« Quoi de 9 ? » 312 : du 16 au 22 mars 2009

 

 

Les frères Totor

 

Salut à tous et bienvenue sur TOR avec aujourd’hui Linda Fischer, François Gombàs et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Bonjour à tous et merci d’être venus nous retrouver. Nous allons vous parler aujourd’hui de gymnastique, mais aussi d’arts martiaux, avec François Gombàs, bonjour François.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Dites-nous pourquoi les arts martiaux ont, semble-t-il, toujours plus de succès actuellement !

C’est vrai qu’ils ont du succès, mais en général les sports, tous les sports aussi. Les parents cherchent toujours une activité pour leurs enfants, pour obtenir une certaine hygiène de vie, donc faire un sport. La mode aujourd’hui, c’est les arts martiaux, les sports de combat. On a une croissance dans les inscriptions dans ces sports-là et aussi, on peut dire qu’il y a une certaine envie de pratiquer un sport de self-défense autant pour les enfants que pour les adultes.

 

On confond souvent arts martiaux et sports de combat, il faudrait peut-être éclaircir un petit peu ça ?

C’est vrai qu’il existe quelques différences. Elles ne sont pas très significatives, mais il y a trois niveaux différents qu’on peut mentionner. Premièrement, c’est un niveau historique. On peut dire que les arts martiaux datent depuis longtemps, depuis l’Antiquité asiatique. Il y a une certaine ancienneté liée aux arts martiaux. Un autre critère est aussi le lieu géographique. Comme je l’ai dit avant, ils viennent d’Extrême-Orient. Les sports de combat, c’est plutôt occidental et il y a un troisième aspect, c’est l’esthétique. On dit que les arts martiaux pratiquent une certaine forme d’esthétique. Ils ont des katas. C’est plus basé là-dessus. Par contre, si l’on parle d’aïkido, ce n’est pas si ancien que ça. Cela date du XXe siècle, tandis que la boxe qui est plus ou moins un sport occidental date depuis l’Antiquité déjà. En résumé, on peut dire que les arts martiaux, c’est plutôt axé sur l’esthétique, sur le paraître et les sports de combat, il y a quand même une notion de compétition, de techniques, de points attribués par rapport au combat.

 

Mais finalement, est-ce que ce n’est pas cette violence qui vient toujours plus présente dans notre société qui pousse comme ça autant de jeunes à s’inscrire dans des clubs ?

La volonté de pratiquer ces sports, elle a toujours existé. En fait les gens qui vont pratiquer ces sports, ils laissent leur agressivité, leur violence sur le tapis. Quand ils vont pratiquer leur sport, ils arrivent à enlever toutes leurs frustrations. Ils laissent ça au vestiaire, une fois qu’ils ont quitté le club. D’ailleurs, les responsables de club vous le diront eux-mêmes. Eux, ils veulent surtout introduire une notion de respect d’autrui, de qualité de vie, d’hygiène de vie et par rapport à ça, ils vont tout faire pour que la violence ne sorte pas du club. On va plutôt renvoyer quelqu’un qui ne respecterait pas toutes ces données-là. Si quelqu’un par exemple agirait dans la rue en utilisant un sport de combat ou un art martial pour se défendre, il se ferait renvoyer du club.

 

Extra. Merci François pour toutes ces explications. Moi, je vous dis déjà à bientôt.

Merci Jean-Pierre. À bientôt.

 

Voilà. On va se rendre, Mesdames et Messieurs, à Peseux dans un club justement de gym et d’arts martiaux où son responsable et différents enfants vont revenir sur ce sujet.

 

 

On reste dans les arts martiaux avec nos amis, le Duo du Bas, du Théâtre Matchbox. Ils vont également nous parler d’arts martiaux.

 

 

On va maintenant parler musique avec Linda Fischer, bonjour Linda.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va parler d’un instrument, d’un magnifique instrument, qui s’appelle le piano. Pouvez-vous nous parler un petit peu de son historique, à quand remonte le piano ?

Le piano fait partie des instruments à cordes frappées. Ils ont tous un ancêtre en commun, le santour qui est instrument de la famille des cithares du Moyen-Orient. On le connaissait déjà au XIIe siècle. Le santour, lui-même a disparu au Moyen-Âge et en Europe, il y avait le tympanon qui est venu et après le clavicorde qui était d’ailleurs l’instrument préféré de Jean-Sébastien Bach. Le premier piano, c’était le piano-forte qui a été inventé par Bartolomeo Cristofori à Florence. Des recherches sur la famille de Médicis ont montré que le premier piano-forte a été construit en 1698. M. Cristofori en a construit environ une vingtaine ; seulement trois ont subsisté jusqu’à nos jours. Durant le XIXe siècle, l’entreprise Érard a surtout fait des améliorations au niveau de la mécanique et Pleyel à Paris a fait d’importantes améliorations de sonorité. D’ailleurs, Chopin et Liszt utilisaient ces pianos-là.

 

Au XIXe siècle, si je me souviens, il y avait un piano qu’on appelait le piano carré ?

Oui, c’était un piano qu’on pouvait jouer. C’était le piano de la bourgeoisie et lorsqu’on fermait le couvercle, on pouvait l’utiliser comme table. Pendant un bout de temps, au XIXe siècle, c’était à la mode dans la bourgeoisie.

 

La façon de fabriquer des pianos a beaucoup changé. Elle n’est pas restée statique. La technologie moderne prend une part toujours plus importante ?

Là, il y a surtout l’exemple de l’entreprise Schimmel qui fabrique des pianos depuis 1885, qui ensemble avec le professeur Luigi Colani ont créé l’édition « Pegasus » avec des structures monocoques tridimensionnelles de dernière technologie. Ce sont des pianos très, très élégants, fabriqués sur demande et en série limitée.

 

Ils ne sont pas forcément en bois ?

Non, non, avec tous les matériaux modernes…

 

Qu’on utilise dans l’aviation ou dans l’automobile ?

Oui ce sont les mêmes technologies que pour l’industrie automobile et aéronautique.

 

Bien. Merci Linda de nous avoir parlé de ce magnifique instrument et à bientôt.

À bientôt.

 

On va aller voir maintenant une dame que vous avez rencontrée pour nous. Il s’agit de Mme Laurence Rondel-Thiébaud. Elle est professeur de piano. Une femme très sympathique et une très, très bonne musicienne. Vous allez voir…

 

 

On termine cette émission avec un peu de poésie, avec un poème d’Émile Verhaeren, qui a été mis en images par notre collaborateur, Oscar Garcia.

 

 

C’est sur ces images de neige qu’on espère être les dernières pour cette année, que se termine notre émission. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Passez une très bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod