« Quoi de 9 ? » 349 : du 30 novembre au 6 décembre 2009

 

 

Les frères Totor

 

Salut à tous et bienvenue sur TOR avec aujourd’hui pour présenter « Quoi de 9 ? », François Gombàs, Christoph Yavkin et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. C’est depuis le centre du village de Bevaix que nous avons le plaisir de vous présenter nos émissions. À mes côtés, François Gombàs, bonjour François.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va parler ensemble d’une maladie assez pénible qui est la sclérose en plaques.

En effet, pour ceux qui l’ont, c’est très désagréable. C’est une maladie qui touche une personne sur mille. La sclérose en plaques, c’est en fait une maladie inflammatoire du système nerveux central qui comprend le cerveau, la moelle épinière et les nerfs optiques. En général, elle apparaît au début de l’âge adulte. La première fois qu’elle a été identifiée, c’est déjà en 1868 par un neurologue français, Jean-Martin Charcot. On l’appelle sclérose en plaques, son nom est dû au fait que cette maladie entraîne une destruction, un durcissement, une sclérose de la myéline. La myéline, c’est le tissu qui entoure les fibres nerveuses et le mot « plaques » vient du fait que ce sont les régions qui sont touchées, sur la moelle ou sur le cerveau ou dans le nerf optique.

 

Est-ce que l’on connaît les causes qui peuvent provoquer une sclérose en plaques ?

Les causes sont encore très inexpliquées. On a des pistes. On dit que c’est une maladie dite auto-immune. Le système immunitaire ne reconnaît pas la myéline et il entraîne sa destruction. Bien sûr, il y a d’autres causes qui sont liées à des facteurs d’environnement, des facteurs génétiques. On pense notamment à l’alimentation, surtout quel genre de gras on prend. Il y a aussi une déficience de la vitamine D. On a aussi le facteur stress et les facteurs génétiques comme je l’ai dit.

 

Encore d’autres causes connues ou pas connues ?

Oui, il y a le tabagisme aussi. Il y a aussi l’exposition aux toxines chimiques, à la pollution. Il y a aussi le contact avec les animaux domestiques. Par contre, on a aussi dit que le vaccin pour l’hépatite B peut faire apparaître cette maladie ou l’aggraver. Mais des études ont été faites et ont démontré que ce n’est pas le cas, ce n’est pas prouvé aujourd’hui.

 

On en vient peut-être aux symptômes ?

Ce qu’il faut souligner tout d’abord, c’est que les symptômes varient grandement d’une personne à l’autre ; ça dépend d’où sont situées les plaques sur le cerveau, sur la moelle ou sur les nerfs optiques. Un des plus grands symptômes, c’est la fatigue, l’engourdissement des membres, des pertes de mémoire, des pertes d’équilibre et aussi des fourmillements, des troubles de la vue. Et plus la maladie avance, on peut aussi avoir des problèmes d’élocution et de l’incontinence vésicale ou intestinale.

 

Est-ce qu’il y a des personnes qui courent plus ou moins le risque d’attraper cette maladie ?

Oui comme je le disais avant, ça touche plutôt les jeunes adultes entre 20 et 40 ans. Une personne sur mille. Au Canada, c’est une personne sur 500. C’est la maladie la plus grave des jeunes adultes. Aussi les femmes, bizarrement, elles ont deux fois plus la sclérose en plaques que les hommes. Aussi les personnes qui vivent dans les latitudes élevées dans l’hémisphère nord ou de l’hémisphère sud. Le côté génétique, c’est-à-dire une personne qui a un proche parent qui a cette maladie. Environ 20 % des personnes atteintes ont un proche parent qui a cette maladie.

 

Mis à part les gros traitements médicaux qui sont souvent très lourds, comment est-ce que l’on peut traiter la sclérose en plaques ?

Tout d’abord, il faut changer son mode de vie. La fatigue est le symptôme le plus courant, donc on peut adapter des moyens pour réduire cette fatigue. C’est aussi valable pour certaines autres maladies. Tout d’abord, il faut se reposer, surtout avant de faire un effort physique, il faudra prendre le temps de bien se reposer. Il faut aussi faire régulièrement de l’exercice, mais pas n’importe quel exercice, parce qu’on est fatigué. Il faut essayer de trouver une activité qui nous plaise déjà. Il faut bien la choisir par rapport à ce qu’on aime faire. Eviter le stress, parce qu’on a vu que le stress influe surtout quand il y a les poussées. Il faut dire que cette maladie va aussi par poussées. Le stress ça fatigue, donc moins il y a de poussées, mieux c’est. On peut aussi participer à des groupes de soutien. On va avec des gens qui ont déjà la maladie, on peut communiquer, on peut se parler et parfois ça aide à surmonter cette maladie.

Éviter les infections virales et bactériennes, prendre des mesures d’hygiène un peu plus que les autres, bien se laver les mains, parce que si on attrape ces bactéries, ça stresse, ça peut aussi aggraver la maladie. Éviter les écarts brutaux de température, le chaud et le froid parce que ça peut aussi impliquer des symptômes chez certaines personnes. Et comme beaucoup d’autres maladies, c’est éviter l’alcool, le café et la cigarette. L’alcool rend la coordination des mouvements plus difficile. La cigarette, ça fatigue aussi. Voilà quelques conseils.

 

Merci François pour toutes ces explications sur cette terrible maladie. À bientôt.

À bientôt.

 

L’espoir malgré tout est permis. Vous allez le voir maintenant dans ce magnifique reportage réalisé par Julien Pisenti.

 

 

TOR Boyard vous connaissez ? Évidemment, c’est l’émission de télévision que toutes les télés nous envient. Je récapitule, TOR Boyard, c’est un projet que nous avons proposé à nos amis, le Duo du Bas. L’émission n’est pas encore terminée. Ils sont en train de la monter. Ils ont été à la recherche de lieux pour réaliser les jeux. Aujourd’hui, ils sont partis du côté de la gare de Neuchâtel où ils espèrent, je dis bien, ils espèrent voir arriver les premiers candidats…

 

 

Les fêtes approchent avec sa multitude de marchés de Noël et pour en parler, à mes côtés, Christoph Yavkin, bonjour Christoph.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va peut-être faire cette fois le chemin inverse en parlant des marchés de Noël. Actuellement quel est le plus beau, quel est le plus grand ?

Le marché de Noël le plus important est celui de Strasbourg avec lequel aucun ne peut rivaliser qui avait comme nom à l’origine le « Christkindelsmärik », qui signifie le marché de l’enfant de Noël. Ceux de Colmar, notamment Sélestat ou encore Kaysersberg ont aussi leurs mots à dire.

 

Ces marchés attirent souvent petits et grands et par cars entiers ?

Par cars entiers, on afflue passablement de Suisse notamment parce qu’on est assez proche. Chaque marché essaye de rivaliser avec un autre par ses décorations, ses luminosités et c’est vraiment effectivement par bus et cars entiers que les gens affluent à ces manifestations.

 

Si maintenant on remonte aux origines de ces marchés de Noël ?

C’est difficile de situer parce qu’évidemment, commercialement, on ne peut pas comparer. On cite des exemples depuis à peu près le XVème siècle dans les années 1400, notamment déjà à Strasbourg. Ensuite, on peut commencer à parler de marchés de Noël à proprement parler avec tout l’attirail commercial qui s’y rattache à partir du XIXème siècle, celui de Strasbourg précisément qui se tient dans un lieu-dit qui s’appelle « Frohnhof » et qui est situé au pied de la cathédrale.

 

Une petite anecdote concernant le marché de Strasbourg ?

Toujours concernant ce marché de Strasbourg, il faut dire qu’il s’appelait « Marché de Saint-Nicolas » au tout début, pas du tout Fête de Noël ou pas du tout marché de Noël, il avait lieu dans cet endroit le « Frohnhof » et il avait la particularité de débuter huit jours avant Noël et de se terminer avec la messe de minuit.

 

Là, vous nous parlez de l’Alsace mais ce n’est pas qu’une spécialité alsacienne, le marché de Noël ?

Non ce n’est pas qu’une spécialité alsacienne. Cela s’est passablement diversifié. C’est évidemment dans le sud de l’Allemagne et en Alsace qu’on en trouve le plus. Mais le marché de Noël est devenu chose courante, il y a, pour prendre les plus connus, ceux de Lorraine, ceux de Provence. On en trouve également dans d’autres pays. On en trouve en Autriche, au Danemark et depuis 1997, c’est-à-dire pas si longtemps, le premier marché de ce type-là mais qui a eu un autre nom s’est déroulé à Joliette au Canada pour la toute première fois. Ensuite il y a la manifestation qui prend un nom légèrement différent alors en Belgique. Elle est gigantesque, elle est devenue une manifestation qui s’appelle « Plaisirs d’Hiver ». Elle se tient à Bruxelles et elle attire un million de spectateurs.

 

Et pour en venir maintenant en Suisse ?

On peut dire que n’importe où, on essaye maintenant de mettre sur pied des marchés de Noël. Il y en a deux qui retiennent l’attention en Suisse, c’est Zurich et Montreux. En dehors de ça, énormément de localités mettent chacune sur pied leur marché de Noël. Montreux et Zurich sont les plus représentatifs.

 

Et comment expliquer cette frénésie, c’est uniquement Noël qui provoque ça ?

Non. Je pense que le développement et la prolifération de ces marchés de Noël ont notamment été marqués, dans les années 90, c’est-à-dire dans les années où l’on a commencé à sentir la fin des belles années et on a considérablement utilisé les marchés de Noël comme une forme de relance économique. Depuis une vingtaine d’années maintenant, ces marchés tiennent ce type de rôle-là.

 

Merci Christoph pour cette petite balade à travers les marchés de Noël européens et suisses et à bientôt.

Oui à très bientôt et bonnes Fêtes de Noël.

 

Merci bien. On va rester sur le sujet. On va même rester à Neuchâtel, parce que Neuchâtel a également l’un des plus beaux marchés de Suisse romande qui s’appelle pour être précis « Les Artisanales de Noël ». Pour en parler, François Gombàs a été rencontrer son organisateur, M. Jean-Pierre Ingold.

 

 

Nous arrivons au terme de notre émission. Merci Mesdames et Messieurs d’être toujours plus nombreux à nous suivre. Passez une bonne fin de journée, une bonne soirée, une bonne nuit. Prenez bien soin de vous et des autres aussi.

 

 

Émission présentée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Françoise Berthod