« Quoi de 9 ? » 323 : du 1er au 7 juin 2009

 

 

Les frères Totor

 

Salut à tous et bienvenue dans le lavoir de Gorgier avec aujourd’hui François Gombàs, Fabrice Drapel et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Bienvenue également dans le magnifique village de Gorgier et plus précisément au vieux lavoir, où nous sommes aujourd’hui avec Fabrice Drapel, bonjour Fabrice.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Un vieux lavoir, vous l’entendez peut-être, qui date de 1600 et des poussières. Cela dit, on va vous parler maintenant, non pas de Gorgier proprement dit, mais de l’Italie, puisque nous allons tout à l’heure rencontrer le plus italien des peintres neuchâtelois, Ivan Moscatelli. L’Italie, vous avez un petit peu étudié, tout le monde connaît les pizzas, mais quelle est l’origine du mot Italie, voire même du pays tout entier ?

L’Italie, il faut savoir que l’origine du mot Italia a été découvert, parce qu’en fait, on a retrouvé une pièce de monnaie qui date du premier siècle avant Jésus-Christ, sur laquelle était estampillé le mot Italia. Cette pièce a été retrouvée dans les Abruzzes. Mais l’origine du mot, en fait, vient des Grecs. Ils parlaient d’Italie comme du royaume d’Italos, car Hercule durant ses douze travaux avait volé 115 bœufs et il était parti. Il longeait les côtes d’Italie avec ses bœufs, lorsqu’il y en a eu un qui s’échappa et il lui couru après jusqu’en Sicile. Là, il décida d’appeler ce pays Italos qui en grec voulait dire taureau.

 

On peut dire que l’Italie a apporté beaucoup à l’Europe occidentale surtout après le Moyen-Âge ?

Oui tout à fait. L’Italie a apporté beaucoup déjà avec l’empire romain et après le Moyen-Âge avec la Renaissance, de nouvelles idées, de nouveaux artistes comme Michel-Ange, Raphaël. De nouveaux scientifiques, comme Galilée qui ont apporté beaucoup à l’art, à la médecine et à la science en fait. Des idées nouvelles, il faut savoir qu’au Moyen-Âge, la création artistique était essentiellement orientée vers la chrétienté, alors qu’en fait la Renaissance, ça a permis de peindre des corps dénudés, parce qu’il y a eu une liberté d’expression, une liberté de penser, une autre manière de voir les choses. On peut dire que la Renaissance italienne a énormément apporté, tant au niveau démographique qu’économique à l’Europe.

 

Je pense qu’on pourrait encore en dire encore, encore et encore sur l’Italie.

Oui. Il y a encore beaucoup de choses à dire, en effet.

 

On aura certainement l’occasion d’y revenir. C’était déjà bien de faire un petit aperçu de ce pays et de ses origines. En tout cas, merci Fabrice et moi je vous dis, à bientôt.

De rien. À bientôt Jean-Pierre.

 

Voilà Mesdames et Messieurs. On va donc aller retrouver Ivan Moscatelli dans son atelier.

 

 

Vous aimeriez peut-être savoir ce qui vous attend demain ou après-demain ou la semaine prochaine. Écoutez, pour ça il faut consulter votre horoscope et nous avons chez TOR, deux spécialistes. Il s’agit du Duo du Bas, mais oui, nos amis du théâtre du Matchbox.

 

 

Nous sommes toujours à Gorgier, mais cette fois-ci avec François Gombàs, bonjour François.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Devant une des prisons neuchâteloises. La deuxième se trouve à La Chaux-de-Fonds, parce que l’on va parler de délinquance, de délinquance surtout parmi les jeunes et j’ai entendu dire qu’à Zurich, ils allaient construire une prison pour des mineurs, je crois.

Oui, c’est ça. On va réaménager la prison d’Uitikon et créer 16 places supplémentaires pour accueillir les délinquants juvéniles de 16 à 18 ans en milieu fermé. C’est une nouveauté, parce que depuis 2007, le Code pénal suisse permet d’incarcérer des jeunes de 16 à 18 ans. D’ailleurs en Suisse romande, il y en a une prévue à Palézieux pour 2013.

 

Si je comprends bien, il y a bel et bien toujours plus de jeunes mineurs qui tombent dans la grave délinquance ?

Oui, c’est vrai, ça augmente. Cela a toujours été un phénomène de masse, mais c’est vrai qu’il y a une augmentation assez conséquente. On peut noter qu’il y a une augmentation chez les filles qui commettent des délits. Il y a plus de délits en bande. En général, on peut aussi dire que les étrangers, eux, ne commettent pas plus de délits qu’avant. Mais c’est aussi plus précoce. On va avoir des jeunes délinquants dès 12 ans.

 

Quelles sont finalement les motivations qui poussent ces jeunes à passer à l’acte ?

Il y a plusieurs raisons. Il y en a une, c’est une question de survie, de subsistance, de nécessité. Ils ont aucun moyen, ils passent donc à l’acte. Il y a aussi une question de frustration, de rage. Les jeunes qui vivent dans la précarité, souvent ils passent à l’acte aussi. Il y en a certains, c’est une manière hédoniste, c’est juste pour le plaisir, c’est un jeu… Il y a une quatrième notion, c’est la délinquance juvénile passe-temps. C’est des jeunes qui n’ont pas forcément avant, fait ou commis de délits et qui tout à coup, juste pour se passer le temps, se mettent à être des vandales, à voler ou à dépraver.

 

Merci en tout cas pour ces explications. Maintenant la question, que se passe-t-il derrière ces murs, est-ce que les prisonniers peuvent recevoir des visites, est-ce qu’ils peuvent recevoir des paquets, des lettres ? Vous avez rencontré il y a quelques jours un visiteur de prison qui va nous raconter tout ça. Je pense qu’on va l’écouter.

Oui. C’est Bernard Brünisholz, un visiteur de prison. Lui, justement rend visite aux gens qui sont en prison ici, à La Chaux-de-Fonds et dans d’autres pénitenciers.

 

On se réjouit de l’écouter. Merci.

Merci Jean-Pierre.

 

 

On revient quelques secondes encore à Gorgier, juste le temps pour moi de vous remercier d’avoir suivi cette émission, de vous souhaiter une très bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod