« Quoi de 9 ? » 243 : du 20 au 26 octobre 2008

 

 

Les frères Totor

 

Bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, Linda Fischer, Julien Pisenti et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur, chers amis, bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Nous avons décidé de dédier cette émission à notre collaborateur, Feisal Yussuf Abdurahim, qui est décédé, il y a quelques jours.

 

 

Feisal était pour toute notre équipe, bien plus qu’un simple collègue de travail. Il était aussi un ami fidèle et honnête, toujours disponible pour aider ou conseiller ceux qui en avaient besoin. Sa principale occupation au sein de notre télévision était de monter des émissions. Activité qu’il a toujours exercée avec beaucoup de sérieux et de talent. Ses apparitions devant les caméras étaient assez rares. Il est vrai qu’il était de nature plutôt discrète, mais ô combien efficace ! Ses enfants disent de lui qu’il était le meilleur des pères qu’on puisse rêver d’avoir. Tout comme son épouse dit de lui qu’il était un mari que toutes les femmes auraient rêvé d’avoir également à leur côté. L’ensemble des collaboratrices et des collaborateurs de notre télévision a perdu aujourd’hui un collègue exceptionnel. Nous présentons à son épouse et à ses enfants, nos plus sincères condoléances.

 

 

À mes côtés, j’ai le plaisir de recevoir Julien Pisenti, bonjour Julien.

Bonjour.

 

Pas facile d’enchaîner quand on a perdu un collègue ?

On n’a pas le choix des fois, il faut y aller…

 

Connaissant Feisal, on sait qu’il aurait souhaité que nous continuions.

Oui et en plus, c’était une personne adorable. Il était super cool comme collègue et ami. C’était que du bonheur de travailler avec lui.

 

Très bien. On va poursuivre et parler d’ArtPosition, une exposition de peintures, de sculptures assez exceptionnelles qui se déroule à Payerne.

Elle se déroule sur l’aérodrome militaire où ils reçoivent à peu près 80 artistes, ce qui permet aux petits artistes de côtoyer des plus grands. Cela se déroule en trois jours, généralement, il y a un vernissage, un jour d’exposition et le finissage.

 

Ce qui est assez particulier, c’est que l’organisateur invite d’abord et principalement des artistes de la région, cela va de Neuchâtel, Yverdon, Morat.

Voilà. En passant par Berne, toute la région des Trois-Lacs. Ils ont beaucoup d’artistes et chaque année, ils doivent en refuser. Ce n’est pas la place qui manque à Payerne, c’est en plein sur l’aérodrome militaire, dans les hangars des avions FA-18. À l’extérieur, on va plutôt trouver des sculptures qui sont plus imposantes, un peu plus grandes, qui prennent plus de place. À l’intérieur, tout ce qui est plus fragile, les petites sculptures, peintures ou de la photographie.

 

C’est vrai, on peut le dire, l’armée malgré tous les reproches qu’on peut leur faire, c’est quand même sympa de leur part. Ils sortent deux avions militaires pendant ces trois jours pour laisser la place aux artistes.

Vu la gabegie qu’il y a ces temps pour commander leur avion de chasse, peut-être qu’on aura plus de hangars et il y aura plus de manifestations artistiques.

 

Moins d’avions, plus de hangar.

C’est ce qu’on peut dire.

 

D’accord. On dira ça à M. Schmid. Particularité aussi intéressante, c’est qu’évidemment quand il y a 80 artistes qui sont invités, cela fait beaucoup de spectateurs. Ce n’est pas trop triste.

Non. Ce n’est pas triste, ça bouge tout le temps. Ils ont augmenté le chiffre de visiteurs. C’est affolant comme cela peut attirer autant de personnes. Juste pour l’art, c’est magnifique.

 

Il y a des artistes de la région. Il y a quelques artistes connus aussi ?

Il y a des artistes plus ou moins connus. Justement, c’est ce qui permet aux artistes de se côtoyer, de demander des conseils, des façons de travailler à d’autres. Cette année, il y avait un artiste, plus ou moins connu, argentin mais qui habite à Chevroux, qui fait de la sculpture sur acier. Ce qui est assez drôle, c’est qu’il taille l’acier comme on taille le bois normalement.

 

Quasiment à la main.

Oui. Cela fait un lien avec ce qu’on a déjà fait l’année passée avec le sculpteur sur bois avec des tronçonneuses, des marteaux et maintenant, on a sur acier.

 

Merci Julien pour toutes ces explications et ce magnifique montage. A bientôt.

Merci Jean-Pierre, à la prochaine.

 

Voilà Mesdames et Messieurs, on s’en va donc à Payerne sur l’aérodrome regarder cette exposition particulière.

 

 

On se retrouve avec Linda Fischer, bonjour Linda.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Dans quelques secondes, nos amis le Duo du Bas vont nous parler de cuisine, de recettes et aussi de façon de recevoir ses invités. Vous, vous allez nous parler de différentes méthodes,  façons de faire la cuisine dont certaines relativement modernes.

La cuisine s’adapte à son époque. Dans les années 70, on a commencé « cuisson lente », une méthode de cuisson conçue pour maintenir l’intégrité des ingrédients en les chauffant pendant une période prolongée à des températures relativement basses entre 40 et 60 degrés. Cela garde les vitamines, le goût des aliments. On essaye de remplacer de plus en plus l’huile et les graisses par des végétaux.

 

Et si l’on s’arrêtait quelques instants sur la cuisine moléculaire, je trouve ça intéressant.

La cuisine moléculaire est une innovation où l’on étudie l’ensemble de la cuisine, les différentes vitamines. Cela a été développé par Hervé This et Nicholas Kurti.

 

Cette cuisine moléculaire, cela devient une véritable science ?

Oui. Il y a de plus en plus de personnes qui s’occupent de ça. Ils jouent dans des notions telles que l’émulsion, l’agglomération, la convection et les effets tensio-actifs des aliments entre eux.

 

C’est une véritable science !

Oui, cela devient compliqué…

 

La cuisine moléculaire, on a compris que c’était intéressant. Cela paraît compliqué comme ça, mais la cuisine, la bonne cuisine de nos mamans, de nos grands-mamans, ça existe aussi.

Oui et c’est en train de revenir. Des herbes presque oubliées comme le lierre terrestre qui a même été utilisé pour la production de la bière jusqu’au XVIIème siècle. Les marguerites, les lilas, les trèfles des prés peuvent être utilisées comme salade et partiellement aussi comme légumes. Les fleurs, presque toutes, on les utilise comme décoration pour savourer les desserts. J’ai vu des sites où ils offraient ça, un plat 200 euros facilement. Cela se valorise…

 

C’est cher les pétales de roses.

Oui.

 

Tout ce qui est dans la nature ne se mange pas forcément. Il y a quand même des herbes avec lesquelles il faut faire attention.

Oui justement. On doit les connaître par exemple dans le cadre du lierre terrestre, on n’ose pas se tromper avec le lierre que la plupart des gens connaît, celui qui grimpe le long des arbres, parce celui-là, il est très, très toxique. Cela exige une certaine étude et une certaine connaissance. La meilleure chose est de se faire accompagner par un expert…

 

Merci Linda pour ces excellents conseils sur la cuisine. A bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

On va se rendre vers nos amis, le Duo du Bas, qui sont venus ici à la gare au studio pour nous parler justement de la cuisine et nous donner quelques conseils.

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

 

Dans quelques secondes, on va regarder un petit reportage que nous avons réalisé sur le lac de Morat. Il s’agit de la traversée du lac à la nage. On a décidé de parler de la natation. La natation, c’est quoi finalement ?

La natation est une méthode qui permet aux êtres humains ainsi qu’à certains animaux de se mouvoir dans l’eau sans autre force propulsive que leur propre énergie.

 

Voilà. C’est ça à la base. Différents sports ensuite ont été établis, il y a la natation avec différentes formes de compétition ?

Oui. Il y a la natation synchronisée, le plongeon.

 

Le water-polo.

Le water-polo et aussi plusieurs formes de nages dont le crawl, le papillon, la brasse, le dos.

 

La natation et les différentes formules sont devenues des sports olympiques, depuis quand ?

Oui comme sport olympique pour les hommes depuis 1896 et pour les femmes depuis 1912.

 

Les Romains parlaient déjà natation ou nage en tous cas ?

Oui ils semblent, mais il n’y a pas tellement de preuves…

 

Qu’ils savaient nager.

Non. Mais les Romains disaient justement des gens, qu’ils étaient peu instruits : « S’il ne sait pas lire, ni nager. »

 

C’est un sport déjà qui les intéressaient.

Exactement oui.

 

On en revient à notre époque, je le disais tout à l’heure, nous allons suivre la traversée du lac de Morat à la nage. Elle a été gagnée cette année par un nageur du Red Fish, le club de Neuchâtel, un ancien nageur.

Oui par Philippe Allegrini qui fait partie des Masters du Red Fish.

 

C’est quoi les Masters ?

C’est soit des anciens nageurs qui ont fait de la compétition internationale ou nationale, des gens qui aiment beaucoup le sport ou des passionnés de natation qui s’entraînent quand même quatre fois par semaine et qui participent à des compétitions nationales aussi.

 

Et des traversées, des exploits dans le lac de Neuchâtel ou Morat ?

Oui.

 

Le Red Fish est un vieux club ?

Oui. Il a été fondé en 1917.

 

Voilà et pourquoi Red Fish ?

Oh ce mot vient des Anglais ou des Canadiens qui ont trouvé ce nom.

 

Nous aurons sûrement encore l’occasion de reparler du Red Fish, un club que vous connaissez bien, mais qui a des grands champions en son sein, M. Perez a même été aux Jeux olympiques de Pékin.

Oui.

 

D’autres coureurs vont le suivre… on en est certain !

On l’espère.

 

On l’espère en tout cas. Merci Françoise pour toutes ces explications.

Merci à vous.

 

On va continuer dans la natation. On va donc se rendre sur le lac de Morat où vous verrez, non seulement, on a rencontré cet ancien coureur du Red Fish, on a également rencontré un nageur qui avait plus de 60 ans et qui a fini dans le premier tiers et il nous dit : « Il n’y a pas de miracle, ce n’est qu’une question d’entraînement. »

À tout bientôt Françoise. Mesdames et Messieurs, on se rend donc à Morat pour cette magnifique course.

 

 

On revient sur terre pour regarder maintenant un magnifique montage qui a été réalisé par Oscar Garcia sur un poème de notre collaborateur, Éric Broye.

 

 

C’est sur ces images que se termine notre émission qui était, je vous le rappelle, dédiée à notre collaborateur, Feisal, qui est décédé il y a quelques jours. Mesdames et Messieurs, merci beaucoup de nous avoir suivis. Passez une bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod