« Quoi de 9 ? » 309 : du 23 février au 1er mars 2009

 

 

Les frères Totor

 

Salut à tous et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Dans quelques instants « Quoi de 9 ? » avec Linda Fischer, François Gombàs et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. On se trouve aujourd’hui dans le magnifique vignoble de Boudry pour parler produits du terroir avec François Gombàs que je vais retrouver.

 

 

Bonjour François.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va parler avec vous des produits du terroir. Juste pour dire en introduction, on connaît les marchés conventionnels qui se font déjà depuis des centaines et des centaines d’années, fruits et légumes dans les villes ou les villages. Mais il commence d’avoir une autre forme de marché qui se développe de plus en plus ?

Oui. On assiste d’ailleurs à une forme de marché où c’est le client qui se rend chez le producteur directement, ce qu’on appelle la vente directe depuis la ferme.

 

On se rend chez les paysans, ceux qui le veulent bien, et ils y exposent leurs fruits et leurs légumes et d’autres produits.

Oui, on peut tout trouver. Vous pouvez trouver du lait, les dérivés du lait, les fromages, le yoghourt, la crème. Vous pouvez trouver la viande, tous les fruits, tous les légumes, les confitures et vous pouvez même trouver le bois pour vous réchauffer dans les chaumières.

 

Pourquoi finalement ces marchés ont de plus en plus de succès ?

Il y a d’abord le côté financier, aussi les rapports humains, la question ambiance et surtout la qualité des produits.

 

Si vous voulez, ils sont peut-être un petit peu plus chers, mais c’est sûr qu’on peut être garanti de la fraîcheur.

Oui c’est vrai, il n’y a que des avantages. Premièrement le côté financier. Il faut bien qu’on réalise que quand on va au supermarché, on va payer un prix plus cher. Le fait de payer le gérant, les caissières, les gens qui mettent les aliments dans les rayons, ça coûte. Si on va se rendre chez le producteur directement, ce sont des personnes qu’on élimine, donc des frais qu’on va éliminer le long du chemin. Ensuite question rapport humain, vous avez un contact direct avec les producteurs des produits du terroir. Vous pouvez discuter. Souvent, vous pouvez même déguster le produit qu’on fabrique sur place. Il y a aussi le côté aspect familial. Vous pouvez vous rendre dans ce marché à la ferme avec votre famille, avec vos enfants. Vous n’avez pas le souci d’avoir les enfants qui courent dans tous les rayons : « Viens ici, tais-toi, etc. » C’est des qualités qu’on ne découvre pas quand on va au supermarché.

 

Oui apprendre aux enfants comment fonctionne une ferme en même temps ?

Oui. On redonne un contact à la nature. Les enfants peuvent voir comment cela se passe, d’où viennent ces produits. Ils ne vont pas voir juste un emballage au supermarché. Ah tiens voilà… Non, on peut regarder où ça se produit et en plus, ils peuvent gambader autour, voir les vaches, voir les poules, voir les œufs, voir les installations.

 

C’est bien qu’ils sachent que les berlingots, ça ne poussent pas sur les arbres.

Oui, tout à fait.

 

On a parlé des avantages pour le consommateur, et pour les agriculteurs ?

Pour les agriculteurs, c’est un peu une fenêtre ouverte sur ce qu’ils font. C’est un moyen de faire une promotion agricole très, très utile pour eux, parce qu’il faut bien se rendre compte que les agriculteurs, que ce soit en plaine ou en montagne, aujourd’hui, ont presque tous besoin d’un gain accessoire. Pour faire subsister leur famille, leur domaine, ils doivent trouver des nouvelles solutions. La vente directe aux consommateurs en est une. D’ailleurs, il y a même certaines fermes qui proposent de faire des livraisons. Ils livrent des produits de saison. Ils ont aussi la chance de pouvoir cultiver ce qu’ils veulent. Par contre, ce sera surtout des produits de saison comme je l’ai dit et ce sera plus difficile de trouver tout ce qu’on veut… Mais la qualité sera là et en plus, c’est une manière de sauvegarder le patrimoine agricole suisse en leur laissant le choix.

 

Très bien. Merci François pour toutes ces explications, à bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

Voilà Mesdames et Messieurs. Pour illustrer ces propos, on va se rendre maintenant dans une magnifique ferme qui se trouve juste en face de Boudry, de l’autre côté du lac, dans la région de Portalban, qui s’appelle « Les Chandines » où on va y trouver un agriculteur, mais aussi bien d’autres artisans.

 

 

Après ce petit voyage à la ferme, on va se rendre chez nos amis, le Duo du Bas, qui eux aussi vont faire la promotion des produits du terroir.

 

 

Nous sommes toujours dans les vignes dans la région de Boudry avec à mes côtés, Linda Fischer, bonjour Linda.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Il y a quelques jours, vous avez eu l’immense plaisir de rencontrer un écrivain bevaisan, M. Jean-Paul Comtesse. M. Jean-Paul Comtesse qui est Docteur de la Sorbonne. La Sorbonne, c’est une Université à Paris, ça tout le monde le sait. Mais la Sorbonne a une histoire, je crois, assez intéressante ?

Au 8ème siècle, Paris était une ville très connue pour la science et aussi la culture. Il y avait déjà environ 20 000 étudiants là-bas. On a créé l’Université de Paris à côté de Notre Dame qui était une Université de théologie. Au début, c’était une corporation entre maître et élèves. C’est Robert de Sorbon qui est venu à Paris vers 1253 et il a décidé de faire quelque chose pour les pauvres et il a ouvert le collège de la Sorbonne. À l’époque, ce n’était pas encore le collège de la Sorbonne, c’était le collège des élèves pauvres et des maîtres pauvres. Il a été soutenu par le roi Louis IX, plus connu sous le nom de Saint Louis. Lui a décidé de soutenir ce projet et il a acheté la première maison à la rue Coupe-Gueule.

 

Coupe-Gueule ?

Oui et j’ai fait un peu des recherches, parce que c’est un nom un peu bizarre. Si on va sur Google Earth, on arrive sur les archives nationales. Je suppose que cette rue a vraiment existé et qu’on a changé son nom. C’est avec ça qu’a démarré tout le projet. Ils soutenaient aussi les étudiants. À l’époque de Saint Louis, il y avait environ 100 étudiants pauvres qui étaient entretenus. Ils avaient le logement, la nourriture. Il y avait 36 appartements et au moins six professeurs qui enseignaient gratuitement. Les allocations des autres ont aussi été utilisées pour soutenir ceux là.

 

C’est aussi, je crois, à la Sorbonne qu’a été ouvert la première imprimerie en France ?

C’est exact et c’est aussi le cardinal Richelieu qui a été l’un des élèves. Il a rénové le bâtiment et rajouté une petite chapelle qui est d’ailleurs aujourd’hui son tombeau. Cela a duré jusqu’à la révolution française.

 

Vous allez nous parler je crois de Napoléon ?

C’est exact. Napoléon, à la révolution française, a fermé l’école de la Sorbonne et il l’a transformée en atelier pour artistes et il a fait la loi « Le Chapelier » qui supprimait les corporations et l’Université impériale a été créée.

 

D’accord.

C’était assez dur pour les gens de l’époque. Il n’y avait plus l’appui pour les pauvres.

 

À la fin du XIXème et au début du XXème siècle, la Sorbonne a été détruite et reconstruite ?

Oui, parce que les édifications qu’avait fait Richelieu, elles étaient trop incommodes et on l’a lentement reconstruite. Cela a pris quand même plusieurs années et en même temps l’enseignement de la théologie catholique a été supprimé.

 

On va finir cet entretien en parlant du baron Pierre de Coubertin, mais quel rapport avec la Sorbonne ?

Il a fondé à la Sorbonne le Comité international olympique en 1894, qui fera naître les Jeux olympiques modernes.

 

Très bien. Merci Linda de nous avoir présenté cette magnifique institution. Je vous laisse retrouver M. Jean-Paul Comtesse, cet écrivain bevaisan. À très bientôt.

À bientôt.

 

 

Voilà. Notre émission touche gentiment à sa fin. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. On vous souhaite une très, très bonne fin de journée. Une bonne soirée, une bonne nuit. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod