Quoi de 9 ? 235 : du 25 au 31 août 2008
Les frères Totor
Soyez les bienvenus dans le monde des « petits nains » avec Françoise Berthod, Linda Fischer et Jean-Pierre Lambert.
TOR la seule télé qui a toujours raison.
Madame, Monsieur, chers amis bonjour et bienvenue sur Télé Objectif Réussir, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. On se trouve aujourd’hui dans le magnifique jardin du restaurant du Verger Méditerranéen à Thielle, et à mes côtés Linda Fischer, bonjour Linda.
Bonjour Jean-Pierre.
Dans quelques instants le jeune, mais ô combien, talentueux auteur-compositeur-interprète, Vincent Bigler, un chanteur neuchâtelois, va nous présenter son nouveau CD avec six magnifiques chansons. Parmi ses chansons, l’une d’entre elles traite de cette horrible maladie qu’est l’anorexie et dont va justement nous parler Linda. L’anorexie, une maladie terrible qui touche surtout les filles, mais aussi parfois les garçons ?
C’est exact. À 80 %, ce sont des femmes et seulement 10 % à 20 % sont des hommes. Il y a deux types d’anorexie. L’anorexie mentale qui est surtout une lutte contre la faim. La personne a faim normalement, mais pour des raisons d’apparence, elle essaye de lutter contre la faim pour maintenir une silhouette appropriée ou de mannequin ou de modèle. Après, il y a l’anorexie qui est due soit à un événement traumatisant, des problèmes familiaux ou sociaux. Dans la famille, on peut observer qu’il n’y a pas de communication ou que les rôles parents-enfants sont presque inversés et cela peut amener à l’anorexie. Cela veut aussi toujours dire qu’il y a encore un autre problème derrière à traiter. C’est logique, quand quelqu’un ne mange pas, il a des problèmes de malnutrition. Cela peut aussi entraîner des problèmes sociaux, quelqu’un se retire et ne veut plus aller voir les copains, et toutes ces choses. C’est très important de traiter le problème. En ce qui concerne le traitement, il y a plusieurs thérapies. Il y a des thérapies d’approche corporelle parce qu’il y a un grand problème avec le corps aussi, apprendre l’estime de soi et de s’accepter comme on est. Il y a des thérapies psychologiques. Il y a aussi des traitements familiaux et il y a même des cas où c’est vraiment nécessaire de séparer la personne concernée de la famille pour qu’elle réussisse à se sortir de cette maladie.
Pour ceux qui souffrent d’anorexie ou pour les parents qui ont un enfant qui souffre d’anorexie, est-ce qu’il y a une adresse, un site Internet que l’on pourrait indiquer ?
Pour la Suisse romande, il y a l’association boulimie-anorexie à Lausanne. Leur site web est www.boulimie-anorexie.ch.
Bien. Merci Linda pour toutes ces explications sur cette terrible maladie et à bientôt.
À bientôt Jean-Pierre.
Voilà Mesdames et Messieurs. Place maintenant à notre entretien que nous vous avons promis avec Vincent Bigler.
Nous sommes toujours à Thielle dans le magnifique jardin du restaurant le Verger Méditerranéen. Dans quelques minutes, ici même, nos amis le Duo du Bas vont nous parler des Jeux olympiques. Vous savez, ce gros machin qui a coûté des milliards, alors que chaque année des millions de personnes crèvent de faim sur la terre !
Nous sommes toujours au Verger Méditerranéen à Thielle, dans la magnifique salle à manger avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.
Bonjour Jean-Pierre.
Avant d’ouvrir notre page littéraire qui sera consacrée cette semaine au dernier livre écrit par François Berger, nous allons parler d’un phénomène dont on peut dire, je crois, que c’est un véritable fléau, je pense notamment à l’illettrisme.
Oui, vous avez raison.
Et pourquoi finalement l’illettrisme est un fléau aujourd’hui plus qu’avant ?
Oui depuis ces vingt dernières années, c’est reconnu comme un fléau vraiment très important. Vu les progrès techniques, ordinateur, Internet, si les gens n’arrivent pas à écrire ou lire, cela devient vraiment catastrophique. Une personne qui n’arrive pas…
Et ce qui est intéressant, c’est que finalement ce n’est pas seulement dans les pays sous-développés qu’il y a de l’illettrisme, il y en a également beaucoup en Suisse ?
Il y en a beaucoup en Suisse. Il y a beaucoup de gens qui n’arrivent pas à lire un horaire de bus ou une carte géographique ou des choses comme ça.
Évidemment, qu’est-ce que cela peut provoquer ce genre de choses, de l’exclusion ?
Oui de l’exclusion sociale.
Vous avez raison, l’illettrisme provoque l’exclusion sociale, mais pas seulement sociale.
Non. Culturelle et économique que l’on ne peut pas ignorer.
C’est quoi exactement la définition de l’illettrisme, est-ce qu’on le sait ?
Oui. C’est la situation de personnes scolarisées qui ne maîtrisent pas ou insuffisamment la lecture, l’écriture et le calcul.
Ok. C’est justement à cause de cela que ces personnes ne peuvent pas participer, encore une fois, activement à la vie sociale, familiale et professionnelle.
Exact. Oui.
Dans la vie de tous les jours, ces gens sont très perturbés ?
Oui bien sûr. Une personne illettrée ne vit pas un quotidien ordinaire. Beaucoup de situations qui sont banales pour nous sont perturbantes pour eux. Lire des destinations de bus ou encore comprendre le courrier, payer des factures. Ils ne savent pas ce qu’ils reçoivent.
Et cela peut devenir, en effet, un immense problème.
Oui. Cela les coupe une fois de plus du monde.
Que peut-on encore dire sur ces personnes qui souffrent d’illettrisme ?
L’illettrisme s’accompagne souvent d’un sentiment de honte et de souffrance. Ce n’est pas facile de ne pas être comme tout le monde.
Merci Françoise de nous avoir éclairés sur ce sujet. À bientôt.
À bientôt. Merci.
On va peut-être pour terminer, donner une adresse, c’est celle de l’association lire et écrire qui peut apporter une aide très, très sérieuse, très adaptée aux personnes qui pourraient souffrir d’illettrisme. Voilà Mesdames et Messieurs. Il est temps maintenant de donner la parole à Simona Radulica Montserrat qui reçoit aujourd’hui l’écrivain, François Berger.
Voilà Mesdames et Messieurs. Notre émission touche déjà malheureusement à sa fin. Merci de nous avoir suivis. Passez une bonne fin de soirée, une bonne nuit. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod