« Quoi de 9 ? » 222 : du 26 mai au 1er juin 2008

 

 

Les frères Totor

 

Clap première et ça sera la dernière, parce qu’on va tout enregistrer. Bonjour, bonsoir.

C’était Tex sur TOR. TOR, la télé qui n’a jamais tort ! Cela dit, dans quelques instants « Quoi de 9 ? » avec Daniel Zumbrunn et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur, bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Cette semaine, nous allons avoir le plaisir de recevoir Tex sur TOR, ce n’est pas une boutade. Nous avons en effet eu le plaisir de rencontrer l’humoriste français, bien connu, pour ses émissions « Les Zamours » et d’autres émissions qu’il réalise. Pour introduire le sujet, j’ai le plaisir de recevoir, Daniel Zumbrunn, salut Daniel.

Salut Jean-Pierre.

 

Avec qui on va parler un peu des humoristes, en général.

De tout temps, l’humour a fait partie de la société. On se remémore très bien au Moyen Âge, les rois de France avaient leur bouffon, leur fou du Roi comme on les appelait. Ce n’était pas des idiots, ce n’était pas juste des pitres. C’était vraiment un métier qui était très bien payé d’ailleurs. Il y avait des écoles de fou… si, si, cela s’appelait comme ça.

 

Déjà à l’époque ?

Oui. C’était vraiment un métier. C’est des gens qui étaient très intelligents, très doués, qui devaient avoir de la répartie, qui devaient avoir une grande intelligence pour réussir à faire rire, à divertir le roi. Mais c’est aussi la seule personne de la Cour qui osait se moquer ouvertement du roi, dénoncer ses travers et chaque roi devait avoir un très bon bouffon, un très bon fou pour divertir ses visiteurs et pour se divertir lui aussi, pour enlever toute la pression qu’il avait avec ses responsabilités.

 

Mais je pense que cela devait l’arranger aussi, parce que le bouffon, c’est un petit peu l’écho du peuple. Il pouvait ainsi un petit peu savoir ce que les gens pensaient et n’osaient pas dire.

Justement, il pouvait dire tout haut ce que tout le monde pensait tout bas ! Cela lui permettait aussi au roi de corriger ses travers, d’essayer de s’améliorer et de… peut-être que des fois, il a pu déjouer des crises ou des tentatives de coup d’État, qu’il a vu venir grâce à ses bouffons qui le prévenaient.

 

On peut se demander d’ailleurs si aujourd’hui, les humoristes ne remplissent pas un petit peu la même fonction ? Quelques humoristes célèbres en Suisse, en France ?

En Suisse, je dirais qu’il y en a un qui a marqué vraiment toute la Suisse, c’est Emil. Emil Steinberger, le Lucernois, qui a réussi le tour de force, d’être autant connu en Suisse allemande, qu’en Suisse romande et cela est très rare en Suisse. Généralement, on le voit très bien avec la tournée du cirque Knie, ils ont des humoristes en Suisse allemande qui parlent en Suisse allemand et ils ont des humoristes Suisse romands pour la partie Suisse romande de leur tournée.

 

Des qui vont bientôt devenir célèbres, c’est le Duo du Bas, sans aucun doute.

Ils sont déjà célèbres. Ils font déjà de la télévision. C’est bon signe.

 

Et ils n’ont pas tort !

Ils ont raison de ne pas avoir tort !

 

Absolument. Et il y a Tex, si tu veux qu’on en parle un petit peu.

Oui. Tex est monté à Paris à l’occasion du petit théâtre de Bouvard et après il a continué à passer à la télé avec l’émission « La classe » qui était animée par Fabrice. Il a fait partie de cette nouvelle vague qui a été lancée grâce à la télévision, grâce aux radios aussi, mais surtout la télévision qui les a fait connaître et qui leur a permis d’avoir des spectateurs dans leur théâtre où ils font leur one man show. C’est vrai que ce genre d’émissions, peut être que cela manque maintenant à la télévision.

 

Probablement. Avec Tex, on a eu un rapport assez bizarre au départ, parce que quand je lui ai proposé de passer sur notre télévision, je lui ai demandé si il était d’accord que nous parlions sérieusement ensemble. Il ne l’a pas voulu d’abord dans un premier temps. Il m’a dit : « Non, non un humoriste ne sort pas de son image d’humoriste. » Il voulait absolument déconner…

Oui. C’est quelque part un rôle, un personnage qu’il joue et ils ne sont peut-être pas forcément la même chose dans la vie de tous les jours que sur scène. Encore que lui, il a l’air de bien s’amuser tout le temps. Mais certains, ils jouent vraiment un rôle. Mais lui non, apparemment. Même quand il parle sérieusement, il garde toujours le sourire. Il reste simple, il reste ouvert. On le verra dans l’interview, il ne déconne pas, mais il reste drôle !

 

C’est vrai et ça il faut lui rendre hommage d’avoir accepté de parler avec nous, d’homosexualité, de pédophilie, de sujets qui, à mes yeux, paraissaient assez délicats de transformer en humour.

Il le fait dans ses spectacles. Donc c’est bien que tu le questionnes là-dessus, parce qu’il ne se gêne pas de parler d’homosexualité et de pédophilie. C’est des sujets qu’il aborde et comme il le dit, finalement cela fait du bien à tout le monde, même aux victimes de pouvoir en parler, de pouvoir sortir ça…

 

Merci Daniel pour ces quelques explications sur les humoristes d’hier et d’aujourd’hui. On se retrouve dans quelques minutes pour parler de toute autre chose.

 

Voilà Mesdames et Messieurs. On s’en va retrouver notre ami Tex, c’était à Neuchâtel, il y a très, très peu de temps.

 

 

Après notre ami Tex, on va aller faire un petit tour du côté du théâtre Matchbox à Neuchâtel pour y retrouver nos amis, le Duo du Bas qui va nous parler de Godard. Enfin, à leur façon, parce que comme dirait Fred ou TOR : « Dans la vie, il y a des circonstances où un homme aussi perspicace qu’il soit, se doit d’obtempérer à des circonstances plus ou moins aléatoires… » Vous n’avez rien compris. Mais c’est normal, c’est du Godard, du Godard revisité par TOR. TOR, la télévision qui a toujours raison !

 

 

On poursuit cette émission en parlant de toute autre chose. On va parler du Frenetic-Bernasconi-Volvo Team. On ne va pas parler football, mais on va parler de vélo et de VTT avec toujours et encore notre sportif, Daniel Zumbrunn. On va parler en effet de VTT, puisque une toute nouvelle équipe de VTT s’est créée dans le canton de Neuchâtel. Mais le VTT, c’est un sport assez nouveau, assez original.

Nouveau, il connu récemment. Mais il a été créé dans les années 70 en Californie. C’est des jeunes qui ont essayé de transformer leur vélo, les rendre plus résistant, avoir des vitesses plus adaptées pour aller justement dans le tout terrain. VTT pour vélo tout terrain. En Amérique, ils appelaient ça Mountain Bike, vélo de montagne. Le but, c’était vraiment de sortir des routes et de pouvoir aller partout avec le vélo pour pouvoir s’amuser et faire des figures pour pouvoir se déplacer aussi et pour faire du sport pour le plaisir.

 

Est-ce que l’on peut dire que c’est un sport un peu casse-cou ?

Certaines disciplines, oui. Cela peut être un sport de loisirs, de ballades, de randonnées. Là, on va à son rythme, tranquillement, ça ce n’est pas un problème. Mais il y a une discipline qui est la descente et là, le but c’est vraiment de descendre le plus vite possible. Il y a un parcours qui est balisé, bien sûr. Là, ils sont harnachés comme des chevaliers. Ils ont des casques, des coudières, des genouillères. Ils sont vraiment bien équipés, parce qu’il y a quand même des chutes. Il n’y a pas de miracles. Quand on essaye d’aller le plus vite, de temps en temps, on dépasse les limites. Le terrain, ce n’est pas une piste, ce n’est pas un circuit. Il y a des cailloux, des racines, des branches. Cela peut être boueux, ça peut être glissant. De temps en temps, on tombe. La discipline de la descente, c’est vraiment pour les jeunes, pour les casse-cou. D’ailleurs si cela intéresse des gens, à Neuchâtel, il y a une équipe de jeunes qui se retrouve tous les week-ends au funiculaire de La Coudre-Chaumont. Ils montent avec leurs vélos en funiculaire et descendent en VTT comme des fous, on peut le dire, mais ils prennent beaucoup de plaisir…

 

Il ne faut juste pas se faire écraser quand on les croise.

Il y a une ou deux fois où j’ai dû récupérer mon chien en vitesse pour pas qu’il passe sous un vélo, mais… Ce n’est pas bien grave.

 

Il faut juste acheter un casque à ton chien et le problème sera réglé ! Merci Daniel pour ces explications sur le VTT et à très bientôt.

À bientôt, merci.

 

 

On revient à la culture pour parler de notre ami Éric Broye, notre ancien collaborateur qui est malheureusement décédé pour regarder un sujet qui a été réalisé par Oscar Garcia. Il s’agit d’un poème d’Éric Broye qui a été mis en images et en musique.

 

 

C’est sur ces images que se termine notre émission de la semaine. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Passez une très bonne fin de journée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod