« Quoi de 9 ? » 241 : du 6 au 12 octobre 2008

 

 

Les frères Totor

 

Madame, Monsieur, bienvenue sur TOR. Aujourd’hui, nous sommes dans les vignes avec Françoise Berthod, Julien Pisenti, Linda Fischer et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur bonjour. Nous sommes cette semaine à Auvernier. Bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Qui dit Auvernier, dit ses vignes, ses caves, ses caveaux et bien sûr son château. Petite visite guidée.

 

 

On se trouve dans le saint des saints du château d’Auvernier, c’est-à-dire dans la cave avec Linda Fischer, bonjour Linda.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Vous avez un petit peu étudié l’historique de ce château, qu’est-ce que vous pouvez nous en dire ?

À Auvernier, on a d’abord trouvé les premières traces des sédentaires il y a trois mille ans en arrière. Le nom « Averniacum » a été mentionné la première fois vers 1101 dans un document du roi de Bourgogne Rodolphe III qui avait fait cadeau du territoire à sa fiancée. Les limites du territoire d’Auvernier ont été déterminées en 1346 suite aux disputes avec Colombier.

Le château a été bâti pas Blaise Junod qui était gouverneur de la Seigneurie de Valangin en 1559, déjà dans le but de faire de la viticulture.

Les héritiers de M. Blaise l’ont vendu à M. Jean-Jacques Tribolet, grand guerrier sous Henri IV. Il l’a gardé que quelques années, jusqu’en 1603, où il a été vendu à M. Pierre Chambrier avec environ sept hectares de vignes. C’est ainsi qu’il est entré dans la famille toujours propriétaire du château.

 

Quand un château se transmet de père en fils, il peut y avoir parfois des problèmes d’héritage ?

C’est exact. Le terrain a été divisé et c’est grâce à François Chambrier au début du XVIIème siècle qui avait fait fortune avec des affaires bancaires et qui a tout racheté et a rénové le château. Son fils, Jean Chambrier, a racheté des terrains et l’a agrandi aux 16 hectares d’aujourd’hui, toujours propriété du château d’Auvernier.

 

Est-ce que le château a toujours été habité par ses propriétaires ?

Non, après la mort de Jean Chambrier, les propriétaires ne vivaient plus ici, parce qu’ils avaient des postes comme gouverneur, ils ont même reçu le titre de baron. L’encavage et la viticulture sont toujours restés d’actualité.

 

Qui a créé l’étiquette qui est encore valable aujourd’hui ?

D’abord, le nom Chambrier a changé suite au mariage des filles, d’abord Sandoz-Rollin et après Pourtalès. Sophie Pourtalès s’est mariée avec Jean de Montmollin et c’est elle qui a créé l’étiquette des caves d’Auvernier qui est toujours actuelle.

 

Le château d’Auvernier est l’un des principaux encaveurs ?

Oui. C’est exact. Il encave environ le 10 % de la production neuchâteloise. C’est depuis 1959 qu’Aloys de Montmollin est revenu vivre dans le château et c’est lui aussi qui a créé l’œil de Perdrix très réputé. Aujourd’hui, c’est son petit-fils, Thierry Grosjean, qui tient le château d’Auvernier.

 

Très bien. Merci Linda pour ces explications. Maintenant on sait tout ou presque tout sur le château. Maintenant il faut dire pourquoi on est venu à Auvernier cette semaine. Auvernier est une commune qui a vraiment beaucoup d’idées, beaucoup d’initiatives. Ils ont organisé, il n’y a pas longtemps, un concours pour enjoliver les murs et les balcons.

Oui c’est exact. À l’époque, les gens se donnaient plus de peine pour faire de jolies fenêtres, s’occuper des fleurs et cela se perd un peu de nos jours. Un groupe de la commune d’Auvernier ont eu l’idée d’encourager les gens à donner un peu plus de soin à l’image du village et grâce à eux, il y a eu un petit concours.

 

Les gens étaient invités à décorer leurs balcons et fenêtres et plusieurs membres du jury sont venus donner des notes.

Oui, on les a accompagnés le jour où ils mettaient les notes. Naturellement, on n’a pas pris tous les commentaires, mais c’était intéressant.

 

Absolument et c’est comme ça qu’Auvernier va rester, comme disait l’une de ses représentantes, le plus beau village du canton.

C’est exact.

 

Merci Linda pour toutes ces explications et à bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

Voilà Mesdames et Messieurs. On va retrouver Mme Grisel, qui est l’une des organisatrices de ce concours qui s’est donc déroulé ici à Auvernier.

 

 

Place à nos amis, le Duo du Bas et à Julien Pisenti, bonjour Julien.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Nos amis, le Duo du Bas, on va les retrouver à la ferme. Ils vont nous parler de tracteur pulling, c’est un sport que tout le monde ne connaît pas. Alors on va écouter leurs explications et après vous les compléterez.

Oui. On va déjà voir nos deux comiques.

 

C’est parfait, à tout à l’heure.

 

 

Merci à nos amis, le Duo du Bas pour ces explications. Alors, le tracteur pulling, vous, vous en savez un petit peu plus notamment sur les origines de ce sport.

On dit tracteur, mais les origines ne sont pas avec des tracteurs. Le but du jeu était en Amérique 1ère Guerre mondiale, c’était les agriculteurs qui tiraient leur gros caillou des champs avec leurs chevaux. Depuis là est venu le concours de celui qui tirait le plus gros caillou.

 

D’accord. Maintenant on reproche au tracteur pulling d’être un petit peu polluant.

Oui.

 

Ce n’était pas le cas au début.

Non. Au début, c’était tout cool, ça marchait au foin et au crottin. Maintenant, les tracteurs ont des gros moteurs genres V12 ou des turbines d’hélicoptère. Ça carbure au kérosène, à l’alcool, à l’octane, au diesel. Tout ce qu’on veut qui n’est pas cool.

 

D’accord. Mais bon, cela ne pollue pas plus que certains sports ou certaines autres activités sportives comme la F1 ou des courses de motos par exemple.

Non, non. La F1 quand on voit le nombre de tours qu’ils font, toutes les personnes qui se déplacent en voiture ou en moto pour aller voir les courses, cela fait aussi pas mal de pollution.

 

Qu’est-ce qu’on peut dire encore sur ce sport ? Il est pratiqué, on le verra dans le reportage, presque exclusivement par des agriculteurs ou des mécaniciens.

C’est des personnes qui sont passionnées et qui sont un petit peu dans le milieu qui touche les tracteurs. Dans ces sports, on peut trouver plusieurs catégories. On a les catégories 3,5 tonnes, c’est des tracteurs qui ressemblent encore à des tracteurs. Il y a une autre catégorie qui ressemble à des tracteurs, mais les moteurs ne sont plus d’origine. On trouve des catégories un peu plus libres, genres avec des turbines d’hélicoptère ou des V12. Ce qui est assez drôle, c’est qu’il y a même des petites catégories garden. Les gens s’amusent et c’est des petits tracteurs pour tondre le gazon. Il y a aussi des petits tracteurs télécommandés. Je n’ai jamais vu, mais cela doit être pas mal ! Au début ils tirent une remorque, plus ils avancent, plus elle s’enfonce dans le sol. Au début, la remorque fait entre 15 et 25 tonnes. Au bout de cent mètres, elle fait déjà 70 tonnes. Cela demande des tracteurs puissants. On en trouve à plus de huit mille chevaux.

 

Ce qui est très particulier aussi, on l’a dit, c’est des paysans, mais c’est aussi l’un des rares sports où  les femmes peuvent se mesurer aux hommes sans problèmes. La force physique n’a pas d’importance.

Non. La force physique n’a aucune importance. Il faut une bonne connaissance dans le pilotage et aussi dans le réglage du tracteur au niveau de l’embrayage, du gonflage des pneus. L’équilibrage aussi pour que le tracteur ne patine pas dans tous les sens.

 

Mais c’est quand même tout en finesse.

C’est tout en finesse. On voit même dans le reportage qu’il y a des personnes qui liment les pneus de leur tracteur pour éviter de faire des ornières et de trop s’enfoncer.

 

On voit qu’ils travaillent pas mal les machines. Ils ont même certains tracteurs qu’ils vont utiliser exclusivement pour ça.

C’est que pour ça, tandis qu’il y en a d’autres qui ont moins de budget et qui vont prendre leur tracteur qu’ils emploient tous les jours dans les champs.

 

Très bien. Merci Julien pour ces explications. Je ne sais pas si cela va faire de nouveaux passionnés. Une année sur deux, vous l’avez entendu par le Duo du Bas, cela se passe à Boudevilliers et l’année suivante à Cudrefin. C’est à Cudrefin qu’on va se rendre pour regarder ces passionnés.

 

 

Nous sommes toujours à Auvernier dans le magnifique jardin du château avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Il s’est déroulé il n’y a pas longtemps à Saint-Aubin la fête qui s’appelle la « Nautica ».

Oui.

 

C’est le nom du club de voile de Saint-Aubin-La Béroche.

Oui. Le club nautique de Saint-Aubin-La Béroche.

 

Cela fait longtemps que le club existe et cela a toujours autant de succès.

Oui. Il y a des années et des années que cela existe et au début il faisait leurs déplacements avec des barques. Ils allaient à Grandson ou à Neuchâtel avec des barques. De plus en plus, ils se sont développés en ont fait des courses avec des voiliers.

 

C’est vrai que le lac de Neuchâtel a été utilisé pour la navigation depuis très, très longtemps quand les routes et le train n’existaient pas.

Oui en premier, c’était cela. Après, ils ont développé avec les voiliers. Ils font des cours pour les enfants. C’est un club qui se développe de plus en plus. Il y a des régates pour les enfants, adolescents et lors de cette fête, la Nautica, il y avait des promenades en bateau. Des gens pouvaient se promener, essayer de voir ce qu’est la voile. Beaucoup de gens se mettent de plus en plus à faire de la voile. Au début, c’était un sport…

 

On peut le dire, qui était réservé aux riches. On pensait ça en tout cas. Un voilier ça coûte très cher et ces clubs étaient un peu… on les voyait en veste bleue et pantalon blanc. C’était un petit peu un sport de riche.

Une image. Oui.

 

Son président le dit d’ailleurs qu’on a interrogé, le club s’est ouvert à d’autres sports.

Oui. Ils font aussi de la planche à voile, du ski nautique.

 

La planche à voile, c’est vrai qu’il n’y a pas besoin d’être fortunés pour en faire.

Non. Justement, ils font de plus en plus de courses pour que tout le monde apprenne ce qu’est la voile.

 

On a vu ce qui est intéressant et vous le disiez, des petites balades en bateau moteur étaient offertes. On l’a vu dans la régate qu’il y a une bonne collaboration entre ceux qui font de la voile, ceux qui font du bateau moteur. Ils se donnent des coups de main pour poser les bouées, etc.

Oui et ils se soutiennent lors des courses. Il y a toujours des bateaux qui entourent les autres bateaux.

 

Déjà pour la sécurité des voiliers, par exemple.

Oui exactement.

 

On va se rendre à Saint-Aubin pour voir cette fête de la Nautica. Merci en tout cas Françoise de m’avoir assisté ici à Auvernier.

Merci à vous et bonne journée.

 

Merci. Voilà Mesdames et Messieurs, on s’en va donc à Saint-Aubin, la Béroche, le lac de Neuchâtel, c’était une magnifique journée.

 

 

Voilà. Notre émission touche déjà à sa fin. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Passez une bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod