« Quoi de 9 ? »
305 : du 26 janvier au 1er février 2009
Les frères Totor
Salut
à tous et bienvenue dans « Quoi de 9 ? ». « Quoi de
9 ? » avec aujourd’hui Fabrice Drapel,
François Gombàs, Linda Fischer et Jean-Pierre
Lambert.
Mesdames, Messieurs, chers amis bonjour
et merci d’avoir décidé de venir passer quelques instants sur Télé Objectif
Réussir. À mes côtés, aujourd’hui Linda Fischer, bonjour Linda.
Bonjour
Jean-Pierre.
Dans quelques minutes, vous allez nous
présenter des hommes et des femmes vraiment assez extraordinaires et très
sympathiques qui, depuis dix ans, vingt ans, chaque hiver, fabriquent de la
choucroute artisanale et, on le verra, c’est vraiment quelque chose de superbe
qui se perd malheureusement aujourd’hui. Mais pour faire de la choucroute, il
faut des choux et vous avez étudié un petit peu ce légume qui est aussi assez
particulier.
Oui,
le chou fait partie de la famille des crucifères, aujourd’hui brassicacées qui est divisée en 350 genres. Entre autre, on
trouve le radis, le cresson, la rave. Tous les choux qu’on connaît aujourd’hui
proviennent de la même plante originaire du sud-ouest de l’Europe. Cette
sélection durant des millénaires a donné des variétés comme le chou-fleur, le
brocoli, le chou de Bruxelles, le chou pommé, le chou chinois. Il y en a toute
une liste. Il y a deux manières de le cultiver. Les petits, choux comme les
choux de Bruxelles, qui mûrissent en 50 jours et sont prévus pour être consommé
frais. Après, il y a la récolte tardive pour les gros choux qui mûrissent en 80
jours et peuvent atteindre jusqu’à
Est-ce que l’on sait depuis quand
l’homme mange et fait de la choucroute ?
En
principe, les Grecs et les Romains connaissaient la lacto-fermentation.
Pendant la construction de
Les marins, je crois, utilisaient la
choucroute un petit peu comme médicament, non ?
Médicament,
c’est exagéré. Mais la choucroute sur terre ferme, c’était surtout l’hiver
parce que cela se conservait bien. Les marins en prenaient aussi en été, parce
qu’ils ont remarqué au XVIIIème siècle que
cela aidait contre le scorbut. Il la mangeait crue. C’est James Cook qui a
commencé de faire ça.
Merci Linda pour toutes ces explications
sur ce magnifique légume qu’est la choucroute et je vous dis à bientôt.
À
bientôt Jean-Pierre.
Voilà Mesdames et Messieurs. On s’en va
donc à Neuchâtel retrouver comme je vous le disais tout à l’heure, ces gens
absolument extraordinaires qui chaque année font une magnifique choucroute
artisanale.
Vous venez de découvrir comment on fait
une choucroute traditionnelle, mais vous n’allez pas me croire, nos amis du Matchbox, eux, ont une autre recette à nous proposer…
Après la choucroute, on passe sans
transition au motocross avec François Gombàs, bonjour François.
Bonjour
Jean-Pierre.
Le motocross,
on en voit de moins en moins, il me semble, à la télévision et c’est dommage,
parce que c’est un sport quand même magnifique qui pourrait encore passionner
beaucoup de gens, j’en suis certain. Mais le motocross,
est-ce qu’on connaît les origines de ce sport ?
Au
départ, pas vraiment. Les historiens se disputaient pour savoir si on allait
vraiment connaître les origines du motocross. Il y a
très peu d’ouvrages, de livres qui ont été consacrés au motocross
et la majorité de ces ouvrages contiennent que des illustrations surtout des
photos, très peu d’historique.
Mais aujourd’hui, on a quand même pu
fixer une date ?
Aujourd’hui,
Bryan Stealy qui a fait de la recherche sur le motocross a publié son livre et sa recherche qui est très
méticuleuse. En plus, il a fourni des preuves à l’appui pour déterminer qui, en
fait, avait inventé le motocross, parce que les
Anglais, les Français et les Américains se disputaient l’origine du motocross.
Vous avez, je crois une anecdote, quand
ce Monsieur a gagné sa première course ?
La
première course ? Au départ des motos, c’était des vélos qu’on avait un
peu transformés. On avait ajouté un moteur à combustion. C’est comme ça qu’on a
commencé à avoir des motos. D’abord, c’était sur des circuits. Ensuite, il y
avait aussi des courses qui se déroulaient sur la route et du terrain. C’était
alterné, ça pouvait s’étaler sur plusieurs jours et la première course de motocross en fait s’est déroulée en 1924. Avant, les
courses se déroulaient, c’était un peu comme… on jugeait les gens, on les
notait, on prenait un parcours un peu plus sélectif du trajet et on leur
donnait des notes. On avait des juges qui les notaient.
Un peu comme au patinage
artistique ?
Comme
au patinage artistique, comme à la gym et le facteur temps était décisif quand
il y avait des ex-aequo comme la course d’obstacles en hippisme. C’était un peu
un mélange de sports. En 1924, on a couru
Merci François pour ces explications et
à tout bientôt.
À
tout bientôt Jean-Pierre.
Voilà Mesdames et Messieurs, on s’en va
à Lugnorre où vous allez rencontrer un Monsieur qui
s’appelle Petit Louis et qui vous réserve quelques surprises.
À mes côtés Fabrice Drapel,
bonjour Fabrice.
Bonjour
Jean-Pierre.
Dans quelques minutes, on va se rendre
au Centre culturel de
Des
witz voilà exactement. Je me suis un peu attardé sur le mot « witz »
pour savoir d’où cela venait. À la base, il y a eu pas mal de controverses, les
psychanalystes en fait se sont pas mal chamaillés l’origine du mot witz.
Certains disaient que ça provenait de « Blitz » qui veut dire en
allemand, la fulgurance de l’éclair. Est-ce que c’est un état d’esprit, une
manière de faire de l’humour rapidement, de placer des petits mots comme
ça ? D’autres psychologues saxons, pour eux, c’était originaire de « men of wit » qui veut dire
les hommes d’esprit en fait. Ils se sont pas mal chamaillés cette origine-là.
À
force de controverses pour finir, certains ont dit que cela ne servait à rien
de s’attarder en fait sur l’origine du mot « witz ». Je pense qu’ils
ont raison. Mieux vaut profiter des witz et des gags… Witz en Suisse, c’est un
gag et on retrouve ça dans le patois vaudois principalement. Cela fait partie
intégrante du patrimoine vaudois. On retrouve notamment avec Oin-Oin beaucoup de blagues. En fait sur Internet, on n’en
trouve pas énormément quand on fait des recherches de gags ou de choses
originaires de witz.
Vous nous parlez de Oin-Oin. Vous en avez sûrement une à nous
raconter ?
Oui.
On trouve beaucoup de gags de Oin-Oin.
On sait qu’il se disputait toujours avec sa femme. J’en ai retenu une un peu
particulière. « Un jour, il rentre à la maison et il se dispute un peu
avec sa femme et tout. Il parle des comptes à la maison. » C’est toujours
des gags un peu terre à terre qui sont bien vivants et assez réalistes.
« Il parle des comptes et dit à sa femme : ouais, mais toi tu fais
les comptes et tout, mais tu ne sais même pas compter. » Sa femme lui
dit : « Quoi, quoi je ne sais pas compter. J’ai fait l’école, j’ai
fait mon apprentissage de commerce et j’ai fait dans la comptabilité et pis
j’ai encore fait des cours, qu’est-ce que tu dis que je ne sais pas
compter ? » Oin-Oin la regarde et lui
dit : « Puisque tu sais si bien compter, compte pas sur moi pour
souper », et il part…
D’accord. Celle-là, je ne la connaissais
pas. Ok, merci Fabrice. Vous viendrez nous en raconter d’autres à l’occasion.
On le note. Voilà Mesdames et Messieurs, on s’en va donc à
C’est sur cette page humoristique que se
termine notre émission. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Je vous
dis à très bientôt. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod