« Quoi de 9 ? » 242 : du 13 au 19 octobre 2008

 

 

Les frères Totor

 

On s’en va à Boudry retrouver Daniel Zumbrunn, Françoise Berthod, Linda Fischer et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Madame, Monsieur, chers amis bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Nous sommes à Boudry, au bord de l’Areuse, dans un endroit fort sympathique.

 

 

À mes côtés, Linda Fischer, bonjour Linda.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Il paraît que le rire, c’est bon pour la santé, vous êtes d’accord ?

Je suis très d’accord avec vous. Il y a déjà Nietzsche qui disait : « L’homme souffre si profondément qu’il a dû inventer le rire. »

 

Mais le rire chez les uns, chez les autres, suivant les pays, ce n’est pas pareil ?

Chaque culture, chaque pays a ses propres blagues. Cela fait aussi partie du rire, les blagues. Il y a des jeux qui sont aussi humoristiques. Par exemple, il y a un concours d’écrasement des moustiques en Laponie finlandaise. Une personne a cinq minutes pour écraser des moustiques, mais seulement avec les doigts. Le record du monde a été établi en 1995 avec 21 moustiques.

 

Et ça, c’est de l’humour en Laponie ?

Oui, c’est un jeu humoristique.

 

Il y a un Anglais qui a aussi inventé un humour particulier ?

Je ne sais pas s’il est Anglais, c’est un dessinateur de BD français, Enki Bilal, qui avait, dans une bande dessinée, décrit un jeu qui est un mélange de boxe et de jeu d’échecs. Quelqu’un a repris ça, qui était amateur des deux et aujourd’hui, il existe vraiment des tournois de Chessboxing.

 

Comment cela se pratique ?

Cela se joue à deux personnes sur un ring de boxe. Il y a un jeu d’échecs au milieu. On joue d’abord aux échecs, une minute de pause. On fait deux minutes de boxe, une minute de pause. Quatre minutes d’échecs et ça 11…

 

11 rounds.

11 rounds, oui.

 

D’accord.

Le gagnant est celui qui gagne soit aux échecs, soit à la boxe ou c’est l’arbitre qui décide.

 

Je vois qu’il y a différents humours. Vous avez rencontré il n’y a pas longtemps un humoriste ici à Boudry qui s’appelle Marc Fraize. Fraize, c’est son vrai nom ?

Oui, c’est exact. Marc Fraize vient de Lyon. Il a été invité pour la troisième fois à la Passade. Nous avons décidé de faire une petite interview avec lui et c’était très, très sympa d’ailleurs !

 

Je crois que l’on peut dire que c’est un garçon qui a vraiment beaucoup, beaucoup de talent.

Il a beaucoup de talent. Il a un genre spécial, il est plutôt timide. Mais il sait exploiter cette timidité.

 

Très bien. On va remonter à la Passade. Merci Linda, à bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

Voilà Mesdames et Messieurs. On se rend à la Passade pour rencontrer M. Marc Fraize. Fraize, cela ne s’invente pas…

 

 

Dans quelques secondes, nos amis le Duo du Bas vont revisiter l’histoire. L’histoire française notamment, mais il se passe aussi beaucoup de choses en Suisse, bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On est ici à Boudry. Boudry est une ville historique certes, mais aussi avec beaucoup de personnes importantes qui y ont habité, qui y ont vu le jour ici ?

Oui, Philippe Suchard qui est né justement à Boudry le 9 octobre 1797, à la rue Louis-Favre.

 

Voilà. Qui ne connaît pas Philippe Suchard. Il y a le chocolat bien sûr.

Oui. Déjà à l’âge de douze ans, il est entré dans une pharmacie pour acheter une livre de chocolat pour sa maman qui était malade. En ce temps-là, cela coûtait déjà six francs.

 

Dans les années 1800.

Exactement. Après, il part en apprentissage chez un confiseur à Berne où il apprend le secret des biscômes traditionnels. Plus tard, il revient et ouvre une confiserie…

 

À Neuchâtel.

À Neuchâtel, oui. Il aimerait créer une industrie chocolatière à Boudry, à l’actuelle rue Philippe Suchard, mais là, on ne le laisse pas faire.

 

Il n’a pas pu ouvrir sa fabrique comme il le souhaitait.

Non. Il va justement à Serrières où il fonde la fabrique Suchard.

 

D’accord.

Avec un seul employé, il produit déjà 25 à 30 kilos de chocolat par jour.

 

Au début, il était tout seul avec un seul ouvrier.

Il a aussi créé quelque chose qu’on connaît moins, c’est les Gorges de l’Areuse.

 

La Société des Gorges de l’Areuse où il distribuait généreusement du chocolat aux visiteurs.

Il fit construire en 1834 un bateau à vapeur.

 

Philippe Suchard ?

Oui. Il en fut le capitaine jusqu’en 1847. Il a même eu l’idée de faire un canal qui reliait Saint-Blaise, Cornaux au lac de Bienne. Ce plan échoua. Il a même été l’administrateur de la société…

 

Des mines d’asphalte du Val-de-Travers qui fut fondée en 1840.

C’est à lui qu’on doit le premier revêtement d’asphalte d’une chaussée au monde.

 

Il n’a pas seulement inventé le chocolat. Il était à la fois un inventeur et un homme d’affaires.

En 1872, à l’âge de 75 ans, il entreprit un voyage autour du monde, réalisant ainsi le rêve de sa vie. Il publia un livre « Le tour du monde en grande vitesse ».

 

En 1875.

Exact. Il meurt en 1884.

 

Il y a aussi un homme célèbre qui est né à Boudry et qui a mal fini à Paris, M. Jean-Paul Marat.

Oui, surnommé l’ami du peuple. Il a été assassiné à Paris le 13 juillet 1793.

 

Dans son bain.

Dans son bain par Charlotte Corday.

 

Merci Françoise pour ces explications, à bientôt.

À bientôt. Merci.

 

Voilà Mesdames et Messieurs. On se rend compte qu’il s’est passé aussi beaucoup de choses à Boudry, que des personnalités y ont vu le jour, ont vécu, ont créé des entreprises. Place maintenant à nos amis, le Duo du Bas, qui vont également revisiter l’histoire. L’histoire française en particulier.

 

 

Après cette page historique de nos amis, le Duo du Bas, on va rester dans l’histoire, dans l’histoire suisse avec Daniel Zumbrunn, salut Daniel.

Salut Jean-Pierre.

 

Toi qui est Jurassien, la pierre d’Unspunnen n’a aucun secret ?

Tout à fait. La pierre d’Unspunnen, en fait c’est la fête d’Unspunnen qui a été créée en 1805. Elle se déroule dans le hameau d’Unspunnen, à côté de Wilderswil, proche d’Interlaken. C’était une fête qui était censée réconcilier les Bernois de la ville et les Bernois de l’Oberland qui avaient un peu des tensions. Cette fête a perduré. Ils l’ont refaite en 1808 et après, la fois suivante, en 1905. Elle n’est pas régulière, ce n’est pas toutes les années. Après, cela a continué en 1946, etc. Ce n’est vraiment pas régulier. Il n’y a pas de dates arrêtées, mais de temps en temps, ils se retrouvent pour faire cette fête et lancer cette pierre.

 

Quand il y a les grandes réunions de lutte suisse, souvent maintenant le lancer de la pierre fait partie de ces fêtes, je crois.

Tout à fait. Ils prêtent la pierre et ils peuvent ainsi la lancer pas seulement une fois tous les dix ans, tous les vingt ans, quand ils organisent la fête spéciale.

 

Pierre d’Unspunnen qui a disparu, qui a réapparu. C’est pour ça que je parlais du Jura tout à l’heure

Oui en 1984, le groupe Bélier l’a volée. Pendant longtemps, ils ont dit qu’elle était en otage tant que le Jura ne serait pas réunifié. Finalement, un membre du groupe Bélier à l’interne, personne ne sait trop vraiment qui c’est, l’a restituée lors du Marché concours en 2001. Depuis, elle a à nouveau disparu, revolée en 2005.

 

D’accord. Vivement que le canton du Jura se réunifie, qu’on ne perde pas définitivement cette pierre.

Oui. Libérez les pierres !

 

Libérez les pierres. Merci Daniel pour cette petite page, c’est vrai qu’en Suisse romande, ce n’est pas trop connu, alors que le champion de Suisse du lancer de la pierre d’Unspunnen est Fribourgeois.

Il est Fribourgeois, mais il n’est pas très romand quand même, comme on l’entendra, vu que tu l’as interrogé, il parle plutôt le suisse allemand que le français.

 

D’accord. Il vient de la région suisse alémanique du canton de Fribourg. Merci Daniel pour ces explications et à bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

Voilà Mesdames et Messieurs, on s’en va maintenant à Vallon, petit village qui se trouve de l’autre côté du lac de Neuchâtel, village fribourgeois où la Société de jeunesse a organisé leur fameuse réunion annuelle.

 

 

Voilà Mesdames et Messieurs, notre émission touche à sa fin. Merci de l’avoir suivie. Passez une bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod