« Quoi de 9 ? » 251 : du 15 au 21 décembre 2008

 

 

Les frères Totor

 

Madame, Mademoiselle, Monsieur bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Dans quelques instants « Quoi de 9 ? » avec César Carrasco, Françoise Berthod, François Gombàs et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis, bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. On se trouve aujourd’hui au port de Saint-Blaise où nous allons essayer entre deux averses ou giboulées de vous présenter nos émissions de la semaine.

 

 

Premier reportage de la semaine, on va vous parler des vêtements ou des costumes. À mes côtés, François Gombàs, bonjour François.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va parler des vêtements. Aujourd’hui, c’est de circonstance avec le froid qu’il fait. Est-ce que l’on sait quand et comment a commencé l’histoire des vêtements chez l’être humain ?

On peut dire que l’histoire du costume a commencé dès l’apparition de l’homme sur la terre avec le péché originel d’Adam et Ève. Leur principal souci était la pudeur. On se couvrait surtout les parties intimes du corps surtout dans les climats froids où l’ on s’enduisait de graisse animale pour faire face aux intempéries comme aujourd’hui et dans les climats plus chauds, on utilisait seulement un petit pagne pour se recouvrir.

 

D’accord. Et quels sont les critères qui ont influencé l’habillement ?

C’était surtout la pudeur dès le départ. Il a fallu attendre des milliers d’années avant qu’on ait d’autres critères qui apparaissent. Le premier critère, c’était surtout l’envie de séduire, de plaire à son prochain. Comme on le sait, même dans le règne animal aujourd’hui, on essaye d’avoir de nouveaux atouts, de nouveaux atours pour conquérir son partenaire. Deuxièmement, il y avait un aspect, une hiérarchisation sociale qui s’est développée, qui a influencé l’être humain à se vêtir pour se montrer d’une manière différente, pour montrer son autorité et sa puissance, etc. Avec cela, les chefs, ceux qui ont le plus de force tuaient les animaux, les lions, les mammouths. Ils se revêtaient de ses atours et avec cela on pouvait montrer qui on était, si on était le chef.

 

Que s’est-il passé encore, ça n’a pas arrêté d’évoluer ?

Cela n’a pas arrêté, mais il a fallu quand même attendre jusqu’à la fin du Moyen-Âge pour trouver deux autres facteurs qui ont vraiment influencé la manière de se vêtir. Premièrement, il y a eu beaucoup d’avancées techniques ce qui a permis d’avoir de nouvelles étoffes, de nouvelles couleurs et deuxièmement, il y avait des échanges culturels qui proliféraient à cette époque-là avec la découverte des Amériques, les voyages de Marco Polo en Orient. Ces facteurs-là ont contribué à un grand développement dans l’histoire du costume. C’est là qu’on a commencé à voir une scission entre la mode masculine et la mode féminine. Il a fallu attendre jusqu’en 1789 avec la Révolution française pour que la libération de l’habillement se fasse. Chez les hommes, on a commencé à porter des pantalons. Les femmes, la ceinture à la taille, etc. Par contre, une grande différence s’est opérée avec la première guerre mondiale. Les femmes sont restées à la maison, les hommes étaient quasi tous au front. Elles devaient aller travailler pour contribuer à la machine de guerre et pour cela, il a fallu créer des sous-vêtements plus confortables pour que la femme puisse aller au travail.

 

C’est-à-dire qu’on a vu apparaître, je pense, les pantalons, les bottes pour les femmes ?

Exactement et ensuite avec l’industrialisation après la première guerre mondiale, le sport pour tous, cela n’a fait que s’accroître. Depuis ce moment-là, l’histoire du costume s’est un peu arrêtée et on peut dire qu’une nouvelle histoire est née, c’est celle de la mode… Pour remédier à la disparition du costume, on n’avait pas mal d’associations qui se sont formées à travers le monde notamment en Suisse. On a développé la FNCS (Fédération nationale des costumes suisses). C’était des femmes neuchâteloises et vaudoises qui avaient un souci de garder le costume traditionnel. C’est un symbole d’identité, un sentiment patriotique qu’on voulait sauvegarder et aujourd’hui, on les trouve surtout dans les fêtes nationales, notamment à la Fête des Vendanges, au corso fleuri, où on peut admirer tous ces costumes.

 

Merci François de nous avoir conté l’histoire du costume et à bientôt.

Merci beaucoup Jean-Pierre.

 

Voilà Mesdames et Messieurs. Il est temps d’aller retrouver des Neuchâtelois et des Neuchâteloises qui aiment justement porter le costume. Nous les avons rencontrés lors de la soirée du Costume Neuchâtelois. C’était à Cernier, il y a quelques semaines.

 

 

Il est temps d’aller retrouver nos amis du Duo du Bas et à ce sujet, j’ai un scoop, il paraît qu’il se prépare à tourner un reportage sur le folklore à leur façon !

 

 

Notre émission est très, très culturelle et très, très musicale. On va le voir encore maintenant avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Vous avez rencontré Henri Dès, un homme que tout le monde connaît, mais qui se lance dans une chanson un petit peu particulière.

Oui. Tout le monde le connaît pour avoir écrit et chanté des chansons pour enfants. Mais cette fois, il cherche à faire comprendre autre chose, un autre message qu’il nous donne.

 

C’est clair que cette chanson s’adresse quand même aux enfants, parce qu’il le fait toujours sur un ton sympathique avec un refrain, mais c’est vrai que cette fois, il veut les rendre attentifs au problème de l’eau.

Oui, c’est un phénomène vraiment important. L’eau est autant chère que le pétrole de nos jours.

 

Et ce que beaucoup de gens ne savent pas, c’est qu’en effet, l’eau, c’est une ressource qui n’est pas inépuisable ?

Non, l’eau potable est aujourd’hui de plus en plus rare. Elle est polluée et chère.

 

Donc la grande question qu’Henri Dès pose, mais que tout le monde peut se poser, c’est finalement que faut-il faire pour conserver cette eau propre, pure. Comment faire aussi pour qu’elle puisse être à disposition de tout le monde ?

Dans de nombreuses régions du monde, l’eau justement diminue et la qualité se détériore.

 

En effet, les Nations Unies, je crois, ont décrété à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, ils ont dit que près de 2 personnes sur 10…

Sont privées d’eau potable, tandis que 4 sur 10 ne bénéficient pas d’un assainissement de base.

 

En ce début du XXIe siècle, l’humanité prend petit à petit conscience que les ressources planétaires en eau ne sont pas illimitées.

Oui, car on pense toujours qu’il manque d’eau seulement dans les pays défavorisés, mais on manque aussi d’eau en Suisse. Les cours d’eau, tout ça s’assainit… et les gens ont toujours de plus en plus besoin d’eau, de nombreux besoins, l’hygiène, les boissons, les productions de produits alimentaires et d’énergie. On emploie vraiment beaucoup d’eau…

 

Qu’est-ce qu’on peut faire pour économiser l’eau finalement ?

Il y a un industriel spécialiste des équipements sanitaires qui a inventé un système qui permet un recyclage de l’eau pour une seconde utilisation dans le cadre de l’habitat.

 

Donc, il y a de plus en plus de recherches qui se font. Enfin, c’était intéressant de rencontrer Henri Dès, vous l’avez vu sous un autre aspect qu’on le voit d’habitude et sa chanson est vraiment sympathique. On va d’ailleurs maintenant diffuser le clip qu’il a réalisé sur ce sujet en espérant que cela rende attentif les parents et les enfants de ce problème. Merci en tout cas Françoise pour cette petite balade autour de l’eau.

Merci beaucoup à vous.

 

On était tout à fait dans le sujet aujourd’hui. Voilà Mesdames et Messieurs, il est temps d’aller retrouver M. Henri Dès et sa magnifique chanson.

 

 

Nous sommes toujours à Saint-Blaise, toujours dans le vent et le froid avec César Carrasco, bonjour César.

Bonjour Monsieur.

 

Vous avez décidé de nous présenter aujourd’hui un chanteur, un troubadour.

Avec Oliver Starq qui maintenant, on peut le dire, est un auteur-compositeur-interprète. C’est une personne qui s’est faite lui-même. C’est intéressant le chemin qu’il a pris, parce qu’il a toujours essayé de faire des découvertes partout dans le sens musical. Mais avant de se lancer vraiment dans la musique, il a voulu avoir les pieds sur terre. Petit à petit, une fois qu’il s’est senti sûr, depuis ce temps-là, il vit de sa musique. Ce qui est intéressant, c’est qu’il compose dans les concerts même. Il part de rien et, petit à petit, il commence à construire ses chansons.

 

Sa base est à Neuchâtel, mais il aime aller presque tous les soirs dans une autre ville, si j’ai bien compris ?

Ouais et c’est quelqu’un qui aime bien la nature. Je crois aussi qu’on peut dire que c’est un homme qui vit comme un oiseau… qui aime beaucoup la liberté et ça lui permet de pouvoir se développer encore plus. On pourrait dire peut-être que la nature est une deuxième maison pour lui et une ressource également. Mais aussi à part la nature, c’est la chaleur humaine qu’il aime beaucoup.

 

Je pense. Il a besoin d’aller dans les restaurants pour présenter ce qu’il fait. Il a besoin de ce contact très, très direct avec les gens.

Ouais. Je crois aussi qu’il a un côté, une ouverture avec laquelle il cherche dans les personnes, ce qu’il y a dedans, ce qu’il y a de bon dans les autres et tout ça fait partie de sa découverte quotidienne qui lui permet d’aller plus loin.

 

En tout cas, c’est un vrai artiste. C’est un vrai créateur comme on les aime bien sur notre télévision.

Ouais, mais je crois que son secret, c’est qu’il a un côté très humble et très ouvert.

 

En tout cas, merci César, d’avoir eu cette très bonne idée de nous présenter cet artiste et à très bientôt.

À très bientôt.

 

Voilà Mesdames et Messieurs, on s’en va du côté de la Cité universitaire à Neuchâtel, retrouver César, ainsi que M. Oliver Starq.

 

 

Notre émission touche déjà malheureusement à sa fin. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Passez une bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod