« Quoi de 9 ? »
249 : du 1er au 7 décembre 2008
Les frères Totor
Dominus
Vobiscum Ecum Spirituto. Alléluia. Mes biens chers frères, mes biens chers
sœurs, bienvenue sur TOR avec aujourd’hui Françoise Berthod, Julien Pisenti,
Linda Fischer et Jean-Pierre Lambert.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
chers amis bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle
neuchâteloise. On se trouve cette semaine devant le magnifique château de
Valangin avec Linda, bonjour.
Bonjour
Jean-Pierre.
Nous allons ensemble aller faire un
petit tour dans le Moyen Âge, une époque durant laquelle l’église catholique
avait de drôles de pratique, je pense notamment à l’Inquisition.
C’est
exact. En principe, l’Inquisition commence avec l’histoire des chrétiens de l’église
catholique au Vatican. C’est en 313 que l’empereur Constantin permet la
religion chrétienne dans l’empire romain. Quelques années plus tard, il y a un
évêque qui est exécuté à cause de ses thèses. Cela a créé un scandale. C’est
l’évêque de Rome Sirice qui a commencé à écrire le droit canonique. Le droit
canonique a été utilisé jusqu’au XIe siècle surtout sur un mode
littéraire et pas tellement strict. C’est pendant le IXe au XIe
siècle que les gens ont commencé, par exemple sur les routes des pèlerinages, à
parler entre eux et de formuler de nouvelles thèses qui n’étaient pas conformes
à l’église catholique. C’est au XIIe siècle qu’on a commencé à
poursuivre ces gens-là. Au début, les inquisiteurs étaient toujours à deux et
il y avait seulement l’accusation. Après, ils commençaient à travailler seuls
où le risque d’abus devenait beaucoup plus grand. Il y avait la dénonciation.
À cette époque, une seule dénonciation
pouvait conduire les gens sur l’échafaud ?
Oui,
parce que les gens qui voulaient recourir ou prendre un avocat, c’était
interdit. Les gens n’avaient pas cette possibilité. C’est au XIIIe
siècle où vraiment les ravages ont débuté, la persécution ou l’inquisition
médiévale a commencé et où l’on commençait aussi à poursuivre les sorcières pour
sorcellerie.
Et en Suisse ?
En
Suisse, c’est vers 1403 où on commence à poursuivre l’hérésie vaudoise. À
Neuchâtel, il y avait deux grandes époques de persécution au XVe
siècle et ils ont repris vers 1568 pendant
Très bien. Merci Linda de nous avoir
rappelé ces mauvais souvenirs pour l’Eglise catholique et à bientôt.
À
bientôt Jean-Pierre.
Voilà Mesdames et Messieurs. On quitte
quelques instants le château de Valangin pour aller au château
d’Estavayer-le-Lac, où nous attend, Humbert le prince Bâtard, qui vient
d’acheter le château.
Il est l’heure maintenant de passer à
notre revue de presse. Elle est assurée par qui ? Par nos amis, le Duo du
Bas.
Bonjour Julien.
Bonjour
Jean-Pierre.
On se trouve devant les remparts du
château de Valangin pour parler de ces nombreuses associations qui réunissent
des personnes ayant le même problème, souvent des problèmes de santé et on a
estimé que c’est bien d’en parler, parce qu’elles sont vraiment utiles.
On
a justement des groupes comme l’ARFEC où justement le directeur de l’ARFEC,
Monsieur Olivier Ray, va nous faire une présentation très détaillée de son
association. Je pense que faire partie d’un groupe comme ça, c’est déjà un
poids en moins sur les épaules, parce qu’on peut discuter avec d’autres
personnes qui sont atteintes, soit d’une maladie ou de mêmes problèmes qu’eux.
Cela peut être, si on veut donner
quelques exemples, l’association des diabétiques, l’association de personnes
souffrant de sclérose en plaques.
Voilà.
On trouve même des associations de familles qui sont déchirées ou de parents
divorcés. C’est un bon suivi vis-à-vis des enfants ou de la personne qui est
atteinte et qui peut se reposer justement sur d’autres personnes.
C’est clair que quand on va chez le
médecin et que le médecin vous dit que vous avez telle ou telle maladie ou que
votre enfant a telle ou telle maladie, souvent ensuite le médecin n’est pas là
pour vous aider plus loin…
Non.
Le médecin, cela va être le diagnostic. Si il y a un traitement, le suivi du
traitement et il ne va pas s’occuper du problème que cela peut poser
psychologiquement chez la personne. Ces associations sont là dans le but
justement de ne pas toujours être pendu à un médecin ou être pris pour un
simple numéro.
C’est vrai que d’autres personnes qui
ont la même maladie peuvent mieux vous aider, mieux vous conseiller.
C’est
des personnes, comme on le verra dans le reportage, il y a des personnes qui
ont déjà eu des enfants décédés, mais qui font toujours partie du groupe. C’est
quand même une grande étape et les gens qui en font partie ont besoin d’être
soutenus par l’expérience des gens qui sont déjà passés par là.
Il y a un exemple assez connu, c’est les
AA, alcooliques anonymes, qui sont extrêmement efficaces, parce que justement,
ils ont tous vécu ce genre d’expérience.
Ils
voient qu’ils progressent par témoignage de l’une ou l’autre personne. C’est
cela qui est super.
Bien. Merci Julien pour ces
explications. Encore une fois, on recommande aux gens qui ont un problème
particulier de se renseigner, si il n’y a pas près de chez eux, une
association. On va se rendre maintenant en effet au Centre culturel de
L’Association
Romande des Familles d’Enfants atteints d’un Cancer.
Encore une fois, merci Julien et l’on se
retrouve dans quelques minutes.
On termine cette émission en ouvrant une
page poétique avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.
Bonjour
Jean-Pierre.
On va diffuser un reportage qui a été
réalisé, monté par Oscar Garcia avec une poésie de l’un de nos anciens
collaborateurs, Eric Broye.
Oui
justement, je ne l’ai pas connu. Est-ce que vous pouvez nous en parler un petit
peu ?
Bien volontiers. C’est un collaborateur
qui nous avait écrit un jour. Il était paysan, puisqu’il est maintenant
malheureusement décédé. Il gardait des vaches en plaine pendant l’hiver. En
montagne comme berger pendant l’été et c’est vrai que tous les mois, il nous
envoyait un article ou une poésie qu’on publiait dans le journal. Mais bon,
vous avez pu en lire quelques-uns.
Oui,
contrairement à ce que l’on dit, les gens justement qui sont dans les alpages
ne savent pas écrire ou n’ont pas une bonne culture, il avait vraiment une
écriture extraordinaire, une belle écriture, une bonne écriture.
Une belle écriture. On peut dire, en
effet, qu’Éric Broye écrivait parfaitement bien, sans faire de fautes avec un
style qui était tout à fait remarquable. Justement, nous avons publié un livre
de poésies lorsqu’il est décédé. Décédé d’une façon assez tragique, d’après des
témoins, il voulait sauver des brebis qui étaient égarées au bord d’une
falaise, et il a chuté. Ils l’ont retrouvé quelques jours après en bas de la
falaise. On a toute une série de poésies qui a été mise en images par Oscar
Garcia. Bien sûr, on voulait rendre hommage à Éric qui avait un frère jumeau
qui n’a pas supporté non plus le décès de son frère et qui lui, s’est donné la
mort quelques années après.
Voilà. Je ne sais pas trop ce qu’on peut
dire d’autre sur Éric, à part lire ses poésies.
Oui
justement et moi je regrette de ne pas l’avoir connu. C’est un bel hommage pour
lui.
Absolument. Merci en tout cas Françoise
de m’avoir aidé à rendre hommage à Éric et à bientôt.
À
bientôt. Merci.
Voilà Mesdames et Messieurs, on va donc
regarder ce sujet, qui encore une fois, a été mis en images par Oscar Garcia.
Voilà Mesdames et Messieurs, notre émission
touche à sa fin. Merci d’être de plus en plus nombreux à nous suivre. Passez
une bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des
autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod