« Quoi de 9 ? » 229 : du 14 au 20 juillet 2008
Les frères Totor
Madame, Monsieur, bonjour et bienvenue au bord du Loclat. Aujourd’hui, Daniel Zumbrunn, Françoise Berthod et Jean-Pierre Lambert.
Madame, Monsieur, bonjour et bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. On vous emmène aujourd’hui à Saint-Blaise au bord du lac qui s’appelle Le Loclat. Je ne suis pas certain que tout le monde le connaisse, mais ne vous inquiétez pas, je vais aller rejoindre Françoise Berthod, qui va tout vous raconter.
Françoise Berthod, bonjour.
Bonjour Jean-Pierre.
Le Loclat, au bord duquel nous nous trouvons, est-ce que vous le connaissiez avant de venir ici aujourd’hui ?
Non, je ne connaissais pas du tout ce coin. Je l’ai eu vu en passant en train, un peu comme tout le monde ou en voiture.
C’est vraiment un endroit magique, c’est vrai, que peu de gens connaissent. On peut s’y baigner. On peut y faire des régates de bateaux en modèles réduits, on verra cela tout à l’heure.
Oui.
Mais qu’est-ce qu’on peut dire sur ce lac ? Vous avez tout de même trouvé des informations.
C’est un petit lac paisible à l’est de St-Blaise, direction Cressier. Aucune rivière ne s’y déverse, aucune n’en sort. On y pêche la carpe et le brochet avec un permis, bien sûr !
Mais ce lac a généré énormément d’histoires ?
Oui. Entre autre, il y a une description de la Principauté de Neuchâtel. Abraham Amiet écrit en 1692 que « Dieu transforma en un gouffre d’eau, une prairie enlevée à une pauvre femme. »
Il me semble qu’on disait en effet à ce sujet que le lac n’avait pas de profondeur ? C’est un mythe, je crois qu’en réalité on a quand même pu la mesurer, mais pendant très longtemps, on disait qu’il n’y en avait pas…
On ne trouvait pas la profondeur. On raconte aussi que pendant les hivers rigoureux, des scieurs découpaient la glace pour la donner dans les brasseries.
Cela en effet, était assez à la mode un certain temps.
Et on compatissait pour le scieur qui se trouvait dessous… On a même parlé du Loclat Ness.
Parce qu’on y a vu un monstre ?
Il semble que oui. Des animaux monstrueux qui dévoraient les gens qui osaient venir s’y baigner. Tout ça plutôt pour interdire aux enfants de venir s’y baigner ou pêcher.
C’est peut-être pour ça qu’aujourd’hui, on ne voit personne qui s’y baigne.
C’est tranquille. De toute façon, c’est une région très calme, très tranquille.
Il y a un club ici à Saint-Blaise qui construit des voiliers, mais aussi des bateaux électriques, même des sous-marins. Ses membres viennent régulièrement faire des régates au bord du lac.
Oui. Ils protègent vraiment la nature.
Ils ont une mentalité très écologiste. Ils font tout pour ne pas salir, ni détruire ce magnifique lac.
La nature. Ils protègent vraiment ce lac.
Très bien. Merci Françoise pour toutes ces explications et à bientôt.
À bientôt et merci beaucoup.
Voilà Mesdames et Messieurs. On va laisser la place à ces passionnés de régates qui, dans quelques secondes, vont lancer les bateaux sur ce lac tranquille.
Voilà. On se retrouve rapidement au bord du Loclat et non pas du lac de Boudevilliers, parce qu’il est temps d’aller retrouver au milieu du village de St-Blaise, nos amis le Duo du Bas, qui sont toujours au restaurant du Jean-Louis.
Voilà. Nous sommes de retour au bord du Loclat à Saint-Blaise. Dans quelques minutes, notre consoeur, Simona Radulica Montserrat va recevoir deux personnes qui s’occupent d’archiver les affiches du canton de Neuchâtel, que ce soit à la Bibliothèque de la Chaux-de-Fonds ou de Neuchâtel.
Salut Daniel.
Salut Jean-Pierre.
Un sujet intéressant ces affiches, sur lequel tu t’es penché ?
Oui. Les affiches sont un outil formidable de communication. On le voit lors d’élection. On le voit pour la publicité. En Suisse, cela a commencé dans les années 1880 quand les grandes compagnies de chemin de fer ont commencé à se créer, les bateaux à vapeur sur les lacs et le début du tourisme. C’était surtout des affiches touristiques qui vantaient les beautés des paysages suisses, notamment des Alpes et des lacs. C’est à partir de là que cela a commencé. C’était les toutes premières affiches où l’on mettait plusieurs vues différentes pour vraiment montrer tous les atouts de ces paysages. Après, petit à petit, on s’est focalisé sur une affiche qui ne montrait qu’une seule chose. Notamment, en 1903, les CFF ont lancé un concours auprès d’artistes et toutes personnes qui voulaient participer, pour réaliser des affiches dans le but de vanter justement certains lieux comme le Cervin, etc. C’est vraiment à partir de là que c’est devenu un métier, si l’on veut, de faire des affiches.
Il fut un temps où l’on pouvait afficher un peu n’importe quoi, n’importe où, contre les portes de grange, contre les maisons. Maintenant, un certain ordre a été mis et il y a surtout un certain monopole, je crois.
Oui maintenant, c’est la SGA, la Société générale d’affichage qui détient les emplacements pour mettre les grandes affiches publicitaires notamment, mais il y a aussi des partis qui l’utilisent à des fins politiques lors d’élections. On l’a vu d’ailleurs avec la fameuse affiche des moutons de l’UDC. C’est vrai que quand on organise de petites manifestations, on ne peut pas aller mettre des affiches n’importe où. On appelle ça de l’affichage sauvage. C’est répréhensible, amendable. Il faut faire bien attention. Mais il reste toujours des possibilités de se faire connaître, notamment si on est une société culturelle ou sportive, on peut aller au Centre culturel du Pommier pour déposer les affiches et ce sont eux qui ont le droit d’afficher sur les colonnes Morris à Neuchâtel. Là, il faut s’y prendre assez tôt. Il faut aller en tout cas un mois à l’avance, parce qu’ils ne les changent pas tous les jours ou toutes les semaines. Mais là, on a le droit d’afficher, c’est gratuit, à condition d’être une association qui appartient à la ville de Neuchâtel. Sinon il y a d’autres moyens, on peut aussi aller mettre des affichettes dans les commerces. Il y a encore beaucoup de commerçants qui ont des emplacements réservés dans un coin de leur vitrine ou sur leur porte d’entrée où l’on peut aller mettre les affiches. Simplement, c’est du travail. Il ne faut pas hésiter à y aller soi-même. Il faut aussi prendre son matériel avec, scotch et tout. Leur demander gentiment et si possible aller la mettre soi-même, parce que souvent ils nous disent, oui, oui, on la mettra, ils la prennent et ne la mettent pas ! Il y en a beaucoup qui jouent le jeu. Il m’est déjà arrivé d’en mettre jusqu’à trois cents en une matinée dans la ville de Neuchâtel. Simplement, il ne faut pas avoir peur, ne pas se gêner. Il faut entrer, saluer les personnes et leur demander gentiment…
En consultant ces vieilles affiches, on peut y faire des observations intéressantes ?
Oui c’est vrai que c’est intéressant. On voit des paysages différents, maintenant qui sont construits et qui ne l’étaient pas à l’époque. Sur des affiches de manifestations culturelles, on peut voir aussi le prix d’entrée d’un match qui était de quelques centimes, quelques francs. Maintenant, cela a bien changé. C’est vrai qu’on peut voir l’évolution de la société et de la vie en général. C’est un peu sauvegarder un patrimoine que de garder ces affiches. On peut se remémorer comment on vivait à l’époque.
Merci Daniel et à bientôt. Voilà Mesdames et Messieurs. On retourne à Bevaix dans nos studios retrouver Simona Radulica Montserrat et ses invités.
On se retrouve une dernière fois au bord du lac du Loclat à Saint-Blaise, car notre émission touche à sa fin. Merci Mesdames et Messieurs pour votre fidélité. Passez une bonne fin de journée, une bonne soirée, une bonne nuit. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod