« Quoi de 9 ? 320 » : du 11 au 17 mai 2009

 

 

Les frères Totor

 

Salut à tous et bienvenue sur TOR avec aujourd’hui Rita Hosang, Françoise Berthod, François Gombàs et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Mesdames, Messieurs, chers amis bonjour et merci de venir passer quelques instants avec nous sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Aujourd’hui, j’ai le plaisir avec François Gombàs, bonjour François.

Bonjour Jean-Pierre.

 

De parler d’un ami, je peux dire, de très longue date, d’abord de notre journal Objectif Réussir, aujourd’hui de Télé Objectif Réussir. Il s’agit d’un homme qui fut l’un des premiers compagnons de route de l’abbé Pierre dans les années 50. Il s’agit du prêtre dominicain, Pedro Meca que nous connaissons déjà depuis pas mal d’années, un homme hors du commun. J’ai eu l’immense plaisir de le découvrir il y a dix ans. Vous l’avez découvert avec nous il y a quelques jours. Un homme qui nous marque, qui marque les esprits, parce qu’il travaille depuis très, très longtemps dans la rue et il a une façon de concevoir les choses et notamment la pauvreté d’une façon assez particulière.

Oui, pour Pedro Meca, il existe d’autres formes de pauvreté que la pauvreté matérielle à laquelle pensent les gens d’ici. Il existe beaucoup d’autres pauvretés sous forme par exemple de solitude, la relation, les contacts et celle qu’il exprime souvent, c’est la relation que, nous, on a avec l’argent, ce que l’argent peut nous amener, acheter, les dérivés. Il aime parler de cette pauvreté-là. C’est une pauvreté qui est due à notre société de consommation où les personnes qui ne peuvent pas acheter ce qu’elles veulent, ce dont elles ont envie. Pour eux c’est une certaine forme de pauvreté et ça les empêche de se réaliser pleinement en tant qu’individu.

 

Pour Pedro Meca, la pauvreté ce n’est pas toujours, ce n’est pas forcément une question d’argent. C’est souvent une pauvreté dans les relations humaines.

Exactement. On n’a pas de relations humaines, parce que tout ce qu’on fait dépend de l’argent ou de ce qu’il peut nous amener et pour lui la vraie liberté d’un être humain, c’est justement de devenir indépendant de ces choses matérielles. Devenir plus dépendant aux relations humaines, de s’enrichir à travers les contacts, les rapports qu’on a avec toutes les personnes que l’on rencontre, que ce soit à n’importe quel niveau, à n’importe quelle classe ou à n’importe quel moment, que ce soit dans la rue ou dans la haute société.

 

Sa façon de concevoir la charité aussi est assez surprenante de la part d’un homme d’église.

Oui, pour lui, la charité, ce n’est pas seulement donner des choses matérielles. Pour lui la charité, c’est de l’amour, c’est de la bonne foi. C’est donner de sa personne envers son prochain et non pas se limiter à donner des choses. Pour lui donner, donner, donner, ce n’est pas très bien pour un être humain, parce que les gens au bout d’un moment, ils reçoivent, ils reçoivent, ils s’y habituent, ils ne se responsabilisent pas, ils s’y attendent et ils ne s’accomplissent pas pleinement.

 

Quand il parle que ce problème est une question de responsabilité, une responsabilité de chacun d’entre-nous ?

Pedro Meca dit que lui n’est pas solidaire des personnes qui veulent faire la sieste. Il a envie d’aider les gens aussi qui ont envie de se responsabiliser, qui ont envie de se remettre sur pied. Ils ont peut-être eu des malheurs dans leur vie. Ce n’est pas souvent, vraiment, leur faute, mais il faut quand même une certaine responsabilité, une envie de se remettre debout, sinon pour lui, c’est impossible d’être solidaire avec ces personnes-là.

 

Merci François de nous avoir rappelés un petit peu ces principes que défend Pedro Meca et moi je vous dis, à bientôt.

Merci Jean-Pierre.

 

On va donc écouter ce cher ami, Pedro Meca. Chaque fois que je le vois, chaque fois je pense la même chose et j’ai envie de dire que si tous les curés, si tous les pasteurs étaient comme Pedro Meca, les églises ne seraient pas à moitié vides. Elles n’auraient pas de problèmes d’argent et elles rempliraient enfin la mission qui est la leur…

 

 

Avant d’aller retrouver nos amis, le Duo du Bas, du Théâtre du Matchbox, qui vont nous parler de la fumée, de la cigarette, de l’interdiction de fumer, on va également en parler également avec Françoise Berthod, bonjour Françoise.

Bonjour Jean-Pierre.

 

L’interdiction de fumer, ce qui est assez surprenant, c’est que ce n’est pour une fois pas les Suisses alémaniques qui ont imposé des restrictions, mais les Tessinois, je crois ?

Exactement, c’est eux, en premier, suivant l’influence de l’Italie sûrement.

 

Parce que l’Italie a fait ça, il y a déjà pas mal de temps.

Après, il y a eu les Grisons et le canton de Neuchâtel. Genève l’a demandé, mais n’a pas eu la permission.

 

Genève a fait la tentative, mais il y a eu un petit vice de forme, je crois dans la loi ?

Ce qui dit que le premier canton est Neuchâtel. Fribourg et le Jura vont suivre cette année, mais c’est vraiment Neuchâtel qui a montré l’exemple.

 

Ce qu’on peut observer actuellement à Neuchâtel. Il y a déjà des gens pas contents, mais c’est qu’évidemment il y a des attroupements de personnes devant les bistrots, devant les dancings, ils font un peu de bruit et ils jettent leurs mégots sur la rue.

Oui et je pense que cela posera un certain problème de bruit plus tard. Là, c’est encore le printemps, l’été, mais cet hiver quand les gens seront chez eux, avec le bruit autour d’eux, ça risque de faire des histoires aussi.

 

Quoi qu’il en soit ce n’est pas une loi qui va dans le mauvais sens, puisqu’elle est là pour préserver notre santé.

Exactement.

 

Merci Françoise, à bientôt.

À bientôt, merci.

 

On écoute nos amis, le Duo du Bas, qui ont aussi leur façon de voir la chose.

 

 

On se retrouve sur le plateau de « Quoi de 9 ? » avec à mes côtés, Rita Hosang, rédactrice en chef de notre journal Objectif Réussir et Treffpunkt Boulevard, bonjour Rita.

Salut Jean-Pierre.

 

On va parler littérature, puisqu’il y a quelque temps, nous avons été à Berne pour un vernissage pour ce magnifique livre écrit en plusieurs langues. Un livre qui, comme on dit, est aussi bien fait pour les petits que pour les grands.

Oui absolument, mais c’est vrai que la particularité, c’est qu’il est trilingue.

 

Français, allemand et anglais.

Allemand à l’origine, ensuite traduit en anglais et en français dans le livre. Par contre, les textes existent aussi, aujourd’hui, en 42 langues déjà.

 

On a rencontré les auteurs. Tout d’abord, peut-être celui qui a écrit le texte, qui a écrit l’histoire.

C’est un Monsieur qui s’appelle Dieter Baumgart, qui est Allemand d’origine et qui depuis plusieurs années maintenant habite dans le Sud de la France. On l’appelle d’ailleurs le conteur d’histoires de Mourèze. C’est un poète, philosophe et aussi peintre, sculpteur sur bois, sculpteur sur fer. Un vrai artiste.

 

Un vrai philosophe aussi. « La genèse du sourire », c’est son titre. L’histoire d’un papillon…

Tout à fait.

 

Mais le problème, c’est que le papillon, on ne le voit jamais dans l’histoire.

Mais oui, c’est un papillon invisible. C’est d’ailleurs un peu cette particularité de ce papillon qui a incité notre amie, Theres Studer, qui est peintre depuis longtemps à se dire comment je pourrais peindre quelque chose d’invisible ?

 

Ça, c’était son grand défi. Disons aussi peut-être concernant Theres, que c’est l’une de nos plus anciennes collaboratrices.

Oui. C’est sûr. Depuis longtemps, elle écrit des articles en allemand. Je ne sais pas si les lecteurs romands ça leur dit quelque chose, certains lisent peut-être la partie allemande. Mais régulièrement, elle écrit des articles dans notre journal.

 

Le défi, elle le raconte dans l’interview. Un jour, elle est en vacances dans le même village où habite l’auteur. L’auteur a l’habitude là-bas d’écrire et de publier ses poésies contre une vieille porte en bois, je crois.

Il placarde les pages avec ses histoires sur une vieille porte dans le village et c’est un peu par hasard que Theres, qui passe aussi plusieurs semaines par année dans le Sud de la France, est tombée là-dessus. Elle a été fascinée par l’histoire et par bonheur, elle rencontre l’auteur un jour devant cette porte. C’est là qu’ils ont cette rencontre, qui est à l’origine de ce livre.

 

Encore un dernier mot peut-être avant de regarder ce reportage. Où peut-on trouver ce magnifique livre ?

Il est vendu déjà dans pas mal de librairies, mais j’imagine plutôt en Suisse alémanique. Si on ne le trouve pas en librairie, on peut toujours nous téléphoner et on peut prendre les commandes et on va les transmettre.

 

Très bien. J’espère que beaucoup de gens s’intéresseront. Cela nous a fait plaisir de présenter cet ouvrage, comme quoi nos collaborateurs sont des gens actifs, dynamiques et qui bougent… Merci Rita, à tout bientôt.

À bientôt.

 

 

Après cette petite excursion en terre bernoise, on se retrouve ici à Bevaix dans nos studios pour vous remercier de nous avoir suivis pour vous souhaiter aussi une très, très bonne fin de journée et de vous dire, prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod