« Quoi de 9 ? » 248 : du 24 au 30 novembre 2008

 

 

Les frères Totor

 

Bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle. Dans quelques instants, « Quoi de 9 » avec Françoise Berthod, Linda Fischer et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. On se trouve aujourd’hui sur les hauteurs de Saint-Aubin, sur la magnifique piste de BMX.

 

 

Bonjour Linda.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Alors si des centaines et des centaines d’enfants peuvent venir ici faire du vélo sur ce circuit de mi- cross, c’est parce qu’un jour, quelqu’un a inventé le vélo. Autrement, évidemment cela n’existerait pas. Est-ce que l’on sait quand a été inventé le vélo et qui a eu cette idée géniale ?

L’engin qui paraissait déjà être un vélo a été inventé par Karl Drais, un baron allemand. C’était une « machine à courir » qui a été appelée après la draisienne. Il l’a fait en 1817. Mais elle n’était pas tellement commode et c’est plus tard, M. Pierre Michaux en 1861 qui a inventé la pédale appelée « pédivelle ».

 

C’était ces vélos avec une grande roue et une petite roue, je pense ?

Non pas encore. Après un collègue de M. Michaux, M. Lallement est parti aux États-Unis et c’est lui qui, la première fois, a prononcé le nom « bicycle ». Elle avait le surnom de « secoueuse d’os », parce que les roues étaient encore fabriquées en bois avec un anneau de fer autour. C’est le caoutchouc dur qui est apparu en 1869 et c’est là qu’on a commencé à faire les grands-bis avec des roues d’un diamètre de près de 1,50 m et la petite roue. C’était assez dangereux, car à l’époque, il n’y avait pas encore les routes asphaltées. On pouvait tomber sur un nid-de-poule ce qui provoquait une chute. On appelait ça faire un soleil. On chutait en avant et on se faisait dépasser par la grande roue. Cela pouvait même être mortel.

 

Un inventeur français a eu une idée, je crois, assez géniale ?

Oui, c’était après que la guerre fut terminée en 1870. Il y avait des fourres de sabre qui n’étaient plus utilisées et lui, il a eu l’idée de recycler ça en changeant les tubes pleins contre les fourres de sabre pour faire les cadres des vélos. C’était déjà un progrès. Le vélo est devenu beaucoup plus léger.

 

Quand a-t-on vu pour la première fois des vélos équipés de pneumatiques ?

Cela doit être fin du XIXe siècle. En 1888, c’est M. Dunlop qui a inventé le pneumatique aussi pour la voiture. On a aussi commencé de l’utiliser pour le vélo. On a commencé à faire des vélos avec des roues plus raisonnables et c’est aussi à cette époque-là que les femmes ont commencé à faire du vélo. Cela a révolutionné la mode des femmes, parce qu’avec les corsets, elles ne pouvaient pas faire de vélo. Ils ont fait une nouvelle mode spécialement pour les femmes à vélo. Au niveau de l’habillement, cela a libéré les femmes…

 

Après la libération de la femme, les vélos ont aussi passablement évolué, question matériaux ?

Oui. Jusqu’au début des années 80, ils étaient construits en acier et en chrome, ce qui faisait un poids assez redoutable. C’est dans les années 1980 que le prix de l’aluminium a baissé et on a commencé de l’utiliser et aujourd’hui, je crois qu’on utilise déjà même le carbone. Le vélo et le sport cycliste ont eu une très grande évolution et gagné beaucoup de popularité.

 

Absolument. Merci Linda de nous avoir raconté l’histoire du vélo et à bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

Voilà Mesdames et Messieurs. On va donc rester ici sur la piste de BMX pour assister à une très, très intéressante compétition.

 

 

Il est temps d’aller retrouver nos amis, le Duo du Bas, dans le magnifique théâtre du Matchbox. Une fois n’est pas coutume, on va se rendre dans les coulisses du théâtre pour y rencontrer un homme, oh combien important, le régisseur…

 

 

Bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Avant de regarder le corso fleuri de la Fête des vendanges de Neuchâtel, on va parler des vignobles neuchâtelois et des différentes sortes de vins qu’il y a dans le canton. Qu’est-ce que vous pouvez nous dire sur le vignoble neuchâtelois ?

Les quelque 600 ha du vignoble neuchâtelois qui s’étend sur 40 km au bord du lac entre Vaumarcus et Le Landeron produisent en moyenne 35 000 à 40 000 hl de vins. C’est 4 % de la surface viticole de la Suisse et 3 % de sa production. Neuchâtel est le 6ème canton viticole de Suisse.

 

D’accord. Et actuellement, je crois que le 47 % des surfaces sont plantées en cépages blancs, essentiellement du chasselas, du pinot gris et du chardonnay, je crois ?

Oui et le 53 % restant c’est principalement du pinot noir. Près de la moitié de la production du pinot noir est destinée à l’Oeil-de-Perdrix.

 

On entend souvent dire du mal des vins neuchâtelois et pourtant le vignoble est bien positionné ?

Oui. C’est un climat assez sec, bien ventilé et assez ensoleillé justement, à peu près 1 700 heures par année. Les hivers sont doux.

 

Aussi, bien sûr.

Et le brouillard en automne, ce qui favorise vraiment le vin.

 

Une des spécialités parmi les vins neuchâtelois, c’est l’Oeil de Perdrix ?

Oui. Depuis des temps immémoriaux, les encaveurs du pays de Neuchâtel ont produit des Œil-de-Perdrix provenant exclusivement de pinot noir légèrement cuvé. Il existe une étiquette qui provient de l’encavage Louis Bovet d’Areuse qui prouve…

 

L’existence de ce vin un peu particulier.

Exactement oui. Ce n’est que dans les années d’après-guerre que l’Oeil-dePerdrix a commencé son irrésistible ascension.

 

Oui. Il n’est pas connu seulement à Neuchâtel. Dans toute la Suisse, il est réputé.

Oui. Mais justement, il provient de Neuchâtel.

 

Voilà. On verra tout à l’heure dans le cortège défiler des hommes avec des costumes un peu de la Belle époque. Il s’agit de la Compagnie des Vignolants.

Oui. Justement, cette Compagnie a été fondée le 6 octobre 1951 par 19 communes viticoles neuchâteloises. Les Vignolants ont notamment pour but d’exercer une activité consacrée à la défense et à l’illustration des vins de Neuchâtel.

 

Merci Françoise pour cette balade sur les chemins viticoles neuchâtelois. À bientôt.

À bientôt Merci.

 

Voilà Mesdames et Messieurs. On se rend au Corso fleuri de la Fête des vendanges où on y a bu aussi pas mal de vin et du bon vin…

 

 

Après ce petit passage à la Fête des vendanges, que diriez-vous d’une petite balade sur le lac, sur le lac de Morat et à planche à voile, s.v.p. ?

 

 

C’est sur ces images que se termine notre émission de la semaine. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Passez une très bonne fin de journée, une bonne soirée, une bonne nuit. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod