« Quoi de 9 ? »
314 : du 30 mars au 5 avril 2009
Les frères Totor
Salut
à tous et bienvenue sur TOR avec aujourd’hui François Gombàs,
Linda Fischer, Françoise Berthod, Fabrice Drapel et Jean-Pierre Lambert.
Madame, Mademoiselle, Monsieur, chers
amis bonjour et merci de venir nous retrouver sur TOR où on va vous parler
cette semaine, des grands aventuriers et aventurières avec Françoise Berthod, bonjour.
Bonjour.
Et Fabrice Drapel,
bonjour Fabrice.
Bonjour.
Les grands aventuriers, il y en a
toujours eus en Suisse et dans le monde. Faites-nous peut-être un petit
récapitulatif de ces hommes et de ces femmes qui partent comme ça à l’aventure.
Oui,
les grands aventuriers, en fait, on pourrait remonter à des milliers d’années.
On va partir d’il y a environ une quinzaine d’années en arrière où c’est
intéressant de voir un peu l’évolution des aventuriers. À l’époque, ces
explorateurs du Grand Nord, passaient surtout pour des névrosés solitaires qui
aimaient bien découvrir les grands espaces et partir à l’aventure. Aujourd’hui,
l’aventurier est devenu un catalyseur, en fait un peu, pour l’image du public,
parce qu’il œuvre de plus en plus pour des œuvres caritatives ou pour
l’environnement.
C’est presque leurs principales
motivations ?
Bien
sûr. Au-delà, ils restent le goût de l’aventure…
L’exploit sportif aussi.
L’exploit
sportif, mais c’est devenu de plus en plus un facteur de leurs périples.
Quelques noms d’explorateurs ou
d’exploratrices célèbres ?
Oui.
Cela a commencé déjà il y a quelques années. On peut parler d’un précurseur ;
c’était Alain Bombard à l’époque, bien qu’il ait été
controversé, certains disaient que ce n’était pas vrai, il a quand même
traversé l’Atlantique sans eau et sans nourriture à bord d’un Zodiac. Lui,
c’était un grand militant justement pour l’écologie et pour la protection de la
mer. C’est un peu par là que ça a commencé. Ensuite, il y a eu Gérard d’Aboville, qui a traversé l’Atlantique à la rame en 71
jours, qui fut battu par Roger Montandon, notre
Suisse célèbre que tout le monde connaît, qui lui, a traversé à la rame, sur
son bateau construit par lui-même, en 60 jours et qui a également descendu le
fleuve Amazone en pirogue. D’autres aventuriers célèbres comme Steve Fossett, qui aujourd’hui a disparu. Lui n’a pas fait de
grands exploits sportifs, mais il a quand même traversé plusieurs fois
Merci Fabrice de nous avoir fait cette
petite rétrospective des aventuriers qu’il y a en Suisse et dans le monde et à
bientôt.
À
bientôt Jean-Pierre.
Vous nous disiez qu’il y avait peu de
femmes. Il y a par contre pas mal de Suisses. On a parlé de Montandon,
Mike Horn, on peut dire qu’il est quasiment suisse depuis qu’il habite Château-d’Oex. Alors plus près de chez nous, Françoise,
vous avez rencontré un homme dont on peut dire que c’est un grand aventurier.
Oui
exactement, c’est M. Georges Probst qui a fait, lui,
Et ce n’était pas son coup
d’essai ?
Non.
Il a fait beaucoup d’autres expéditions avant et c’est vraiment quelqu’un de
remarquable qui a une hygiène de vie tout à fait exemplaire, qui se couche
presque toujours à la même heure, qui mange très sainement, qui fait attention
à tout et qui fait aussi beaucoup de sport à côté. Il ne part pas à l’aventure
comme ça…
Il y a eu ces
Oui
et il s’occupe aussi du Tour de France, il y va comme mécanicien et il fait
vraiment attention à lui. Lui s’entraîne surtout, comme disait Fabrice avant,
il fait ça pour une œuvre caritative aussi.
C’est vraiment un point commun chez ces
aventuriers.
Oui.
Et je crois que Georges l’explique bien
dans son interview que vous avez réalisée, c’était pour lui une motivation.
C’est tellement pénible ce qu’ils font, ils souffrent. On verra des images de
son visage. Pour eux, la motivation, c’est aider les autres.
Oui.
Il a rencontré quelqu’un qui lui avait dit : « Si jamais tu passes
par le Vietnam, tu peux aller à cet orphelinat ! » et il dit bien
qu’il a décidé d’aider ces gens-là. Tout ce qu’il a parcouru, l’argent reçu pendant
ce temps-là, c’était pour cet orphelinat à Hué.
Pour aider ces enfants ?
Oui.
Écoutez, on se réjouit de voir et de
revoir cette interview de Georges Probst et en attendant
je vous remercie. À bientôt !
À
bientôt. Merci.
Après les exploits de notre ami, Georges
Probst, on va passer à ceux de nos amis, le Duo du
Bas, qui ont décidé aussi, en tout cas l’un d’entre eux, de faire le Tour de
Suisse à vélo pour sauver la paysannerie suisse.
Dans quelques minutes, nous allons
partir du côté de Valangin avec François Gombàs, bonjour François.
Bonjour
Jean-Pierre.
Et Linda Fischer, bonjour Linda.
Bonjour
Jean-Pierre.
Avant d’aller rencontrer un poète, que
dis-je, un peintre à Valangin, M. François Vuilleumier, qui est aussi poète à ses heures, nous allons
parler un petit peu de ce village de Valangin et
notamment d’une chose que j’ai apprise il y a quelques secondes, grâce à vous,
il y a une collégiale à Valangin.
C’est
Claude d’Aarberg qui a eu un accident en mer et qui a
fait le vœu de construire une collégiale ou une église « sur l’eau ».
On a décidé de construire
Depuis quand
C’est
dans la première moitié du XIXe siècle quand l’architecte James
Colin a reconstruit l’église. Ils ont tout dû détruire et reconstruire la nef
avec un raccourcissement de près de
Vous avez, je crois, encore quelque
chose à nous dire sur les vitraux de cette Collégiale ?
Oui,
c’est au début du XXe siècle, on a construit une sacristie et c’est
l’Anglais Clément Heaton, né à Londres, qui a fait
les vitraux. Après, il a émigré à New-York, après la
destruction de sa maison due à l’explosion de son four. Il est décédé en 1940.
Aujourd’hui, il y a 27 vitraux qui représentent naturellement la famille d’Aarberg et de Vergy, plus les 25
familles qui ont aidé à restaurer cette église. La dernière restauration a été
terminée en 2005.
Bien et merci Linda pour toutes ces
explications sur cette magnifique petite Collégiale et je vous dis à bientôt.
À
bientôt, mais de rien…
Maintenant, nous allons continuer de
parler de
C’est
vrai qu’on doit parler des cloches.
Elles ne vont pas seulement à Rome…
Non,
pas du tout. Mais, elles ne vont pas très loin ! On sait qu’une fois qu’on
fabrique une cloche, en général, on ne les déplace pas, parce que ce sont des
objets très lourds. Les cloches servent aujourd’hui à annoncer l’heure, les
cérémonies, le culte. À l’époque, elles servaient aussi comme système d’alarme
en cas d’incendie et en cas de guerre. Elles annonçaient les saisons. On les
utilisait aussi pour repousser les envahisseurs et aussi les démons…
Aujourd’hui, ces cloches ont voyagé entre
Il y a d’autres monuments intéressants à
Valangin, pas faciles à déplacer non plus, les
fontaines ?
Oui,
ce sont aussi des objets très lourds. D’ailleurs, Valangin
est un peu la porte du Val-de-Ruz et le Val-de-Ruz était connu ou est encore connu aujourd’hui comme
la région des cent fontaines. Paradoxalement, il pleut souvent au Val-de-Ruz, il y a beaucoup d’eau, mais c’est quand même un
réseau hydrographique très peu développé, parce que quand il pleut, les eaux
vont en profondeur. À l’époque, comme aujourd’hui, les gens dépendaient
beaucoup de l’eau. D’ici 15 à 20 ans, on dit que cinq milliards de personnes
dans notre monde vont vivre dans la pénurie de l’eau. On doit penser à ça. Mais
à cette époque-là, on devait construire ces fontaines pour pouvoir vivre. Il y
en avait à peu près cent. Deux villages portent leur nom, Fontaines et Fontainemelon, ça vient de là. On construisait ces
fontaines dans des blocs de calcaire massifs. Ils devaient être entiers, sans défaut
et on devait les transporter du lieu de la carrière à leurs emplacements
actuels. C’était l’occasion de faire une très, très grande fête, parce qu’on
devait les déplacer avec plusieurs dizaines d’hommes, avec des chars attelés de
bœufs et c’était l’occasion justement de faire une très, très grande fête pour
cette raison-là.
Bien. Merci François pour ces
explications sur Valangin et le Val-de-Ruz
et je vous dis à bientôt.
À
bientôt.
Voilà Mesdames et Messieurs, on s’en va
à Valangin rencontrer M. François Vuilleumier,
qui est aquarelliste.
C’est sur ces images de Valangin que se termine notre émission. Merci Mesdames et
Messieurs de l’avoir suivie. Passez une très, très bonne fin de journée. Prenez
bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod