« QUOI DE 9 » 348 : du 23 au 29 novembre 2009

 

 

Les frères Totor

 

Salut à tous et bienvenue sur TOR avec aujourd’hui, pour présenter « Quoi de 9 ? », François Gombàs et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis, bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision régionale et culturelle neuchâteloise. On se trouve cette semaine dans le Gor de Vauseyon, un endroit rêvé pour parler de la préhistoire, avec François Gombàs. Bonjour François.

Bonjour Jean-Pierre.

 

Alors la préhistoire, est-ce qu’on sait exactement quelle période elle englobe ?

Alors pour le début, c’est assez simple, ça a commencé avec les premiers hominidés, c'est-à-dire il y a environ sept millions d’années et puis, pour la fin, c’est un peu plus compliqué parce que normalement, ça se traduit par l’invention de l’écriture, donc les premiers textes écrits. Mais il y avait des civilisations qui étaient déjà bien avancées, notamment en Afrique et en Amérique du Sud, qui n’avaient pas l’écriture, mais qui étaient déjà civilisés.

 

La Préhistoire, donc encore une très, très longue période, mais il y a eu des étapes qui étaient vraiment plus marquantes que les autres ?

Oui, c’est exact. Donc, au début, on avait ces premiers hominidés, on leur a donné plusieurs noms, d’abord il y avait l’Homo Habilis qui, en fait, il avait des habilités, il utilisait des outils faits de pierres, ça a engendré l’Homo Erectus et ensuite l’Homme du Néandertal, qui a disparu et ensuite, c’est l’Homo Sapiens qui est venu prendre sa place. Par contre, on croyait que c’était une évolution linéaire mais on a remarqué qu’il y avait beaucoup d’espèces qui se côtoyaient, donc on n’est pas sûr de qui a engendré qui et comment ça s’est vraiment passé.

 

Durant cette période, durant la Préhistoire, l’homme était déjà très créatif, beaucoup d’inventions…

Oui, d’ailleurs c’est ça qui a permis qu’il évolue rapidement. Donc on divise ces sept millions d’années en fait en âges différents : d’abord il y a eu l’âge de Pierre qui couvre les sept millions d’années à peu près moins dix mille ans avant J.C. et pendant cette période-là, on utilisait les outils faits de silex et autres mais la plus grande invention de l’homme pendant cette période-là, elle date d’à peu près 500 000 ans avant J.C., c’est la maîtrise du feu. Ce qui a permis de cuire les aliments et d’évoluer jusqu’à dix mille ans avant J.C., donc c’est ce qu’on appelle le Néolithique à partir de ce moment-là jusque…. alors là, ça s’appelle l’âge du Bronze, qui couvre la période moins 10 000 à peu près, moins 3 500 ans avant J.C. et pendant cette période-là, on a aussi eu la domestication des animaux. Le premier, ça a été le loup, qu’on a utilisé pour la chasse surtout. Après on a eu le porc, la chèvre, le mouton et ensuite le chat et encore plus tard, vers 3 800 avant J.C., c’était le cheval. Donc, après l’âge du Fer, on a dû avoir des fours qui cuisaient des métaux à une plus haute température, à peu près 1’000-1'500 degrés donc pour une métallurgie plus poussée. À cet âge-là aussi, on a inventé la roue, ce qui a permis de faciliter les transports et puis ça a duré jusqu’à environ l’écriture, donc 4 000 ans avant maintenant, avec les Égyptiens, l’écriture cunéiforme et puis c’est là qu’on parle vraiment d’histoire.

 

On comprend que c’est une période qui fascine encore aujourd’hui les chercheurs.

Bien sûr, parce qu’on ne sait pas tout. Alors, depuis des siècles, les archéologues fouillent un peu partout sur la terre. Depuis que Darwin a sorti la théorie sur l’évolution, on va un peu chercher tout partout. Donc on a retrouvé des vestiges, des squelettes de cette époque-là. Notamment, on essaie de trouver le chaînon manquant et puis là, cette année, on nous en a présenté deux nouveaux : un, c’est Ida, qui s’appelle aussi Darwinius Massilae en hommage à Darwin et là, ça repousse l’histoire des hommes à 47 millions d’années avant, donc 40 millions de plus… Bon, là, il faut rester un peu circonspect parce que je ne suis pas sûr que ce soit ça… Par contre, on nous a présenté une autre relique qui s’appelle Ardi qui, lui, date d’environ sept millions d’années avant J.C. et nous avons aussi eu Lucy qui pendant longtemps, représentait ce chaînon manquant. Je pense, le plus rigolo, c’était celui qui est resté comme le détenteur du chaînon manquant pendant longtemps : l’Homme de Piltdown. C’était un squelette, soi-disant, qu’on a retrouvé dans un champ en Angleterre, déjà au XIXème siècle et puis, pendant plus d’un siècle, c’était lui qui était considéré comme le chaînon manquant. Mais en fait, c’était une supercherie parce qu’après, on a fait des tests scientifiques, en 1959 et on a prouvé que c’était un faux. Et puis d’ailleurs, la légende dit que c’est Arthur Conan Doyle, le papa de Sherlock Holmes, qui était à l’origine de cette fraude.

 

Les chercheurs, on l’a vu, sont passionnés par cette époque, mais le grand public aussi ?

Oui, d’ailleurs on a écrit beaucoup d’ouvrages, d’œuvres pour le grand public qui sont devenus très populaires, dont Arthur Conan Doyle qui a écrit « Le Monde perdu » déjà au XIXème siècle. Aujourd’hui, on a les films, « La guerre du feu », qui est inspiré aussi d’un roman et, plus récemment, « Dix mille ans avant J.C. ». On a aussi une bande dessinée, « Rahan » et puis on en a aussi pour le petit public puisqu’on a la trilogie de « L’Âge de glace ». Ce sont des dessins animés qui cartonnent auprès des petits à chaque sortie de film et aussi, on a des gens qui s’intéressent vraiment à l’art de vivre à cette période-là et chaque année, ils organisent des festivals où ils présentent les manières dont vivaient ces gens-là à l’époque Donc, quand on avait pour faire du feu que quelques silex. Ils vivent de cueillette, de chasse et, chaque année, eh bien, ils essaient de montrer ça au public. Je pense qu’ils essaient aussi de dénoncer un peu les abus aujourd’hui de notre société. Ils essaient de faire redécouvrir une histoire qui nous est un peu étrangère parce qu’aujourd’hui, je pense que les hommes, surtout dans les civilisations dites « civilisées », on aurait vraiment du mal à vivre sans électricité, sans eau courante et, plus récemment, .sans portable !

 

Ça, c’est vrai ! En tous cas, merci François pour toutes ces explications, la preuve que ce que vous dites est bien vivant de nos jours, on va en effet se rendre à Gletterens où des passionnés, on le verra, oh, ils n’ont pas chassé le sanglier ; ils avaient des sangliers congelés dans le coffre de la voiture, on peut le dire, mais ils ont vraiment vécu là pendant 48 heures comme à l’époque de la Préhistoire et puis nous, on était là ! On a filmé et on va vous montrer tout ça. Merci, à bientôt !

Merci à vous aussi. Au revoir !

 

 

Si je vous dis TOR Boyard, vous savez maintenant de quoi il s’agit. C’est en effet le grand jeu télévisé que nos amis, le Duo du Bas, essaient de monter sur Télé Objectif Réussir, je dis bien « essaient » parce que vous avez pu vous rendre compte déjà à Boudevilliers qu’ils avaient eu de la peine à se mettre d’accord. Ensuite, ils sont venus au château de Valangin ; au château de Valangin, ils ont essayé d’imaginer les exercices qu’ils allaient faire faire à leurs candidats et aujourd’hui, on les attend, ici, dans le Gor de Vauseyon. Ils ne sont pas encore arrivés et je pense qu’ils devraient arriver d’une seconde à l’autre… enfin, on les attend. En les attendant, on lance le générique, je pense que d’ici la fin du générique, on va les voir apparaître.

 

 

On continue, sur TOR, de vous présenter les plus beaux coins du canton de Neuchâtel avec une balade dans le village de St-Blaise. C’est un reportage réalisé par Fabrice Drapel.

 

 

Sur TOR, nous aimons bien la culture, nous aimons bien les humoristes. Et il y en a un que nous aimerions bien vous présenter aujourd’hui. Il s’agit de Raynald, un garçon aux mille et une facettes.

 

 

Nous arrivons au terme de notre émission. Merci, Mesdames et Messieurs, d’être restés avec nous. Passez une bonne fin de journée, une bonne soirée, prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert.

Texte retranscrit par Christoph Yavkin