« Quoi de 9 ? » 304 : du 19 au 25 janvier 2009

 

 

Les frères Totor

 

Ouille, ouille, ouille. Salut à tous. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec François Gombàs, Daniel Zumbrunn, Julien Pisenti et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis, bonjour et merci d’être venus nous retrouver sur TOR. Dans quelques instants, Linda Fischer va nous faire découvrir un homme qui est déjà très connu à Neuchâtel, qui est producteur de films et qui s’appelle M. Jacques Sandoz. Mais avant de vous montrer cet entretien, nous allons parler d’un de ses films avec Julien Pisenti, bonjour Julien.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Jacques a fait beaucoup de films en Suisse, aux États-Unis, en Afrique aussi je crois. Mais il y a un film qui a particulièrement marqué les Neuchâtelois et qui s’intitule « Le cheval frontière ».

« Le cheval frontière » est un film qui a été diffusé sur la télévision suisse romande. Il n’y a pas tout le monde qui le connaît, mais il est déjà bien connu. Cela retrace la route d’une actrice, Patricia Mottet, qui, avec ses deux chevaux, est partie de Genève jusqu’à Bâle à dos de cheval en passant par les crêtes du Jura. Il y a deux ou trois anecdotes. Tout d’abord, c’était en plein pendant les problèmes de fièvre aphteuse en France. Elle a été bloquée à la frontière avec ses chevaux, impossible de passer. Elle a dû tout faire sur les crêtes des montagnes. Un moment vraiment émouvant dans le film, c’est quand elle se perd au Chasseron où il y a tous ses amis qui vont la rechercher avec un ratrak et tout.

 

Je pense que le long de ce long voyage, elle a dû faire pas mal de rencontres intéressantes, originales ?

Oui. Justement, c’est aussi l’un des buts du film je crois. C’est des rencontres de personnes plus ou moins importantes de la région.

 

Parmi ces personnes qu’elle a rencontré, des gens connus ?

Des gens plus ou moins connus comme le chanteur Michel Bühler. Autrement, on trouve des artistes un peu moins connus, des peintres ou des corps de métiers presque perdus comme quand elle se promène à La Sagne dans les tourbières. Cela retrace vraiment un beau voyage.

 

Pour l’équipe de Jacques Sandoz, cela n’a pas été vraiment une partie de plaisir, parce qu’en plus, elle n’a pas choisi la période la plus favorable ?

Non. On voit sur les images qu’elle est partie pendant la période hivernale et en plus, l’année où cela a été tourné, il a spécialement neigé. Elle s’est retrouvée coincée. Ils l’ont suivie avec une équipe de quatre à cinq personnes, je crois, tout le long du voyage. On voit aussi quand elle est sur la route, qu’elle est sur son cheval, elle se fait klaxonner par des automobilistes, parce qu’ils disent qu’elle n’a rien à faire sur la route. Mais on a tendance à oublier que le cheval était ici avant la voiture.

 

Voilà peut-être une belle conclusion. En tout cas, merci Julien. C’est vous qui avez fait aussi le montage de ce qu’on va voir maintenant. Alors place à cet entretien qui a été réalisé par Linda Fischer.

 

 

Vous connaissez le festival de Cannes ou le festival de Locarno ou encore celui de Berlin, mais connaissez-vous le festival du film paysan du Val-de-Ruz, pour être plus précis de Boudevilliers ? Peut-être pas, mais ce n’est pas grave. Grâce à TOR, vous savez la seule télévision qui a toujours raison, eh bien vous allez tout savoir…

 

 

On a quitté la chaleur de notre studio pour venir ici à La Tène dans un décor qui ressemble plus au Grand Nord canadien qu’à une plage suisse romande avec Daniel Zumbrunn, salut Daniel.

Salut Jean-Pierre.

 

Le paysage est en effet polaire, mais ça tombe assez bien, puisqu’on va parler des chiens de traîneau. Qu’est-ce que tu peux nous en dire ?

Les chiens de traîneau, il y a déjà plusieurs races. Le plus connu, c’est le « husky » qui vient de Sibérie. De ces différentes races, c’est le plus petit, mais c’est aussi le plus rapide. C’est pour ça qu’on en voit souvent qui gagne des courses. Il a aussi une particularité, c’est qu’il a souvent les yeux bleus ou alors marrons ou alors pire, certaines fois, il a un œil bleu et un œil marron. C’est quelque chose qu’on ne voit pas tous les jours dans la nature. Sinon, il y a encore trois autres races. Il y a le « malamute » qui vient d’Alaska. C’est le plus grand et le plus robuste. Il est peut-être un peu moins bon dans les sprints, mais alors il peut tirer des charges plus grandes et, sur la durée, faire des efforts plus longtemps. On dit même qu’à l’époque, quand ils ont sélectionné la race, ils le croisaient avec des loups pour justement lui donner plus de force et plus de résistance. Ensuite la troisième race, c’est le « samoyède » qui nous vient aussi de Sibérie. Lui sa caractéristique, c’est qu’il est tout blanc. On dirait vraiment un ours en peluche. Il est très joli à voir, il a à peu près les mêmes aptitudes que les autres.

 

Il y a encore une quatrième race, je crois ?

Oui, la quatrième race, c’est l’« esquimau du Groenland qui vient du Groenland évidemment. Ce qui est rigolo, c’est qu’en Suisse, on a un grand élevage de ces chiens-là qui appartient en fait à la Compagnie du chemin de fer de la Jungfrau. Simplement, quand ils ont construit la ligne, ils avaient besoin de chiens de traîneau pour aller amener du matériel tout le long de la ligne. Ils avaient d’abord des samoyèdes. Finalement, ils n’étaient pas trop adaptés à la montagne. Ils sont donc allés chercher des groenlandais et depuis, ils ont toujours cet élevage. Maintenant, il est surtout utilisé pour transporter les touristes…

 

On vit dans une région, on le voit aujourd’hui, où il y a tout ce qu’il faut pour faire des courses de chiens ?

Oui tout à fait. Il y en a à Nods au pied du Chasseral. Il y en a aussi au Noirmont, au Peu-Péquignot, aux Breuleux, aux Franches-Montagnes. Justement comme je parle des Franches-Montagnes, ce week-end, samedi et dimanche, les 24 et 25 janvier, il y aura les courses internationales de chiens de traîneau qui auront lieu à Saignelégier. Il n’y a pas uniquement des courses de chiens, il y a aussi un parcours du trappeur où ils doivent franchir des rivières avec leur attelage. Ils ont plein de petits ateliers à faire, de petits bricolages, allumer un feu, attacher les chiens dans un coin pendant qu’ils préparent le bivouac. Cela peut être intéressant à voir, c’est une grande manifestation. On peut inviter tous les gens qui ont envie d’y aller, peut-être juste à se renseigner avant. Il y a un numéro de téléphone pour s’informer si cela a bien lieu, s’il n’y a pas de problèmes avec les conditions météos. On peut mettre éventuellement ce numéro en bas de l’écran pour tous ceux qui ont envie d’aller passer un week-end à la montagne, la petite montagne, de profiter d’aller voir un peu ces chiens, ces passionnés et de s’aérer un peu.

 

Donc, c’est à Saignelégier ?

À Saignelégier dans les Franches-Montagnes.

 

Parfait. Merci Daniel pour toutes ces explications. À bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

Voilà Mesdames, Messieurs. On se rend dans le Vully pour assister à un entraînement, mais avec des gens très compétents vous le verrez, puisqu’il y a un ancien champion d’Europe.

 

 

Nous sommes toujours à La Tène et dans un décor toujours autant sibérien pour parler de poésie avec François Gombàs, bonjour François.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Alors François, est-ce qu’on connaît les origines finalement de la poésie ?

Bien sûr, on connaît les origines de la poésie. À l’origine, c’était un mot grec « poiein » qui signifie faire, créer. Dans l’Antiquité grecque, toutes les personnes qui s’exprimaient en littérature étaient considérées comme des fabricants de vers, de littérature. Cela vient de là.

 

Que cherchaient-ils à transmettre les poètes, à l’origine ?

À l’origine, peu de gens étaient instruits. Il fallait se faire du souci, comment transmettre les traditions, les histoires. Donc, on a mis l’accent sur l’aspect oral de la littérature. Beaucoup de choses étaient des hymnes, des chants. On a essayé de transmettre les épopées de Gilgamesh, de la Bible, les histoires d’Homère, l’Odyssée, l’Iliade, c’était une tradition orale et l’on s’est surtout basée là-dessus.

 

La poésie repose quand même sur certaines règles ?

Les règles sont venues plus tard. Elles sont venues à la fin du Moyen Âge. En France, on a vu la naissance de l’Académie française, ce qui a permis à beaucoup de gens de devenir plus instruits, parce qu’avant peu de gens étaient instruits. Avec l’Académie française, il y a eu l’ouverture des écoles, des règles ont été mises sur le français, sur le parlé, sur l’écrit. Beaucoup plus de gens ont eu accès aux connaissances. Avec ces mesures-là, on a mis des codes par rapport à la poésie, ce qui a permis de s’exprimer dans de nouveaux genres, que ce soit lyrique, épique, narratif, descriptif. Les gens avaient plus de liberté pour s’exprimer, mais ils étaient soumis quand même à certaines règles.

 

Mais de nos jours, il semblerait que tout le monde ne respecte pas ces règles ?

De nos jours, cela a commencé déjà au XIXème siècle avec Baudelaire qui expérimentait. Il s’est éloigné un peu des codes. Ensuite les surréalistes au début du siècle, se sont aussi éloignés et on a commencé de parler de « proésie ». Autant au début, on essayait de s’éloigner de la prose. Là, on essaye d’y retourner un peu, mais en utilisant des nouvelles méthodes d’exploration pour la poésie.

 

Merci François pour toutes ces explications sur la poésie et je vous dis, à bientôt.

Merci Jean-Pierre, à bientôt.

 

Voilà Mesdames et Messieurs. On va regarder et écouter un poème de notre collaborateur, Éric Broye, qui a été mis en images par Oscar Garcia.

 

 

C’est sur ces images hivernales que se termine notre émission. Il est temps pour nous d’aller nous réchauffer. Merci Mesdames et Messieurs de nous avoir suivis. Passez une bonne fin de journée, une bonne soirée ! Prenez bien soin de vous et des autres aussi !

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod