« Quoi de 9 ? » 239 : du 22 au 28 septembre 2008
Nous sommes au Nid-du-Crô à Neuchâtel. Madame, Mademoiselle, Monsieur, chers amis bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise.
Je me trouve en compagnie de Linda Fischer, bonjour Linda.
Bonjour Jean-Pierre.
Nous allons ensemble parler de William Shakespeare. Je ne sais pas si l’endroit que nous avons trouvé lui plairait ou lui procurerait de l’inspiration. Shakespeare, ce qu’on connaît surtout de lui, c’est sa fameuse phrase « To be or not to be » « Être ou ne pas être ». À part cela, c’est un homme surprenant pour ne pas dire un peu mystérieux ? On ne sait pas tout sur lui ?
Non, il y a beaucoup d’époques cachées dans sa vie. On suppose qu’il est né le 23 avril 1564 et décédé aussi le 23 avril 1616, à l’âge de 52 ans. Il était le fils de John Shakespeare et de Mary Arden. Il s’est marié en 1582 avec Anne Hathaway, de huit ans son aînée et déjà enceinte.
Sa première fille Susanna est née en mai 1583 et deux ans plus tard, les jumeaux Judith et Hamnet son unique fils qui est décédé à l’âge de 11 ans. On suppose que cet événement lui a inspiré la dramaturgie d’Hamlet.
C’est dans Hamlet qu’il a sorti son fameux « To be or not to be », je crois ?
Je crois que oui.
On dit qu’il a eu des petits problèmes avec la justice, qu’il a dû quitter Stratford, pourquoi ?
Oui. On ne sait pas exactement comment il est arrivé à Londres. Il y a une petite légende qui raconte qu’on l’a surpris en train de braconner dans un parc d’un juge d’instruction de l’époque. Il s’est enfui pour ne pas subir des poursuites.
D’accord.
Il y a une autre thèse qui semble la plus vraisemblable. C’est qu’il a rejoint la troupe de comédiens de Lord Chamberlain et qu’il est parti avec eux à Londres. Il a écrit beaucoup de pièces exclusivement pour eux et entre autres 37 pièces dramatiques entre 1580 et 1613. C’est vers 1611 qu’il a pris sa retraite et il est décédé cinq ans après.
Il y a pas mal de confusion autour de ses œuvres ou de leurs origines ?
Oui, c’est exact. On ne sait pas si c’est vraiment Shakespeare qui a tout écrit lui-même ou en collaboration avec d’autres acteurs. À l’époque, on écrivait les pièces après qu’elles aient été jouées au théâtre et on utilisait la mémoire de l’écrivain. Il n’y avait pas de grammaires clairement établies et selon le lecteur, l’interprétation pouvait changer.
Merci en tout cas Linda de nous avoir éclairé sur la vie de Shakespeare et à bientôt.
À bientôt Jean-Pierre.
Voilà Mesdames et Messieurs, peut-être qu’on vous a donné envie d’aller voir une pièce de Shakespeare. Si c’est le cas, suivez-moi, on va y aller tout de suite.
À mes côtés Françoise Berthod, bonjour Françoise.
Bonjour Jean-Pierre.
Si on se trouve ici au Nid-du-Crô, vous allez peut-être maintenant comprendre pourquoi ? Ce week-end, c’est la Fête des vendanges. On entend d’ailleurs les ouvriers qui travaillent derrière nous pour mettre la main à la pâte pour finir ces chars. Françoise, la Fête des vendanges pour les Neuchâtelois, c’est une vieille histoire ?
C’est vraiment une vieille histoire. C’est la 83ème Fête cette année. La première date de 1902.
D’accord et ce qui fait la particularité de cette Fête des vendanges, c’est le corso fleuri justement.
Oui.
Où encore une fois, derrière nous, ils sont en train de finir de construire les chars pour qu’ils soient prêts ce week-end. C’est spécial, parce que c’est un corso fleuri.
Exact. Il y a de moins en moins de fleurs, mais dans le temps, c’était l’un des plus beaux corsos fleuris. C’est une des seules villes en Suisse avec Lugano qui a un corso fleuri.
Cela coûte probablement très, très cher. On voit que c’est plusieurs semaines de travail pour faire un char.
C’est incroyable. Je pense que c’est tous des gens bénévoles qui mettent les fleurs en place. Il faut les cultiver. Oui, il y a un travail terrible là-dessus…
Cela commence ce vendredi soir comme toujours jusqu’au dimanche soir.
Jusqu’au dimanche soir minuit. Il y les transports, les TN qui organisent des bus pour se déplacer. C’est vraiment une grande fête.
C’est un moment important. Moi, je me souviens, ce n’est pas pour parler de moi, je me souviens d’un cortège il y a cinquante ans exactement. Je me vois encore assis entre mon père et ma mère, c’était tout près de l’Église rouge. On attendait avec impatience de voir les fanfares et ces magnifiques chars. Vous avez aussi probablement des vieux souvenirs à ce sujet.
Oui et à ce propos-là, il y a aussi la parade des fanfares qui se déroule le samedi après-midi.
Toutes les fanfares qui sont dans le cortège du dimanche viennent faire la parade.
Oui. Il y a aussi un cortège pour les enfants, le samedi.
Il y a aussi le cortège pour les enfants qui a toujours plus de succès. Si l’on parle de la Fête des vendanges, c’est parce que c’est ce week-end et c’est aussi parce que nos amis du Théâtre Matchbox, le Duo du Bas, ont décidé de défiler dans ce cortège et ils sont en train de s’entraîner. Ce n’est pas encore gagné, mais on va peut-être regarder ça. Merci Françoise.
C’est périlleux. Merci à vous.
Merci au Duo du Bas. On espère les voir, bien sûr, dimanche au cortège. Pour rester dans l’ambiance du cortège, un homme incontournable quand on parle de la Fête des vendanges, c’est M. Botteron.
J’ai des bons souvenirs. Cela me fait toujours plaisir. Forcément, je serais un ingrat si je me disais, je n’ai pas le plaisir de saluer M. Schmid ou M. Tartampion qui vient me serrer la main au cortège. J’ai toujours beaucoup de plaisir. Mais le plus grand plaisir, c’est quand même d’avoir réussi, d’avoir fait quelque chose. Oui, je le fais pour le public. Je le fais pour moi. Vous savez le plus dur, c’est quand vous avez fini votre cortège, que vous avez été acclamés, qu’il y a eu du monde, que tout le monde a l’air content. Vous savez déjà que vous avez fait un bon char. C’est un sujet qui était bien. Et dans votre petite tête, vous dites : « C’est bien joli, mais qu’est-ce que je vais faire l’année prochaine ? » Cela, c’est un problème…
Vous savez déjà ce que vous allez faire l’année prochaine ?
L’année prochaine, non. J’ai quand même des idées qui fourmillent, mais il faut voir le thème, il faut voir ce qu’il se passe. Mais c’est vrai qu’en rentrant d’un cortège quand on a eu du succès, quand tout s’est bien passé, on se dit : « Voilà, celui-là est fait, mais pour ne pas décevoir, pour faire quelque chose, qu’est-ce qu’on va faire l’année prochaine ? »
On termine cette émission depuis le Nid-du-Crô avec Julien Pisenti, bonjour Julien.
Bonjour Jean-Pierre.
On va parler voitures, VW pour être précis, Volkswagen.
Volkswagen, voiture du peuple.
Quelles sont les origines de cette voiture ?
Les origines de la Volkswagen remontent dans les années trente sous l’ère nazie, ce qui n’est pas très valorisant pour la marque. Depuis, cela a beaucoup changé. Ils ont commencé par la Coccinelle. Ils ont voulu lancer la fabrication de Coccinelle en Allemagne, mais il y a eu la Deuxième Guerre mondiale. Cela s’est plutôt transformé en voitures de guerre, genres 4x4, voitures amphibies.
C’est grâce au rachat d’Audi par Volkswagen qu’ils se sont mis à créer des Golf, des Polo, des Passat. Ils ont utilisé la technologie d’Audi, les moteurs à refroidissement liquide, la propulsion aux roues avant.
C’est cela qui a sauvé la marque ?
C’est ça qui a sauvé la marque. Récemment, ils se sont fait racheter par Porsche, ce qui a encore relancé la marque. Ils visent maintenant à être le numéro trois de ventes d’automobiles mondial.
VW se vend aussi aux États-Unis ?
C’est à peu près depuis les années 60, 70 que la Golf se vend aux États-Unis sous le nom de Rabbit. C’est pour cette raison qu’on voit certaines fois des petits lapins derrière les Golf…
Ce qui est intéressant, c’est qu’il y a pas mal de passionnés pour cette voiture ? On avait déjà parlé d’un club il y a quelques années. Il y en a un autre tout près de chez nous.
Oui. Le club, il s’agit du Cox Bô Club, c’est vraiment Coccinelle et cela touche tous les amateurs de Volkswagen, parce que c’est vraiment un mythe.
On le verra dans le petit reportage réalisé à Colombier. Ils avaient même fait un défilé, un dimanche matin en klaxonnant, rue du Premier-Mars, je m’en souviens encore et les Neuchâtelois aussi peut-être ? Merci Julien de ces explications sur la VW et à très bientôt.
À tout bientôt. Merci.
C’est sur ce petit reportage que se termine notre émission de la semaine. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Passez une bonne fin de journée, une bonne soirée, une bonne Fête des vendanges. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod