« Quoi de 9 ? »
317 : du 20 au 26 avril 2009
Les frères Totor
Salut
à tous et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle
neuchâteloise. Dans quelques instants, « Quoi de 9 ? » avec
François Gombàs, Linda Fischer et Jean-Pierre
Lambert.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs
bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle
neuchâteloise. On se trouve cette semaine sur les Jeunes-Rives
à Neuchâtel en compagnie de Linda Fischer, bonjour Linda.
Bonjour
Jean-Pierre.
Ici même, il y a 7 ans, s’est déroulé
l’Expo.02. Une manifestation qui a fait venir beaucoup, beaucoup de monde.
Oui,
il y avait environ dix millions de visiteurs. C’était un assez grand succès. Le
dernier jour, ici sur l’Arteplage de Neuchâtel, il y
avait 45 000 personnes. C’était
dur pour bosser. L’historique des expositions nationales, cela a déjà commencé
au XIXe siècle. On peut dire que la 3ème exposition de
l’artisanat et de l’industrie de Berne en 1857 est des fois considérée comme la
première exposition nationale, mais pas vraiment reconnue, parce qu’il n’y
avait pas tous les cantons représentés.
La
première officielle, c’était l’exposition nationale en 1883 à Zurich, marquée
par le secteur scolaire comme facteur essentiel pour une économie solide.
Ça, c’était officiellement la 1ère
exposition ?
Oui,
parce que la différence entre l’exposition nationale et les autres expositions,
c’est que l’exposition nationale montre beaucoup de choses qui ne sont pas
destinées à la vente directe.
En 1896, cela a eu lieu en Suisse
romande, à Genève ?
Oui
et là, il y avait quelque chose de spécial, parce qu’ils avaient construit un
petit village où ils avaient environ 230 Soudanais qui habitaient pour montrer
la vie des gens africains et à côté un village suisse pour montrer les
habitudes suisses. C’est de là qu’est né le « Dörfli »,
qui a été repris plus tard dans d’autres expositions comme celle de Berne en
1914 et celle de
Il y a une exposition qui a beaucoup
marqué les esprits, c’est celle de Zurich ?
Oui,
c’est
Plus près de chez nous, Lausanne.
Oui,
c’était l’« Expo 64 ». Il y avait déjà des changements et là, on
prenait toujours ce sujet du « Dörfli »
pour démontrer la vie traditionnelle de
Il y a 7 ans, Expo.02 a été pas mal
critiquée aussi ?
Oui.
D’abord, elle a eu beaucoup de retard, parce que depuis 1914, on maintenait le
rythme de 25 ans. La prochaine après 64 aurait dû être en 1989, qui a été
repoussée en 1991, dans l’idée de commémorer le 700ème anniversaire
de
C’est vrai qu’elle a coûté très, très
chère et aujourd’hui, il ne reste plus rien, à part une œuvre de Stricker dans l’eau ?
Oui,
une œuvre de David Stricker. Ils lui ont laissé une demi
journée pour la faire où il a dû évaluer de quelle manière il peut fixer ces
pierres.
Si on est venu ici aujourd’hui parler de
l’Expo.02, c’est parce que vous avez rencontré Laurent Sandoz, un garçon qui
est acteur, qui avait le rôle principal pendant la cérémonie d’ouverture
d’Expo.02, qui avait aussi le rôle principal à
Oui,
c’était très sympa. Je ne le considère plus comme garçon quand même.
C’est vrai qu’il a mon âge.
Mais
il était très sympa, c’est vrai.
D’accord. Merci Linda pour toutes ces
explications et à bientôt.
À
bientôt Jean-Pierre.
Voilà Mesdames et Messieurs, on retourne
à Bevaix rencontrer M. Laurent Sandoz.
On reste sur les Jeunes-Rives,
toujours à Neuchâtel pour aller retrouver nos amis, le Duo du Bas, du théâtre Matchbox, qui vont nous faire une petite visite de ce
qu’ils appellent « Les ruines d’Expo.02 ».
On va quitter quelques instants, les Jeunes-Rives à Neuchâtel pour se rendre à Payerne avec
François Gombàs, bonjour François.
Bonjour
Jean-Pierre.
On va parler d’une fête très connue dans
C’est
le carnaval de Payerne existe depuis longtemps. On a des récits écrits,
détaillés depuis la fin du XVIIIe siècle. Au départ, c’était une
fête réservée à la bourgeoisie et ça s’est démocratisé par la suite. Au départ,
on allumait des feux dehors pour signifier la mort de monsieur hiver et la
bonne société, elle, se gavait à l’intérieur. Après, cela a été interdit.
Pourquoi ça été interdit ?
On
dit qu’allumer des feux et faire la fête, ça relevait un peu du paganisme. On a
décidé d’arrêter ça. Mais les Payernois ne se sont
pas découragés, ils ont continué à le faire. En 1862, ils ont commencé à porter
des masques avec des longs nez et ensuite, vers 1915, on a eu le Comité des
Masqués qui s’est créé. C’était un groupe de 7 à 8 personnes. Ils ont commencé
à rédiger un journal qui parlait des cancans, des potins de l’année écoulée.
Ils profitaient de ce journal pour dénoncer tout ce qu’on pouvait pendant
l’année. C’est devenu une tradition depuis.
Il y a aussi une tradition typiquement payernoise, je crois, c’est le journal, ils l’écrivent
aussi contre les vitrines. Ils écrivent sur les vitrines des commerçants plein
de choses un peu moqueuses, un peu méchantes sur les gens du village. Mais il y
a aussi des cortèges qui sont assez typiques, c’est ça d’ailleurs qu’on va voir
tout à l’heure.
C’est
vrai que les cortèges, ils existent depuis que le Comité des Masqués s’est
créé. D’ailleurs, c’est encore eux aujourd’hui qui organisent le carnaval. Il y
a plusieurs cortèges. Il y a d’abord le Grand Cortège du dimanche. C’est là
qu’on a les grands chars. Ces chars demandent des mois de préparation. On peut
aussi parler d’un autre cortège, c’est le cortège des Tumulus qui se passe le
lundi. C’est un cortège assez moqueur, parce qu’on se moque des gens de
Payerne, parce qu’en 1898, on a découvert un tumulus
dans une forêt qui jouxtait Payerne. Tous les gens voulaient aller le voir. En
premier lieu, le maire de
Un truc typiquement payernois,
les chineuses ou la nuit des chineuses ?
Ça,
c’est aussi le lundi. C’est la nuit des femmes, elles attendent que tous les
enfants soient au lit. Elles sortent toutes déguisées. Déguisées pour que
personne ne les reconnaissent. Là, elles en profitent pour aller vers les
garçons, vers les maris. Elles se moquent d’eux, elles leur disent leurs quatre
vérités. En général, on essaye de les reconnaître, mais c’est peine perdue…
Il y a un grand danger de scènes de
ménage ?
Tout
à fait.
Merci François de nous avoir fait
connaître un petit peu ces traditions. Je vous dis, à bientôt.
Au
revoir Jean-Pierre.
Merci. On se rend donc à Payerne pour
assister à une partie des Brandons.
C’est sur ces images que se termine
notre émission. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Passez une bonne
fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod