« Quoi de 9 ? »
327 : du 29 juin au 5 juillet 2009
Les frères Totor
Salut
à tous et bienvenue dans le vignoble à Boudry, avec
aujourd’hui Linda Fischer, François Gombàs et
Jean-Pierre Lambert.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
chers amis bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle
neuchâteloise. On se trouve aujourd’hui dans les magnifiques vignes
neuchâteloises, en compagnie de François Gombàs,
bonjour François.
Bonjour
Jean-Pierre.
On va parler bien sûr vin et vigneron avec
un entretien tout à l’heure, mais question toute simple finalement, c’est quoi
la viticulture ?
Beaucoup
de gens pensent que les viticulteurs, c’est ceux qui font le vin. Mais en fait,
ce qu’ils font, ils cultivent la vigne pour collecter le raisin. Ils vont le
vendre en tant que fruits frais ou en tant que fruits séchés : les raisins
secs. Ils font aussi, bien sûr, des jus de raisin et pour le vin, c’est la
vinification. À ce moment-là, on utilise des ceps un peu différents qui se
portent très bien à cultiver le vin.
Depuis quand est-ce qu’on cultive le
raisin ?
Cela
fait depuis longtemps. Ça se confond un peu avec l’histoire de l’homme. Déjà
dans
Vous parlez des Italiens, ils aiment le
vin au point qu’ils ont même créé un dieu ?
Oui,
c’est Bacchus. C’est la représentation du dieu grec, Dionysos. Les Italiens,
les Romains ont repris ce dieu. Ils l’ont mis à leur image. Il représente aussi
un vieux roi italien, un vieux dieu italien, c’est Liber Pater. On dit qu’il
est libre, parce qu’en fait, on dit que le vin délivre l’esprit. On parle plus
facilement si on a l’esprit un peu ouvert. Bacchus était aussi le dieu de la
tragédie, du théâtre et c’est surtout le dieu de la vigne, de la fête du vin et
d’ailleurs on fait souvent son portrait avec des débordements, même des orgies,
des fois sexuelles, cela s’appelle les bacchanales. Cela vient de Bacchus.
C’est
vrai que les vins français sont très reconnus. C’est les Phéniciens qui ont
apporté ça 500 ou 600 ans avant J.-C. Ils ont créé deux agglomérations, Béziers
et Marseille, 500 ans avant les autres grandes villes de France notamment Paris
et Lyon et c’est là qu’on a commencé à avoir des vignes un peu sur toute
Oui en effet, ce n’est pas chose facile.
On le verra tout à l’heure avec le vigneron que nous avons rencontré, certains
traitements sont nécessaires et j’imagine qu’à une certaine époque, il y a dû y
avoir de gros dégâts ?
Oui,
en effet. Il y a justement ce puceron qu’on appelle le phylloxéra qui a été
justement importé des États-Unis, malheureusement, cela n’a pas été fait
exprès. C’est justement ça qui a décimé pratiquement tout le domaine viticole
en Europe. Il a pu être sauvé seulement, parce qu’on importé des ceps de vigne
qui venaient des États-Unis et ils étaient résistants à ce puceron.
Qui dit vigneron, vigne dit vendanges.
Mais il n’y a pas que les vendanges, il y a toutes sortes de travaux à faire
avant d’en arriver là ?
Oui,
il y a un cycle végétatif pour la vigne. Cela se répartit selon les saisons. En
hiver, on dit que la vigne dort. La sève ne circule pas dans les pieds de
vigne, ils sont au repos de novembre à février. Dès mars, la vie reprend. Les
feuilles se développent.
Il y a l’été, la saison que nous vivons
actuellement avec la floraison. On le sent actuellement dans les vignes.
Oui,
la floraison c’est déjà au mois de juin, fin juin en général. En juillet, c’est
ce qu’on appelle la nouaison, c’est quand les fleurs se transforment en petits
raisins. Ensuite, au mois d’août en général, c’est la véraison. Ils se
transforment en gros grains, ils prennent des couleurs, soit rouge, soit jaune
et après c’est les vendanges, au mois de septembre, octobre.
Avec tous les travaux qui vont avec. On
va revenir sur tous ces sujets-là avec Jean-Pierre Kuntzer
qu’a rencontré pour nous, Simona Radulica
Montserrat. On le verra également travailler dans sa vigne et faire quelques
dégustations. En attendant, merci François et à tout bientôt.
Merci
à vous. Au revoir.
Nos amis du Matchbox,
le Duo du Bas va tenter de continuer de nous parler de la vigne et du vin. Mais
bon pour commencer, il faudrait d’abord qu’ils sachent ce que signifie
viticulture. Je ne suis pas sûr qu’ils ont vraiment tout bien suivi ce qu’on
vient de dire tout à l’heure…
Nous sommes toujours dans le vignoble
neuchâtelois, à Boudry plus précisément, en compagnie
de Linda Fischer, bonjour Linda.
Bonjour
Jean-Pierre.
On va se rendre à Morat chez une dame,
Mme Jeannine Schär qui est artiste peintre, qui a
créée une école de peintures. En réalité, elle n’enseigne pas. En tout cas,
elle n’impose pas des règles particulières, un enseignement. C’est assez
spécial ce qu’elle fait et elle a suivi en effet elle-même, une école un peu
spéciale à Paris ?
Oui,
elle a suivi l’école IRSE, Institut de Recherche en sémiologie de l’expression.
La sémiologie est une science basée sur l’analyse des signes. C’est Émile
Littré, philosophe connu pour son dictionnaire « Le Littré » qui a
inventé ce mot là, mais d’abord en médecine pour pouvoir analyser les maladies.
C’était au XIXe siècle. De plus en plus, cela a commencé d’évoluer
et c’est Ferdinand de Saussure, un linguiste genevois, reconnu comme fondateur
du structuralisme en linguistique sémiologie formerait une partie de la
psychologie sociale dans ses généralités. Plus tard, Greimas
a envisagé la sémiologie du cinéma, de la photographie et justement la
sémiologie visuelle.
Vraiment spéciale cette école ?
Oui,
cette école a été fondée par Arno Stern qui était d’ailleurs le prof de Mme Schär. Il a découvert et étudié une science nouvelle, la
formulation qui s’intéresse aux caractéristiques de l’acte traceur.
Vous avez une formule, je crois, assez
bien qui résume finalement tout ça ?
Oui,
ce n’est pas vu comme apprentissage mais comme un enseignement qui développe
les habilités innées de chaque personne. Pour ça, on doit déjà trouver un lieu
où la personne est sans pression et les autres personnes sont vues comme
compagnon de jeu. Le professeur en principe est comme participant et il est considéré
comme serveur. Il vient et soutient, mais il ne vient pas dire : « Il
faut faire comme ça ou comme ça », mais il soutient ce qui sort de la
personne.
Là, vous avez parfaitement résumé ce que
j’ai vécu, ce que j’ai vu en visitant cette exposition qui se passe d’ailleurs
dans le jardin de Mme Schär. En effet, on a pu se
rendre compte qu’il y avait une très bonne ambiance amicale. Les personnes qui
étaient venues là pour apprendre la peinture, le dessin, l’ont fait avec du
plaisir et le résultat, on le verra. On verra toutes les œuvres qui ont été
faites. C’est vraiment du très, très beau travail. Merci Linda en tout cas pour
nous avoir appris vraiment beaucoup de choses sur cette école.
Merci
à vous Jean-Pierre.
On se rend à Morat chez Mme Jeannine Schär.
Nous arrivons au terme de notre
émission. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. J’espère que vous avez
eu autant de plaisir à la regarder que nous avons eu à la réaliser. Je vous
souhaite une très, très bonne fin de journée et une bonne soirée. Prenez bien
soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod