«QUOI DE 9 ? » 343 : du 19 au 25 octobre 2009
Les frères Totor
Salut
à tous et bienvenue sur TOR. Nous sommes aujourd’hui à Colombier avec François Gombàs, Christoph Yavkin et
Jean-Pierre Lambert.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
chers amis, bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et
culturelle neuchâteloise. On se trouve cette semaine dans le magnifique village
de Colombier.
Faire un séjour à l’hôpital, ce n’est
jamais facile à vivre, même si nous avons à Neuchâtel d’excellents médecins et
infirmières. Mais imaginez pour un enfant ce que représente l’hôpital.
Heureusement, il existe
Vous avez aimé ce reportage, vous
souhaiteriez soutenir
Nos amis, le Duo du Bas, se préparent à
changer de personnages, enfin, plus ou moins. Ils se préparent même à changer
de look, enfin, si on veut…
Puisque nous sommes à Colombier, ça
tombe bien, nous allons y faire un petit tour du côté de sa fête villageoise.
Un comité et une philosophie remarquables, vous allez voir ça.
On se trouve toujours à Colombier, dans
la fameuse Allée des Bourbakis, avec un fort vent, on
espère qu’une branche ne va pas nous tomber sur la tête, à mes côtés Christoph Yavkin, bonjour.
Bonjour
Jean-Pierre.
Alors Christoph, s’il fallait parler de
Colombier, du Colombier d’aujourd’hui, qu’est-ce que vous en diriez ?
Colombier
est un village du bord du lac de Neuchâtel dont le point le plus bas est à
Ce n’est pas l’endroit le plus
romantique de Colombier !
Non,
le décor est quelque peu prévu, disons, pour des exercices armés, y compris
même la petite guerre civile, avec les maisons éventrées et tout ça. J’ai des
amis qui s’y promènent à cheval, ils se plaignent toujours que le terrain est
terriblement troué, ce qui est assez dangereux. C’est un endroit vaste, ce
terrain de Planeyse, sur lequel on a même organisé un
championnat du monde de cross country, à pied et finalement l’autre
particularité de Colombier, c’est que c’est là que se trouve l’aérodrome de
Neuchâtel.
À part l’aérodrome, quels types de
loisirs peut-on trouver à Colombier ?
Alors
évidemment, on trouve une kyrielle de restaurants, de cafés-restaurants puisque
c’est une place d’armes, donc on attend beaucoup de clients militaires mais
l’autre, le loisir principal de Colombier, c’est son camping. C’est un camping
extrêmement couru par des gens sédentaires et de passage et qui, à la belle
saison, est plein. Il a la particularité de trouver son entrée à quelques
encablures de l’autoroute qui, ensuite, passe par-dessus le camping. Donc c’est
vrai qu’il est assez particulier de s’imaginer que des gens viennent passer des
vacances dans une caravane sous une arche d’autoroute ! Bon, il est vrai
qu’une fois l’arche passée, on arrive gentiment vers le bord du lac et la
location de pédalos et voiliers, etc. Mais l’entrée à proprement parler du
camping se trouve quasiment sous l’autoroute.
Oui, ça n’aurait pas été plus mal de
l’enterrer, l’autoroute, ici aussi…
Ici,
ç’aurait été très difficile, à l’époque il avait été fait une étude mais qui
aurait fait passer la route sur l’eau, à même l’eau et ça n’aurait jamais
passé.
Pour revenir sur les origines de
Colombier, est-ce qu’on peut dire quelque chose sur ce village ?
L’histoire
de Colombier n’est pas passionnante. Tout au début, ça a été une villa romaine,
c’est quelque chose qui a été découverte par des ouvriers en 1840 et
certainement que ce vieux Colombier a été détruit par les hordes alémanes qui s’étaient déjà acharnées sur Avenches. Ensuite la commune, l’histoire de la commune,
n’est pas passionnante, c’était une seigneurie, elle se répartissait entre
trois grandes familles et puis, en passant, par alliance, de familles en
familles, elle a été successivement bernoise et franc-comtoise notamment, ce
qui est assez particulier. Ensuite il y a la partie la plus drôle, finalement,
de l’histoire du village, c’est qu’on a nommé, pour le récompenser d’avoir
sauvé la vie d’Henri Ier d’Orléans, on a récompensé Abram
Mouchet en le nommant administrateur et cet Abram
Mouchet a créé des dettes monstrueuses pour la commune. Ce qui fait que lors
d’une visite d’Henri II d’Orléans, le fils du premier, les notables de
Colombier se sont jetés à ses pieds et lui ont demandé un rabais pour soulager
la dette. Et Henri II d’Orléans a accepté ce marché à une condition :
c’est qu’on construise trois allées, précisément celle dans laquelle nous nous
trouvons ainsi que deux autres, d’où le nom du Triangle des Allées.
Parfait, voilà en tout cas une des plus
belles régions de Colombier, on avait raison d’y venir aujourd’hui, merci en
tout cas, Christoph, pour ces explications et à très bientôt.
À
très bientôt, Jean Pierre.
On vous emmène maintenant aux Vieux-Près, dans le Val-de-Ruz,
pour assister à un motocross extraordinaire.
Bonjour François.
Bonjour
Jean-Pierre.
Alors, après ces images de motocross, on a envie de se demander : mais quand
l’homme a décidé de jouer un jour comme ça avec sa moto, quelles sont ses
origines, à quand ça remonte ?
Eh
bien au départ, en fait, on ne connaissait pas du tout les origines. Il y avait
les français, les américains, les anglais qui revendiquaient les origines du motocross mais en fait il y a très peu d’ouvrages, on peut
les compter sur les dix doigts de la main et puis en majorité, ces ouvrages
sont des illustrations, donc on voit les champions en action, etc. Et puis en
2002, il y a eu un passionné de la moto, un peu historien, Bryan Stealey, qui a fait une recherche vraiment étudiée,
détaillée du motocross. Ainsi on a découvert
plusieurs choses. Donc c’est en fait en 1924 que ça a débuté.
Au départ, ils avaient pris des motos
tout à fait conventionnelles ?
Oui,
même en fait, c’étaient des bicyclettes qu’on avait un peu transformées et sur
lesquelles on avait mis des petits moteurs à combustion. Alors au début,
c’étaient vraiment plus des courses sur circuit, des couses d’endurance et puis
on faisait des courses alors…. souvent le motocross,
là, c’était plutôt un peu comme à la gymnastique aujourd’hui, on notait les
coureurs, donc ils devaient effectuer un parcours et à certains endroits du
parcours, on avait des observateurs, des juges qui jugeaient comment les gens
passaient certains obstacles. Et puis le temps était déterminant seulement si
ou voulait départager certains coureurs qui avaient fait le même score plus ou
moins, un peu comme en hippisme.
Mais après on imagine qu’ils ont dû
modifier progressivement ces motos pour qu’elles subissent le choc parce qu’ils
ne les ménagent pas…
Voilà,
exactement. Dû à la grande guerre mondiale, il y a beaucoup de gens qui sont
revenus de la guerre et qui étaient devenus des motards accomplis et puis ils avaient un peu l’ennui de ces motos, alors les
grands constructeurs, les premiers, Norton, Triumph, Harley-Davidson, ils ont décidé de construire des motos
pour ces gens-là parce qu’il y avait vraiment une demande. Puis, petit à petit,
il y a eu plein de clubs, surtout en Angleterre, qui se sont formés et on
essayait de dire qui était le plus grand champion, du Nord, du Sud et en fait
c’est comme ça qu’a vraiment débuté le motocross.
Parce qu’il y en avait une en Angleterre qui s’appelait le « North Scott Trial », donc c’était plutôt du trial où
il y avait aussi ces observateurs mais le temps n’était pas un facteur
déterminant. Puis un jour on a décidé de faire une nouvelle course mais dans le
Sud, pour départager les gens du Nord et du Sud de l’Angleterre et ça, c’était
en 1924.à Camberly Heath et on a appelé cette course,
donc on ne voulait plus l’appeler trial perce que c’était autre chose, donc on
l’a appelé la « Southern Scott Scramble », donc on a mis le mot « Scramble » pour définir le cross. Alors là, les gens,
ils ont parcouru une distance d’environ
Mais si je vous entends bien, ça ne
s’appelait pas motocross au départ, à partir de quand
a-t-on appelé cette compétition Motocross ?
Eh
bien dès que les Français ont pris goût à ce sport, pour eux, ça n’existait
pas, le mot « scramble », alors eux, ils
avaient le motocycle et cross-country, donc la course à pied à travers les bois
et aussi en course hippique. Alors ce sont eux qui ont inventé le mot Motocross et un peu tout le monde aujourd’hui l’appelle Motocross. Par contre, en Angleterre, on utilise toujours
le mot Scramble.
Et quand est-ce devenu vraiment international ?
On parle de l’Angleterre, de
Voilà…
et puis donc, jusqu’à
C’est un sport où il y a de plus en plus
de professionnels qui le pratiquent mais est-ce que c’est malgré tout un sport
populaire ?
Oui,
d’ailleurs il y a aujourd’hui beaucoup de jeunes qui s’inscrivent, on a
beaucoup de manifestations, de motocrosses, même en
Suisse, il faut dire que ça a un peu un aspect convivial, familial parce que ça
se passe dans la nature, les gens se connaissent entre eux souvent et puis c’est
un peu un esprit de fête, de convivialité, de partage. Partout dans le monde,
on a des petites manifestations de motocross,
pas besoin d’être des grands champions pour y participer et vraiment ça devient
un sport populaire comme je l’ai dit, les enfants aiment venir à ce sport même
de plus en plus jeunes.
Populaire mais aussi très spectaculaire.
On les voit faire de plus en plus de sauts, donc est-ce que ça ne devient pas
de plus en plus dangereux ?
Bon
il y a le motocross, soi-disant cross-country où on
fait des parcours plusieurs fois. Il y a le sport motocross
spectaculaire, c’est plus avec les figures, c’est presque déjà autre chose,
c’est un peu plus sensationnel.
C’est le Supercross
un peu ?
Le
Supercross, oui.
Mais qui dit toujours plus spectaculaire
dit aussi toujours plus dangereux ?
Oui
en effet parce que les gens vont tenter de nouvelles figures, toujours plus
dangereuses l’une que l’autre, mais on met beaucoup l’accent sur la sécurité,
donc ces professionnels, il ne faut pas faire ça chez vous, ils ont des
entraînements poussés des mois, des mois, même des années durant mais dans les
manifestations de motocross, on met quand même
l’accent sur la sécurité. L’équipement devient de mieux en mieux, on est mieux
protégé et puis la vitesse, elle n’est pas vraiment maximale parce qu’en fait,
le but, c’est de passer des obstacles, donc on ne met pas l’accent sur la
vitesse, oui, un petit peu mais comme tous les sports où ça implique un peu la vitesse,
ou ça implique les accrochages, c’est sûr que c’est dangereux, on n’est jamais
à l’abri d’un accident.
Très bien et bien merci François pour
toutes ces explications sur ce sport, à bientôt.
À
bientôt, Jean-Pierre.
On va terminer cette émission en douceur
avec un poème d’Éric Broye, mis en images par Oscar
Garcia.
Nous arrivons au terme de notre
émission. Merci, Mesdames et Messieurs, de votre fidélité. Passez une bonne fin
de journée, une bonne soirée et prenez bien soin de vous et des autres aussi.
Émission
présentée par Jean-Pierre Lambert
Texte
retranscrit par Christoph Yavkin