« Quoi de 9 ? »
333 : du 10 au 16 août 2009
Les frères Totor
Salut
à tous et bienvenue sur TOR avec aujourd’hui Christoph Yavkin,
Daniel Zumbrunn, Marie-Thérèse et Jean-Pierre Lambert.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
chers amis bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle
neuchâteloise. On se trouve cette semaine devant la gare de Bevaix.
C’est ici que se trouvent nos studios, notre salle de montage, nos bureaux,
mais aussi notre cuisine, il faut bien manger… On va d’ailleurs retrouver notre
cuisinière, Marie-Thérèse.
À mes côtés, Marie-Thérèse, bonjour.
Bonjour.
Vous êtes notre cuisinière et vous allez
aujourd’hui nous faire un dessert sympathique, un clafoutis…
Aux
cerises.
Un clafoutis aux cerises. On vous
regarde faire, on vous écoute.
D’accord.
J’ai déjà mis
C’est le mélange que l’on mélangera avec
les cerises.
On
peut faire de deux façons, battre en omelette et rajouter petit à petit la
farine ou faire comme ça.
Cela n’a rien à voir avec un gâteau, il
n’y a pas de pâte qu’on met au fond ?
Si
parce qu’il y a de la farine.
C’est ça qui va faire office de
pâte ?
Ce
n’est pas une tarte, c’est un gâteau.
D’accord.
Maintenant,
on va mettre…
Et cette préparation-là, on peut dire
que c’est pour quatre personnes ou plus ?
Quatre
personnes. Maintenant le beurre avec une spatule en bois. Je ne sais pas
pourquoi on change d’ustensiles, est-ce qu’il y a une raison ?
Sûrement pas. Si peut-être… On le fait
parce que nos mamans, nos grands-mamans le faisaient. On ne sait toujours pas
pourquoi on le fait.
Heureusement
que j’avais sorti le beurre avant.
Il ne faut pas que le beurre soit trop
froid quand on fait ça ?
Normalement
on doit le laisser à température ambiante, parce que vous voyez avec la farine,
tout ça…
Le
clafoutis, on peut le faire avec toutes sortes de fruits, pas seulement des
cerises.
Mais le fond, la pâte est toujours la
même ?
Toujours
la même.
Vous rajoutez combien de lait ?
25
cl normalement.
25 cl de lait, on brasse.
On
brasse toujours, après j’aurai le sucre vanillé.
Et là pour finir le sucre.
Le
sucre vanillé pour finir.
Alors les cerises avec ou sans
noyaux ?
On
peut manger des deux façons, avec ou sans noyaux. Moi j’aime beaucoup avec le
noyau parce que ça donne un goût particulier, ça donne un petit goût comme
l’amande…
Ça
donne déjà envie de manger…
Vous n’avez même pas goûté encore ?
Non,
non mais c’est bon…
Vous êtes sûre de votre coup ?
Très
bon, vous voulez goûter… Allez-y, n’est-ce pas ?
C’est vrai, ça ressemble un peu à la
crème pâtissière.
Ouais,
ça ressemble.
À cause des œufs et de la vanille.
Oui
tout à fait. Si j’étais seule, je garderais ça pour lécher. Mais…
Finalement, c’est excellent. C’est
léger, c’est bon pour la ligne ?
C’est
vrai que cela fait un très, très bon dessert. Ça et une petite salade, vous
avez soupé, à mon avis…
Et
maintenant on va rajouter les cerises, comme ça. Elles sont un peu grosses pour
faire ce genre de choses.
On va le mettre au four 30, 40, 45
minutes ?
45
minutes.
Et pendant ce temps-là, on va regarder
un petit reportage que nous avons réalisé à Saint-Aubin Fribourg. Il y avait
une magnifique manifestation, une fête, fête de la cerise, puisque étaient
réunis les meilleurs cracheurs de noyaux de Suisse et, même, la
recordwoman du monde. Alors à tout à l’heure…
Très
intéressant. À tout à l’heure Jean-Pierre. Merci.
Voilà
notre plat est prêt, 45 minutes.
Voilà, ce clafoutis est terminé. Il peut
se manger chaud, froid, tiède.
Tiède,
froid. Moi je l’aime beaucoup froid avec de la crème fouettée dessus. C’est
excellent. C’est presque un plat complet. Il y a les fruits, la farine, les
œufs. C’est bon.
Extra. Merci en tout cas Marie-Thérèse
de cette bonne recette et à bientôt.
À
bientôt Jean-Pierre. Merci beaucoup. Bon appétit. Je vous en garde un
bout ?
Oui, il faut m’en garder un petit bout.
Peut-être qu’on va le déguster en regardant nos amis, le Duo du Bas, qui ont
décidé aussi de s’entraîner pour participer au prochain championnat de
cracheurs de noyaux de cerise.
Après notre petit passage dans la
cuisine de TOR à Bevaix, nous voici maintenant à
Colombier avec Daniel Zumbrunn, salut Daniel.
Salut
Jean-Pierre.
On est venu à Colombier pour une raison
bien précise. Il s’est déroulé, ici, une grande réunion de vététistes, il y a
quelques semaines. Vététistes, VTT, là on voit un peu plus clair. Le VTT, un
vélo, un vélo un peu particulier. Est-ce que tu sais quand il a été créé et
peut-être pourquoi il a été créé ?
Il
a été créé dans les années 70 en Amérique. C’est simplement des jeunes qui
avaient envie de pouvoir faire du vélo autre part que sur des routes
goudronnées, pouvoir aller un peu partout dans la nature sur d’autres chemins
et même faire des descentes dans l’herbe. Ils ont un peu bricolé des vélos et
ça a commencé à plaire à plusieurs personnes. Il y a les fabricants de vélos
américains qui ont commencé à en construire sérieusement. Cela s’est développé
comme ça. C’est arrivé en Europe au milieu des années 80 et le grand boum,
c’est à partir des années 90.
C’est vrai que c’est un vélo un peu
particulier. Pour les non spécialistes, des roues un peu plus grosses, un cadre
un peu plus solide, des choses comme ça…
Oui,
et le plus important, c’est le nombre de vitesses. C’est ça qui a révolutionné
un peu le monde du cyclisme, parce qu’avant, quand on voulait acheter un vélo,
soit c’était un vélo normal avec trois vitesses, voire cinq, soit on devait
prendre carrément ce qu’on appelait déjà un vélo de course avec un dérailleur
et une dizaine de vitesses. C’est ce qui a surtout poussé les VTT, pour pouvoir
aller partout notamment dans les montées, à avoirit
tout de suite quinze, vingt vitesses différentes. On pouvait avoir des tous
petits rapports, pouvoir mouliner et quand même pouvoir rester sur le vélo dans
les pentes assez fortes.
C’est ce qui permet de faire du cross
par exemple ?
De
pouvoir aller dans la nature, faire du cross country. C’est des parcours
d’environ deux heures dans la nature. Cela s’est démocratisé, parce qu’il y a
beaucoup de personnes qui ont utilisé ça pour faire des randonnées en VTT.
D’ailleurs au début, c’était un petit peu la gabegie car les vélos allaient un
peu n’importe où, ils allaient surtout sur des chemins plus ou moins réservés,
des chemins pédestres pour les piétons, pour les promeneurs et il y avait un
peu des conflits… Maintenant, ça été organisé. Il y a des chemins réservés au
VTT, des chemins réservés aux promeneurs et des chemins mixtes aussi, parce
qu’il y a des endroits, on ne peut pas passer ailleurs, mais la cohabitation se
fait en toute harmonie.
Il y a une descente assez célèbre ici à
Neuchâtel, c’est Chaumont-La Coudre, je crois ?
Oui,
ça c’est dû à la présence du funiculaire. Les jeunes peuvent monter leur vélo
dans le funiculaire et descendre à toute allure. Ils ont même aménagé le
parcours. Il y a des sauts qui ont été mis pour un peu se distraire. Oui, c’est
vrai qu’ils descendent un peu comme des fous…
Qui dit cyclisme, dit malheureusement
dopage. On sait que cela existe pour le vélo de route, est-ce que c’est déjà
pareil dans le VTT ?
Officiellement,
on dira que non, parce que les efforts, les courses sont limitées à deux
heures. C’est une course par week-end. Ce n’est pas trois semaines de courses
avec cinq heures de vélo par jour. On pourrait penser que finalement il n’y a
pas de dopage. Mais ce n’est pas tout à fait le cas, parce que les efforts sont
un peu les mêmes, physiologiquement, quand on fait des cross country. Il y a de
toute façon des montées, des descentes. C’est à peu près comme monter un col du
Tour de France, juste un, pas cinq de suite… On a peut-être besoin de moins se
doper, mais celui qui veut gagner, il a toujours possibilité de le faire. Il y
a quand même des cas qui ont été avérés, par exemple, le champion du monde
1996, le Français, Jérôme Chiotti, a avoué quatre ans
plus tard qu’il était dopé lors de cette course. Il a dû rendre son maillot et
sa médaille. C’est d’ailleurs le Suisse Thomas Frischknecht
qui a hérité du titre quatre ans après. On voit qu’il y a quand même des cas.
Il avait pris de l’EPO. Il l’a avoué bêtement en donnant une interview à un
journal spécialisé… L’Union cycliste a repris la chose et l’a déclassé. On voit
que le dopage est partout. Même s’il y a moins d’argent dans le VTT, on a quand
même envie d’être premier plutôt que deuxième !
C’est aux entraîneurs de veiller à ça et
aux médecins aussi pour autant qu’ils aient une certaine éthique ?
Souvent,
c’est plutôt les médecins qui poussent et qui donnent des produits aux jeunes
qui, eux, n’ont pas forcément toutes les connaissances dans ce domaine. Ils ne
savent pas tous les produits qui existent. Maintenant, il y a encore un autre
problème, c’est que l’on peut s’approvisionner par Internet. On trouve toutes
sortes de médicaments plus ou moins douteux. C’est toujours une tentation qu’il
est difficile d’éviter…
Très bien. Espérons que le VTT reste
quand même propre le plus longtemps possible. Merci en tout cas Daniel pour ces
explications sur ce sport. À bientôt.
À
bientôt Jean-Pierre.
Voilà Mesdames et Messieurs. On va se
rendre à Planeyse où, en effet, a été réuni il n’y a
pas très longtemps, 400 vététistes. On va y voir le meilleur Neuchâtelois, le
meilleur Jurassien et le Président du club, organisateur.
Nous sommes toujours à Colombier en
compagnie de Christoph, bonjour.
Bonjour
Jean-Pierre.
Pour parler d’un instrument assez
particulier, l’orgue de Barbarie. Que peut-on dire sur cet instrument qui est
magnifique ?
La
première chose qu’on puisse dire de cet objet, c’est un appareil de la famille
des appareils dits mécaniques, ce qui signifie qu’il permet de jouer de la
musique sur un support. Au tout début, le premier instrument de la famille
s’appelait une serinette, c’est-à-dire qu’on pouvait déjà le considérer comme
un petit orgue à main. Ce principe de la boîte à musique a ensuite évolué et a
amené à ce qui constituera les instruments majeurs de la famille qui sont
l’orgue de Barbarie et le Limonaire qui sont assez similaires.
Quelle différence entre les deux ?
À
l’inverse du Limonaire, qui reste un appareil de taille respectable, qu’on ne
peut pas bouger comme ça n’importe comment, l’orgue de Barbarie est, comme son
prédécesseur la serinette dont on parle jusqu’au XVIIème
siècle, plus maniable, portable et donc la manivelle est actionnée à la main
par un chanteur de rue. Chanteur éventuel seulement, parce qu’il y en a qui se
contente de tourner la manivelle, bien entendu, pour produire la musique. On a
souvent confondu les deux, le Limonaire et l’orgue de Barbarie, bien que leurs
tailles et leurs fonctionnements ne soient pas tout à fait comparables.
De quels appareils ces instruments
sont-ils les ancêtres ?
Tout
simplement aujourd’hui, ce sont les ancêtres du gramophone et du phonographe,
celui qui est destiné à reproduire un disque.
Comment ces appareils fonctionnent,
fonctionnaient-ils ?
Ces
appareils, si on prend la serinette du début, fonctionnaient essentiellement
avec des rouleaux sur lesquels se trouvaient des picots, ce qui va être le cas
aussi pour l’orgue de Barbarie par la suite. Le moyen utilisé va être la bande
de papier ou de carton perforé et qui sera de plus ou moins longue durée selon
la nature du morceau qu’on veut jouer.
Il en existe de différentes tailles et
pour des usages différents ?
C’est
sûr. Il existe du plus petit qui peut se porter en bandoulière à celui qui se
trouve déjà sur roues et il y en a qui vont jusqu’à avoir la grandeur d’un
camion ! L’instrument se classe dans la famille des orgues au sens très,
très large du terme. Cela signifie que c’est un instrument à vent et il est
classé dans une gamme d’instruments qu’on appelle, ce n’est pas un terme
véritablement admis, mais qu’on appelle, des « automatophones ».
« Automatophone »,
un nom un peu barbare, c’est le cas de le dire ?
C’est
un terme qui désigne tous les instruments destinés à produire des sons par des
moyens mécaniques.
On n’a pas parlé encore de l’origine de
l’instrument ?
Il
existe quatre hypothèses à ce sujet. La plus sérieuse est qu’on l’appelle orgue
de Barbarie parce que simplement, sa sonorité est moins noble que celle d’un
véritable orgue d’église. Les trois autres hypothèses sont l’une que le nom
viendrait d’un fabricant italien nommé Giovanni Barberi,
c’est déjà douteux. La troisième est que cela viendrait des Berbères à cause de
la consonance « barbarie - berbère ». Ça, c’est une hypothèse idiote,
parce que chez ces gens-là, on ne connaît pas l’instrument, tout simplement ce
qui est assez intéressant. Finalement, il y a une quatrième hypothèse, la plus
farfelue, qui serait que le nom est dû à un inventeur anglais qui se serait
appelé John Burberry. On constate, à la connaissance
de ces quatre hypothèses, que c’est bien la première, la bonne…
Pour terminer sans entrer trop dans les
détails, comment fonctionne l’appareil ?
L’instrument
se compose d’un système de soufflets, d’une boîte à vent et d’un ensemble de
mécanismes destinés à amener le vent jusqu’aux tuyaux qui produisent le son.
Ces mécanismes sont commandés par un organe mobile qui peut être changé à
volonté et qui comporte justement la mélodie programmée. Selon le principe de
l’orgue, les sons sont produits par le passage du vent produit par le soufflet
dans des tuyaux correspondant chacun à une note. Ensuite, ce ne sont donc pas
les doigts du musicien qui produisent la musique, mais les sons sont bien le
résultat d’un programme préétabli. L’organe le plus utilisé sera bien sûr la
bande de papier ou de carton perforé que le musicien actionne, pour sa part, à
la manivelle.
Très bien. Merci en tout cas Christoph
pour toutes ces explications. On va presque passer à la pratique, si je puis
dire, puisque nous avons eu le plaisir de rencontrer une spécialiste de l’orgue
de barbarie, à Bevaix, Mme Géraldine Rabot, qui nous
a fait un magnifique concert et qui nous a aussi donné pas mal d’explications.
On va écouter ce concert. Moi je vous dis, à tout bientôt.
Très
bien, à tout bientôt Jean-Pierre.
On vous propose encore un petit poème d’Éric
Broye, mis en images par Oscar Garcia.
C’est sur ces magnifiques images que se
termine notre émission. Merci Mesdames et Messieurs de l’avoir suivie. Passez
une très bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des
autres aussi !
Émission présentée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod