« Quoi de 9 ? » 230 : du 21 au 27 juillet 2008
Les frères Totor
Madame, Monsieur bonjour et bienvenue sur TOR, où nous sommes, avec mon ami Totor sur notre tractor. Dans quelques instants « Quoi de 9 ? » avec Fabrice Drapel, Linda Fischer et Jean-Pierre Lambert.
Chers amis, bonjour et bienvenue sur TOR. TOR, la télévision qui monte… La preuve, nous nous trouvons cette semaine à la Métairie de La Fruitière, juste au dessus de Bevaix, à plus de 1200 m d’altitude.
La Fruitière, c’est quoi me direz-vous ? C’est d’abord et avant tout une Métairie, où l’on y mange paraît-il, les meilleurs röstis du monde. Je vais d’ailleurs aller retrouver la maîtresse des lieux.
Mme Brigitte Burgat, bonjour.
Bonjour.
Merci de nous recevoir à La Fruitière.
C’est un plaisir.
Dites-nous qu’est-ce que l’on peut manger de bon chez vous ?
Ici, nous pouvons vous proposer nos spécialités de montagne comme rösti et jambon avec salade, rösti et tomme chaude, rösti et œuf au plat, croûtes au fromage, bien sûr la fondue et des assiettes froides. Sur commande pour une équipe, on peut aussi vous proposer du rôti avec une sauce aux champignons.
Vous faites aussi du pain ?
Oui bien sûr. Tous les jours, on fait du pain, des tartes maison. On essaye de faire le plus possible de choses maison.
Avant de passer à table, j’ai le plaisir de recevoir Linda Fischer, bonjour Linda.
Bonjour Jean-Pierre.
On va parler, aujourd’hui avec vous, d’une vieille bâtisse qui se trouve à Neuchâtel et qui s’appelle les Caves du Palais.
Exactement. Les Caves du Palais ont été construites en 1720, puis utilisées comme grenier, pas du tout comme caves. Elles ont gardé plus ou moins les mêmes proportions. Elles ont été incendiées en 1850. Suite à cela, il a été envisagé de transférer la Maison du Concert d’aujourd’hui, en ce lieu. Pour permettre à l’Hôtel de ville de jouir d’une meilleure visibilité. Ce projet a été rejeté. Néanmoins une grange a été reconstruite, mais un étage en moins. En 1863, Mathias Hipp l’a achetée et l’a transformée en usine de produits d’électricité. Il a multiplié les fenêtres et a construit des annexes.
Mais aujourd’hui, cela s’appelle les Caves du Palais. Depuis quand cela a-t-il été utilisé comme caves ?
C’est en 1889 qu’Henri Schelling rachète la fabrique électrique et installe ses cuves et ses tonneaux. De là vient le nom « les Caves du Palais ».
À une certaine époque, on a voulu les détruire, je crois ?
Oui en 1991, on a envisagé de détruire les Caves en raison de la crise économique. Elles ont été sauvées. On les a admises comme valeur patrimoniale. On a envisagé de les transformer en Conservatoire de musique, ce qui a été également rejeté. En 2003, les Caves sont définitivement propriété de la ville de Neuchâtel.
Donc en 2003, les Caves du Palais sont devenues propriété de la ville, ensuite qu’est-ce qui s’est passé ?
Une association « Le monde du vin suisse » a envisagé de construire un bar et une école pour enseigner aux nouveaux vignerons. Ce projet a échoué, parce qu’elles auraient dû être partagées ainsi que pour raisons financières. Pour la rénovation totale des Caves du Palais, un budget de 7,5 millions environ, est envisagé. Pour la rénovation de base, extérieur, électricité, eau, c’est plus de 1,5 millions. Les frais sont devenus trop élevés et le projet a été abandonné. En 2005 sur l’initiative de Mme Garbani, on a commencé à ouvrir les portes pour le « Festival Sciences et Cité » aux Caves du Palais. Depuis là, on a la possibilité de les louer et d’y présenter des expositions d’art, de peinture ou du théâtre. L’Université utilise également ces lieux. Les autorités sont ouvertes aux nouvelles idées et surtout à la façon d’améliorer son infrastructure.
On peut dire que c’est une excellente idée de Mme Garbani de les mettre à disposition. Entre autres à des artistes qui n’ont parfois pas les moyens d’aller dans une galerie conventionnelle.
Oui, c’est vrai, mais on doit tout faire soi-même. Les artistes doivent s’investir, mais je crois qu’ils ne paient pas de loyer.
Puisqu’on parle d’expositions, on va parler maintenant de l’exposition que vous avez été visiter pour nous il n’y a pas longtemps. C’était une exposition avec de très nombreux artistes de la région.
Exactement. C’était une initiative de Manu Perrin, qui avec onze autres artistes, a présenté une exposition sur le thème de 24 heures. Chacun a fait une œuvre en 24 heures. Ils ont ensuite exposé cela et certains ont aussi exposé d’autres œuvres personnelles.
Extra. On va peut-être s’y rendre, plutôt on va vous suivre, et visiter cette exposition. Merci Linda et à bientôt.
À bientôt Jean-Pierre.
Nous nous retrouvons à La Fruitière, toujours en dessus de Bevaix, pour vous donner une autre adresse, celle du restaurant Jean-Louis à Saint-Blaise où nous attend le fameux Duo du Bas. Accrochez vos ceintures…
Dans quelques minutes, nous aurons l’immense plaisir de recevoir dans nos studios, M. l’Ambassadeur de Roumanie, Ionel Nicu Sava. Mais avant cela, bonjour Fabrice Drapel.
Bonjour Jean-Pierre.
Que pouvez-vous nous dire sur ce beau pays qu’est la Roumanie ?
La Roumanie est un pays situé au sud-est de l’Europe, qui partage ses frontières avec la Hongrie, la Bulgarie, la Serbie, la Moldavie et l’Ukraine. Le relief roumain constitue un ensemble harmonieux de paysages fait de collines et de montagnes, agrémenté par le delta du Danube qui va se jeter dans le Mer Noire, au sud-est du pays. Les Carpates qui occupent le tiers du territoire définissent la disposition des collines, des rivières et des plaines. La Roumanie possède un climat continental assez accentué avec d’importantes différences de température. L’hiver cela va de moins sept degrés à plus trente degrés l’été. Il est conseillé de s’y rendre au mois de mai à septembre pour visiter le pays. D’ailleurs hors de ces périodes, il est assez difficile de trouver des campings ouverts ou même des hôtels suivants les régions reculées dans lesquelles vous vous retrouvez. La Roumanie possède d’ailleurs une particularité, c’est qu’on peut voir sur ses armoiries, un aigle doré qui est un symbole de latinité, ce qui veut dire que dans le langage roumain, il y a seulement 18 % de mots issus des langues slaves et 75 % sont issus de mots latins. Les Roumains comprennent à 80 % l’italien et encore mieux le napolitain. On y parle aussi aisément le français car il y a 25 % de francophones. Les Roumains comprennent et parlent assez bien le français. On y parle également l’anglais et l’allemand. Si vous vous rendez en voyage là-bas, vous n’aurez pas de problèmes pour communiquer avec ces gens qui sont fort sympathiques.
Très bien. Merci Fabrice pour toutes ces explications. À très bientôt.
À très bientôt Jean-Pierre.
Voilà Mesdames et Messieurs, il est temps de redescendre dans nos studios où nous attend Simona Radulica Montserrat, ainsi que M. l’Ambassadeur de Roumanie.
Vous connaissez certainement les gorges de l’Areuse, mais êtes-vous déjà remontés jusqu’à sa source ? Suivez le guide…
On se retrouve une dernière fois à La Fruitière, juste le temps pour moi de vous remercier d’avoir suivi notre émission. Passez une très bonne fin de soirée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod