« Quoi de 9 ? » 311 :
du 9 au 15 mars 2009
Les frères Totor
Salut
à tous. Dans quelques instants « Quoi de 9 ? » avec Françoise Berthod, Linda Fischer, François Gombàs
et Jean-Pierre Lambert.
Bonjour à tous et merci de venir passer
quelques instants avec nous dans un magnifique décor qui a été réalisé par
l’artiste et en même temps, notre amie Lyse. À mes côtés, François Gombàs, bonjour François.
Bonjour
Jean-Pierre.
Cette semaine, une émission très, très
culturelle, puisqu’on va même commencer avec vous par parler des langues. Des
langues qu’on parle sur la terre. Comme ça, à vue de nez, il y en a combien,
200, 300 ?
Ah
non, il y en a beaucoup plus. Les ethnologues ont recensé plus de 40 000 langues et dialectes dans le
monde. Il y en a 6 800 qu’on utilise
fréquemment et sur les 6 800,
il y en a 200 qui sont écrites. Par contre très récemment, l’UNESCO a montré
que les langues sont en péril. Ils ont d’ailleurs publié un atlas mondial des
langues en péril et on pense que d’ici 50 ans, on va en perdre jusqu’à 2 500.
Est-ce qu’on sait, ça m’intéresse de
savoir, si au départ, on parlait qu’une seule langue sur la terre ou il y en
avait déjà plusieurs ?
C’est
une très bonne question. Les gens, depuis le début, se posent la question de le
savoir. Chaque culture revendique le fait d’avoir la langue originelle. Chez
les Chrétiens, on dit que c’est le latin ou le grec. Bien sûr les Musulmans
vont dire que c’est l’arabe. Les Juifs disent que c’est l’hébreu. Mais on
spécule, on ne le sait pas vraiment s’il y en avait une ou pas…
Pourquoi y a-t-il autant de
langues ?
Chez
les Chrétiens, on dit que Dieu s’est fâché avec les hommes, parce qu’ils
avaient décidé d’ériger une tour qui s’élevait jusqu’aux cieux. Ils voulaient
s’égaler à Dieu. Il les a punis et il a dispersé les êtres humains en leur
faisant parler 72 langues différentes. Chez les Juifs, c’est un peu une autre
version, parce qu’on dit que Dieu favorise le progrès, il l’encourage même et
c’est Abraham qui a décidé d’ériger cette tour. Et lui, il a
découvert que les gens, les bâtisseurs devenaient un peu narcissiques et
intolérants envers leur prochain. Alors, c’est lui-même qui a demandé à Dieu à
ce qu’on les disperse et qu’on les fasse parler des langues différentes.
En tout cas Merci François. On a appris
pas mal de choses sur les langues. Pour ceux qui s’intéressent aux langues, à
cette problématique, il y a une bibliothèque assez extraordinaire, à Neuchâtel,
que vous êtes allé visiter pour nous.
Oui,
c’est Bibliomonde qui se situe au passage Maximilien de
Meuron.
Avec aussi des livres venant des quatre
coins du monde et une brocante qui aura lieu bientôt ?
En
effet, il y aura une brocante qui sera organisée le 13 et 14 mars et nous
invitons tous les gens intéressés par les langues à s’y rendre.
Extra. Merci François, à bientôt.
Merci
Jean-Pierre.
Voilà Mesdames et Messieurs. On se rend
à Neuchâtel au sein de la bibliothèque Bibliomonde.
On se retrouve dans ce magnifique décor
de cinéma avec Linda Fischer, bonjour Linda.
Bonjour
Jean-Pierre.
Vous allez bien ?
Oui.
On va parler ensemble de
Il faut savoir que ce n’est pas
seulement un jeu qui permet à Monsieur, Madame tout le monde de gagner un peu
d’argent. Il procure un soutien incroyable au social et à la culture notamment.
Oui,
parce que ce sont tous les revenus qui viennent avec. On déduit les gains et
tout le reste va à l’intérêt public. Je vais vous donner quelques chiffres qui
datent de l’année 2007 : Pour tous les cantons romands, il y a presque 150
millions qui ont été distribués aux…
Différentes associations.
Pour
le canton de Neuchâtel, cela s’élève à plus de 12 millions. Là, il y a les
associations sociales et personnes âgées qui ont un million quatre cents.
Jeunesse et éducation presque un million. Santé et handicap, ça dépasse un
million et culture sept millions.
Merci Linda de nous avoir parlé de cette
magnifique institution qu’est
À
bientôt Jean-Pierre.
Voilà Mesdames et Messieurs. On va aller
retrouver nos amis le Duo du Bas. Peut-être juste une petite info encore. Si
vous avez envie de les voir en chair et en os, ils vont se produire au théâtre
le Matchbox à Neuchâtel, le 14. On va les retrouver.
Ils étaient chez nous il n’y a pas tellement longtemps pour un gag, vous
verrez, qu’il y a un rapport avec ce que nous venons de dire.
On reste dans la culture avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.
Bonjour
Jean-Pierre.
Tout à l’heure, nous allons faire un
petit tour du côté du Centre culturel de
Oui
de nos jours, il y en a un peu plus. Mais c’est vrai qu’il y a à peu près 20
ans en arrière, il y avait très peu de femmes. Elles n’étaient pas reconnues et
pas acceptées surtout. Il y avait en Suisse, la fameuse Zouc
dont tout le monde se rappelle. C’était presque la seule. En France, il y en
avait d’autres, mais très peu.
Pourquoi finalement ? C’est le
monde masculin qui était comme ça macho, elles avaient de la peine à rentrer
dans le spectacle ?
Oui,
c’est ce qu’elles disent. Elles n’étaient pas reconnues en tant que telles.
L’humour n’était pas accepté. Les femmes n’avaient pas droit à la parole de ce
côté-là.
Maintenant, il y en a pas mal, peut-être
plus en France qu’en Suisse encore ?
Oui,
il y en a beaucoup plus en France. Il y a par exemple Muriel Robin, Michèle
Laroque qui avait joué avec Pierre Palmade et dans
les jeunes, il y a Florence Foresti qui arrive
maintenant et c’est vraiment bien accepté.
C’est clair que des émissions comme
«
Le
Théâtre de Bouvard.
Le Théâtre de Bouvard qui a lancé pas
mal de jeunes humoristes sur le marché.
Oui.
«
Bien, je vous remercie en tout cas
Françoise pour ces explications. On aura sûrement l’occasion de reparler de
tout ça. Je vous dis déjà à bientôt et bonne journée.
Merci
pareillement.
Voilà Mesdames et Messieurs. On va au
théâtre de
Notre émission touche déjà
malheureusement à sa fin. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Je
vous souhaite une très, très bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez
bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod