« Quoi de 9 ? »
341 : du 5 au 11 octobre 2009
Les frères Totor
Salut
à tous et bienvenue sur TOR avec aujourd’hui François Gombàs,
Christoph Yavkin et Jean-Pierre Lambert.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
chers amis bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle
neuchâteloise. Savez-vous pourquoi, en 1934, quelques habitants de Saint-Blaise
ont eu l’idée de créer
Bonjour Christoph.
Bonjour
Jean-Pierre.
Intéressante cette société de sauvetage,
je trouve et quels genres de statuts, ils ont adoptés ?
C’est
une société de sauvetage qui est finalement un petit peu particulière par
rapport à la nature lacustre qui nous entoure, puisque c’est la seule. Elle
s’est constituée en fonction de sociétés existant déjà comme
Des sociétés de sauvetage, ils en
existaient en France depuis longtemps comme ils en existent dans d’autres
secteurs comme la montagne aussi ?
Oui,
Merci Christoph pour ces conclusions sur
ce reportage de
Volontiers
Jean-Pierre. Merci.
Une petite leçon d’écologie, ça vous
tente ? C’est nos amis, le Duo du Bas du théâtre le Matchbox,
qui vont vous l’offrir gracieusement.
TOR vous propose un petit voyage à
travers le Moyen-Âge, ça s’appelle « Crépuscule » et ça se passe à Estavayer-le-Lac.
Bonjour François.
Bonjour
Jean-Pierre.
On va continuer de parler un petit peu
du Moyen-Âge ensemble après ce reportage à Estavayer
et, au fait, pourquoi nomme-t-on cette période, le Moyen-Âge ?
C’est
un terme qu’on a entendu pour la première fois au XVème
siècle. C’est les historiens de l’époque qui ont voulu se distancer un peu par
rapport aux siècles précédents parce qu’ils pensaient qu’ils étaient meilleurs.
Ils essayaient de dévaloriser cette période-là. Le Moyen-Âge est une période de
mille ans. Le nom vient du latin medium aevum qui
veut dire âge intermédiaire, donc entre l’Antiquité et les temps modernes. On
ne peut pas vraiment définir une date précise pour le début du Moyen-Âge.
On
la situe environ entre 500 après J.-C. mais on a des dates qu’on utilise, par exemple
celle de la chute du dernier empereur romain en 476 et pour la fin, on la situe
vers les grandes découvertes déjà en navigation, la découverte de l’Amérique et
aussi avec
C’est ça qui a fait qu’on estime qu’il y
a différentes périodes, qu’on a nommé différentes périodes dans le Moyen-Âge ?
Il
y a trois périodes distinctes. Il y a d’abord le Haut Moyen-Âge, les cinq
premiers siècles qui datent à peu près de 500 vers mille. Cette période-là est
marquée surtout par la féodalité, les seigneurs, les serfs. Ensuite du XIème au XIIIème
siècle, on parle du Moyen-Âge classique qui est à peu près l’apogée du Moyen-Âge
avec les constructions romanes et gothiques du XIIème
et du XIIIème siècle. Ensuite, on a le Bas
Moyen-Âge, c’est la période du XIVème, XVème siècle et elle est marquée par les
diversifications sociales. On a une nouvelle classe qui apparaît. On se détache
un petit peu des seigneurs. Entre 1420 et 1630, on a ce qu’on appelle
Une période durant laquelle l’Église
était très présente, presque trop ?
Oui
presque trop. Surtout l’Église catholique avant
À cette époque, on avait aussi une
certaine vie urbaine ?
Oui,
ça commençait. On avait dans les villes, des commerçants qui devenaient un peu
plus puissants. Les seigneurs n’aimaient pas trop ça, ce qu’on appelle les
bourgeois. Ils ont pris un peu le centre de ces villes. C’est eux qui
dominaient la société, parce que le seigneur en dépendait aussi. Tous ces
commerçants s’enrichissaient. Il fallait quand même les écouter. Cela ne leur
plaisait pas tellement ; il y a eu beaucoup de révoltes à cette époque-là.
L’ordre féodal était un peu fini. Cette nouvelle classe est venue au pouvoir et
au bout d’un moment, les seigneurs ont dû s’y faire. Ils se sont vraiment
installés et ont pris commande des villes…
Si je comprends bien, c’était une époque
quand même avec des cités assez rurales ?
Oui
très rurales jusqu’au XIXème siècle,
c’était la principale activité dans notre monde. Les paysans, c’est un peu la
base économique de toutes sociétés. C’est grâce à eux que les villes peuvent
vivre, parce qu’ils doivent produire. Aujourd’hui, on l’oublie encore, les
paysans souffrent beaucoup ! Mais à 95 %,
c’était la population du Moyen-Âge. Ils étaient quand même assez liés à la
ville, parce qu’ils vivaient surtout en périphérie des centres urbains, mais on
dépendait d’eux pour vivre…
Si je comprends bien, à la fin du Moyen-Âge,
la vie n’était pas tellement différente que celle d’aujourd’hui ?
Non,
pas vraiment ! Les gens avaient les mêmes craintes, les mêmes
appréhensions, les mêmes espoirs, désespoirs. Ils rêvaient d’une vie meilleure.
Leur manière de faire la guerre, même de tuer, c’était pareil qu’aujourd’hui.
La seule différence, c’est que peut-être à l’époque, vous aviez plus de chance
d’être un pionnier ou un grand découvreur parce que les possibilités étaient
multiples. Tout restait à découvrir. Aujourd’hui, il faut être surdoué en
informatique pour découvrir quelque chose. Même l’ère industrielle commençait
déjà. L’industrie est apparue. Toutes ces manières-là sont similaires et je
pense qu’on n’a pas beaucoup évolué si ce n’est dans les moyens qu’on a à
disposition aujourd’hui.
C’est sur ce constat un peu négatif,
mais ma foi c’est comme ça qu’on va se quitter. Merci François et à tout
bientôt.
À
tout bientôt.
Nous avons l’immense plaisir de vous
présenter un peintre fort sympathique. Son nom, Alain Mouret.
On se retrouve avec Christoph pour
parler dessin, peinture et surtout du nu académique. De quoi s’agit-il ?
Le
nu, c’est pratiqué depuis fort longtemps. Le nu académique depuis à peu près un
siècle et demi, au milieu du siècle dernier et le dernier. C’est une période où
la morale n’est pas un vain mot et en principe la femme est couverte du cou
jusqu’aux chevilles.
C’est assez contradictoire autrement
dit ?
C’est
assez contradictoire, en effet oui. Pour l’histoire, il est intéressant de
revenir à
Pourquoi ce sont surtout des femmes que
l’on peint nues ?
Il
y a que le bassin est généralement beaucoup plus généreux chez la femme que
chez l’homme, ce qui permet à l’artiste de soigner les courbes et les détails
d’une manière très différente qu’il le ferait s’il peignait un homme. Le
bassin, les fesses participent également à cet idéal de beauté ainsi que les
jambes, mais dans un registre un petit peu différent pour d’autres raisons. Une
autre chose qui a une grande importance dans l’exercice du dessin du nu, c’est
la chevelure et la composition de la chevelure. À partir de ce moment-là, si
tous ces éléments sont réunis, on peut parler de Vénus, de la femme Vénus, au
sens artistique du terme. Le corps de la femme évoque évidemment plus
subtilement le domaine érotique que celui de l’homme si l’on veut entrer encore
dans ce genre de détails.
Le début du XXème
siècle est une période assez importante pour ça ?
Oui.
Le nu académique s’est pratiqué à Paris au début du XXème
siècle avec une très, très grande assiduité et on a dénombré jusqu’à 850
modèles qui gagnaient environ, par heure de pose, l’équivalent de quatre de nos
euros actuels… Paris était un bastion.
Pourquoi le corps et le nu en
particulier exerce-t-il un aussi grand attrait ?
La
représentation du corps a toujours été une expérience primordiale aussi dans
les beaux-arts de l’Antiquité à
Merci Christoph pour toutes ces
explications. On en sait maintenant beaucoup plus sur l’art et cette
fascination pour les nus. À tout bientôt.
Beaucoup
plus, je ne sais pas.
Un peu plus en tous cas.
Un
peu plus en tous cas. Merci et à bientôt Jean-Pierre.
Voilà. On quitte le monde du dessin, de
la peinture pour aller dans celui de la poésie avec un poème de Lamartine, mis
en images par Oscar Garcia.
Nous arrivons au terme de notre
émission. Merci Mesdames et Messieurs d’être restés avec nous. Passez une très
bonne fin de journée, une bonne soirée. Prenez bien soin de vous et des autres
aussi.
Émission présentée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Françoise Berthod