« Quoi de 9 ? » 328 : du 6 au 12 juillet 2009

 

 

Les frères Totor

 

Salut à tous et bienvenue sur TOR avec aujourd’hui Linda Fischer, François Gombàs et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis, bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Nous allons aujourd’hui vous présenter une Fondation qui œuvre au Burkina-Faso. Pour vous en parler, je vais aller retrouver notre collaborateur François Gombàs.

 

Bonjour François.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Alors vous allez nous parler aujourd’hui du Burkina-Faso qui s’appelait il y a 25 ans la Haute-Volta.

Oui c’est ça, j’aimerais parler du Burkina-Faso parce que c’est un des pays d’Afrique de l’Ouest où règne la précarité. Bien sûr, ce sont d’abord les enfants et les femmes qui souffrent le plus… Le principal problème est surtout dû à l’eau qui sera un des gros problèmes du futur du monde entier. Les villes ont quelques nappes phréatiques, c’est juste suffisant pour aller s’approvisionner, mais dès que vous sortez de la ville, vous allez un peu dans la campagne, c’est beaucoup plus délicat. Il y a aussi un problème dû au taux de scolarisation…

 

Il n’y a pas d’école, je pense, ou très peu…

Oui, ils ont très peu d’écoles, ils ont très peu de moyens, les enseignants ne sont pas qualifiés, donc les enfants dépendent des parents et, souvent alors, une famille, une femme au Burkina-Faso a entre quatre et cinq enfants. Elle se marie vers 17 ou 18 ans, alors ce que font les familles, elles décident de n’envoyer qu’un seul enfant à l’école…

 

Parce que l’école est payante alors ?

L’école est payante. Alors justement, s’ils ne paient pas l’école, l’enfant se voit expulsé de l’école. Donc, bien sûr, il y a des gens qui profitent aussi, on crée des écoles, on leur dit : «Ouais, on va enseigner à votre enfant. » Ils prennent leur argent, l’éducation n’est même pas bonne, donc c’est très délicat.

 

Bon c’est certain, avec un enfant par famille qui va à l’école, l’illettrisme doit être présent…

Oui, en fait, toute la famille dépend de lui parce qu’on mise tout sur lui. Le problème, c’est que les autres, s’ils ont commencé l’école, par exemple, ils vont aller à l’école, ils y vont deux ou trois ans et, si tout d’un coup ils n’y vont plus, tout ce qu’ils ont acquis auparavant, ils le perdent très vite. C’est un peu comme tout, une fois qu’on apprend quelque chose, si on ne le pratique pas tous les jours, ce n’est pas qu’on va tout perdre mais il y a beaucoup de choses qui se perdent et surtout dans l’alphabétisation des enfants, c’est très important d’avoir un suivi continu. Alors, les jeunes, s’ils vont à l’école à 6, 7 ou 8 ans et puis d’un coup, à 12 ans, on arrête tout ce qu’ils ont appris depuis le début, cet apprentissage précoce ne servira plus à rien.

 

Mais on peut imaginer alors que du côté santé, ça ne doit pas être terrible non plus…

Non, alors le Burkina-Faso est un pays où il y a beaucoup de pathologies graves. Il y a le paludisme, il y a les diarrhées et surtout le sida. C’est un des pays d’Afrique de l’Ouest le plus touché par le sida. 2 % de la population adulte est touché par ce phénomène. Il y a bien sûr des campagnes de prévention, des campagnes d’information mais la population est très éloignée, souvent il est très difficile d’aller les toucher, d’aller les informer, d’aller faire de la prévention dans ces endroits, donc c’est toujours un problème très grave.

 

Quelle solution ? Le couple par exemple que vous avez rencontré, que vous avez interviewé a un projet dans ce sens ?

Nous avons interviewé un couple qui a un projet de solidarité. Donc c’est une personne qui vient du Burkina-Faso qui a rencontré une suissesse là-bas sur place. Donc lui au départ travaillait dans la brousse, c’était un infirmier de brousse, d’ailleurs c’est ce qui existe là-bas, ce ne sont pas des hôpitaux, ce sont des postes de santé qu’on a construit, dans la savane même, et les gens qui travaillent là, ce ne sont pas des médecins, ce sont ce qu’on appelle des infirmiers de brousse. Ils voyagent souvent d’un poste à l’autre et ils vont informer les gens sur place. C’est ce qu’on appelle des infirmiers itinérants.

 

D’accord. Et ça c’est le projet du couple que vous avez rencontré.

La première partie du projet est justement de créer un centre mobile, c’est à dire une camionnette qui va se déplacer, qui va donner à manger aux gens, qui va les informer pour établir un certain climat de confiance. Ensuite on va essayer d’apprendre, il y aura un volet social où ils vont leur apprendre à cultiver la terre, faire de l’élevage et un autre projet un peu « touristique » où on va essayer d’impliquer les gens qui viennent de Suisse, s’ils ont envie de faire un petit voyage au Burkina-Faso, voir comment ça se passe, aider sur place s’ils le peuvent aussi, mais on va justement commencer par un projet Santé.

 

Très bien, en tous cas merci de nous avoir fait découvrir ce pays et puis ces gens surtout qu’on va rencontrer maintenant. À tout bientôt.

À tout bientôt.

 

 

On va quitter le continent africain pour nous rendre sur la planète du Duo du bas. Vous savez, ceux du théâtre Matchbox, qui vont nous parler des différents festivals qui se déroulent en Suisse. J’ai bien dit festivals et non pas festivaux.

 

 

Je vais me rendre maintenant auprès de Linda Fischer avec qui on va réinventer la roue. D’où ma présence ici à Saint-Blaise vers le moulin.

 

Bonjour Linda.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Alors on sait qui a inventé le téléphone, la voiture, l’électricité, la télévision mais est-ce qu’on sait qui a inventé la roue ?

On dit que ça date de 3500 avant J.-C. chez les sumériens en Mésopotamie. En 1974, des archéologues polonais ont trouvé des poteries avec des dessins de roues qui sont justement datés aussi de 3500 ans. Parce que la roue, ça n’était pas encore le char, mais sur ces poteries-là, il y avait des dessins de char, alors on pouvait même dire que c’étaient les personnes qui habitaient dans la petite Pologne, aujourd’hui ça s’appelle la petite Pologne, cette région, qui ont peut-être inventé la roue, utilisée pour le char. On l’appelle « Pot de Bronocice », car c’est l’endroit où on l’a trouvé. On n’a pas encore de certitudes.

 

C’étaient vraiment des roues ou c’étaient des troncs, des arbres, simplement, qui roulaient ?

Au début, on faisait des roues en pierre et puis, environ vers 1000 avant J.-C., on faisait des roues en bronze mais je ne crois pas qu’elles étaient utilisées pour des chars parce que c’était quand même trop lourd. Puis ce sont les Celtes qui ont commencé à faire des roues comme elles ont été utilisée encore jusqu’au XIXème siècle. Et ils les ont perfectionnées à l’époque de la Tène. C’était des roues avec des petites tiges…

 

Les rayons ?

Avec des rayons, oui, et puis la seule amélioration qui a été faite, c’était au Moyen-Âge où on a commencé à mettre les roues en parapluie pour augmenter la stabilité.

 

Parlez-nous peut-être encore des autres utilités de la roue.

Au XVIIème siècle, on a commencé à faire de grandes roues et puis après il y a encore en mathématiques, la roue d’Aristote ou la roulette de Pascal, c’est la trajectoire d’un point fixé à un cercle qui roule sur une ligne droite et ça s’appelle aujourd’hui la…

 

La quadrature du cercle !

Non, la cycloïde droite.

 

La roue est aussi devenue un symbole, pour des religions par exemple.

Oui, dans beaucoup de religions, par exemple en Amérique du Sud, c’est le symbole du soleil, comme chez les Grecs d’ailleurs. Et puis après, chez les hindous, la roue symbolise la vie, c’est le symbole de la naissance jusqu’à la mort. Dans la religion catholique, la roue était le symbole de la torture.

 

Merci Linda de nous avoir parlé de cette magnifique invention, la roue, bien sûr, ça sert aussi à faire des vélos, à faire des voitures et c’est pour ça qu’on a parlé de la roue aujourd’hui parce qu’à Neuchâtel s’est tenu il n’y a pas longtemps une réunion des vélos anciens. À bientôt Linda.

À bientôt Jean-Pierre.

 

 

Je vous propose maintenant une petite page poétique grâce à notre ami Éric Broye. C’est un poème qui a été mis en images par Oscar Garcia.

 

 

Nous arrivons gentiment au terme de notre émission, merci, Mesdames, Messieurs, passez une excellente soirée et prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Christoph Yavkin