« Quoi de 9 ? »
321 : du 18 au 24 mai 2009
Les frères Totor
Bienvenue
à Peseux avec aujourd’hui François Gombàs, Fabrice Drapel et
Jean-Pierre Lambert.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
chers amis bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle
neuchâteloise. À mes côtés, Fabrice Drapel, bonjour
Fabrice.
Bonjour
Jean-Pierre.
Derrière nous, la salle de spectacles
dans laquelle un jeune chanteur neuchâtelois, talentueux, de 31 ans a fait un
magnifique concert il y a quelques semaines. Qu’est-ce que vous pouvez nous
dire de ce garçon ?
Vincent
Bigler, pour ceux qui ne le connaîtrait pas, on peut dire déjà qu’il est né
quasiment avec une guitare à la main, puisqu’à l’âge de cinq ans, il a reçu sa
première guitare. Par la suite, c’est un peu en secret qu’il a fait de la
musique, chez lui. Il s’est monté un petit studio d’enregistrement et, petit à
petit, il a commencé à composer des chansons. C’est essentiellement des
chansons à textes avec des textes qui parlent de vécu, de son vécu à lui, du
vécu de personnes qui auraient eu des maladies comme l’anorexie, le cancer. Il
s’est produit ici devant 400 personnes avec un orchestre de musiciens, des amis
à lui, composés de professionnels, également des chanteurs de renom, puisqu’il
y avait aussi Angie Ott qui
vient de gagner le USA World Showcase à Las Vegas.
Ils se sont produits ici, il y a quelques semaines.
On peut dire en effet que Vincent Bigler
a vraiment beaucoup de talent. Ça s’est vu à quel point les spectateurs étaient
enthousiastes quand ils ont entendu ses chansons.
Oui,
tout à fait ! Beaucoup d’ambiance, le public était envoûté par la musique
qui était de bonne qualité.
Vincent Bigler est très sensible à tout
ce qui se passe dans la vie de tous les jours, dans sa vie, dans notre vie.
C’est ce qui touche, je crois, les gens justement.
Oui,
tout à fait ! D’ailleurs, comme je l’ai dit tout à l’heure, dans ses
chansons à textes, il relate des choses qu’il a vécues, notamment avec ses
grands-parents. Une fois, il a vu une fille à la télévision qui souffrait
d’anorexie et il a décidé d’écrire une chanson sur l’anorexie et il s’inspire
essentiellement de faits et de vécu.
C’est ce qui fait que Vincent est
vraiment un type très attachant. Si on veut en savoir plus sur lui, il y a un
site Internet ?
Tout,
à fait ! Sur www.vincentbigler.ch, vous pourrez trouver davantage
d’informations, des infos concert, des photos de ses concerts qu’il a faits ou
albums, écouter des extraits musicaux ou commander son DVD ou son CD.
Très bien. Merci Fabrice de nous avoir
fait découvrir Vincent Bigler et à tout bientôt.
Merci
Jean-Pierre, à bientôt.
Voilà Mesdames et Messieurs, on va se
rendre dans la salle de spectacles, juste ici derrière nous, pour écouter
Vincent Bigler.
Après notre ami Vincent Bigler, il est
temps d’aller au théâtre, le Matchbox pour retrouver
nos amis, le Duo du Bas, qui ont décidé également de se lancer dans la chanson.
Si Vincent Bigler va sans aucun doute réussir, il n’en est pas forcément de
même pour nos amis le Duo du Bas. Enfin, jugez par vous-mêmes !
Nous sommes toujours à Peseux avec François Gombàs,
bonjour François.
Bonjour
Jean-Pierre.
On va parler ensemble d’un sujet
maintenant beaucoup plus grave, beaucoup plus sérieux que nos amis le Duo du
Bas, puisqu’on va parler de la solitude.
J’aimerais
parler surtout des causes de la solitude. Elles sont multiples et elles varient
selon la tranche d’âge des personnes. Pour les personnes jeunes, aujourd’hui,
les causes de la solitude sont surtout dues au manque d’écoute, au manque de
communication qui existe. Les parents sont trop occupés. Ils sont au travail et
les enfants sont un peu laissés pour compte. On les laisse seuls se débrouiller
face à leurs problèmes. Ils ne peuvent pas discuter de ce qui les tracasse et
ça, c’est le problème pour les jeunes. En plus, ça les amène souvent à se
renfermer sur eux-mêmes. Cela peut créer même l’échec scolaire et des échecs en
amour et cela a des séquelles très, très sérieuses. Ça peut même amener souvent
au suicide. Pour les adultes, il peut exister même une solitude vis-à-vis du
travail. Même si on a des collaborateurs ou des patrons, on peut se sentir
isolés, coincés dans le travail, parce qu’on a besoin de satisfaire les besoins
de la famille. On reste coincé dans ce travail et on peut se sentir seul aussi.
Il y a aussi des problèmes de détention. Si on est en prison, on a peur que les
gens nous oublient, parce qu’une fois qu’on est oublié, on n’est plus rien du
tout…
Par
contre, la tranche d’âge la plus affectée, c’est bien sûr les personnes âgées.
Là, il y a un cas d’isolement social, parce qu’il y a la mise à la retraite,
les enfants sont trop occupés. C’est les mêmes, c’est les parents d’avant.
Maintenant, c’est les enfants, ils n’ont pas le temps d’aller voir leurs
parents. Les voisins ne leur parlent plus. Ils n’ont plus d’activités, la santé
va en s’amoindrissant, pour eux, c’est un grand problème. Il faut aussi dire
que ce n’est pas toujours négatif. Certaines personnes le vivent très bien. Ils
voient ça comme une certaine libération, tout à coup : « Je n’ai plus
à m’occuper de tout, je peux enfin faire les choses dont je rêvais. »
Vous parlez de la solitude chez les
personnes âgées. Si je vous dis, Agripina, Cécile, ça
vous rappelle des souvenirs ?
Bien
sûr. Ce sont des dames très gentilles que nous avons rencontrées dans le cadre
de Lecture et Compagnie, qui est une association qui est composée de bénévoles,
qui eux s’occupent de vieilles personnes. Elles vont lire des histoires à ces
personnes. Elles se rencontrent en général chez les particuliers ou dans des
homes. Par contre, ces dames, on les a rencontrées dans un restaurant. Elles
sont sorties pour justement participer à Lecture et Compagnie.
En tout cas, c’est un sujet très
touchant, parce que ces gens sont vraiment magnifiques, aussi bien la lectrice
que les auditeurs et auditrices.
Oui,
tout à fait ! On a été sous le charme de ces dames. Elles ont beaucoup de
témoignages à nous donner. Elles partagent des souvenirs. Pour elles, le plus
important, ce n’est pas vraiment la lecture, c’est le fait de se retrouver
entre elles, de pouvoir sortir de leur appartement, de pouvoir un peu discuter
de choses et d’autres. Bien sûr, la lecture fait partie intégrante du
programme, mais rien que le fait de partager, de se retrouver, de discuter
ensemble d’un sujet, c’est vraiment très touchant.
Je crois qu’on va aller les retrouver.
C’était un vrai plaisir. Moi, je vous dis à bientôt.
À
bientôt Jean-Pierre, merci.
Voilà Mesdames et Messieurs, on va donc
retrouver ces charmantes dames dans un restaurant à Neuchâtel.
C’est sur ces images que se termine
notre émission. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Il est temps
pour nous de quitter Peseux et de repartir dans nos
studios. Merci pour votre fidélité. Prenez bien soin de vous et des autres aussi !
Émission présentée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod