« Quoi de 9 ? » 220 : du 12 au 18 mai 2008

 

 

Les frères Totor

 

Salut à tous. « Quoi de 9 ? », ce sera dans quelques secondes avec Françoise Berthod, Linda Fischer, Fabrice Drapel et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur, bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Cette semaine, pour m’aider à présenter notre premier reportage, j’ai le plaisir de recevoir Fabrice Drapel. Bonjour Fabrice.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Fabrice va vous parler d’Albert Einstein, un homme que peut-être tout le monde ne connaît pas. En tous cas, pas les plus jeunes d’entre nous. Non pas qu’on ait rencontré Albert Einstein… On aurait bien aimé, mais c’était malheureusement impossible. Il y a quelques jours, nous avons rencontré par contre, M. Jean-Carol Godet, un Neuchâtelois étant dans sa 103ème année, et qui nous a révélé des choses très, très intéressantes. Quel rapport y a-t-il entre Jean-Carol Godet et Albert Einstein ? On vous le dira tout à l’heure, ou on laissera peut-être M. Godet vous l’expliquer lui-même. Albert Einstein, finalement, qui est-il ? Où est-il né ?

Albert Einstein est né à Ulm en Allemagne, et est donc devenu physicien. Il est né dans une famille juive, pas très pratiquante. Sa mère était musicienne, et son père patron d’une usine électrochimique. Ils lui ont transmis leur amour de la musique, leur ouverture d’esprit. À l’âge de cinq ans, il s’était déjà passionné pour un cadeau que lui avait offert son père : une boussole. Là déjà, tout le mystère de cette aiguille qui ne bougeait pas alors qu’il tournait l’objet dans tous les sens, ça l’avait beaucoup fasciné. À l’âge de treize ans, il l’avait aussi été par un livre, « La Petite Bible de la Géométrie ». Très tôt pris dans ses rêves et ses mystères, il ne jouait plus vraiment avec ses camarades…

 

À ma connaissance, en tous cas, on a eu dit qu’Albert Einstein n’était pas vraiment très brillant à l’école.

Oui, tout à fait. À l’école élémentaire déjà, il ne passait pas pour un élève modèle. Il s’intéressait énormément aux mathématiques, mais pas aux autres branches. C’est ce qui lui a d’ailleurs fait louper son examen d’entrée à l’École Polytechnique de Zurich.

 

À ce moment-là, il a traversé une situation un peu difficile ?

Oui. De 1900 à 1902, il a traversé une situation assez précaire, car il ne trouvait pas de travail. Par la suite, il a fini par obtenir un emploi à l’Office Fédéral des Brevets à Berne ; ce qui lui a permis, en dehors de ses heures de travail, de développer ses fameuses théories. Il a développé cinq articles, même si seulement quatre d’entre eux ont été retenus sur ses théories de la relativité. Notamment le troisième et le quatrième, avec la fameuse formule E=mc2.

 

Ce qui est incroyable, c’est qu’il a développé ça pendant ses loisirs, à côté de son travail.

D’arrache-pied ! Il travaillait le week-end. Il était marié à l’époque, mais il s’occupait très peu de sa femme, et il passait son temps à développer ses théories. D’ailleurs, il a lui-même relevé que s’il avait trouvé du travail dans une université, il n’aurait pas eu le temps de développer tout ça. Par ce concours de circonstances…

 

Il travaillait beaucoup, dormait peu, et il avait une petite phrase à ce sujet-là.

Exactement. Il était rempli de petites anecdotes, et il disait : « Je dors peu, mais je dors vite ! »

 

Voilà, c’est ça. Il a développé ses fameuses théories qui l’ont rendu célèbre.

Quatre ans après, il est enfin reconnu par ses paires, et là, les offres d’emploi fusent de tous les côtés. Il est invité dans diverses universités, et notamment l’Université de Prusse. Il obtient la nationalité prussienne en plus de la nationalité suisse. Ce qui lui permet d’enseigner, de continuer ses recherches, et d’approfondir toujours davantage ses théories.

 

On est dans quelle année là, à peu près ?

On est à peu près en 1920. La situation en Allemagne devient assez critique, à cause de la montée du nazisme, et un jour en rentrant chez lui, il remarque les nazis en train de fouiller sa maison. Il n’ose plus retourner chez lui et va d’abord partir en Belgique, puis aux États-Unis, à Princeton, où il restera d’ailleurs jusqu’à la fin de sa vie.

 

Il faut dire qu’il était juif.

Oui, tout à fait. Il était juif. Il passait pour un juif pacifiste. Il avait une aversion pour tout ce qui était militaire et disait qu’il ne comprenait pas pourquoi les militaires étaient dotés d’un cerveau. D’après lui, une moelle épinière leur aurait amplement suffi… Il avait toujours un peu des petites phrases de ce genre…

 

Il avait des petites phrases choc !

Oui. Il ne pouvait plus retourner en Allemagne. Et après 1933, une fois qu’Hitler a été au pouvoir…

 

Il a eu des contacts, et aurait écrit au Président des États-Unis de l’époque ?

Oui. Plusieurs de ses collègues physiciens lui avaient suggéré d’écrire à Franklin Roosevelt, car ils craignaient qu’en Allemagne, en fait, il développe la bombe atomique.

 

On a presque tendance à vouloir attribuer à Einstein la responsabilité de l’invention de cette bombe ?

Oui, tout à fait. Et il y a pas mal de controverses à ce sujet. Étant donné qu’il a développé ses théories, notamment à partir du troisième article, les militaires s’en sont technologiquement servis pour développer des bombes, et on lui attribue souvent cette cause-là. Mais ce qu’on oublie de dire, c’est que grâce à lui, on a aussi pu développer le laser. Et ce genre de choses, on n’en parle pas ! Lui, il est forcément à l’origine de ces théories-là. Après, en fait, ce sont d’autres personnes qui se sont amusées avec pour développer des bombes. On ne peut pas proprement lui en attribuer la responsabilité…

 

D’avoir inventé la bombe atomique.

Exactement.

 

Est-ce que vous pouvez encore nous dire quand est mort Albert Einstein ?

Oui. Albert Einstein est mort en 1955 à Princeton, d’une rupture d’anévrisme.

 

Bien. Merci en tous cas Fabrice pour toutes ces explications. Ceux qui ne connaissaient pas Einstein en savent bien davantage à présent. Je vous dis encore une fois merci, et à bientôt.

Merci Jean-Pierre. À bientôt.

 

Voilà Mesdames et Messieurs, on va retrouver M. Jean-Carol Godet. Je vous rappelle en passant qu’il est dans sa 103ème année. Mais quel rapport y a-t-il entre Jean-Carol Godet et Albert Einstein ? Vous le saurez très vite ! M. Jean-Carol Godet sait très bien raconter les histoires. Alors, à tout de suite…

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Linda Fischer. Bonjour Linda.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va parler pour la deuxième ou troisième fois du fameux théâtre Matchbox à Neuchâtel, et de nos amis Daniel et Fred.

Oui. On espère que ça vous a plu de voir le petit sketch de la semaine passée. Pour les réservations, si on a envie d’avoir une petite présentation chez soi ou chez eux dans le théâtre, on les contacte au 079 312 87 54.

 

On rappelle que le théâtre est petit. Il ne faut pas arriver avec deux ou trois cents personnes.

Non, le théâtre comprend quinze places. Mais ils sont tout à fait disposés à se déplacer pour un spectacle.

 

Pour animer des soirées, des mariages, etc. La semaine passée, ils nous ont parlé de…

Il y avait beaucoup de poules à lier.

 

Des poules à lier, absolument.

Cette semaine, ils vont nous emmener en bateau pour aller prendre le bus neuf des transports publics, en essayant de faire les courses….

 

C’est une vraie énigme que vous nous proposez là.

Oh, on verra…

 

Ils comptent alors nous présenter un sujet chaque semaine ?

Oui, c’est prévu comme ça, et on espère que ça plaira.

 

Très bien. Merci Linda de m’avoir aidé à représenter le Matchbox, et à bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

 

« Quoi de 9 ? » continue avec Françoise Berthod. Bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va parler ensemble de deux filles que j’ai eu le plaisir de rencontrer il y a quelques semaines, Jennifer Bongard et

Émylou Gilliéron.

 

On avait intitulé ce reportage « Regards croisés ». Deux filles qui ont le même âge, mais pas tout à fait la même passion.

Oui, c’est exact. Jennifer Bongard chante plutôt des chansons à textes ; style chansons françaises calmes, un peu à la manière de Lââm ou de Raphaël. Elle le dit d’ailleurs dans le reportage.

 

Des chansons romantiques, des chansons d’amour. Alors que Mademoiselle Gilliéron, elle, serait plus…

C’est une rappeuse. Avec chansons à textes, aussi, mais plus violents, plus contestataires.

 

Voilà. Ces deux filles sont surprenantes. Elles ont l’air de prendre deux chemins différents, mais elles se retrouvent, sont unies par la même passion. C’est magnifique !

Oui, exactement. Une a pris des cours de chant au Conservatoire, tandis que l’autre chante très bien, également, mais dans un tout autre genre.

 

C’est un autre style ; une autre forme de musique.

Oui.

 

On va les écouter. Et quoi qu’il en soit, c’est un réel plaisir de voir deux jeunes personnes qui ont une passion de nos jours. Cela manque parfois…

Exact.

 

Très bien. Merci Françoise, et bonne fin de journée.

À vous aussi. Merci.

 

 

Merci à ces demoiselles pour le très agréable moment que nous venons de passer en leur compagnie. On va terminer ce « Quoi de 9 ? » avec un poème signé Éric Broye, qui a été mis en images par notre ami Oscar Garcia. À tout de suite.

 

 

C’est sur ce magnifique montage de notre collaborateur Oscar Garcia que se termine notre émission de la semaine. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Passez une très bonne fin de journée, une bonne soirée et une bonne nuit. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod