« Quoi de 9 ? »
330 : du 21 au 26 juillet 2009
Les frères Totor
Salut
à tous et bienvenue sur TOR avec Linda Fischer, Christoph Yavkin
et Jean-Pierre Lambert.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle
neuchâteloise. C’est depuis le magnifique village de Cressier que nous allons
vous présenter nos émissions de la semaine. À commencer par
Bonjour Christoph.
Bonjour
Jean-Pierre.
Cressier, c’est un village très apprécié,
très visité. Quels sont ses principaux atouts ?
Cressier
est surtout connu, réputé pour l’extrême quantité de constructions et
d’architectures, de maisons remarquables qu’on trouve au mètre carré, on peut
dire, dans le village.
À quoi ça tient finalement, que des gens
assez riches ont dû venir s’installer dans ce village à une certaine
époque ?
Ça
c’est beaucoup passé au XVe et au XVIe siècle avec l’édification
de
D’autres maisons célèbres qu’on peut
visiter ou aller visiter les façades, si ce n’est pas l’intérieur ?
J’ai
une admiration particulière pour une autre maison, une autre bâtisse
remarquable de Cressier, qui est la maison qu’on appelle des « Thuyas »
qui a été construite aussi dans ces années-là, bien sûr, et qui présente la
particularité d’avoir un grand jardin et des vignes attenantes. C’est une
maison qui produisait déjà du vin.
À quoi ça tient cette prolifération de
magnifiques demeures ?
Ça
tient essentiellement à la tradition fortement viticole du lieu qui fait
qu’énormément de domaines divers de ce type-là se sont développés
systématiquement dans la région.
Il y a d’autres zones intéressantes à
Cressier ?
Cressier
est un village qui a une seule petite dépendance par rapport à d’autres
villages qui ont beaucoup de lieux-dits. Une petite dépendance, c’est une sorte
de particularité de par la situation géographique du village, dans une sorte de
virgule topographique, qu’on trouve au-dessus de Cressier. C’est d’ailleurs le
point le plus élevé du village, de la commune, à peu près
Qui appartient à la commune de
Cressier ?
Qui
est la seule petite dépendance appartenant à la commune de Cressier, oui.
Contrairement à beaucoup d’autres villages qui eux ont souvent énormément de hameaux,
de lieux-dits. Cressier n’a que Frochaux comme petite
dépendance sur sa hauteur. C’est donc le point le plus haut. Le point le plus
bas du village est à
Qui se trouve donc au bord du canal de
Voilà.
C’est donc une sorte de réserve qu’on peut appeler aujourd’hui « Réserve
naturelle de la vieille Thielle », qui a été
très longtemps marécageuse et assez sale, jusqu’à il y a une trentaine
d’années. J’ai bien connu l’endroit.
Pourquoi cette zone était-elle sale
comme vous le dites ?
Elle
commence très près de ce qu’était l’ancienne CISAC, fabrique, comme tout le
monde le sait, devenue FRIGEMO, qui produit des pommes de terre, des frites,
etc. À l’époque, j’ai eu l’occasion d’aller, à titre intérimaire, y travailler,
de participer notamment au nettoyage de la station d’épuration. J’avais été
choqué par le fait qu’il devait y avoir énormément d’écoulement de produits
polluants qui se déversaient du côté de ce qui ensuite a été assaini et qui est
devenu la réserve, qu’on peut vraiment maintenant appeler « Réserve
naturelle », parce qu’elle est propre…
Je crois savoir que Cressier se prépare
à un événement assez important pour cet automne ?
Oui,
Cressier sera cette année la commune d’honneur invitée par
On va s’y rendre. C’était il y a
quelques semaines, un événement extraordinaire qui attire des milliers de
spectateurs.
Place maintenant à nos amis, le Duo du
Bas, du théâtre du Matchbox, qui ont décidé cette
semaine de créer une entreprise de thalasso à Neuchâtel, à Boudevilliers,
on verra bien…
C’est l’heure d’aller retrouver Linda
Fischer avec qui on va parler musique ou plutôt rythme, rythme afro-latin comme la samba par exemple…
Chose promise, chose due ! On va
donc parler musique avec Linda Fischer, bonjour Linda.
Bonjour
Jean-Pierre.
Vous connaissez bien l’Amérique du Sud,
ses musiques, ses traditions, ses rythmes. Parlez-nous en général de ces airs
classiques, samba et compagnie, qu’on connaît bien !
Toutes
les musiques qu’on connaît aujourd’hui comme musique latine ont des origines
dans la musique africaine, européenne, mélangées avec des éléments des
indigènes de l’Amérique latine. Par exemple, la salsa est originaire de Cuba.
Ce qui est assez particulier en Amérique
du Sud, c’est que toutes les musiques, tous les rythmes sont liés avec une
danse. Ils ont la danse dans le sang.
Oui,
c’est un peuple gai. Ils aiment danser. Ils ne sont pas tellement consommateurs
de musique, comme nous, qu’on regarde. Ils vivent la musique… C’est toujours
une danse et un genre de musique. La salsa par exemple est partie aux États-Unis
dans les années 60 où a été créé l’État libre de Porto Rico
et la révolution cubaine qui a causé une grande migration vers les États-Unis.
C’est comme ça qu’elle a commencé à se répartir dans tout le monde. Les États-Unis
ont connu différentes modes comme la mambo, la rumba, le cha-cha-cha ou le pachanga. C’est tout venu avec ces émigrants
sud-américains. Après, la samba, elle est née dans les bidonvilles de Rio de Janeiro. Là on dit le style de musique, le
samba. Si on dit la samba, c’est clair, c’est la danse.
D’accord.
D’ailleurs,
le premier samba qui a été écrit, a été écrit par
Beethoven je suppose qu’il ne savait pas que c’était de la samba, dans son
rondo final de son Premier Concerto pour piano. Là, il y avait un rythme de
samba. Mais la samba même est apparue qu’à la fin du XIXème
siècle. Il y a un style particulier qui est maintenant connu pour le carnaval
de Rio, c’est le samba do enredo.
C’est le samba à thème. Cela a été développé dans les Écoles
de samba dans les années 1920. Depuis 1930, c’est la musique du carnaval !
Avant, elle était presque interdite et les défilés se sont transformés en
compétitions vers 1932. Depuis 1935, les écoles sont officiellement
enregistrées comme Gremio, cercles récréatifs. Depuis
là, il y a eu une très grande révolution. Dans les années 60 à 70, ça a encore
une fois changé, parce que c’est la classe moyenne qui a commencé à participer.
Une danse assez particulière, la cumbia ?
Oui,
la cumbia est originaire de Colombie. Elle est née au
XVIIème siècle. C’est l’une des danses la
plus dansée un peu partout dans l’Amérique latine, aussi ici. Après, il y a
encore le merengue qui est typique de
Chaque région, elle a sa samba ou sa
musique particulière ? Chaque pays, chaque région, c’est drôle ?
Oui,
il y a encore par exemple la saya qui est aussi
d’origine africaine, mais dans les Yungas, une vallée
de
C’est intéressant. Les indigènes ont
marqué quand même leur terrain ici. Ils n’ont pas disparu complètement, leur
culture est toujours vivante ?
Oui,
il y a des endroits. Il se modernise de plus en plus et l’on commence à donner
de plus en plus d’importance aux choses qui viennent des États-Unis. C’est un
peu dommage, mais il y a quand même des gens qui sont très conservateurs, ils
maintiennent ça.
Très fondamentalement, ils y tiennent à
leur musique ?
Oui.
Les Américains ne vont pas effacer comme
ça leur folklore ?
Non
certainement pas. Il y a aussi des rythmes qui sont vraiment très beaux, la saya, le caporales ou la morenada qui est une danse, par exemple, typique d’indigènes.
On a un costume qui pèse 40 kilos, et ils dansent jusqu’à tomber… Ce sont des
traditions qui sont de là-bas.
Merci Linda pour ce petit voyage en
Amérique du Sud et à bientôt.
À
bientôt Jean-Pierre.
On va aller retrouver maintenant un
passionné de musique d’Amérique du Sud, M. José Carrasco,
qui est également le fondateur du célèbre groupe Los
Mambos.
Une petite page poétique pour terminer
cette émission avec un poème d’Éric Broye mis en
images par Oscar Garcia.
Nous arrivons au terme de notre
émission. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Il est temps pour nous
de quitter Cressier pour aller visiter d’autres villages neuchâtelois dans
l’attente du plaisir de vous retrouver, prenez bien soin de vous et des autres
aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod