« Quoi de 9 ? » 223 : du 2 au 8 juin 2008

 

 

Les frères Totor

 

Dis-moi comment tu écris et je te dirai qui tu es ! C’est ça la graphologie. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec César Carrasco, Linda Fischer et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Madame, Monsieur, bienvenue sur Télé Objectif Réussir. J’espère que vous passez une très belle journée. Nous allons aujourd’hui dans le cadre de notre émission « Canevas », qui vous sera présentée par François Berger, recevoir un écrivain neuchâtelois qui est également graphologue. Alors, on s’est dit : « Pourquoi ne pas vous parler un petit peu  de graphologie ? » Avec Linda Fischer, bonjour Linda.

Bonjour Jean-Pierre.

 

La graphologie, c’est un mot que tout le monde connaît, mais qu’est-ce exactement ?

La graphologie, c’est une manière de pouvoir analyser la base de l’écriture manuscrite, et de donner une personnalité, une caractéristique à une personne à travers son écriture. La première publication de l’analyse d’écriture a été publiée en 1622 par l’italien Camillo Baldi.

 

C’est une vieille histoire, la graphologie ?

Oui. Le terme graphologie, tout comme la Société de Graphologie Française, a été créé en 1870 par Jean-Hippolyte Michon. Plus tard, il y a aussi une société allemande de graphologie qui a été créée. Il y a une différence entre l’allemande et la française. La française étudie mots à mots, tandis que l’allemande considère l’écriture dans son…

 

Dans son ensemble.

Dans son ensemble, oui. Là, il  y a une très grande différence. La graphologie a aussi longtemps été utilisée pour embaucher. On analysait des textes manuscrits. Surtout en France, c’est resté d’actualité assez longtemps. Jusqu’à 90 % des entreprises y avaient recours, et environ le 50 % de façon systématique. D’autres pays, comme par exemple l’Angleterre, les Pays-Bas ou les pays scandinaves, ne la pratiquaient par contre pas beaucoup. 2 à 4 % seulement. Aujourd’hui, ça s’est un peu perdu avec le système anglo-saxon qui est utilisé maintenant presque mondialement pour les embauches, et où on n’utilise pas la graphologie par manque d’analyse scientifique, disons… Car ce n’est pas prouvé scientifiquement.

 

Oui, c’est toujours un petit peu discutable. Mais je crois savoir que les tribunaux, même à Neuchâtel, ont parfois eu recours à des experts en graphologie.

Oui, c’est certain, et ça s’utilise encore aujourd’hui, parce qu’on peut quand même assez bien déterminer une écriture et l’associer à son auteur. Depuis 1950, il existe la Société Suisse de Graphologie à Zürich. Eux la pratiquent aujourd’hui encore. On peut d’ailleurs s’adresser à eux si on aimerait effectuer une analyse de soi-même ou de quelqu’un d’autre.

 

Merci Linda pour toutes ces explications et à bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

Je crois qu’il est temps de laisser notre place à M. François Berger et à son invité M. Julien Dunilac.

 

 

Le moment est venu d’aller retrouver nos amis le Duo du Bas, du petit théâtre le Matchbox. Mais je crois savoir qu’il y a un petit problème, l’un d’entre eux aurait une rage de dents !

 

 

Merci au Duo du Bas. On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec César Carrasco. Bonjour César.

Bonjour Monsieur.

 

Vous allez nous parler d’un peintre colombien, qui s’appelle Albeiro Sarria, et que vous connaissez bien, je crois.

Oui. Je me souviens bien de lui, parce qu’il y a des années, je l’ai rencontré alors qu’il venait d’arriver en Suisse. C’était à la Bibliothèque du Monde, où il montait sa première exposition. Il a commencé par un livre de Garcia Marquez, « Cent ans de Solitude », et après il a aussi fait des sculptures où il a essayé de montrer l’harmonie du couple et la force de l’âme. Petit à petit, il a commencé à monter et à faire des expositions dans toute la Suisse. Maintenant, il a créé un atelier qui se trouve à la rue de l’Écluse, et il ne fait pas seulement de l’art en tant qu’artiste. Il a voulu aider et transmettre à des gens. À de jeunes enfants, des personnes handicapées et à ses connaissances.

 

Puisque vous parlez justement de ce côté social d’Albeiro, on va justement se rendre à Fontaines, dans ce magnifique petit village du Val-de-Ruz, où nous l’avons rencontré il n’y a pas longtemps. Il donnait justement un cours. Un cours de dessin et de peinture, mais aussi un cours de vie à des jeunes de l’école qui étaient là, ainsi qu’à quelques personnes handicapées mentalement. Mais concernant ce magnifique peintre, on reviendra de toute façon sur le sujet, puisque vous nous avez promis de le présenter très bientôt.

Sans problèmes. Merci.

 

Merci César.

Merci.

 

 

Merci à ceux qui ont organisé cette magnifique rencontre à Fontaines. Mesdames et Messieurs, on arrive au terme de notre émission. Merci de l’avoir suivie. Passez une très bonne fin de journée, une bonne soirée et une bonne nuit. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod