« Quoi de 9 ? » 346 du 9 au 15 novembre 2009

 

 

Les frères Totor

 

Salut à tous et bienvenue sur TOR avec aujourd’hui François Gombàs et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. On se trouve cette semaine au bord du lac de Neuchâtel en compagnie de François Gombàs, bonjour François.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Si la région des Trois-Lacs est devenue aujourd’hui une région tranquille, maraîchère, touristique, ce ne fût pas toujours le cas.

En effet, c’est vrai. Déjà avant les dernières glaciations, le lac s’étendait en un seul lac. Les trois lacs de l’arc jurassien, Morat, Neuchâtel et Bienne, s’étendaient de Soleure jusqu’à La Sarraz entre Yverdon et Lausanne. Depuis, les trois bassins se sont créés et au Moyen-Âge, même dans les siècles avant, au temps des Romains, c’était une région assez hostile, inhospitalière, parce qu’on avait toujours des crues surtout dues à l’Aar qui inondait la région et, des fois, les trois lacs ne formaient qu’un lac. Les gens devaient vivre avec ça. C’était assez difficile, parce que ces intempéries, elles balayaient tout ; les ponts, les infrastructures humaines, les maisons, les étables, les récoltes. Il a fallu attendre jusqu’en 1862 à peu près pour la correction des eaux du Jura. C’était la vision de plusieurs hommes. Ils se sont battus contre les autorités politiques, les autorités locales et ceux qui disaient qu’on n’avait pas assez d’argent pour faire justement cette correction des eaux et ça a permis d’unifier les eaux, d’unifier les trois lacs aussi.

 

De stabiliser surtout ces crues ?

Oui voilà. Dans un premier temps, la première correction vers 1860, ça a permis d’un peu stabiliser les inondations. Mais il a fallu une deuxième correction quasi un siècle plus tard, parce qu’il y avait toujours des fluctuations de niveaux entre les trois lacs. On a essayé de garder le niveau des trois lacs un peu le même. Le lac de Neuchâtel est un peu devenu le déversoir et pour ce faire, on a créé des canaux entre le lac de Morat et le lac de Neuchâtel. On a pris l’ancien cours de la Broye et on l’a canalisé. On a fait la même chose entre le lac de Bienne et Neuchâtel avec la Thielle. On l’a aussi canalisée et à la deuxième correction des eaux, on a aménagé toutes les berges des deux canaux pour pouvoir justement essayer de naviguer plus facilement entre les trois lacs et pour aussi qu’ils y aient moins d’inondations et cultiver cette grande zone qu’on appelle le Seeland d’ailleurs. Seeland en allemand, c’est terre du lac.

 

Ces deux canaux ont donc été élargis. On a aussi revu leur profondeur et quelle longueur est-ce qu’ils ont ?

Les deux sont à peu près de la même longueur, 8,5 à 9 kilomètres ce qui a permis de créer aussi un réseau pédestre, pour se balader, surtout pour les vélos, on a un réseau de 170 kilomètres entre les trois lacs où les randonneurs peuvent se promener. Cela a été créé surtout pour Expo.02.

 

Vous parlez d’Expo.02, c’est vrai et pour imaginer ce que vous venez de dire, on va aller faire un petit tour sur le canal de la Broye où notamment on y voit un pont magnifique construit par le Rotary ?

C’est le pont Rotary qui a été justement construit pour se déplacer entre les arteplages et il fait partie de ce complexe de 170 kilomètres.

 

Très bien. On va s’y rendre. En attendant, bonne fin de journée François, à bientôt.

À bientôt.

 

 

Vous vous demandez certainement, mais où sont passés nos amis, le Duo du Bas, mais écoutez ne vous inquiétez pas, ce n’est pas parce que vous ne les avez pas vus la semaine passée qu’ils ont disparu. Je leur ai juste demandé de réaliser un jeu télévisé, une série télévisée qui se déroulerait sur l’ensemble du canton de Neuchâtel. Alors, on va peut-être aller voir du côté de Boudevilliers où ils en sont ?

 

 

Le canton de Neuchâtel est riche en artistes talentueux, notamment dans le monde de la musique et de la chanson. Ce qui leur manque, c’est un peu plus de reconnaissance et de soutien. Notre télévision va essayer de montrer l’exemple en diffusant l’intégralité du concert de Vincent Bigler.

 

 

Salut Vincent.

Salut Jean-Pierre.

 

Merci de nous recevoir ici, chez toi à Cortaillod. C’est un vrai plaisir de te retrouver, ça faisait déjà quelques mois qu’on ne s’était pas vu.

C’est réciproque. Cela me fait super plaisir de vous accueillir dans mon appartement pour pouvoir parler un peu de la musique.

 

Très bien. Justement, on vient de regarder ensemble, comme tous nos téléspectateurs, ce fameux concert que tu as donné au mois de février. C’était un moment important pour toi, quelque chose de très fort. Qu’est-ce qu’il te reste comme souvenirs, qu’est-ce qu’il te vient à l’esprit quand tu repenses à ça, après avoir vu ces images ?

C’est vrai que d’abord, c’est un grand ouf de soulagement, un grand relâchement. On a eu l’occasion de parler avant le spectacle et j’étais vraiment tendu à l’idée de comment cela allait se passer, et de le voir aujourd’hui comme ça, je suis super surpris en bien. Cela veut dire que techniquement, il donne super bien. Le son est bon. Il y a vraiment un bon travail qui a été fait au niveau technique et la présence globale du produit, c’est vraiment remarquable. Je suis super content vraiment.

 

On a eu le plaisir de te suivre quelques heures avant le concert, pendant le concert, après le concert, on a senti en tout cas, nous qui étions très proches de toi, qu’il s’est passé beaucoup de choses dans ta tête, dans ton cœur, dans tes tripes aussi avant le concert ?

C’est vrai que c’était un grand mélange d’émotions ce jour-là, parce que j’ai tout monté moi-même. Après je me suis un peu nourri de personnes pour m’aider, mais les idées, c’est moi qui les avaient, où je voulais aller et tout s’est mis en place avec beaucoup de patience, beaucoup d’observation. Là, je suis vraiment content d’avoir tout ça sur une petite boîte et de pouvoir voir le résultat final…

 

Il y avait de l’émotion, on l’a vu avant le concert. Là, tu as quand même fait un pas important ?

C’est vrai que c’était le premier pas. C’est celui-là et il y avait beaucoup d’émotions, parce que déjà on se met à nu. On dévoile notre personnalité. Je fais de la chanson à textes, française, de la variété. On a beaucoup de messages, de jeux de mots, on joue avec la langue française et ce n’est vraiment pas évident de savoir comment les gens vont réagir. Cela englobe beaucoup de jugement derrière, que ce soit pour les jeunes ou les personnes qui sont dans le milieu un petit peu littéraire. On doit quand même être crédible aussi pour toutes les personnes.

 

Juste après le concert, tu m’as immédiatement dit que tu allais repartir pour un nouveau CD, il fallait que tu écrives de nouveau et c’est ce que tu as fait ?

Exactement. Le premier disque, je l’ai fait un peu avec les moyens du bord. J’espérais pouvoir rencontrer des personnes importantes pour créer un deuxième disque. Toutes ces personnes, je les ai rencontrées dans l’année, ce qui fait maintenant que j’ai envie de travailler avec ces gens pour faire un deuxième album. On a déjà entamé la phase de maquette, on va dire, tout est prêt. La différence entre le premier et le deuxième album, c’est que cette fois, les musiciens vont jouer sur ce disque au contraire du premier où c’est moi qui joue les instruments. Cela va être une étape supplémentaire et il sera mixé, « masterisé » dans un vrai studio.

 

Sa sortie est prévue pour Noël si tout va bien ou en tout cas début 2010 ?

Noël si tout va bien, parce qu’une fois qu’on est lancé, on est motivé. Noël si tout va bien et début 2010, si tout va bien aussi… Il faudra peut-être attendre un peu plus de temps pour les détails. Je n’ai pas l’habitude de travailler avec des gens en studio, ça va être aussi beaucoup de découvertes. C’est encore une fois une étape à franchir.

 

Que va-t-on découvrir dans ce nouveau CD ?

Ça restera toujours de la chanson française. Il y aura toujours des chansons à textes. Les sujets sont toujours par rapport à la vie, l’observation, les gens. De nouveau la souffrance, les joies, les peines, etc. Mais la grande différence, ça sera au niveau du son, ça sera beaucoup, beaucoup plus professionnel cette fois, malgré que j’essaye de garder une âme innocente au niveau des textes.

 

Sans rentrer vraiment dans les détails, quelques thèmes ?

C’est vrai que pour l’instant, comme je l’ai toujours fait, je me nourris de ce que je peux observer dans la rue. Les thèmes, il y en a déjà quelques-uns. Il n’y a pas les textes qui sont exactement écrits. Quand on fait un disque, on chante souvent en anglais au début pour trouver une ligne mélodique, on a une idée déjà, mais les thèmes principaux, il y aura une chanson qui va parler des sourds et muets. J’ai envie d’appeler une chanson, je ne sais pas, « Fais moi un signe ». J’ai appris à connaître un petit peu ce milieu que j’apprécie beaucoup. J’espère pouvoir mettre un texte sur l’une de mes musiques. J’ai écrit aussi une chanson sur la patience d’un homme qui attend le fait d’être papa. Est-ce un signe, je ne sais pas ? Mais en tout cas, j’ai eu beaucoup d’amis qui sont passés par là ces temps et leurs sourires, les étoiles dans les yeux, c’est réjouissant et j’ai eu la possibilité d’écrire un texte en tout cas. Après il y aura aussi une chanson que je me réjouis de faire découvrir aux gens, c’est une chanson à double sens. Chaque mot sera interprété d’une autre manière en fait. Il y a une histoire bateau qui à la base est une histoire d’amour, mais qui en fait, si on l’interprète à sa façon, ce n’est pas une histoire d’amour…

 

Écoute, ne nous en dit pas plus, mais en tout cas on se réjouit de recevoir ce CD et on aura sans aucun doute l’occasion de se revoir pour en parler. En attendant, travaille bien.

Merci beaucoup.

 

Et à bientôt Vincent.

Je me réjouis vraiment de vous le présenter. Merci beaucoup.

 

 

Nous arrivons au terme de notre émission. Merci Mesdames et Messieurs d’être restés avec nous. Passez une très bonne fin de journée, une bonne soirée, une bonne nuit. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod