« Quoi de 9 ?» 353 : Du 27 décembre 2009 au 3 janvier 2010

 

 

Les frères Totor

 

Salut à tous. Quoi de 9 vous est présenté aujourd’hui par François Gombàs et Jean-Pierre Lambert.

 

 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, chers amis bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle neuchâteloise. Aujourd’hui, avec François Gombàs… Bonjour François.

Bonjour Jean-Pierre.

 

On va parler de musique, de musique cubaine parce que je crois que Cuba est un foyer de musique incroyable.

C’est vrai qu’il y en a beaucoup. Ils ont créé beaucoup de styles musicaux différents. On ne va pas tous les mentionner, mais un peu chronologiquement. Une des premières qui est arrivée, c’est la Rumba, au milieu des années 1800. C’était dans les milieux afro-cubains et puis c’est une musique qui est basée sur la percussion donc, on avait, on utilisait d’abord des cageots, des tiroirs d’armoire, après des cuillères en bois et puis après les congas…

 

Des instruments de pauvres ?

Voilà, c’est ça. Et puis ça s’est développé et puis, donc, c’est une musique qui va en s’accélérant progressivement et puis on essaie de mettre en images un peu l’homme et la femme. Donc la femme qui attire l’homme, une espèce d’attraction et de rejet entre les deux et puis, à la fin, c’est toujours l’homme qui domine. C’est vraiment très sensuel, presque érotique je dirais, puis aujourd’hui, tout le monde la pratique encore ; il y a des écoles, même dans les grandes villes internationales où on peut apprendre la Rumba. Il y en a aussi une autre, c’est la Trova, qui est aussi apparue dans les années 1850 et ça, c’est plutôt un genre de musique romantique et puis on avait des « trovadores » littéralement des troubadours. Donc, c’étaient des gens auteurs-interprètes ; ils se déplaçaient de ville en ville, ou bien seul, ou bien en duo, ou bien en trio et ils chantaient des guarachas ou bien des boleros. Et puis après, plus récemment, on a la Nueva trova, donc c’est un nouveau style, qui est apparu après la révolution cubaine, donc après 1950, une dizaine d’années après et puis là, on est plutôt à l’écoute de la jeunesse, à l’écoute des mouvements sociaux et puis il y a une certaine poésie ; il y a aussi du romantisme là-dedans.

 

Parmi toutes ces différentes musiques, ces différentes danses, il y a la salsa.

Tout à fait, il ne faut pas l’oublier. Mais peut-être avant la salsa, on peu parler du Mambo. En fait c’est un genre musical, une danse qui a été créée en 1937 à partir d’une chanson que deux frères ont faite, les frères Lopes et puis c’est basé sur le Danzón, sur le Nuevo ritmo et c’est apparu après ça. Mais après, il y a eu le triple mambo, qu’on appelle aussi le Cha-cha-cha, ça c’est un violoniste cubain en 1957 qui l’a inventé parce qu’il avait remarqué que le Mambo était très difficile à danser pour les gens, alors il a voulu faire quelque chose de plus simple, alors il a créé ce Cha-cha-cha. On l’appelle comme ça parce que quand les gens dansent, ils frottent leurs pieds par terre et puis ça fait une sorte de son « cha-cha-cha », donc c’est pour ça qu’on l’appelle comme ça. Et puis ce qu’il y a, c’est que le triple mambo arrive dans les années 50 et a peut-être un peu moins de succès parce qu’il était en compétition avec le Rock aux États-Unis et avec la Bossa nova au Brésil. Et puis bon, la Salsa, vous l’avez mentionnée ; donc, c’est vrai que Cuba a beaucoup contribué la salsa, mais ce n’est pas le seul pays ; c’est bien l’Amérique latine mais c’est vrai qu’avec tous les instruments qu’on connaît à Cuba avec des influences créoles, africaines et même européennes, on ne peut pas nier que la salsa est un grand mouvement cubain. Et puis d’ailleurs, il y a un autre mouvement qui s’apparente à la Salsa, qui est apparu dans les années 80, qu’on appelle Timba. Timba, en argot cubain, ça veut dire nouveau, donc nouvelle salsa, c’est pour les jeunes mais plutôt avec des revendications mais liées surtout à la religion, à la Santeria qui est une religion cubaine où on mélange un peu les saints catholiques et les dieux africains mais on ne voulait surtout pas revendiquer des choses politiques à cause du contexte cubain, avec Fidel Castro, donc c’était toujours sous-entendu.

 

Très bien ! Eh bien merci François de nous avoir fait découvrir Cuba et sa musique ! On va se retrouver tout à l’heure pour parler de nature ; on va maintenant se rendre au Centre Culturel de la Passade à Boudry pour y découvrir un orchestre 100 % cubain. Son nom : Rakachan.

 

 

Où en sont nos amis du Duo du Bas dans la préparation de cette fameuse émission Tor Boyard ? Eh bien, on va les retrouver devant l’Église rouge à Neuchâtel. Ils ont quelques petits problèmes d’organisation ; on va les retrouver tout de suite…

 

 

On se retrouve avec François Gombàs pour parler nature, pour parler d’une association, Pro Natura, qui est beaucoup plus vieille qu’on pourrait le croire.

C’est vrai, elle fête en 2009 son centenaire, C’est la plus vieille association de protection de la nature en Suisse et puis, au départ, ça s’appelait la LSPN, Ligue Suisse pour la Protection de la Nature et puis, elle a été créée justement parce que déjà à l’époque, on avait des problèmes d’industrialisation et de tourisme grandissants. Donc, on a voulu créer cette association pour protéger la nature et protéger la faune. Aujourd’hui, c’est une association privée et d’intérêt public et il y a plus de 100'000 membres, dont 40'000 bienfaiteurs et bienfaitrices. Donc, elle dépend surtout de ses cotisations et aussi de dons. Mais aujourd’hui, il y a à peu près 600 réserves en Suisse, il y a 23 sections cantonales, une association centrale fédérale et puis il y a aussi 12 centres de protection de la nature gérés par Pro Natura.

 

Vous pouvez peut-être nous expliquer comment Pro Natura réussit à atteindre ses objectifs ?

Donc, pour cet objectif de conserver la faune, la flore et le paysage, elle s’engage D’abord sur différents fronts. D’abord sur le front politique, donc elle va voir les associations privées, les associations moins privées, elle essaie de gérer ça. Elle s’engage aussi sur le terrain parce que c’est elle qui crée les actions, les démarches, les campagnes pour protéger la faune, la biodiversité et puis il y a aussi une campagne d’éducation, donc on va vers les gens, les adultes et les enfants surtout. Souvent, vous voyez des gens qui vont se promener pendant les vacances ou juste avant les vacances scolaires ; on va un peu aller sensibiliser le public à ça et puis il y a aussi un grand programme de communication, donc avec la pub, la télévision pour sensibiliser vraiment le public aux problèmes de la nature.

 

Encore un mot peut-être sur les priorités de ces campagnes ?

Bon, prioritairement ce sont les habitats, donc il faut lutter contre l’appauvrissement et puis la destruction de ces habitats. Il faut aussi maintenir la biodiversité naturelle parce qu’il y a beaucoup de plantes et aussi d’animaux, des espèces qui disparaissent, donc il faut vraiment que plus aucune espèce ne disparaisse. Il y a aussi une protection du paysage, donc on essaie de limiter l’urbanisation et aussi la construction et aussi on essaie d’augmenter les compétences environnementales des personnes, justement par l’éducation.

 

Quelles sont les grandes campagnes que Pro Natura a menées ces derniers temps ?

Eh bien, une des plus récentes, c’est justement sur le paysage ; c’est une initiative populaire fédérale lancée en 2007 qui a gagné plus de 110 000 signatures et qui a été déposée en 2008. C’est justement pour restreindre les zones à bâtir pendant les 20 prochaines années, qu’il n’y en ait plus. Une autre campagne entre 2006 et 2008, c’était « Libérez les rivières » parce que beaucoup d’espèces animales et végétales dépendent des cours d’eau et en Suisse, 90 % des cours d’eau ont été aujourd’hui canalisés, endigués ou passent dans des tunnels sous terre. Donc, on essaie d’éviter ça. Entre 2003 et 2005, il y avait une campagne « Davantage de papillons », donc, pour cette campagne-là, on a décidé de préserver leur habitat et on a essayé de sauver quelques espèces qui étaient vraiment en danger et on a réussi… D’ailleurs, ils ont réussi à sauver 5 espèces de papillons et puis, une des plus controversées peut-être, qui date de 2002, c’était « Lynx et Compagnie », donc pour la réintroduction du lynx, mais non seulement du lynx, mais aussi de l’ours et du loup. Et on a vu les débats que ça a créés, encore même cette année.

 

Bon, ça, on n’a pas fini d’en parler… Ok, eh bien merci, en tout cas, François, de nous avoir fait découvrir cette vieille association, toujours très active aujourd’hui et puis à bientôt !

À bientôt ! Merci à vous !

 

On va se rendre maintenant à Champ-Pittet, près d’Yverdon, dans une des plus belles réserves de Pro Natura.

 

 

Voilà, Mesdames et Messieurs, nous arrivons au terme de notre émission, nous arrivons également au terme de cette année 2009. Merci de votre fidélité. Permettez-moi, au nom de l’ensemble de nos collaboratrices et collaborateurs, de vous souhaiter tous nos vœux de bonheur et de santé pour 2010 ! Dans l’attente du plaisir de vous retrouver, prenez bien soin de vous et des autres aussi !

 

 

Émission réalisée par Jean-Pierre Lambert

Texte retranscrit par Christoph Yavkin