« Quoi de 9 ? » 325 : du 15 au 21 juin 2009

 

 

Les frères Totor

 

Salut à tous et bienvenue sur TOR avec aujourd’hui Linda Fischer, Fabrice Drapel et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. On se trouve aujourd’hui à Cortaillod en compagnie de Fabrice Drapel, bonjour Fabrice.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On se trouve à Cortaillod pourquoi ? Parce que dans quelques minutes, notre collaboratrice, Françoise Berthod va rencontrer un homme assez exceptionnel, qui fait beaucoup de sport, qui fait beaucoup de voyages. Il est exceptionnel aussi, parce qu’il souffre d’une maladie qui s’appelle le diabète qui est peut être une maladie assez connue. Quoique, mais qui finalement si on la gère bien, elle ne vous empêche pas de mener une vie normale. Mais avant de parler de ça avec M. Steve Jeanneret, parlez-nous peut-être des origines du mot diabète ou les origines de cette maladie !

Étymologiquement, si l’on veut parler de l’origine du mot, le diabète vient du grec ancien qui était dai baino qui voulait dire « passer au travers ». Les Égyptiens déjà dans leur temps avaient remarqué que les malades, en fait, semblaient uriner à peine qu’ils ingurgitaient du liquide. Ils avaient aussi remarqué qu’ils maigrissaient, malgré une nourriture abondante et ils finissaient par mourir trois semaines à un mois après avoir remarqué ces phénomènes-là.

 

C’est vrai que le diabète avant que l’on découvre certaines choses étaient une maladie dangereuse, mortelle.

Oui, tout à fait mortelle. Il existe trois principales formes de diabète. Il y a déjà le diabète de type 1 qui résulte en une destruction des cellules du pancréas. Ces cellules qui régularisent en fait la glycémie, c’est-à-dire le taux de glucose ou de sucre dans le sang. C’est caractéristique. En fait les personnes qui sont atteintes de cette maladie ont plus de 1,26 gramme de sucre dans le sang. Elles urinent excessivement, ça résulte aussi en une grosse soif. Elles maigrissent bien qu’elles se nourrissent de plus en plus abondamment.

 

C’est une caractéristique, je crois quand on ne sait pas, est-ce que j’ai du diabète, est-ce que je n’ai pas de diabète ? Souvent les premiers signes, c’est comme vous le dites, une soif excessive qui peut être le signe d’un diabète ?

Voilà exactement.

 

Quelles sont les caractéristiques de ce diabète 1 ou plutôt qui a le plus de chance d’être atteint par ce diabète ?

Ce diabète apparaît de manière assez brutale chez les jeunes, les jeunes adolescents et les enfants.

 

On ne sait pas toujours pourquoi ?

Justement, on ne sait pas toujours pourquoi. Les causes de cette maladie ne sont pas encore clairement définies. Ce n’est pas encore très logique.

 

Et l’autre diabète ?

Le diabète de type 2, lui apparaît plutôt avec l’âge, c’est le diabète de type d’âge mûr, qui apparaît généralement chez les personnes de plus de 40 ans. On remarque que le 80 % de ces personnes sont, soit obèses, soit ont une surcharge pondérale assez importante, ce qui est lié.

 

On ne va pas faire peur à ceux qui ont un diabète, mais c’est quand même l’une des causes de mortalité les plus importantes ?

Tout à fait. À l’heure actuelle, c’est la 4ème ou la 5ème cause de mortalité dans le monde. L’OMS maintenant qui s’est sérieusement penchée sur le cas a remarqué qu’en 1985, près de trente millions de personnes étaient atteintes du diabète et ils prévoient pour 2025 avec l’évolution qu’ils voient, le changement des mœurs des gens, dans la manière de s’alimenter, parce qu’il y a de plus en plus de jeunes qui sont en surcharge pondérale, qui sont obèses. Cette maladie atteint de plus en plus les jeunes aussi et ils prévoient jusqu’à 300 millions de cas, c’est-à-dire dix fois plus qu’en 1985 pour 2025.

 

Depuis la découverte des premiers médicaments, il y a eu pas mal de progrès qui ont été faits, ça se gère de mieux en mieux ?

Tout à fait. La vie d’un diabétique, d’une personne malade dépend déjà premièrement de son hygiène de vie, de la manière dont elle s’alimente, de faire du sport aussi, ce n’est pas mauvais et aussi les médicaments, ce qui permet maintenant un meilleur ajustement et une meilleure gestion de la maladie. Il y a aussi eu d’énormes progrès au niveau de l’insuline qui a été remplacée, vu que c’était à l’origine, de l’insuline d’origine animale et maintenant aujourd’hui, c’est de l’insuline d’origine synthétique et ça permet aussi d’éviter certains effets secondaires comme l’infarctus du myocarde et la cécité…

 

Pour ceux qui aimeraient avoir plus de renseignements sur cette maladie, il y a probablement des sites Internet ?

Oui, il y a l’association du diabète, www.associationdudiabete.ch qui fait un journal qui s’appelle journal D. On peut retrouver sur ce site une cinquantaine d’articles qui parlent du diabète, la manière de le prévenir, la manière de lutter efficacement quand on a cette maladie.

 

Merci en tout cas Fabrice de nous avoir, je dirais, rassuré sur cette maladie et à bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

Mesdames et Messieurs, on va aller maintenant retrouver M. Steve Jeanneret qui est un magnifique exemple d’une personne diabétique, mais dont la maladie ne l’empêche pas de vivre et de réaliser ses rêves.

 

 

Vous aimez les mots croisés. Si je vous dis, en huit lettres. Définition : « C’est le plus petit théâtre de Suisse, mais c’est aussi celui dans lequel on rigole le plus. » Vous me répondez… le Matchbox ? Vous avez tout à fait raison. Allez, je vous invite à aller retrouver nos amis justement du Matchbox, c’est-à-dire le Duo du Bas.

 

 

Nous sommes toujours à Cortaillod et non pas sur une plage africaine comme pourrait le laisser croire le décor, en compagnie de Linda Fischer, bonjour Linda.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va parler en effet de l’Afrique en général, parce qu’il y a tellement de pays, de choses à dire, on pourrait en parler pendant des heures. Déjà l’Afrique, un continent assez grand, assez conséquent en surface ?

C’est le deuxième plus grand du monde. Il a plus de 30 millions de km2. Il s’étend de la Tunisie jusqu’à l’Afrique du Sud. C’est environ 8 000 km. Comme du Cap-Vert jusqu’en Somalie, c’est encore une fois 7 400 km. Il y a 53 pays avec les archipels inclus. Le plus grand est le Soudan et le plus petit, c’est l’archipel des Seychelles.

 

L’Afrique, il me semble, a toujours eu des relations assez compliquées, que ce soit avec les pays arabes ou avec les Européens ?

Oui, c’est au VIIe siècle que les pays arabes ont connu l’Afrique Noire. Ils ont déjà commencé avec les traites des Noirs, l’esclavage. C’est récemment au XVe siècle qu’ils ont connu les Européens qui ont après déporté beaucoup de gens. La colonisation a débuté avec la Conférence de Berlin en 1884 et s’est étendue jusqu’en 1960 où il y a les indépendances qui sont venues.

L’Afrique a toujours été un continent très fertile. Elle entretenait des contacts avec l’Inde, la Chine, etc. Il y avait déjà des royaumes et des empires tels que la civilisation Nok, du Benin ou aussi l’empire du Monomotapa ou l’empire du Mali qui a été fondé en 1235. C’était Sundjata qui a gagné la bataille de Kirina et il est devenu le premier empereur du royaume du Mali. C’est lui qui a fait la Charte du Manden, qui était comme une loi où l’on parlait des droits de l’homme. Ils ont déjà commencé à intégrer les femmes dans la vie politique et c’est aussi là, où la première fois, on a parlé justement du respect aux autres, ne pas faire d’esclavage, les droits de l’homme.

 

Est-ce que tous les pays d’Afrique ont été une fois ou une autre, colonisés ?

L’Éthiopie n’a jamais été colonisée et le Libéria a été occupé pendant cinq ans de 1936 à 1941. D’ailleurs, c’est le Libéria qui a maintenant la première femme chef d’État. Elle s’appelle Ellen Johnson-Sirleaf.

 

D’accord. Il y a donc une belle évolution qui se fait en Afrique. Merci Linda pour ce petit voyage en Afrique. À bientôt.

À bientôt Jean-Pierre.

 

On va se rendre maintenant à Savagnier où s’est déroulée il n’y a pas longtemps une soirée africaine sur la solidarité pour aider une association qui cherche à développer des choses extrêmement positives au Burkina.

 

 

C’est sur cette ambiance africaine que se termine notre émission de la semaine. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Je vous donne déjà rendez-vous la semaine prochaine dans un autre coin du canton de Neuchâtel. En attendant, passez une bonne fin de journée. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod