« Quoi de 9 ? » 234 : du 18 au 24 août 2008

 

 

Les frères Totor

 

Bonjour. Nous allons aller à la Roche de l’Ermitage à vélo, retrouver Daniel Zumbrunn, Françoise Berthod et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Mesdames, Messieurs, bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision culturelle et neuchâteloise. Bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On se trouve aujourd’hui devant les grottes de l’Ermitage en-dessus de Neuchâtel. Grottes que nous allons visiter ensemble tout en parlant d’un pays magnifique qui s’appelle la Grèce.

Exact. La Grèce a des frontières avec l’Albanie, la Macédoine, la Bulgarie et la Turquie. Le pays est entouré à l’ouest par la mer Ionienne et à l’est par la mer Égée. Il comprend 6000 îlots dont 227 sont habités.

 

La Grèce est le berceau de la culture européenne ?

Oui. La Grèce est considérée comme le berceau de la culture européenne. C’est sur son territoire et dans ses cités que dans l’antiquité seraient nées la philosophie, la démocratie et le théâtre. On lui doit aussi l’invention des Jeux olympiques.

La Grèce enregistre une population d’environ 11 millions d’habitants. Les régions à population les plus denses sont Athènes, Thessalonique, Le Pirée, Héraklion en Crète. La plupart des Grecs sont orthodoxes et une petite minorité musulmans.

 

Quelles sont les principales ressources de ce pays ?

L’agroalimentaire, les industries textiles, la construction, la marine (3ème rang mondial), le troisième producteur mondial d’huile d’olive, le vin, le nickel et surtout le tourisme.

 

La Grèce compte un grand nombre d’îles ?

Oui et certaines abritent des cites archéologiques, un héritage architectural unique et de charmantes traditions locales, fruit d’une civilisation ancestrale aux multiples facettes. Notons également que c’est dans ces îles que se concentre le 58,5 % des unités hôtelières.

Elles sont divisées en sept archipels du nord au sud : les Iles de l’Égée du Nord-Est dont Lesbos. Les Sporades avec Skyros. Les Iles du Golfe Saronique avec Poros. Les Cyclades où il y a Mykonos, très connue. Le Dodécanèse, Kos, Rhodes et la septième, pour nous les Suisses, peut-être la plus connue, la Crète.

Dans les Iles Ioniennes, il y a aussi Corfou.

 

Et côté gastronomique ?

Oui. La Grèce a une tradition culinaire d’environ 4000 ans. C’est Archestrate qui en 330 avant J.-C. a écrit le premier livre de cuisine de l’histoire. La cuisine traditionnelle grecque a quatre secrets : des ingrédients frais de bonne qualité, un usage judicieux des herbes aromatiques et des épices, la fameuse huile d’olive grecque et sa simplicité. La cuisine grecque est très simple. On utilise justement des produits frais. Ils ne connaissent pas du tout les serres en Grèce. Ce n’est que des produits frais, vu le climat de ce pays.

 

Oui. Il fait suffisamment chaud pour ne pas avoir besoin de faire de l’élevage sous serre.

Exactement. Oui.

 

Ils ont plusieurs produits assez célèbres ?

Oui. Le fromage feta qui est très connu aussi.

 

Et un apéro ?

Un apéro qui remplace le pastis français, l’ouzo qu’il faut vraiment boire très frais aussi et qui a un autre goût que chez nous. Les produits consommés chez eux ont un goût qu’on n’arrive pas à avoir chez nous. Et l’ambiance…

 

Les Grecs aussi ont une mentalité particulière. Ils sont très attachés à ce moment qu’est le repas.

Oui. Ils sont tous autour d’une table dans une taverne. C’est une ambiance très typique grecque.

 

C’est ici que s’achève notre balade à la Roche de l’Ermitage. Merci Françoise.

Merci à vous.

 

Merci de nous avoir présenté ce magnifique pays qu’est la Grèce. Nous allons maintenant aller retrouver notre collaboratrice, Simona Radulica Montserrat, qui a rencontré dans nos studios, un spécialiste de la Grèce, un spécialiste du grec pour être plus précis, qui est également responsable du groupe deThéâtre antique de l’Université de Neuchâtel.

 

 

Vous connaissez nos amis, le Duo du Bas. Je n’ai plus besoin de vous les présenter. Ils ont aussi regardé ce sujet et vous ne me croirez pas, mais ils ont décidé également de créer une troupe de Théâtre antique. Et où vont-ils créer cette troupe, me direz-vous ? Mais, à Boudevilliers naturellement !

 

 

On se retrouve à la Roche de l’Ermitage avec Daniel Zumbrunn, salut Daniel.

Salut Jean-Pierre.

 

On va parler ensemble d’un artiste qui est également un grand sportif, que tu connais bien, parce que finalement, il habite dans ton canton d’origine.

Oui. Il s’agit de M. Mehrzad Shirvani qui en fait, est venu à Neuchâtel pour exposer ses œuvres. C’est sa première exposition. Il est là en tant qu’artiste et en fait, nous, on le connaît parce que c’est un grand sportif. Il a fait des exploits. Il a détenu jusqu’à neuf records du monde. C’est sur son vélo qu’il fait ses exploits.

 

Des exploits, des records de l’impossible presque ?

Oui. D’ailleurs, il est surnommé le « cycliste de l’impossible » et c’est vrai que c’est surtout basé sur l’endurance. Il a commencé la première fois en 1989, à faire 24 heures en VTT sans mettre le pied par terre. C’est déjà pas mal ! Après, en 1992, il a pris un vélo de course et là, il a tourné le plus longtemps possible. Il a fait plus de huit jours… Là, il a mis le pied à terre quelques fois, mais le but était de battre un record du monde du Guinness Book et il a réussi en faisant ces plus de huit jours. L’année suivante, il a remis ça et il a fait neuf jours. Toujours non stop sans dormir…

 

C’est une véritable obsession de battre des records, de se dépasser lui-même, je pense ?

Je ne sais pas si c’est battre des records, mais battre un record par rapport à son corps et à lui-même. Par rapport à sa volonté, parce que finalement le corps, on ne le sent plus au bout de trois jours, c’est machinal et c’est vraiment une question de volonté. Se dire, je pourrais aller me coucher, aller dormir, mais non. On continue, on continue pour vraiment dépasser ses limites.

 

C’est souvent là d’ailleurs que les cyclistes disent qu’ils commencent à avoir du plaisir à vélo, c’est quand ils commencent à avoir dépassé la douleur. C’est un peu de la folie.

Oui. C’est un état de transe quelque part. On ne se sent plus. On ne sent plus son corps. On a plus que son esprit.

 

Où va-t-il pour battre ses records ? Il reste dans le Jura ou il va ailleurs ?

La plupart du temps, ses premiers records, il les faisait sur la place du Comptoir à Delémont. Il tournait en rond. On aménageait un petit circuit pour lui. On avait évidemment bloqué la circulation, pour pas que des voitures viennent se parquer au milieu. Mais une fois, en 1999, il est allé à Hammamet en Tunisie pour faire son record, parce qu’il avait un peu des problèmes. Dans le Jura, les nuits sont fraîches et la différence de température entre le jour et la nuit le dérangeait. Comme ça, là-bas, la température n’était jamais au-dessous de 25 degrés. Il était tranquille. Bien sûr, il faisait un peu plus chaud. Mais comme il est Iranien d’origine, il a vécu plus de vingt ans en Iran, il est habitué à ces chaleurs.

 

S’il a cherché à battre des records, est-ce que c’est pour les voir s’inscrire dans le Guinness Book ?

Certains de ces records sont inscrits dans le Guinness Book. C’est intéressant de voir qu’il faut faire toute une démarche pour voir justement qu’une performance soit inscrite dans ce livre. La première chose, c’est aller sur leur site Internet s’inscrire et télécharger un formulaire à remplir. Ensuite, il faut envoyer ce formulaire. Cela peut aller de 4-6 semaines avant qu’ils vous répondent. Ils font des recherches pour savoir si ce record existe déjà ou si c’est une nouvelle spécialité qu’ils doivent ouvrir à la compétition, etc. Après, ils vous donnent exactement les règles à respecter pour faire ce record. Ils vous disent peut-être des corrections. Vous devez retourner le projet. Cela va à nouveau quelques semaines. Par contre ce qu’il faut savoir, c’est que si l’on paye, alors là tout de suite, cela va plus vite… À coup de 300 livres sterling, le raccourci, là tout de suite, ils vont faire cela en deux ou trois jours !

 

Ce n’est pas très surprenant. Enfin, il a battu des records qui sont dans ce bouquin ?

Exactement.

 

En plus d’être un grand sportif, c’est aussi un artiste déjà depuis de nombreuses années, mais il expose pour la première fois, je crois actuellement, à la galerie Quint-Essences à Bevaix.

Exactement. Cela fait plus de dix ans qu’il fait ses peintures. Ils travaillent avec le Neocolor, des craies grasses et il utilise plein de couleurs. Des couleurs assez chaleureuses et c’est vrai qu’il n’avait jamais pensé à exposer. Finalement, comme souvent dans ces cas-là, c’est ses amis qui lui ont dit : « Pourquoi, tu n’essaierais pas une fois ? » et il se lance…

 

Pour terminer, on ne peut que recommander à nos téléspectatrices et téléspectateurs de venir à Bevaix pour regarder cette exposition. C’est jusqu’au 30 août.

Le finissage a lieu le samedi 30 août dès 17 heures.

 

Très bien. Merci Daniel de nous avoir fait découvrir ce Monsieur. Le reportage a été réalisé d’ailleurs, il faut le dire, par Linda Fischer.

 

 

On se retrouve une dernière fois à la Roche de l’Ermitage, car nous arrivons au terme de notre émission. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Passez une très bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod