« Quoi de 9 ? » 233 : du 11 au 17 août 2008
Les frères Totor
Salut à tous. Nous allons sur les Jeunes Rives retrouver César Carrasco, Martial Ghielmetti et Jean-Pierre Lambert.
Mesdames, Messieurs, chers amis, bonjour et bienvenue sur Télé Objectif Réussir. Nous nous trouvons cette semaine sur les Jeunes-Rives à Neuchâtel. Tout le monde connaît l’endroit, mais savez-vous que c’est en 1960 qu’ont commencé les remblaiements du lac qui ont donné naissance aux Jeunes-Rives sur lesquelles nous nous trouvons. C’est plusieurs milliers de mètres carrés qui ont ainsi été gagnés. Au départ, l’idée était de faire passer l’autoroute, c’est pour cela que les jardins n’ont jamais été faits jusqu’au bout. Cela a toujours été un peu du provisoire. Du provisoire, ma foi qui a duré… mais enfin tout reste à faire. Voilà. C’est aussi depuis les Jeunes-Rives à Neuchâtel que nous allons avoir le plaisir de vous présenter nos émissions.
Est venu me retrouver sur les Jeunes-Rives, notre collaborateur, Martial Ghielmetti, bonjour Martial.
Bonjour Jean-Pierre.
Nous allons ensemble discuter des réfugiés. Finalement, c’est quoi un réfugié ?
Un réfugié est une personne qui se trouve en-dehors de son pays par crainte d’y être persécuté par rapport à sa race, à sa religion, à ses points de vue politiques, à ses opinions. Elle ne veut ou ne peut pas se réclamer de la protection de ce pays ou y retourner par crainte d’y subir des persécutions.
La prison ou éventuellement la torture ou même la peine de mort, certaines fois ?
Exactement. Des pressions psychiques qui pourraient mettre sa santé physique ou mentale en péril.
En danger. D’accord. Finalement, c’est vrai les réfugiés existent depuis toujours. Déjà, je pense bien avant Jésus il y avait déjà ce problème.
Exactement. Depuis qu’il existe des guerres, depuis le début de l’histoire de l’humanité, l’oppression, la famine. Depuis qu’existent l’intolérance et la discrimination, on peut donc dire depuis toujours. Souvent leur parcours se résume à un cercle vicieux. Ils fuient un pays qui les persécute pour une raison ou pour une autre et ensuite ils sont discriminés dans leur pays d’accueil justement de par leur statut de réfugié.
L’étranger finalement a toujours fait peur.
C’est toujours un peu le même problème. La peur de l’inconnu… Certaines fois, certaines personnes, au lieu d’essayer de comprendre, de parler, elles se renferment avec leur peur et c’est justement ça qui crée des problèmes, parce que la personne ne va pas aller vers l’autre et du coup, pour qu’il y ait des échanges, pour que les gens se comprennent, il faut aller vers l’autre.
Un réfugié qui est donc admis en Suisse peut recevoir différents permis de séjour ?
Le permis N qui est d’une durée déterminée du séjour du requérant. Il a l’interdiction de travailler pendant trois à six mois, car c’est vraiment un permis provisoire. Après, il y a le permis B qui est lié à une autorisation de travail ou par exemple pour quelqu’un qui se marie avec une personne suisse. Il obtient provisoirement le permis B. Celui-là est aussi renouvelable chaque année ou les personnes qui ont obtenu le droit d’asile, qui ont obtenu le statut de réfugié obtiennent le permis B. Après, il y a le permis C qui est obtenu après avoir été domicilié pendant cinq ans en Suisse, d’avoir eu le permis B pendant cinq ans, on obtient le permis C. Il y a plusieurs autres permis. Il y a les permis F par exemple pour les personnes admises provisoirement, mais qui ne peuvent pas être expulsées pour une raison ou pour une autre. Il y a aussi le permis S, c’est pour des groupes de personnes qui obtiennent provisoirement en Suisse une protection par rapport à une guerre ou une guerre civile par exemple. Il y a aussi le permis G qui permet à des étrangers d’exercer une activité lucrative, un travail à l’intérieur de certaines zones frontalières et il y a le permis L qui permet de séjourner en Suisse pour une durée limitée, afin d’y exercer une activité lucrative ou d’y suivre par exemple une formation continue ou des cours, des études.
Merci Martial pour toutes ces explications. À bientôt.
À bientôt Jean-Pierre.
Pour compléter ce que Martial vient de nous dire, on va regarder un reportage qui a été réalisé par Daniel Zumbrunn sur la Journée des Réfugiés, qui s’est déroulée, il y a quelques semaines à Neuchâtel.
Cette semaine, le Duo du Bas nous a préparé un numéro exceptionnel, qu’ils ont intitulé « Le saut de la mort » et c’est sans filet… Excusez. Alors, Mesdames et Messieurs, TOR la seule télévision qui a toujours raison.
Nous sommes toujours à Neuchâtel sur les Jeunes-Rives avec notre fidèle et excellent collaborateur, César Carrasco, bonjour César.
Bonjour Monsieur.
On va discuter de musique. On va discuter de danse. Pourquoi est-ce que je vous ai invité ? Parce que tout à l’heure, nous allons voir un reportage qui a été réalisé à Neuchâtel sur une école de flamenco. Comme vous êtes Suisse, mais d’origine péruvienne et qu’au Pérou, on parle espagnol. On s’est dit qu’il serait intéressant de parler de votre pays et de ce qu’il se fait dans votre pays. Quelle est la musique folklorique ou quelle est la musique principale dans votre pays ?
Le Pérou est très riche dans son folklore. Mais on peut trouver deux choses qui peuvent bien symboliser le Pérou. On a dans la danse, on peut parler de la Marinera et dans la musique, on peut parler de la musique criolla et on peut dire aussi que la musique criolla veut dire musique autochtone du peuple. Par exemple, si on parle de la Marinera, on peut dire que c’est un bal qui existait déjà quand les Espagnols sont arrivés à coloniser le Pérou. En ce temps-là, elle était dansée par les Indigènes de la côte près de l’océan pacifique. On l’appelait en ce temps-là, le « Bal de terre bas » et petit à petit, cela a commencé à évoluer aussi avec l’influence des Espagnols et des esclaves. Aujourd’hui, on peut trouver la Marinera qui relie très profondément les personnes et elle est dansée dans le pays, mais chaque région à sa propre façon de l’interpréter selon sa culture. La Marinera a pris son nom après la guerre avec le Chili. Il a été donné par un écrivain très connu qui s’appelle « Alberto Gammara ». Justement, on l’appelait la Marinera en hommage à la marine péruvienne. Il y a un symbole pour le bal de la Marinera. Les vêtements utilisés sont blancs et il y a un symbole avec les mouchoirs, parce qu’il y a un mouchoir qu’on fait bouger pendant toute la danse et ce mouchoir représente le vol de la colombe dans le ciel comme une porteuse d’amour et de paix.
En ce qui concerne la musique criolla, c’est une musique qui a eu beaucoup d’influence par les Espagnols qui sont arrivés, les Africains qu’ils ont amenés et aussi il y a eu des influences des valses viennoises et de la mazurka qui est une danse polonaise et de la musique française et italienne. La musique criolla s’est développée lentement et dans cette musique, dans ces paroles, on peut trouver l’histoire transcrite depuis l’époque coloniale jusqu’à nos jours. Pour pouvoir mieux expliquer la musique criolla, en principe, c’est une musique pour des grandes fêtes du peuple. C’est un groupe formé par une guitare acoustique, la voix et ce qu’on peut appeler une boîte en bois, mais il y a juste un trou dans la boîte qui permet de sortir un son creux. On peut très bien retrouver là, l’influence africaine.
Vous aimeriez nous parler de chevaux encore ?
Cela entre dans les thèmes de la Marinera. La Marinera, c’est très vaste, si vous voulez, c’est vrai que c’est un bal très joli, très gai. Mais il y a aussi un truc qui va avec, c’est ce qu’on appelle « Le bal des chevaux ». De temps en temps, c’est une tradition, il y a une grande fête où il y a des chevaux blancs les gens portent les mêmes vêtements blancs, ils ont des chapeaux et ils dansent avec les chevaux en musique. C’est une tradition qui appartient au Pérou et il y a un compositeur qui était très connu, justement de la musique criolla, il s’appelle Chabuca Granda, il a écrit une chanson sur ces chevaux qui dansent.
Merci César de nous avoir fait visiter votre pays d’origine et de nous avoir fait découvrir ces danses et ces musiques et à bientôt.
À bientôt.
Voilà Mesdames et Messieurs, on quitte le Pérou pour revenir en Europe et en Espagne, puisqu’on va parler flamenco à Neuchâtel.
Nous arrivons gentiment à la fin de notre émission. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Passez une très bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod