« Quoi de 9 ? » 315 : du 6 au 12 avril 2009

 

 

Les frères Totor

 

Salut à tous et bienvenue sur TOR avec aujourd’hui François Gombàs, Linda Fischer et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Madame, Monsieur, bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. C’est depuis le magnifique village de Saint-Blaise que nous allons vous présenter les émissions de la semaine. À mes côtés, Linda Fischer, bonjour Linda.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Saint-Blaise, un village que vous connaissez un petit peu. Depuis quand ce village existe ?

On trouve des traces de vie, il y a déjà cinq mille ans. Les Helvètes ont passé par là, les Romains. Du temps des Romains, le village s’appelait Arens, qui signifie sablonneux. Les premiers moulins, on les a trouvés au XIIe siècle, autour du Ruau. Le ruisseau du Ruau est entièrement sur le territoire de Saint-Blaise, de sa source jusqu’au lac. C’est un petit village qui a quand même une histoire. Il y a beaucoup de maisons qui datent du XVe, XVIe et XVIIe siècle. C’est aussi dans ce village qu’avaient lieu les fêtes des princes, lorsqu’il y avait des rencontres avec le peuple. Cela s’organisait aussi ici à Saint-Blaise.

 

Parmi ces magnifiques maisons qu’on peut trouver ici à Saint-Blaise, il y a notamment la Maison de Commune que tous les villageois connaissent.

Elle a été construite par Beat Fischer, qui était chevalier du Roi, et il a aussi créé la poste bernoise. C’est en 1694 qu’il a construit la Maison de Commune qui est une copie du Château de Reichenbach qui lui appartenait. Il a aussi créé la Gazette de Berne, le premier journal et après il est décédé à Berne. La Maison de Commune, cela fait maintenant une génération qu’elle fait partie de la Commune de Saint-Blaise.

 

Quand il a construit cette maison, c’était pour lui, pour des usages personnels ?

Au début, oui. C’était comme une deuxième maison, une maison de campagne. Après, elle a été utilisée comme auberge, comme école et aujourd’hui la Commune.

 

Il y a aussi une autre maison très connue, très célèbre et magnifique, c’est l’Hôtel du Cheval-Blanc ?

Oui, l’Hôtel du Cheval-Blanc a également été construit par un Bernois, Nicolas von Graffenried et aujourd’hui cette maison est considérée comme un monument historique par la Confédération suisse. Il y a encore d’autres maisons comme la Maison de la Dîme, la Maison Neuve qui date de 1660.

 

Il y a aussi un drôle de chemin, je dis drôle, parce que là, on est juste à côté d’une église, qui s’appelle le Chemin du Diable.

Il a été construit par les Romains et il se connecte avec la Vy d’Etra en direction d’Avenches.

 

Merci Linda de nous avoir présenté le village et à bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

Si nous sommes venus aujourd’hui à Saint-Blaise, c’est pour une bonne raison, vous l’imaginez bien. Nous allons en effet vous présenter un peintre neuchâtelois, un des plus célèbres, qui réside à Saint-Blaise, il s’agit de M. Daniel Aeberli.

 

 

Il est temps d’aller retrouver nos amis, le Duo du Bas, qui vont nous parler d’une drôle de musique, ce qu’ils appellent eux, la musique moderne. Une musique, qui je l’espère, ne remplacera jamais la musique classique !

 

 

Nous sommes toujours à Saint-Blaise en compagnie cette fois de François Gombàs, bonjour François.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On a changé d’église pour ne pas faire de jaloux. Nous sommes devant l’église catholique de Saint-Blaise qui a été déplacée de 80 mètres en 1987. Elle a été tirée sur des rails pour pouvoir laisser passer l’autoroute. C’était une histoire assez intéressante pour le dire. Nous allons parler ensemble, François, de l’éducation, de l’enseignement dans le monde.

En effet, j’aimerais parler d’un projet qui est l’un des huit buts de la promotion durable mondiale qui est citée par l’UNESCO, c’est « Éducation pour tous en 2015 ». Les autres buts, on peut citer la diminution de la mortalité infantile, l’égalité des sexes, le partenariat entre toutes les puissances mondiales, le développement de l’environnement durable aussi pour ne citer qu’eux. On doit parler quand même d’« Éducation pour tous ». C’est très difficile aujourd’hui d’atteindre ces objectifs, malgré qu’il nous reste à peu près encore six ans pour le faire, parce que « Éducation pour tous » réclame soins et l’éducation pour tous les petits, formation continue pour les adolescents, accès à l’éducation pour tous et c’est quasiment un but, je dirais, utopique.

 

Mais on peut quand même se féliciter ou pas de ce projet de l’UNESCO ?

Bien sûr, on peut se féliciter, mais les moyens qui sont mis en œuvre aujourd’hui ne présagent rien de bon. Pour ne citer que ça, il y a encore 80 millions d’enfants dans le monde non scolarisés. Il y a près de 800 millions d’adultes qui ne savent ni lire, ni écrire et j’en passe sur les soins par rapport à la petite enfance.

 

Mais finalement pour quelles raisons n’arrive-t-on pas à régler ce problème ?

La principale raison, c’est une raison qui touche aussi d’autres domaines, c’est surtout les inégalités qui existent entre les nations, entre certains continents. On sait, c’est prouvé, que le facteur alimentation, nutrition est un des facteurs essentiels pour bien apprendre à l’école. On ne peut pas aller apprendre le ventre vide. L’une des principales raisons, c’est que les enfants avant d’aller à l’école, dans certains endroits, ils ne mangent pas. Ils n’ont pas les moyens appropriés, ils n’ont pas les classes appropriées, ils n’ont pas les professeurs appropriés. Les régions touchées, c’est surtout les bidonvilles, les pays du tiers-monde et aussi paradoxalement dans nos sociétés modernes. Si on va à la campagne dans les zones rurales, on va déjà avoir certains problèmes qu’on trouve dans ces régions-là aussi. Les professeurs dans les régions défavorisées sont souvent bénévoles. Ils ont déjà eux-mêmes pas la formation nécessaire pour enseigner à ces élèves, donc voilà principalement les raisons.

 

En conclusion, que pourrait-on faire pour effacer ces inégalités ?

Principalement, les dirigeants du monde entier devraient se concerter, se mettre d’accord, quels moyens ils vont employer pour réussir, pour achever ce but de l’UNESCO. Cela demande, bien sûr, des discussions, ça demande aussi beaucoup de moyens.

 

La crise mondiale que nous sommes en train de vivre ne va pas faciliter la chose ?

Non, ça va impacter tous les autres buts de l’UNESCO. C’est clair que sans moyens, même abaisser la mortalité infantile, créer un environnement durable, c’est toujours très négatif. Je ne pense pas qu’on va y arriver tout de suite, mais c’est louable. Il faut quand même continuer de dialoguer. Il y a assez de ressources sur cette terre pour subvenir aux besoins de toutes les populations. Il faut juste que les gens réfléchissent un peu à ce qu’ils peuvent donner d’eux-mêmes et non pas forcément à leur porte-monnaie, parce que ce n’est pas ça qui compte vraiment dans la vie.

 

Justement pour preuve, vous parlez de l’UNESCO, mais il y a les initiatives privées aussi qui peuvent avoir de l’importance. Ce sont des petites gouttes d’eau, mais enfin… Je dis ça parce que vous avez rencontré justement Christian Beuret qui travaille dans une association qui a pour but de créer une école à Haïti. C’est l’exemple qu’une petite organisation peut faire beaucoup de choses.

En effet, il a créé l’association « Projets Sud » qui œuvre avec les gens du coin, notamment le pasteur François.

 

Très bien. Merci en tout cas François pour ces explications. On vous laisse vous entretenir avec Christian Beuret. À bientôt !

À bientôt ! Merci à vous.

 

 

C’est sur ce magnifique reportage et ce message d’espoir que se termine notre émission. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Nous vous souhaitons une très bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi !

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod