« Quoi de 9 ?» 353 : Du 27
décembre 2009 au 3 janvier 2010
Les frères Totor
Salut
à tous. Quoi de 9 vous est présenté aujourd’hui par François Gombàs et Jean-Pierre Lambert.
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
chers amis bonjour et bienvenue sur TOR, votre télévision sociale et culturelle
neuchâteloise. Aujourd’hui, avec François Gombàs… Bonjour
François.
Bonjour
Jean-Pierre.
On va parler de musique, de musique
cubaine parce que je crois que Cuba est un foyer de musique incroyable.
C’est
vrai qu’il y en a beaucoup. Ils ont créé beaucoup de styles musicaux
différents. On ne va pas tous les mentionner, mais un peu chronologiquement. Une
des premières qui est arrivée, c’est
Des instruments de pauvres ?
Voilà,
c’est ça. Et puis ça s’est développé et puis, donc, c’est une musique qui va en
s’accélérant progressivement et puis on essaie de mettre en images un peu
l’homme et la femme. Donc la femme qui attire l’homme, une espèce d’attraction et
de rejet entre les deux et puis, à la fin, c’est toujours l’homme qui domine. C’est
vraiment très sensuel, presque érotique je dirais, puis aujourd’hui, tout le
monde la pratique encore ; il y a des écoles, même dans les grandes villes
internationales où on peut apprendre
Parmi toutes ces différentes musiques,
ces différentes danses, il y a la salsa.
Tout
à fait, il ne faut pas l’oublier. Mais peut-être avant la salsa, on peu parler
du Mambo. En fait c’est un genre musical, une danse qui a été créée en 1937 à
partir d’une chanson que deux frères ont faite, les frères Lopes et puis c’est basé
sur le Danzón, sur le Nuevo
ritmo et c’est apparu après ça. Mais après, il y a eu
le triple mambo, qu’on appelle aussi le Cha-cha-cha,
ça c’est un violoniste cubain en 1957 qui l’a inventé parce qu’il avait
remarqué que le Mambo était très difficile à danser pour les gens, alors il a
voulu faire quelque chose de plus simple, alors il a créé ce Cha-cha-cha. On
l’appelle comme ça parce que quand les gens dansent, ils frottent leurs pieds
par terre et puis ça fait une sorte de son « cha-cha-cha », donc
c’est pour ça qu’on l’appelle comme ça. Et puis ce qu’il y a, c’est que le triple mambo arrive dans les années 50 et a peut-être un
peu moins de succès parce qu’il était en compétition avec le Rock aux États-Unis
et avec
Très bien ! Eh bien merci François
de nous avoir fait découvrir Cuba et sa musique ! On va se retrouver tout à
l’heure pour parler de nature ; on va maintenant se rendre au Centre
Culturel de
Où en sont nos amis du Duo du Bas dans
la préparation de cette fameuse émission Tor Boyard ? Eh bien, on va les
retrouver devant l’Église rouge à Neuchâtel. Ils ont quelques petits problèmes
d’organisation ; on va les retrouver tout de suite…
On se retrouve avec François Gombàs pour parler nature, pour parler d’une association,
Pro Natura, qui est beaucoup plus vieille qu’on pourrait
le croire.
C’est
vrai, elle fête en 2009 son centenaire, C’est la plus vieille association de
protection de la nature en Suisse et puis, au départ, ça s’appelait
Vous pouvez peut-être nous expliquer
comment Pro Natura réussit à atteindre ses
objectifs ?
Donc,
pour cet objectif de conserver la faune, la flore et le paysage, elle s’engage D’abord
sur différents fronts. D’abord sur le front politique, donc elle va voir les
associations privées, les associations moins privées, elle essaie de gérer ça.
Elle s’engage aussi sur le terrain parce que c’est elle qui crée les actions,
les démarches, les campagnes pour protéger la faune, la biodiversité et puis il
y a aussi une campagne d’éducation, donc on va vers les gens, les adultes et
les enfants surtout. Souvent, vous voyez des gens qui vont se promener pendant
les vacances ou juste avant les vacances scolaires ; on va un peu aller
sensibiliser le public à ça et puis il y a aussi un grand programme de
communication, donc avec la pub, la télévision pour sensibiliser vraiment le
public aux problèmes de la nature.
Encore un mot peut-être sur les
priorités de ces campagnes ?
Bon,
prioritairement ce sont les habitats, donc il faut lutter contre
l’appauvrissement et puis la destruction de ces habitats. Il faut aussi
maintenir la biodiversité naturelle parce qu’il y a beaucoup de plantes et aussi
d’animaux, des espèces qui disparaissent, donc il faut vraiment que plus aucune
espèce ne disparaisse. Il y a aussi une protection du paysage, donc on essaie
de limiter l’urbanisation et aussi la construction et aussi on essaie
d’augmenter les compétences environnementales des personnes, justement par
l’éducation.
Quelles sont les grandes campagnes que
Pro Natura a menées ces derniers temps ?
Eh
bien, une des plus récentes, c’est justement sur le paysage ; c’est une
initiative populaire fédérale lancée en 2007 qui a gagné plus de 110 000 signatures et qui a été
déposée en 2008. C’est justement pour restreindre les zones à bâtir pendant les
20 prochaines années, qu’il n’y en ait plus. Une autre campagne entre 2006 et
2008, c’était « Libérez les rivières » parce que beaucoup d’espèces
animales et végétales dépendent des cours d’eau et en Suisse, 90 % des cours d’eau ont été
aujourd’hui canalisés, endigués ou passent dans des tunnels sous terre. Donc,
on essaie d’éviter ça. Entre 2003 et 2005, il y avait une campagne
« Davantage de papillons », donc, pour cette campagne-là, on a décidé
de préserver leur habitat et on a essayé de sauver quelques espèces qui étaient
vraiment en danger et on a réussi… D’ailleurs, ils ont réussi à sauver 5
espèces de papillons et puis, une des plus controversées peut-être, qui date de
2002, c’était « Lynx et Compagnie », donc pour la réintroduction du
lynx, mais non seulement du lynx, mais aussi de l’ours et du loup. Et on a vu
les débats que ça a créés, encore même cette année.
Bon, ça, on n’a pas fini d’en parler… Ok,
eh bien merci, en tout cas, François, de nous avoir fait découvrir cette
vieille association, toujours très active aujourd’hui et puis à bientôt !
À
bientôt ! Merci à vous !
On va se rendre maintenant à Champ-Pittet, près d’Yverdon,
dans une des plus belles réserves de Pro Natura.
Voilà, Mesdames et Messieurs, nous
arrivons au terme de notre émission, nous arrivons également au terme de cette
année 2009. Merci de votre fidélité. Permettez-moi, au nom de l’ensemble de nos
collaboratrices et collaborateurs, de vous souhaiter tous nos vœux de bonheur
et de santé pour 2010 ! Dans l’attente du plaisir de vous retrouver,
prenez bien soin de vous et des autres aussi !
Émission réalisée par Jean-Pierre
Lambert
Texte retranscrit par Christoph Yavkin