« Quoi de 9 ? » 307 : du 9 au 16 février 2009

 

 

Les frères Totor

 

Salut à tous. Dans quelques instants « Quoi de 9 ? » avec aujourd’hui Linda Fischer, César Carrasco, François Gombàs et Jean-Pierre Lambert.

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs et chers amis bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Nous allons dans quelques minutes recevoir un réalisateur de films, un Neuchâtelois, M. Nicolas Meyer, qui réalise notamment des courts-métrages. Pour m’aider à parler de courts-métrages, j’ai le plaisir de recevoir, François Gombàs, bonjour François.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Finalement, qu’est-ce que c’est qu’un court-métrage ?

Comme son nom l’indique, un court-métrage, c’est un film d’une durée plus courte. Malgré ça, on différencie les courts-métrages. En général, ils durent une heure, mais on parle de très courts-métrages « very short film » qui durent quelques minutes. On parle de court-métrage « short film » jusqu’à une demi-heure et il y a aussi les moyens-métrages qui durent jusqu’à une heure « medium length film ».

Malgré cela, il faut bien se dire que c’est une activité qui demande les mêmes qualités que les longs films. On peut comparer ça à la littérature où quand on écrit des poèmes, des essais ou des nouvelles, la concentration qui est demandée est la même.

 

Pourquoi fait-on des courts-métrages et pas que des longs-métrages ?

Il y a plusieurs raisons. Principalement pour des moyens financiers. Cela coûte beaucoup moins cher de faire un court-métrage. Il y a aussi des raisons personnelles. On peut mettre des projets privés à l’écran. Des sujets qui vous tiennent à cœur et troisièmement, cela sert de tremplin aux jeunes réalisateurs talentueux pour percer dans le métier.

 

Autre question : Comment fait-on pour se faire connaître ?

Aujourd’hui, il existe plusieurs festivals dans le monde entier. Un grand réseau de festivals où les courts-métrages plus ou moins longs sont présentés. Il y a aussi Internet où une grande partie des courts-métrages sont diffusés. On a aussi la télévision par câble, par satellite et l’avantage avec ça, c’est qu’on peut mettre beaucoup de films à l’écran, à la télévision ou sur Internet.

 

Et en Suisse qu’en est-il ?

En Suisse, il y a beaucoup de festivals internationaux. J’en ai quelques-uns là. Il y a la 6ème Tournée de la Nuit du Court-Métrage qui a eu lieu en Suisse romande et au Tessin en novembre dernier. Il y a eu aussi dans la même période, le 14ème festival international du Cinéma Tous Ecrans à Genève. Entre le 19 et le 25 janvier dernier, il y a eu les 44èmes Journées de Soleure qui est le principal rendez-vous du cinéma suisse dans son ensemble. Prochainement en Suisse romande, il y aura le Festival International des Très Courts du 24 avril au 3 mai et il y a aussi à Lausanne tous les 3èmes mercredis du mois dès 20h au Pôle Sud des projections de courts-métrages. Au Arkaos à Sierre se tient le Grand Concours du Mini-Court tous les derniers dimanches du mois. On doit aussi citer les Journées Internationales du Court-Métrage de Winterthur qui auront lieu du 4 au 8 novembre. Ce festival a été créé en 1997 et il est mondialement réputé. Le public a décuplé depuis sa première édition.

 

Là, vous parlez des festivals qui ont lieu en Suisse, mais est-ce que les courts-métrages suisses sont pris au sérieux, sont reconnus à l’étranger ?

Oui. Contrairement aux long-métrages suisses, les courts-métrages suisses sont reconnus dans le monde entier. D’ailleurs, il y en a eu deux inscrits aux Academy Awards, la plus grande manifestation cinématographique au monde. C’est là qu’on distribue les Oscars. Le 22 janvier on a nominé les films pour cette manifestation et l’un des deux films suisses a été retenu. C’est « Auf der Strecke » de Reto Caffi et on connaîtra le résultat de cette nomination le 22 février prochain.

 

Bien. Merci François de nous avoir parlé de ces courts-métrages et je vous dis, à très bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

Voilà Mesdames et Messieurs. On va donc retrouver dans quelques secondes, notre collaboratrice, Simona Radulica Montserrat qui, comme je vous le disais tout à l’heure, reçoit aujourd’hui le jeune réalisateur neuchâtelois, M. Nicolas Meyer.

 

 

Nous avons décidé cette semaine, afin que personne n’oublie que c’est la Saint-Valentin qu’on va fêter cette semaine, nous avons décidé avec nos amis, le Duo du Bas, de vous parler de cette fête. Nous avons décidé aussi avec César Carrasco de vous en parler, bonjour César.

Bonjour Monsieur.

 

Parlez-nous de cette magnifique fête qu’est la Saint-Valentin. Est-ce qu’on connaît les origines de cette fête ?

Oui, c’est un événement qui remonte au troisième siècle dans la ville de Rome. En fait, c’était un prêtre qui s’appelait Valentinus, qui à cause de sa foi s’est battu pour que les gens aient la liberté de choisir leur couple et sur les dieux païens qui étaient adorés à l’époque. L’empereur Claude II a eu peur de l’effet qu’il pouvait avoir sur le peuple et il l’a éliminé.

 

Ils l’ont tué ?

Oui. La date de sa mort justement, c’était le 14 février.

 

Et c’est resté la date de la Saint-Valentin.

Du côté catholique.

 

Dans la tradition catholique, oui.

D’un autre côté, il y a aussi la fête païenne « La Lupercalia ». C’était une fête où l’on tuait une chèvre et après des hommes mi-nus sortaient dans la rue et, avec les morceaux de la chèvre morte, ils frappaient les gens. C’était un symbole de fertilité et d’une grossesse heureuse.

 

C’est donc la version païenne de la Saint-Valentin.

Oui.

 

D’accord.

Ce saint a été canonisé au 14ème siècle. Après, il y avait toujours une confrontation entre les deux fêtes.

 

Le 14 février, c’est un peu vite, mais on peut dire que cela coïncide un peu avec l’arrivée du printemps ?

Oui. La nature a un peu son influence. On sait que les oiseaux pour s’accoupler choisissent le bon climat. Quand les oiseaux s’accouplent, c’est l’arrivée du printemps et c’est bénéfique pour la saison des amoureux.

 

Merci César de nous avoir rappelé que cette semaine, c’est la Saint-Valentin, et moi je vous dis à bientôt.

À bientôt, à la prochaine.

 

Merci. Voilà Mesdames et Messieurs, place à nos amis, le Duo du Bas, qui vont aussi nous parler à leur manière de la Saint-Valentin.

 

 

Dans quelques minutes, nous allons nous rendre à Boudry pour rencontrer des gens qui sont passionnés d’oiseaux et notamment d’élevage. Mais avant cela, on va avec Linda Fischer, bonjour Linda.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Parler un petit peu du comportement à nous les humains avec les oiseaux, notamment en ce qui concerne la chasse.

Oui des activités humaines comme la chasse qui coûte la vie à 3 à 4 millions d’oiseaux chaque année. Selon la station ornithologique de Suisse qui fait des études sur les oiseaux ici en Suisse, il y a déjà six espèces qui sont éteintes, le chevalier gambette et la pie-grièche. Il y en a d’autres. On dit éteint dès qu’on a plus trouvé des couples qui nichaient depuis dix ans. Il y a d’autres oiseaux qu’on a plus trouvés depuis plusieurs années, mais au bord de l’extinction, c’est le héron pourpré, la perdrix grise. L’oiseau qu’on trouve le plus en Suisse, c’est le pinson des arbres, il y en a encore plus d’un million de couples.

 

Il y a une fondation à Neuchâtel qui s’occupe tout particulièrement du grand tétras, je crois ?

Oui, c’est une association qui a été fondée en 2004, « SORBUS ». Ils ont fait une revitalisation des habitats du grand tétras sur les communes de Cortaillod, Bevaix et de Gorgier-Saint-Aubin. Il y en a encore 450 couples en Suisse. Il est parmi le plus grand oiseau de la Suisse. Ils vont fêter leur anniversaire le 28 février 2009 à la Ferme de Pierre-à-Bot.

 

Vous avez quelque chose à nous dire, je crois, sur les tétraonidés ?

Oui. La famille des tétraonidés, on distingue 18 espèces, ce sont des oiseaux qu’on trouve seulement sur l’hémisphère nord et ils sont les plus adaptés au froid. Ils sont un peu parent avec la perdrix et la caille par exemple. Ils ont la spécificité d’avoir une plume avec une petite plume à côté qui les protège très bien contre le froid. Grâce à ses plumes, ils réussissent à survivre à une température de moins 40 degrés. Il y a les lagopèdes qui sont spécialistes, ils creusent des tunnels dans la neige, quand la neige fraîche dépasse de 15 cm. Ils peuvent réaliser des couloirs de plusieurs mètres avec des angles qui permettent de voir arriver les prédateurs. Il y a le grand tétras et il y a aussi le tétras lyre, qui est le symbole des Alpes européennes. Celui-là, il en reste encore 7500 couples environ.

 

Vous nous avez parlé des oiseaux sédentaires, mais il y en a qui sont partiellement sédentaires ?

Il y en a des partiellement sédentaires comme la bécasse des bois. Il en reste environ 1000 couples en Suisse, c’est peu. Ces derniers émigrent seulement jusqu’au sud de l’Europe. Il y a aussi la bécassine des marais. Il en reste entre 0 et 3 couples en Suisse, mais qui n’ont pas été vu ces dix dernières années. On peut dire qu’ils ont disparu. Il y a aussi des oiseaux migrateurs et parmi eux, il y a le torcol fourmilier. Sa spécificité est d’avoir une langue comme un caméléon. Il éjecte sa langue pour attraper les insectes et, naturellement, beaucoup de fourmis.

 

Bien. Merci Linda pour toutes ces explications sur ces oiseaux et à très bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

Voilà Mesdames et Messieurs, on se rend donc à Boudry pour visiter une exposition pas tout à fait comme les autres.

 

 

C’est sur ces images que se termine notre émission de la semaine. Si vous aimeriez voir ou revoir une autre émission, il y a toujours notre site Internet www.objectifreussir.ch. Merci Mesdames et Messieurs d’être venus nous retrouver. Passez une très bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod