« Quoi de 9 ? » 337 :
du 7 au 13 septembre 2009
Les frères Totor
Salut
à tous et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle
neuchâteloise. Aujourd’hui, « Quoi de 9 ? » vous est présenté
par Christoph Yavkin et Jean-Pierre Lambert.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
chers amis bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle
neuchâteloise. Nous avons choisi cette semaine le village de Cormondrèche comme décor pour vous présenter nos émissions
de la semaine. Je vais aller retrouver dans quelques secondes, Christoph Yavkin, avec qui on va parler de ces groupes de chanteuses
et de chanteurs qui sont parfois deux, trois, quatre ou cinq comme par exemple « Les
Compagnons de
Bonjour Christoph.
Bonjour
Jean-Pierre.
On a déjà souvent discuté ensemble de la
musique, de la musique française. On va essayer de s’attacher cette fois à
cette musique d’après-guerre assez intéressante, parce que certaines choses ont
disparu de nos jours plus ou moins.
Plus
ou moins disparues. Il y a des choses qui sont nées à ce moment-là, il y a des
choses qui existaient déjà avant-guerre dans le music hall, etc. Il y avait
passablement de chansons du côté de Paris, bien sûr. On connaissait déjà Piaf.
Après-guerre, ça a été véritablement l’explosion. Paris a découvert cette fois
Piaf qu’il connaissait déjà un peu avant, mais l’a découvert pleinement à ce
moment-là.
C’est en effet à cette époque que
Oui,
toute une gamme de groupes qui ont explosé, qui alliaient la chanson et le
ludique, dont le leadership était pris par « Les Frères Jacques »,
petit groupe typique vraiment. « Les Quatre Barbus », Yves Montand
dont s’était les premiers grands moments également. Ces groupes étaient
essentiellement des groupes vocaux, s’accompagnaient de temps en temps d’un
piano simplement ou d’un accordéon. Les phares vraiment de cette période sont
les groupes dont je viens de parler tout à l’heure.
Est-ce qu’il y avait déjà une influence
américaine ?
Oui,
inévitablement. C’est probablement tout un mouvement qui est né, de par l’influence
américaine, également, c’est un peu triste à le dire, allemande quelque part. On
pense à Marlène Dietrich, à cette chanson assez proche du cabaret. C’est
évident, quand on voit Yves Montand, on ne peut s’empêcher de penser à Fred Astaire ou quand on entendait certains de ces chanteurs et de
ces groupes, on ne pouvait pas s’empêcher non plus de penser à des crooners,
genre Sinatra. Cette influence américaine post Deuxième guerre mondiale est
évidemment très forte. C’est comme une explosion, un enthousiasme qui s’est
emparé du Tout Paris.
L’influence américaine, oui on comprend
pourquoi. L’influence allemande aussi et en effet l’après-guerre avec toute la
joie, toute cette bonne humeur qu’on entend dans ces chansons, « Les Frères
Jacques », etc. On sentait qu’une nouvelle époque était née ?
C’était
une forme…
Une délivrance.
Une
forme de chansons qui se voulaient gaies, décontractées, oublieuses des mauvais
temps passés.
Parmi ces groupes, « Les Compagnons
de
« Les
Compagnons de
Qu’est-ce qui était un peu le détonateur
chez eux de ce succès ?
Le
détonateur, il vient de chez nous. C’est notre Jean Villard, dit Gilles avec
ses « Trois cloches » et l’interprétation de Piaf avec « Les
Compagnons de
Y a-t-il une véritable différence entre « Les
Compagnons de
La
grosse différence, c’est la dramaturgie quelque part. « Les Compagnons de
Ces groupes sur scène semblaient aussi
s’amuser, ils prenaient même un malin plaisir à provoquer un peu ?
C’était
aussi une grosse différence. Ce sont des groupes qui satirisaient le quotidien
et l’une des assez grandes différences d’avec avant, c’était le côté scénique.
Le côté : « Nous bougeons ! » Il y avait du mouvement sur
la scène…
De la mise en scène.
Il
y avait fréquemment, on connaît « Les Frères Jacques » et leur
pommeau, leur manche à pommeau qu’ils maniaient comme des majorettes
finalement. Ce type de démarches, de mouvements sur scène étaient proprement
nouveaux, se rapprochaient très nettement du music hall d’avant guerre.
Est-ce qu’il se fait encore des choses
de ce genre aujourd’hui ou tout a disparu ?
Le
dernier à avoir été dans le genre, puisqu’il en a fait partie un petit peu
depuis le départ à sa façon, c’est Henri Salvador qui nous a quittés il y a
quelque temps. Aujourd’hui même, je dirais qu’en France, il y a certainement
des petits groupes régionaux méconnus. On peut peut-être citer l’ensemble « Chanson
Plus Bifluorée » qui est formé de trois
musiciens, qui perpétuent un peu cette tradition, qui nous préparent pour
bientôt une sorte d’histoire de la chanson française à sa façon. Je serai tenté
aussi de dire que du côté suisse même, des gens comme Sarclo,
Michel Bühler ou Simon Gerber assez proches de nous,
ont aussi un peu cette étoffe-là. Sur le plan français, vraiment, les seuls à
manier encore cette forme de chansons, cette forme d’humour dans tous les
domaines également gestuels, on peut citer «
Merci Christoph de nous avoir fait
revivre cette belle époque et moi je vous dis, à bientôt.
À
bientôt Jean-Pierre.
Voilà Mesdames et Messieurs, il est
temps d’aller voir « Les Copains d’Alors ». C’est une troupe
neuchâteloise, on en a parlé tout à l’heure. « Les Copains d’Alors »
qui font revivre un peu cette époque. En tout cas, quand on les écoute, ils
nous font vraiment du bien au cœur.
Le Duo du Bas se lance dans la poésie,
mais Alfred de Musset et Verlaine n’ont pas à s’inquiéter, ils peuvent dormir
sur leurs deux oreilles, ce n’est pas demain qu’ils seront remplacés.
Il y a ceux qui font sans cesse
Nous sommes toujours à Corcelles-Cormondrèche pour ouvrir une page poétique. Un
poème d’Éric Broye mis en images par Oscar Garcia.
Une petite balade en voiture qui a servi
de taxi à des stars comme Brigitte Bardot, Roger Moore, ça vous tente ? Si
c’est le cas, suivez le guide. On s’en va au Landeron
pour le Landeron Classic.
Nous arrivons au terme de notre
émission. On va donc quitter Corcelles-Cormondrèche pour
y revenir très bientôt. Merci Mesdames et Messieurs de votre fidélité. Passez
une bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des
autres aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod