« Quoi de 9 ? » 310 : du 2 au 8 mars 2009

 

 

Les frères Totor

 

Salut à tous et bienvenue dans la mythologie de TOR avec aujourd’hui François Gombàs, Françoise Berthod, Linda Fischer et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis bonjour et merci d’être venus nous retrouver sur TOR. Bonjour Linda.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va parler aujourd’hui ensemble d’une chose assez sérieuse, assez grave pour changer. On va parler des maisons psychiatriques. Vous avez un petit peu étudié leur histoire, je crois ?

Oui, l’historique n’est quand même pas si drôle. À l’époque, surtout au Moyen-Âge, on les considérait comme des aliénés, esclaves de leur déraison. On les enfermait dans les prisons où ils étaient attachés et maltraités, parce qu’on croyait qu’ils étaient insensibles au froid, à la faim, etc. On emprisonnait toutes les personnes qui ne correspondaient pas aux exigences de la société : les mendiants, les vagabonds, les prostituées auxquelles on attribuait la peste du désir. C’est M. Johann Christian Reil, un médecin allemand, qui a introduit le mot psychiatrie en 1808. Il y avait par exemple la psychiatrie à Bedlam et on a commencé de construire des maisons spécialisées. La première d’ailleurs était à Vienne en 1784 le « Narrenturm » qui a été spécialement construite pour ces personnes-là. C’est l’aliéniste Philippe Pinel, français, qui a commencé à leur enlever les chaînes, surtout à Bicêtre à Paris qui était le centre pour les hommes. Après, il a pris la Salpêtrière qui était l’équivalent pour les femmes et il a aussi commencé de leur enlever les chaînes. La Salpêtrière était le plus grand hôpital à l’époque. Il y avait 10 000 personnes dans l’établissement psychiatrique et 300 prisonnières. C’est aussi à lui qu’on doit les premières classifications des maladies mentales.

 

Vous parlez d’une époque qui heureusement est terminée. On a fait beaucoup, beaucoup de progrès dans les milieux psychiatriques et on a un bel exemple avec le reportage que l’on va voir.

C’est exact. Maintenant à Perreux, ils ont leurs ateliers et ils font de très belles étoffes. C’est la première fois qu’ils ont réalisé un projet avec l’École d’Art de La Chaux-de-Fonds et ils ont réalisé un défilé de mode à Perreux.

 

Je crois qu’on va aller les retrouver. Merci Linda pour toutes ces explications et je vous dis à très bientôt.

À bientôt.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On vient de voir ce magnifique sujet à Perreux où des patients ont réalisé des tissus, etc. qui ont été ensuite transformés en magnifiques habits. Nos amis, le Duo du Bas, ont repris un petit peu la balle au bond avec humour, mais un humour qui cache certaines vérités. Les paysans d’aujourd’hui ont de la peine à s’en sortir et beaucoup d’entre eux exercent d’autres activités à côté. Je crois que vous avez étudié un peu ça.

Oui, c’est exact. Ils cherchent un gain accessoire et beaucoup font justement des brunchs, des chambres d’hôtes, des récoltes de fruits ou légumes libres, vous allez ramasser vos haricots…

 

Voilà. Avec une tirelire à côté.

Ils font confiance et après il y a aussi d’autres solutions comme les vacances à la ferme. Vous travaillez et vous êtes nourris, logés. Vous travaillez un peu.

 

En même temps, vous aidez le paysan et vous apprenez un peu les métiers de la ferme.

Exactement oui. Il y a aussi les calendriers…

 

Un peu osés ?

Exactement.

 

Et il y a bien, bien des années, surtout dans la vallée de La Sagne, je pense, et dans la vallée du Brassus.

Oui cela ne date pas d’aujourd’hui que les paysans cherchent une deuxième activité. Dans le temps, ils étaient presque tous artisans horlogers.

 

Exactement. Ils avaient le bétail et à côté des fois leurs épouses exerçaient le métier.

Ils avaient des établis à la maison, c’est juste.

 

Extra. On va voir nos amis le Duo du Bas…

Qui ont un défilé spécial.

 

Qui ont un défilé spécial réalisé à la ferme. Merci Françoise, je vous dis à très bientôt.

À bientôt.

 

 

On se retrouve avec François Gombàs, bonjour François.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Dans quelques minutes, nous allons voir un reportage qui a été réalisé par Simona Radulica Montserrat sur un joueur de flûte de pan. Mais la flûte de pan, quelles sont ses origines ? Vous allez, je crois, nous faire plonger dans la mythologie grecque pour nous parler d’un dieu qui s’appelait justement Pan.

Oui le dieu Pan, il est né en Arcadie. C’est une des régions les plus reculées de Grèce et son nom vient du grec Paein qui veut dire « pâturage ». Il est considéré comme le dieu des bergers et des troupeaux. C’est aussi leur protecteur. Quant à ses parents, il y a plusieurs hypothèses. On a même dit qu’il était le fils de Zeus lui-même et l’une de ses conquêtes. Le plus souvent on dit qu’il est le fils d’Hermès et d’une des nymphes. Pour son aspect, on dit que c’est le frère de Zeus et la nymphe chèvre qui ont mis au monde cet enfant, parce qu’il a des pieds de bouc et des cornes…

 

Ce fameux dieu Pan nous a donné pas mal d’histoires assez drôles qui sont revenues jusqu’à aujourd’hui ?

Oui en effet, il nous a légué quelques mots de vocabulaire qu’on utilise assez souvent. Peut-être que les gens n’ont pas conscience de ces mots. Le premier mot, c’est « panique ». Le dieu Pan, il était réputé pour entrer dans une colère folle presque hystérique. Les gens quand ils entraient dans une colère folle, ils s’enfuyaient en panique. Ils étaient paniqués. On dit que la colère de Pan est représentée par son aspect humain, c’est la panique.

 

Quand on est paniqué, on fait référence au dieu Pan ?

Oui.

 

D’accord.

Il y a aussi une autre histoire. C’était aussi un satyre. Il était assez moche. Il avait un aspect assez repoussant, donc les filles ne l’appréciaient pas tellement. Elles en avaient peur. Lui, il se cachait souvent, il les guettait. Il guettait toutes les nymphes de l’Olympe. Il en guettait une particulièrement, c’était la nymphe Écho. Un jour, il l’a poursuivie. Il l’a rattrapée et il est arrivé au bout de la Terre comme on dit. Il était tellement excité qu’il s’est jeté sur elle et il l’a éparpillée sur toute la Terre. Et on dit qu’aujourd’hui, il ne reste plus que son écho qui résonne autour de la Terre.

 

D’accord, magnifique. Alors comment est-il à l’origine de la flûte de pan ?

Là, c’est une autre nymphe. Il poursuivait la nymphe Syrinx. C’était une jeune nymphe qui avait fait vœu de chasteté et elle avait des sœurs, des naïades. Un jour, il a commencé à la poursuivre aussi et il l’a poursuivie jusqu’au bord d’un fleuve. Là, en arrivant au bord du fleuve, la nymphe a demandé à ses sœurs de l’aider, parce que Pan arrivait à toute vitesse. Là, au moment de la rattraper, ils l’ont changée en eau. Pan s’est précipité sur elle et tout ce qu’il a rattrapé, c’est les roseaux qui étaient au bord de l’eau, parce que la nymphe s’était transformée. Étant tellement déçu, il a commencé à soupirer…

 

Dans les roseaux ?

Dans les roseaux et il a soufflé… une jolie mélodie est sortie des tubes de roseaux cassés et en entendant ça, il s’est dit : « Ah ma belle, voilà enfin un moyen de m’entretenir avec toi, à tout jamais ! »

 

Voilà comment est née la flûte de pan.

Exactement.

 

Extra. On va écouter ces magnifiques mélodies que procure la flûte de pan en écoutant M. Cédric Monnin. À bientôt François et merci pour ces belles histoires.

À bientôt Jean-Pierre.

 

C’est sur ces notes de musique que se termine notre émission. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. On vous souhaite une très bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod