« Quoi de 9 ? » 316 : du 13 au 19 avril 2009

 

 

Les frères Totor

 

Queridos tele espectadores les deseamos la bienvenida a nuestra television social y cultural.

Chères téléspectatrices, chers téléspectateurs, soyez les bienvenus sur TOR, votre télévision sociale et culturelle. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec François Gombàs, Françoise Berthod, Linda Fischer et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Mesdames, Messieurs, chers amis bonjour et bienvenue sur TOR. Bonjour Linda.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Alors tout à l’heure, nous allons parler d’une association qui s’appelle « Maloka » à Neuchâtel. Ce sont des Colombiens et des Suisses qui organisent de très, très belles choses. On verra d’ailleurs le reportage. Mais « Maloka » qu’est-ce que cela signifie ? C’est de l’espagnol ?

Non certainement pas. Cela provient de la famille linguistique des Chibchas. Il y a différentes tribus qui vont sur ces langues-là. Ils s’étendent du Costa Rica jusqu’à Puerto Guayaquil en Équateur à la frontière avec le Pérou. Là, il y a différentes tribus qui étaient organisées, c’était difficile d’avoir un contrôle, il y avait les Taironas et les Muiscas. Les Muiscas surtout étaient dans les environs de Bogota. C’était aussi là qu’il y avait la capitale qui s’appelait Zipaquira. C’étaient de très bons tailleurs d’or et également les fournisseurs des Incas. Il y a maintenant aussi un musée archéologique qui était leur ancien lieu sacré à Suamox. Il y a plus de 5000 pièces exposées. C’est le 4ème plus important peuple de l’Amérique du Sud à côté des Mayas, des Aztèques et des Incas, c’était eux les Muiscas.

 

D’accord. Mais vous ne nous avez toujours pas dit ce que signifie « Maloka » ?

« Maloka », c’est la maison. En principe, cela veut dire la maison de tous. Ils construisaient des maisons qui étaient rondes et normalement c’était un lieu de rencontres. Il y a tout le monde qui arrivait là-bas. On se racontait des histoires, on partageait le repas. C’était comme chez nous aujourd’hui la télévision. Là, les gens se réunissaient. L’association « Maloka » ici en Suisse est maintenant un peu pour tout le monde, ce n’est pas seulement pour les Colombiens ou les Suisses. C’est ouvert à tous les latinos ou à d’autres personnes intéressées. Ils font plusieurs événements au niveau culturel, aussi au niveau de l’intégration ici en Suisse et ils s’occupent aussi des jeunes qui ont été adoptés étant enfants qui aimeraient bien connaître davantage leur pays d’origine. Ils sont très, très ouverts. Ils font des grillades, ils font des présentations de théâtre. Ils invitent des gens comme par exemple, l’année passée, Alberto Granado, qui était le compagnon de Che Guevara quand il était jeune. Ils font venir ces gens-là et il y a pleins d’événements. Ils gagnent un peu d’argent par exemple à la Fête des Vendanges.

 

En tout cas, on comprend mieux pourquoi ils appellent ça « Maloka ». On comprend mieux cette ambiance de maison et il y a ce reportage que vous avez réalisé avec César Carrasco qui est Péruvien sur cette fête qu’ils appellent la Fête de la lumière.

La Fête de la lumière, en principe on a donné le nom à toute l’émission, parce que c’est joli et c’est une fête spéciale qui se fête en Colombie où il y a des lanceurs de feux, justement la Fête de la lumière. Là, on a fait des petits sujets sur différents événements et on a tout mis dans ce sujet.

 

On a vu qu’ils donnaient des cours, des cours de salsa, c’est juste ?

Il y a des cours de salsa et d’autres danses colombiennes aussi. Ils donnent des cours justement de langues aussi…

 

Pour les aider à s’intégrer, oui.

Oui et il y a encore un sujet où Albeiro Sarria a fait un projet, une muraille avec les Perce-Neige qui a été inaugurée aussi dans cette émission-là. Des cours de maquillage pour les enfants, de la peinture et des conteurs d’histoires.

 

On verra aussi une troupe qu’ils ont fait venir depuis l’Amérique du Sud, très intéressante, des enfants de rue.

Oui, de Cali, du quartier le plus pauvre, le plus défavorisé de là-bas où ils ont fait un cirque. Ils ont mis ça en place avec l’association Missio qui est une organisation religieuse et ils ont fait venir ce cirque-là. Ce sont des jeunes et ça leur fait un immense plaisir. Ils nous ont montré une messe salsa, plus une pièce de théâtre où ils expliquent un peu leur situation dans laquelle ils se trouvent.

 

Avec un curé qui dansait la salsa.

Avec un curé qui a vécu là-bas et qui sait très bien danser la salsa, ouais.

 

Bien. On va peut-être regarder ce sujet. Je rappelle qu’il a été réalisé par vous-même et par César Carrasco. Merci Linda et à bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

 

Il est temps d’aller retrouver nos amis, le Duo du Bas, du théâtre Matchbox qui nous ont préparé un sketch sur les jeux télévisés. Une bonne occasion pour nous avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

De parler des jeux, des jeux télévisés. On en parle beaucoup ces temps. Il y a des polémiques en France, mais la Suisse romande, la TSR fait des jeux déjà depuis bien des années ?

Oui justement, c’est Georges Kleinmann qui avait fait le premier jeu télévisé « Duel à Cache-Cache » en son temps.

 

Il fallait découvrir des personnes qui étaient cachées derrière des images.

Des photos, des images, oui. Après, il y a eu Georges Hardy qui a fait « À vos lettres ». C’était plutôt éducatif. Maintenant, c’est plutôt gagner de l’argent. En ce temps-là, c’était fait pour apprendre.

 

C’est ça. Georges Hardy qui, pour ceux qui ne s’en souviennent pas, avait le même look que Jean-Marc Richard ?

Exact. Et après, c’est Jean-Marc Richard qui a repris les jeux en Suisse romande avec la Loterie romande.

 

On peut remarquer que les jeux ont bien changé. Les jeux actuellement ne demandent pas d’avoir des connaissances intellectuelles particulières, alors qu’avant c’était le cas.

Oui justement avant, c’était basé sur le savoir, apprendre quelque chose. Maintenant, c’est plutôt de la téléréalité, se faire voir, participer, se montrer.

 

Pas besoin d’avoir fait l’Université pour passer dans des jeux télévisés aujourd’hui.

Exactement, oui.

 

Il y avait d’autres jeux entre deux qui étaient des productions des télés francophones ?

Oui justement, il y a eu le Francophonissime qui était un jeu regroupant plusieurs chaînes de télévision. Chaque pays était représenté par une personne, pour la Suisse, c’était l’inénarable Michel Dénériaz, tous des gens très cultivés, qui avaient de bonnes connaissances.

 

Et des fameux jeux comme « Jeux sans frontière ».

« Jeux sans frontière », « Interneige » qui était aussi retransmis en Suisse. Il y a aussi eu « La chasse aux trésors » que la Suisse a coproduite avec la télévision française.

 

On peut dire quand même que la télé suisse romande, sans vouloir critiquer, parce qu’on les aime bien, ont quand même de la peine à créer leurs propres jeux, ça c’est sûr. Mais même à réaliser des jeux simplement.

Il semble qu’il y a personne qui fabrique. Ils rachètent les jeux ou les reproduisent.

 

Ils sont même plutôt tentés de faire dans les reality-shows.

Oui, ils font un peu comme les Français. Il y a eu une émission avec les seniors ou sur la conduite. Il y a eu une fois une émission.

 

Il semble qu’ils vont remettre ça durant l’été.

Ils recommencent aussi.

 

Enfin, on verra bien. De toute façon, merci Françoise pour ce petit récapitulatif et à bientôt.

À bientôt. Merci.

 

Voilà Mesdames et Messieurs. On va donc retrouver nos amis, le Duo du Bas, dans un jeu télévisé assez particulier.

 

 

On va terminer cette émission avec François Gombàs, bonjour François.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Avant de nous rendre aux Brandons qui est le carnaval un peu des Vaudois, on va parler du carnaval en général. Le plus grand carnaval du monde, c’est lequel ?

Le plus grand carnaval du monde se passe à Bahia, Salvador de Bahia au Brésil où il y a à peu près deux millions de personnes qui suivent ce carnaval. Ils commencent déjà la fête le vendredi avant Mardi Gras. Ils finissent la fête le Mercredi des Cendres et souvent plus tard.

 

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas Rio le plus grand ?

Non, ce n’est pas Rio. La foule est constituée de deux cents blocos, de milliers de touristes et d’innombrables pipocas. Les blocos sont des groupes constitués de gens qui ont le même costume, protégés par des agents de sécurité qui sont rémunérés pour cela. Les pipocas, eux, ne sont pas dans ces cordons de sécurité, ils dansent tout le long du parcours qui dure à peu près 20 kilomètres.

 

Quel genre de musique justement est diffusé ?

La foule, elle danse aux sons des Trios Electricos. C’est une mode qui a été inventée il y a plus de 50 ans par Osmar et Doddo, deux Bahianais, qui à l’époque avaient défilé dans une vieille Ford qui diffusait de la musique électrique et depuis c’est la particularité de ce carnaval. Aujourd’hui, il y en a 70. Ce sont des immenses camions monstres avec des sonos et ils sont animés par des stars comme Gilberto Gil, Carlinhos Brown, etc.

 

Finalement, c’est une musique assez particulière ?

Oui tout à fait. C’est une particularité de Bahia, c’est la samba reggae avec d’autres rythmes africains. On l’appelle Axé. C’est un mouvement populaire qui a commencé dans les années 80 et le nom Axé vient du candomblé qui est une religion afro-brésilienne et qui signifie « bonne vibration ». Le meilleur représentant de ce mouvement, c’est le groupe Olodum, qui d’ailleurs a ouvert l’une des meilleures écoles de percussion au monde dans le centre historique de Salvador, le Pelorinho.

 

On peut assister au cortège en allant dans la rue, mais il y a aussi d’autres moyens de le faire ?

Oui, c’est ce qu’on appelle les « camarotes ». Ce sont des loges le long du parcours. Ce n’est plus dans l’esprit du carnaval de Bahia, parce que c’est un carnaval démocratique et ces loges sont plutôt pour les VIP, ceux qui ont les moyens et ils regardent le cortège. Tout est équipé, boissons, nourriture et ils peuvent regarder ça en toute sécurité.

 

Bien. Merci François de nous avoir parlé de ce carnaval, ça nous a donné l’envie d’y aller et moi, je vous dis, à bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

Nous, on ne va pas aller si loin que ça, on va simplement aller à Payerne pour regarder justement le fameux carnaval de Payerne.

 

 

C’est sur cette musique entraînante des Brandons de Payerne que se termine notre émission. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Passez une bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod