« Quoi de 9 ? » 231 : du 28 juillet au 3 août 2008

 

 

Les frères Totor

 

Mesdames, Messieurs, bonjour et bienvenue sur Télé Objectif Réussir. Dans quelques instants « Quoi de 9 ? », avec Françoise Berthod, Julien Pisenti, Linda Fischer et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis, bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. On se trouve aujourd’hui dans un des plus beaux coins du Canton de Neuchâtel : la Pointe du Grain. Pour vous parler, puisque c’est un lieu de vacances, d’un nouveau jeu qui nous vient du Nord de l’Europe, qui a toujours plus de succès et s’appelle le Kubb. Vous ne le connaissez peut-être pas, mais on va tout vous expliquer tout à l’heure. Avant cela, on va vous parler des ateliers protégés. Pour m’aider à vous présenter ce sujet et en particulier les ateliers protégés, j’ai le plaisir de recevoir sur notre arbre Linda Fischer.

Oui. On va parler des handicapés mentaux, et j’aimerais peut-être expliquer que selon l’Office Fédéral des assurances sociales, il y a 60'000 personnes qui sont atteintes en Suisse. La maladie mentale peut être due à un manque d’oxygène pendant l’accouchement, ou une déformation génétique qui est très connue : le syndrome de Down. Là, je crois que tout le monde le connaît. Il y en a un autre qui atteint surtout les femmes : le syndrome de Rett. Les garçons qui naissent avec le syndrome de Rett, naissent avec une encéphalopathie sévère, et ne survivent pas au-delà de deux ans. Chez les filles, c’est différent. Elles ont un développement normal jusqu’à 6 ou 24 mois, puis tout à coup, elles n’arrivent plus à coordonner leurs mouvements et commencent à faire des mouvements répétitifs stéréotypés. C’est là qu’on remarque qu’il y a vraiment un problème. Des problèmes corporels et aussi mentaux. Au niveau mondial, c’est le syndrome de Rett qui atteint la plupart des femmes comme maladie mentale. C’est un taux très important !

On a créé des ateliers pour les soutenir, tout comme l’AI qui existe depuis 1960. Et maintenant, on va parler d’un atelier pour handicapés à Prilly, avec la Fondation Renée Delafontaine, qui a commencé à créer des ateliers pour aider des handicapés déjà en 1955, avant qu’il y ait l’AI. Cela a été développé de plus en plus ; et pour le moment, pour les adultes, ils ont 90 places de travail qui sont accompagnées, et où les gens ont la possibilité de faire quelque chose d’utile. Cela les aide pour leur propre estime, tout en gagnant quelque chose. Ils gèrent un petit peu d’argent pour se soutenir eux-mêmes, tout en faisant aussi quelque chose de bien pour la société.

 

Merci Linda pour toutes ces explications. En effet, ces ateliers protégés sont quelque chose de très important. Cela permet à beaucoup de personnes qui vivent un handicap de pouvoir quand même être absolument utiles. Vous verrez maintenant au fil de ce petit sujet sur ce nouveau sport qu’est le Kubb, qu’il y a justement une collaboration entre ceux qui organisent ce jeu en Suisse et un atelier protégé. On regarde ce sujet et on se retrouve juste après.

 

 

Nos amis, le Duo du Bas, vous connaissez. Eh bien, vous ne me croirez peut-être pas, ils ont décidé de partir en vacances. Et pour cela, ils ont loué une voiture. On va les retrouver tout de suite, et vous verrez que ça ne sera pas triste…

 

 

Nous sommes toujours sur la plage de la Pointe du Grain, avec Julien Pisenti à mes côtés. Bonjour Julien.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va parler de bandes dessinées, puisque dans quelques minutes, notre collaboratrice Simona Radulica Montserrat aura le plaisir de recevoir M. René Medina, un talentueux dessinateur de la région.

Julien, vous avez fait une petite étude sur la BD. Vous êtes sûrement aussi un passionné de BD ?

Passionné de BD, c’est un grand mot, mais j’ai pris la maison d’édition de bandes dessinées la plus connue, parce qu’il y en a tellement qu’on n’arriverait pas à toutes les citer en moins de cinq minutes, et je vais vous présenter les éditions Dupuis, créées en 1898 par M. Jean Dupuis. En 1938, il a décidé de créer un journal avec des planches dessinées. Un journal humoristique qu’il a nommé « Le Spirou ». La première bande dessinée chez Dupuis est sortie en 1940 avec Bâbord et Tribord, l’histoire de deux matelots.

 

La maison d’édition Dupuis produit des bandes dessinées connues et un petit peu moins connues ?

Oui. On trouve huit collections chez Dupuis. On trouve la collection Punaise pour les enfants dès 6 ans. Ensuite, il y a la Puceron pour les enfants de moins de 3 ans, et l’Air Libre, qui place l’histoire de l’homme au centre de la bande dessinée. On peut aussi trouver des collections à humour noir. Ensuite, on a la collection Empreinte, proposant des bandes dessinées de science fiction, western, etc. Puis aussi des bandes dessinées un petit peu plus drôles dans la collection Humour Libre. Et dans la collection Dupuis Grand Public, on trouve vraiment toutes les bandes dessinées connues genre Gaston Lagaffe, les Schtroumpfs, les petits Spirou, Spirou et Fantasio ou les Femmes en blanc. On trouve beaucoup, beaucoup de genres de BD. Si je devais toutes les citer, ça prendrait énormément de temps…

 

Et là entre vos mains, vous tenez un Gaston Lagaffe ?

C’est un vieux Gaston Lagaffe auquel je tiens ; un des tout premiers qu’ils ont sortis. On voit la différence des dessins. C’est différent de ce qu’on voit de nos jours. Là, c’était plutôt Gaston le héros sans emploi…

 

C’est comme ça qu’il l’appelait à l’époque ?

C’est comme ça qu’il l’appelait avant. J’ai encore une petite anecdote à raconter. Cette année, le journal Spirou s’est associé avec le WWF et Greenpeace, qui se sont unis pour faire un livre en vue de protéger la planète. C’est un livre…

 

Psychologique.

C’est une édition qui est sortie au mois de mars, et où on trouve des planches de bandes dessinées et des conseils pour sauvegarder la planète.

 

Ca tombe bien, parce qu’on aura également un sujet sur l’écologie tout à l’heure.

Ok. Moi, c’est à peu près tout ce que j’avais à dire.

 

C’était déjà pas mal, car peu de gens connaissaient cette maison d’édition de bandes dessinées.

Dupuis est une maison belge qui a été rachetée en 2004 par Media Participation, qui possède déjà la maison d’édition Dargaud.

 

D’accord.

Maintenant, vu tout ce qui se passe dans le monde, ils sont obligés de se réunir, de se faire racheter par les plus grands. Dupuis n’est plus vraiment une édition familiale comme elle l’était au départ.

 

L’important, c’est qu’elle vive encore et continue de publier des dessinateurs de bandes dessinées. Merci Julien pour ces explications et bonne lecture.

Merci beaucoup.

 

Voilà Mesdames et Messieurs. On va retrouver Simona Radulica Montserrat, ainsi que M. René Medina, célèbre dessinateur de la région.

 

 

On se retrouve toujours à la Pointe du Grain, dans cette magnifique région avec Françoise Berthod. Bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Et là, on va parler ensemble écologie et protection de l’environnement.

Oui. La nature réagit aux blessures que l’homme lui cause, et le temps de réparation peut être très long. Quand on jette quelque chose dans la nature, ça prend beaucoup de temps avant de se biodégrader.

 

C’est vrai. Vous avez fait quelques recherches qui montreront que certaines choses mettent plusieurs mois, voire plusieurs années ?

Oui, plusieurs années justement. Les mouchoirs en papier, par exemple, quand les gens les jettent sur la plage, ça prend un à deux mois. Le simple mégot de cigarette, six mois, et les boîtes de conserve à peu près cent à deux cents ans. Les bouteilles en plastique jusqu’à cinq cents ans, quant aux bouteilles en verre, environ quatre milles ans.

 

C’est vrai qu’on n’y pense pas toujours quand on vient comme ça en pique-nique.

Non. Dans les écoles, justement, on encourage les enfants à ramasser les choses. Il faut vraiment que les gens prennent conscience et reprennent leurs déchets. Dans des endroits comme ça, par exemple, ce serait vraiment dommage de tout ficher en l’air.

 

C’est vrai. Vous avez raison de parler de tout ça. On ne se rend pas compte qu’il faut beaucoup de temps, voire beaucoup d’années pour que ces choses disparaissent.

Exactement. Les gens devraient éviter de déposer leur bidon, leur matelas, ou des choses comme ça. Chaque commune prévoit d’ailleurs un endroit où on peut déposer des choses.

 

Absolument, et tout commence avec l’éducation des enfants, je pense. Après les parents, lors des courses d’école, c’est déjà à l’instituteur de leur apprendre à ne pas jeter tout ce qu’ils ont pris avec eux. Merci Françoise pour toutes ces explications et à bientôt.

À bientôt. Bonne journée.

 

Merci. Voilà Mesdames et Messieurs, si ici à la Pointe du Grain on ne trouve pas de carcasses de voitures rouillées ou de vieux pneus, même pas l’ombre d’un mégot de cigarette, ce n’est pas le cas partout. Nous sommes allés nous promener sur les hauteurs de Boudry, et vous verrez alors qu’il y a des choses à dire et à faire

 

 

C’est donc sur ces images pas très jolies, jolies que se termine notre émission. Mais c’est comme ça de temps en temps, il faut savoir pousser quelques petits coups de gueule ! Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Passez une très bonne fin de journée et de très bonnes vacances. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod