pour aider ces gens qui ont été blessés, et notamment par les mines antipersonnel.
Oui. C’est sûr que sur les champs de guerre, il y a une grande nécessité de faire des prothèses ou des orthèses. Aussi qu’après les guerres et avec les champs de mines, il y a toujours des enfants ou des adultes qui perdent des jambes ou des bras. Au Cambodge, au Vietnam et aussi dans beaucoup de pays africains. Là, il y a certainement un grand besoin ; et pour ça il y a des fondations caritatives comme la Chaîne du Bonheur, Terre des hommes, HEKS ou Caritas, auxquelles on peut aussi faire des dons pour aider les blessés de guerre.
On en vient au reportage que César Carrasco a effectué à La Chaux-de-Fonds chez cet homme extraordinaire. On le comprendra d’ailleurs très vite en regardant cette interview. Mais comment notre collaborateur César Carrasco, a-t-il rencontré M. Philippe Messmer ?
César Carrasco a été atteint en tant que petit enfant par la poliomyélite, et il a besoin d’orthèses. M. Messmer a ouvert une petite succursale au Funambule qui monte à la gare, et César passe toujours par là. Il est entré et a commencé à parler avec M. Messmer. C’est là qu’ils ont décidé de faire ce petit reportage.
César aime beaucoup M. Messmer, et je crois que c’est réciproque. On le verra de plus aussi dans le sujet, César a une façon très sympathique et très particulière de parler de M. Messmer.
Oui. Pour lui, c’est un très grand espoir. César n’a pas trop de moyens, et avec M. Messmer, ils ont réussi à faire un compromis. Et peut-être que César pourra vraiment s’offrir des orthèses. Ce qui lui permettra de se mettre debout de temps en temps.
Merci Linda pour toutes ces explications sur ce magnifique métier qu’est celui d’orthopédiste. On va maintenant retrouver César Carrasco qui se trouve à La Chaux-de-Fonds, juste devant l’atelier de M. Messmer. À tout à l’heure.
À tout à l’heure.
Après ce magnifique reportage comme on les aime bien sur Télé Objectif Réussir, grâce à cette rencontre entre César Carrasco et M. Philippe Messmer, on se retrouve avec Linda pour parler de tout autre chose. Une question, Linda : Qui a dit : « TOR la télévision qui a toujours raison. »
C’est l’invention de Fred Loewer. Nous avons diffusé un petit reportage sur le Théâtre Matchbox, et suite à cela, nous avons décidé de les prendre dans l’émission pour faire un petit sketch chaque semaine.
Autrement dit, toutes les semaines, nous aurons le plaisir de diffuser sur ces deux personnes que nous adorons depuis que nous les connaissons. Ils s’appellent le Duo du Bas, et ils ont un petit théâtre à eux ?
Oui, c’est le Théâtre Matchbox. Maintenant en été, c’est logique, la saison est terminée. Mais on a tout de même la possibilité de les engager pour des événements de famille ou d’entreprise.
Donc, si on a envie de réserver le théâtre, il suffit de leur téléphoner ?
Oui, au numéro 079 312 87 54.
Il faut dire aussi que ce théâtre n’est pas tout à fait comme les autres. Je pense à la place.
Chez eux, il y a quinze places. C’est une ambiance très Matchbox (boîte d’allumettes en anglais).
C’est le cas de le dire. C’est le plus petit théâtre de Suisse.
Oui.
Très bien. Merci Linda de m’avoir assisté aujourd’hui pour présenter ces deux sujets et à très bientôt.
Merci Jean-Pierre. À vous aussi.
On se rend donc à Neuchâtel pour retrouver Fred et Daniel.
On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Martial Ghielmetti. Bonjour Martial.
Bonjour.
On va parler ensemble d’un sport qui n’est pas inconnu, mais dont les médias en Suisse parlent très, très peu. Il s’agit du rugby. Peu de gens savent même qu’il y a un club à Neuchâtel ; qui existe, je crois, depuis une trentaine d’années. Qu’est-ce que vous pouvez nous en dire ?
Le terme de rugby en général désigne un ensemble de sport de la famille du football, qui se caractérise par le fait qu’il se joue avec un ballon ovale et non rond. Il se joue aussi avec le pied ou avec les mains. Le but étant évidemment de marquer plus de points que l’équipe adverse. Pour cela, il y a deux possibilités. Soit en faisant un essai, en amenant le ballon dans la zone adverse, derrière la ligne. Cela rapporte cinq points, avec la possibilité de transformer l’essai, en faisant deux points de plus en dégageant le ballon entre les barres.
Les poteaux avec les pieds.
Avec les pieds, ou alors tout simplement pendant la phase de jeu en shootant le ballon entre les poteaux. Ce qui rapporte trois points.
Cela s’appelle un drop.
Cela s’appelle un drop, exactement.
Les origines du sport. Angleterre, Irlande ?
L’origine la plus connue vient d’Angleterre ; de la ville de Rugby. C’était au cours d’un match de football, de soccer, comme ils l’appelaient. Un jeune étudiant du nom de William Webb Ellis, plus tard devenu pasteur, prit en fait au cours d’une partie le ballon avec les mains, et l’amena dans la zone de but adverse.
Le rugby est quand même un sport un petit peu particulier. C’est un sport collectif d’abord ?
C’est un sport de combat collectif qui nécessite beaucoup de force et d’agilité, mais aussi une grande dose d’organisation stratégique. Tout ne se joue pas que sur la force. C’est vrai qu’il y a pas mal de contacts, mais beaucoup moins qu’au football américain, par exemple. Il y a aussi beaucoup moins de protection. C’est vrai que c’est quand même un sport de contact assez brutal.
D’ailleurs, les quelques rugbymen que j’ai eu le plaisir d’interroger me disent qu’il y a moins de blessés dans le rugby que dans le football.
Je veux bien le croire. Il y a aussi une autre mentalité. Il y a également la fameuse troisième mi-temps. En général, les équipes sont rassemblées.
Merci Martial pour toutes ces explications. On va regarder maintenant ce petit sujet que nous avons tourné à Puits-Godet à Neuchâtel, où l’équipe de rugby neuchâteloise rencontrait l’équipe de Zoug. On se retrouve juste après pour parler d’un petit tournoi.
D’accord.
Voilà. On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? », toujours avec Martial pour continuer de parler du rugby, puisque le club de Neuchâtel qu’on vient de voir, a d’ailleurs battu le club de Zoug avec un point d’avance. À la fin de cette semaine, ils vont organiser un tournoi qui a toujours beaucoup de succès à Puits-Godet.
Exactement. C’est le Tournoi à Sept de Neuchâtel. C’est le plus vieux tournoi à sept de l’Europe continentale. Il a été créé en 1975 par Claude Morel, qui suite à un voyage en Écosse, avait vu cette variante du rugby.
Avec des matches qui se jouent à sept joueurs. Cela doit être un peu différent, je pense ?
C’est déjà un style de jeu plus rapide, plus nerveux…
Plus nerveux.
Sur des périodes plus courtes aussi. Il y a moins de mêlées, justement ; genre ballon perdu au milieu de tout le monde…
Est-ce que seulement des équipes d’amateurs participent à ce tournoi ?
Non. Quelques équipes professionnelles y participent aussi. C’est un tournoi assez reconnu. Pas en Suisse, mais au niveau international. On y voit par exemple l’équipe des Arlequins de Londres, qui est une équipe qui a quand même gagné deux fois la Coupe d’Europe et deux fois la Coupe d’Angleterre. Elle est assez connue quand même, et elle participe chaque année à ce tournoi. Par rapport à cette équipe, un joueur qui en faisait partie et qui a participé deux fois à ce Tournoi à Sept de Neuchâtel est décédé en 1994 suite à un accident opératoire. Suite à cela, une association a été créée : la Richard Langho rn Trust, qui permet à des jeunes défavorisés ou handicapés de pratiquer des sports comme le rugby, le ski ou la voile. Des sports de ce type. Et la Coupe Richard Langhorn désigne en fait le meilleur joueur du tournoi. Cette coupe est d’ailleurs décernée chaque année par son père Stephen Langhorn.
C’est à la fois un très bel hommage et une belle utilité.
Exactement.
Merci Martial pour toutes ces explications sur ce magnifique sport qu’est en fait le rugby, et à bientôt.
À bientôt.
Voilà Mesdames et Messieurs, j’espère qu’il y aura beaucoup, beaucoup de monde à Puits-Godet ce week-end. Allez y faire un tour ; vous verrez, vous ne le regretterez pas ! Quant à moi, il ne me reste plus qu’à vous remercier d’être fidèles à Télé Objectif Réussir. Je vous souhaite une très, très bonne fin de journée, une bonne soirée et une bonne nuit. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod