« Quoi de 9 ? »
334 : du 17 au 23 août 2009
Les frères Totor
Salut
à tous et bienvenue sur TOR avec aujourd’hui Daniel Zumbrunn, François Gombàs, Christoph Yavkin et
Jean-Pierre Lambert.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
chers amis, bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et
culturelle neuchâteloise. On se trouve aujourd’hui au cœur même du village de Bevaix, dans son verger communal, pour parler chanson,
chanson française en compagnie de Christoph Yavkin.
Bonjour Christoph.
Bonjour
Jean-Pierre.
Alors, quand on parle de chanson
française, cette belle chanson à texte comme vous avez connu, comme j’ai connu,
comme il en existe encore, remarquez, encore aujourd’hui, mais qu’est-ce qu’on
pourrait dire sur ce vaste sujet ?
Bien
sûr il y a la chanson d’avant-guerre déjà où des interprètes tels que Fréhel, Damia, etc. abordaient des sujets sociaux. Ensuite il y a
une grande… après guerre, il y a une très grande explosion de chanson dite
« à texte », de très grande qualité, qui véhicule de nombreuses
idées, de nombreux sujets. Ça commence avec Piaf, ça traverse avec Aznavour,
Brassens, Brel et on va jusqu’à Gainsbourg, des gens qui ont véritablement
imprégné l’époque. On peut parler ensuite d’une sorte de chanson qui n’est ni
franchement variété ni franchement à texte ni franchement de très haute qualité
mais qui continue d’être alimentée par des sujets quotidiens, qui est une
chanson personnifiée par des Dutronc, des Françoise Hardy, des Francis Cabrel,
cette chanson-là que j’appellerais un peu intermédiaire.
Juste après la guerre, certains
chansonniers qui, aujourd’hui peut-être, nous font sourire, où on pouvait
penser que c’étaient des simples chansons, des chansonnettes, je pense par
exemple à Georges Brasssens ou à Boris Vian, mais qui
à l’époque, dans le contexte de l’époque, se sont vus censurer leurs chansons.
Ah,
jusqu’à Henri Salvador aussi… enfin, des gens qui ont utilisé pour l’époque, on
est là maintenant cinquante ans plus loin, évidemment on ne s’en rend pas bien
compte, ont abordé des sujets qui constituaient relativement des interdits, des
sujets un peu tabous pour l’époque, oui, oui.
Surtout parce que c’était l’époque où
les Français faisaient la guerre, en tout cas étaient présents en
Algérie : « Le Déserteur », c’était une chanson pas très
appréciée à l’époque…
Pas
tellement et il y a également des chanteurs tels que Boby
Lapointe par exemple, qui émergeaient à cette
époque-là qui se moquaient assez joyeusement des choses.
La musique, la chanson, comme toutes
choses, évolue. Est-ce qu’on peut dire qu’il y a eu vraiment des nouveautés ou
alors ce n’étaient que des transformations ?
Je
dirais que, ce n’est pas un constat pessimiste mais la créativité a vraiment
tendance à se perdre et ça, c’est un phénomène d’époque. Sur le plan de la
nouveauté à proprement parler, on a, on peut noter la résurgence de l’accordéon
qui a apporté une sorte de nouveau souffle à une certaine forme de chanson
française et dans cette gamme de
chanson, on trouve différents groupes typiques alors : Les Têtes Raides,
Les Ogres de Barback, Les Hurlements d’Léo qui
réutilisent cet instrument de plus en plus fréquemment. Et à côté de ça, si on
veut parler de nouveauté aussi, on peut évidemment citer l’influence du rap
américain, voire arriver en France ce qui s’appelle maintenant le slam, qui est représenté par Grand Corps Malade ou Abd-el-Malik et qui est une forme scandée qu’on pourrait
nommer poétique de nouveau dans la chanson, oui.
Comment peut-on expliquer finalement,
parce que c’est relativement peu de nouveauté, rien de révolutionnaire.
Rien
de révolutionnaire, mais c’est dû à des phénomènes de mode qu’on retrouve un
petit peu dans tout. On le retrouve dans l’alimentation, les gens mangent plus
vite, on le retrouve dans le mode de s’informer, les gens font trois ou quatre
choses en même temps, zappent, enfin, etc. On le retrouve dans tous ces
domaines-là. En son temps, on prenait encore le temps d’apprécier, de goûter
aux choses et, aujourd’hui, force est de constater qu’on va à la vitesse grand
V. Donc il n’y a plus énormément de place pour l’écoute, déjà pour la
créativité comme je le disais tout à l’heure, il y en a moins et les gens font
moins attention à la création en elle-même.
Et alors pour la belle chanson
française, avec des beaux textes, est-ce qu’il y a encore de la place ?
Est-ce qu’il y a encore un avenir ? Est-ce qu’il y a eu une baisse de ce
phénomène ou pas ?
Alors
il y a toujours eu une école, si on peut l’appeler comme ça, il y a toujours eu
des chanteurs à texte irréductibles, enfin, ou des chanteurs à texte de très,
très grande qualité….
Un public aussi, pour ça d’ailleurs ?
Un
public aussi, mais ce public, malheureusement, il est noyé dans cette immense
masse de public qui aujourd’hui se rend dans les festivals. Même si de très
bonnes choses sont programmées, le
public n’y va pas seulement pour la musique ou pour découvrir telle ou telle
chose, il y va pour une, deux ou trois choses qui l’intéressent vraiment mais
pas le reste. Dans cet immense amas de manifestations diverses, on trouve
néanmoins, de temps en temps, programmés,
et aussi à l’antenne mais rarement et c’est très peu écouté, des gens qui
restent des auteurs-compositeurs-interprètes. Et si ces interprètes ne sont pas
leur propre auteur ou leur propre compositeur, c’est qu’ils ont un parolier par
exemple et il en existe qui font quand même encore de tout et là il y a des
noms qui mériteraient d’être découverts véritablement. Il y a des gens comme
Allain Leprest qui est un parolier totalement
méconnu, qui chante aussi, dont Nougaro dirait, s’il
était vivant encore aujourd’hui, que c’est le plus grand parolier français. Il
y a eu Jean-Claude Vannier qui n’a pas poursuivi sa carrière au-delà de
beaucoup, beaucoup de travail d’arrangeur, autour de Gainsbourg et de gens
comme ça. Il y a des Québécois bien sûr qui sont très, très méconnus de ce
côté-ci de l’Atlantique et… mais enfin, il y a toujours, toujours de la place
quand même, il y aurait toujours de la place, peu, peu de place, il faut le
dire, pour de la très, très bonne chanson. Il existera toujours, je pense, des
producteurs et des auteurs farouches qui défendront leur façon de voir les
choses jusqu’au bout. Mais alors il est absolument certain, on peut souligner
que ni les uns ni les autres ne vivront que de ça.
Merci en tout cas Christoph pour ce
petit tour d’horizon, ce petit voyage à travers la bonne musique française, moi
je vous dis à bientôt.
À
bientôt Jean-Pierre.
On parle de bonne musique française.
TOR, c’est sa vocation, nous en avons rencontré des bons chanteurs, nous vous
en avons déjà présentés, alors aujourd’hui, si nous sommes à Bevaix, c’est parce que nous avons envie de vous présenter
un auteur-compositeur de la région que moi, sans gêne, je comparerais aux plus
grands, français ou belges ou canadiens, il s’appelle Vincent Falik. Nous l’avons rencontré, nous l’avons écouté, vous
verrez, il va vous séduire sans aucun doute.
On dit que le nordic
walking, c’est bon pour la santé. Ça permet de rester
jeune, ça permet même de garder la ligne et ça tombe bien, je pense bien que je
vais aller peut-être faire un petit entraînement avec nos amis, le Duo du Bas,
vous savez, du Théâtre Matchbox, ils sont là tous les
soirs à Saint-Blaise.
Finalement, le nordic
walking, ce n’est peut-être pas vraiment pour moi.
Puisque nous sommes aujourd’hui à Pierre-à-Bot, on va
aller voir du côté du swing golf et c’est François Gombàs
qui va nous en parler.
Bonjour François.
Bonjour
Jean-Pierre.
Alors on va parler golf ensemble, on va
peut-être même en faire un peu mais peut-être tout d’abord, quelle est
l’origine du mot golf ?
Alors
l’origine du mot golf est assez confuse mais elle semblerait provenir des Pays
Bas. Donc, on a des récits qui parlent du mot golf depuis le début du XVIIème siècle. Par contre il y a une autre
étymologie qui a été contestée et qui a été peu acceptée et qui ne devrait pas
être acceptée, ça vient de l’anglais : « Gemtlemen
only, ladies forbidden »,
en français ça veut dire « Messieurs seulement et dames interdites »,
donc c’était un peu une blague mais c’est vrai qu’au départ, le golf n’était
pas autorisé aux dames. Et puis on peut aussi dire que le mot golf dans
l’aviation, quand on parle à la radio, golf signifie la lettre G, quand on met
en code radio.
Est-ce que l’on connaît précisément les
origines du sport, les origines du golf ?
Bon,
comme avant, c’est un peu confus mais on sait que dès l’Antiquité, on avait des
jeux avec des bâtons et des balles. Chez les Romains, on avait déjà un jeu qui
consistait à mettre une balle en cuir vers un but précis, qu’on appelait panagica. Chez les Chinois, dès le XIème
siècle, on parle d’un jeu chuiwan, que l’empereur
jouait. Ensuite, en Angleterre, on avait aussi un jeu qui se référait à des
bâtons et des balles et, au Moyen-Âge, en France, on avait un jeu qui consistait
à taper la balle dans des arceaux en fer sur le terrain, un peu comme le jeu de
croquet aujourd’hui et on l’appelait Pall Mall en Angleterre. Par contre c’est un autre jeu qu’on
pratiquait en Hollande et en Belgique vers les années, avant les années 1300,
qu’on appelait kolf, kolven,
qui consistait à mettre la balle dans un trou précis avec une sorte de bâton.
Donc on peut dire que le golf a vraiment commencé en Hollande. D’ailleurs ça
s’est tellement démocratisé qu’en Belgique, à Bruxelles, dans les années 1350 à
peu près, on a interdit aux gens de jouer le jeu parce qu’ils jouaient partout
dans la rue et puis il y avait tellement de gens qui jouaient qu’on le leur a
interdit. Et après on leur a laissé un espace libre, donc en dehors, pour
pouvoir jouer. Et ensuite les premiers fairways, c'est-à-dire, les fairways,
c’est les endroits sur lesquels on joue, on a commencé à en créer vers 1480 à
Harlem, aux Pays-Bas aussi.
Il a disparu pendant une certaine
période, puis il est réapparu.
Oui,
tout à fait. Donc, vers les années 1600, il a quasi complètement disparu de
Hollande, au profit des jeux d’intérieur, notamment le billard, qui est un peu
dérivé du golf. Et puis aussi la tenue vestimentaire avait changé. Les gens
n’étaient plus aussi à l’aise pour jouer au golf. Et il a réapparu en Écosse,
donc c’est les marins hollandais qui ont exporté le golf là-bas. Ils ont pris
tout le matériel avec eux, les clubs, les balles et ils sont arrivés en Écosse
et c’est vraiment en Écosse qu’a débuté le golf qu’on connaît aujourd’hui, avec
les premiers parcours, dès les années 1600. Au début des années 1600, notamment
un grand parcours à Saint Andrews, c’est là qu’on a aussi créé les premières
règles du golf qui existent encore aujourd’hui, qu’on a à peine modifiées. Le premier
parcours était de vingt-deux trous et puis après, dû aux constructions qu’il y
avait autour de la ville, on a amputé le terrain de quatre trous et il n’en
restait que dix-huit et aujourd’hui, en général, un parcours de golf compte
dix-huit trous.
On comprend bien que ce sport n’a pas
arrêté d’évoluer, il s’est même un peu transformé, il a donné naissance à
d’autres formes de jeu.
Oui,
pour le démocratiser un peu plus, pour que tout le monde puisse y participer,
on a créé d’autres formes de golf. Notamment, vu que les femmes étaient
interdites, à Saint Andrews, en 1867, on a créé le premier minigolf pour que
les femmes puissent goûter aux joies du sport du golf. Et puis, dans les années
1910 à 1920, on a créé des greens artificiels aux États-Unis et le minigolf
s’est vraiment développé. On a aussi le golf urbain, qui consiste à jouer au
golf dans certaines villes avec des fois des vrais bâtons et des vraies balles
de golf. Il y en a un à Fribourg qui a débuté en 2008 mais c’est plutôt… ça
s’apparente au swing golf. Il y a le Pitch & Putt, c’est des parcours de
neuf trous avec des longueurs de terrain de septante mètres, donc un peu plus
petits. Il y a aussi le disc golf, qu’on peut aussi jouer à Neuchâtel, ça
consiste à mettre des frisbees dans des corbeilles. Et, finalement, on a le
swing golf, bien sûr, qui consiste à jouer avec des balles un peu plus molles. Le
truc, c’est qu’il y a un seul club et vous pouvez jouer de trois manières
différentes avec. On a aussi le beach golf qu’on joue
à la plage et puis ça, les gens qui sont sur la plage deviennent les obstacles
naturels.
On dit que c’est un sport quand même
réservé à une certaine élite parce qu’il coûte très cher.
C’est
vrai que pour participer, pour être membre d’un club bien établi, ça peut vous
coûter des dizaines de milliers de francs à l’adhésion. Ensuite, chaque année,
vous devez payer des cotisations qui sont de quelques milliers de francs aussi,
en plus de ça vous devez payer les green fees, c'est-à-dire que chaque fois que vous allez jouer, il
faut payer quelque chose….
Une taxe ?
Une
taxe. Et ça dépend vraiment des clubs. Plus le club est connu, plus les membres
font partie de l’élite, c’est vrai que c’est assez cher. Mais, grâce au swing
golf notamment, tout le monde peut jouer aujourd’hui. Mais tout le monde n’est
pas Jack Niklaus ou Tiger Woods, ils ne vont pas pouvoir se permettre de jouer sur de
grands terrains. Mais avec cela, ça permet même aux plus jeunes, dès six ans, de
participer, de jouer, de sortir et, en fait, c’est pour ça que le golf, c’est
très bien. On marche, on fait des kilomètres, on est dans la nature et c’est un
très bon moyen pour tout le monde de sortir un peu de la ville.
Alors vous parlez de swing golf, on est
justement ici sur un terrain de swing golf à deux cent mètres de Neuchâtel, sur
les hauteurs de Neuchâtel, dans le quartier de Denis-de-Rougemont,
donc voilà un sport qui s’est bien démocratisé.
Il
s’est très bien démocratisé, en fait il s’est même exporté, c’est un des seuls
sports extra-terrestres du monde parce que, lors de la mission Apollo XIV, Shepard a swingué quelques coups de golf sur la lune et le
deuxième sport qu’on a fait sur la lune, c’est le lancer de javelot. Donc on
dit que c’est un des deux sports extra-terrestres de notre planète.
Très bien, eh bien on va écouter le
responsable, le fondateur du Swing Golf, ici, de Neuchâtel, qui va nous en
parler très, très bien parce que c’est aussi un passionné, moi je vous dis à
tout bientôt, François et bon golf !
Merci,
à bientôt.
Après une bonne partie de swing golf,
TOR vous emmène au cirque mais attention ! Pas n’importe quel cirque.
C’est Daniel Zumbrunn qui nous en parle.
Salut Daniel.
Salut
Jean-Pierre.
Alors, comme promis, on va parler de
cirque. Mais qui dit cirque dit aussi monocycle, ce petit vélo à une roue…
Voilà,
ce vélo a une roue, on se demande toujours comment ils font pour tenir dessus
parce qu’on a nettement moins d’équilibre que sur un vélo normal. C’est vrai
que c’est beaucoup utilisé dans le cirque mais pas seulement, c’est vraiment un
vélo où il y a beaucoup, beaucoup de disciplines qui se sont développées
maintenant. Il faut avouer qu’ils tiennent des championnats du monde mais qui
sont presque de l’ordre de Jeux Olympiques parce qu’il y a vraiment une
multitude de sports différents qui y sont représentés, toujours avec ce cycle,
ce vélo à une roue donc. On peut citer par exemple : il y a des courses
sur pistes d’athlétisme, donc du cent mètres jusqu’au mille cinq cents mètres,
il y a des courses sur route, là ça peut aller de dix kilomètres jusqu’au
marathon, il y a ce qu’on appelle le MUNI, c’est le Mountain
Unicycle, donc ça, c’est un peu comme le VTT. Ils
vont en tout terrain, faire des montées et des descentes. Il y a le trial, où
là, il s’agit de passer par-dessus des obstacles sans mettre pied à terre, sans
tomber évidemment mais il y a encore toutes sortes d’autres disciplines. Il y a
la course à un pied où ils n’osent utiliser qu’un seul pied pour faire avancer
le vélo. Il y a aussi une discipline assez rigolote où là, ils mettent les pieds
sur le pneu devant eux et pas sur les pédales et en marchant sur le pneu, ça
fait avancer le vélo en arrière. Ils font aussi des courses comme ça et il y a
encore une subtilité que je trouve assez drôle, c’est qu’ils font des courses
de lenteur. Alors ça, ça se passe sur une planche de dix mètres de long et,
pour la largeur, tout dépend des catégories, entre quinze et soixante
centimètres où, là, le but, c’est de faire le temps le plus long possible sur
cette planche sans s’arrêter. Parce que sinon, si on fait du surplace, c’est
clair, ça peut durer des jours. Mais là, c’est une discipline qui demande
beaucoup d’équilibre parce que, forcément, c’est souvent avec la vitesse qu’on
garde l’équilibre sur ces vélos et puis là, le fait d’y aller le plus lentement
possible, c’est tout un dosage, c’est tout en finesse. Là, il n’y a pas besoin
d’être un athlète pour gagner cette course. Il y a également des sports
d’équipe comme le hockey ou le basket.
On les voit aussi dans les villes ou
dans les cirques sur des cordes ou des câbles ?
C’est
spécial. Là, ils enlèvent les pneus pour que la courbure de la jante puisse
aller sur le câble et tenir. C’est vrai que cela se fait aussi en équilibre.
Pour en revenir à mes championnats du monde, il y a aussi une discipline qui
est artistique. Il y a l’artistique technique où là il s’agit de faire des
figures imposées, on peut le comparer un peu au patinage artistique quand il y
avait les imposés. Il y a une discipline qui est l’artistique libre qui est
pratiqué soit en solo, soit en duo ou en groupe. Là, il s’agit de faire un
spectacle en trois minutes. On peut même commencer à pied hors du vélo. On
prend les vélos, on fait des figures tout seul, à deux, en rythmes. Si j’en
viens à cette discipline qu’est l’artistique libre, c’est que les champions du
monde en titre sont suisses. Ils sont Genevois dans la catégorie des 17 à 18
ans. Il s’agit de deux jeunes Basile et Thomas qui eux, justement, s’entraînent
dans une école de cirque. L’école « Une fois, un cirque… » à Confignon dans le canton de
Genève.
On en vient à ce fameux cirque
« Une fois, un cirque… », un concept, une
philosophie intéressante ?
C’était
surtout l’une des premières écoles de cirque en Suisse. C’est surtout pour ça
qu’elle est assez célèbre. C’est vrai que le concept est vraiment d’occuper les
jeunes toute l’année. On répète toute l’année. On s’entraîne. On peut choisir,
le but à la base, c’est que les jeunes s’essayent à toutes les disciplines.
C’est clair qu’après un certain niveau, ils se spécialisent dans certains
domaines, plutôt dans l’acrobatie, la jonglerie, dans la haute voltige, ce qui convient
le mieux à leur physiologie et ce qu’ils ont le plus de plaisir à faire. C’est
vrai que ça regroupe des jeunes de 6 à 18 ans. Il y a toutes sortes de
catégories de personnes, des jeunes, des moins jeunes. Quand on devient un peu
plus âgé, on commence d’encadrer les plus petits et c’est un peu une école de
la vie…
Ils font des exercices au sol. Il y
avait des monocycles aussi, du trapèze aussi, je crois ?
Oui,
un peu toutes les disciplines du cirque. Il n’y a pas les animaux, évidemment.
Heureusement.
Heureusement
pour les animaux. Ils ont la particularité de faire une tournée romande chaque
été. Ils vont dans les cantons de Fribourg, Vaud, Neuchâtel et Genève. Cette
tournée, ils la font tous les deux ans parce que c’est un peu lourd de la faire
chaque année. Justement cette année, ils sont venus dans le canton de Neuchâtel
à Cernier sur le site d’Evologia.
Et on le verra dans le reportage, ils ont
un véritable chapiteau. Pour les enfants, c’est une expérience fantastique.
C’est plus qu’une impression, c’est un vrai cirque ?
Surtout
pendant la période de la tournée, c’est un vrai cirque parce qu’il y a les
déplacements. Il faut monter le chapiteau, le démonter. On se retrouve comme
dans une famille de cirque. On vit ensemble pendant trois ou quatre semaines
tout le temps avec ces gens-là. On n’a plus les copains d’école. On n’a pas
forcément les parents qui viennent avec. Certains viennent avec pour aider,
mais tous ne viennent pas. On a vraiment un peu la sensation de vivre comme une
famille de cirque.
Une belle école parce que tous les
soirs, il faut être prêt, il faut être en forme. Il y a le public aussi qui est
là.
Il
faut assurer et le reste du temps, la journée, il faut aussi s’occuper. Bien
sûr, ils doivent répéter leur numéro, mais ils sont plus ou moins au point. Ils
profitent aussi, comme ils se déplacent, de visiter la région. Là, ils sont
allés visiter les moulins souterrains du Col-des-Roches.
Ils ont profité de visiter Evologia. Cela permet
aussi aux jeunes de faire une sorte de vacances à la découverte de
Merci Daniel pour ces explications. À
tout bientôt.
À
bientôt Jean-Pierre.
Voilà Mesdames et Messieurs comme dirait
notre jeune collaboratrice : « Attention Mesdames et Messieurs, le
spectacle va commencer ! »
Nous arrivons au terme de cette émission
ô combien sportive. Il est temps de prendre un petit peu de repos. Je vous dis
à bientôt. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod