TV Bourdo-Net : Lausanne

 

Mesdames, Messieurs bonjour. Bienvenue sur Télé Objectif Réussir. Aujourd’hui, nous sommes à Lausanne, plus précisément dans le quartier de la Bourdonette. Derrière moi se trouvent les locaux d’une petite télévision locale de quartier, TV Bourdo-Net.

 

 

Entretien avec François de Sury :

 

Pouvez-vous nous faire l’historique de TV Bourdo-Net ?

Oui, on va essayer d’être assez bref. À l’origine, il y avait un programme qui avait été le fait de la ville, une demande avec des gens qui étaient au chômage et qui sont venus tourner des interviews ici. Sur la base de ces interviews ici et sur la base de ces interviews qui représentaient des tonnes de cassettes, ils ont mandaté une personne qui était à l’origine Monsieur Brown, pour justement faire une synthèse de tout cela. Quand ils ont eu fait cette synthèse, ils se sont dits : « Ces gens ont quelque chose à dire et cela serait intéressant de faire un projet avec les moyens modernes, un petit peu techniques, où ils peuvent s’exprimer. Sur cette base, on a mandaté, Monsieur Brown, pour faire un film vidéo. C’est un petit peu comme cela que lui m’a contacté pour venir effectivement travailler sur cette vidéo et c’est en arrivant dans le quartier et en parlant des projets interactifs qu’on s’est dit : « Une télé serait beaucoup plus appropriée, si l’on veut vraiment un programme interactif sur la durée ».

C’est un peu cela qui a mis la puce à l’oreille. Après quoi, on a préparé les dossiers et on est venu visiter les locaux. C’était une ancienne boulangerie ici, c’était très très bien placé puisque au centre de l’arc de cercle. On a travaillé sur le projet, on a cherché le meilleur matériel possible, on a fait la présentation à la ville, de budgets, de choses comme cela et cela a pris tout de même quelques années pour passer ; mais on nous disait régulièrement, tous les x mois, voilà cela a passé la rampe, la deuxième, la troisième et puis la quatrième étape et ce projet va se faire.

Un beau jour, le projet est arrivé et entre temps j’avais un autre contrat et je suis parti pendant deux ans et quelques. L’aventure a commencé en fait avec Monsieur Brown et Stéphane Richard. Ensuite, Monsieur Brown a arrêté, Stéphane a pris les rênes seul et a pris Marc avec lui. Ils ont continué les deux quelques années et finalement Stéphane, après trois ans de bons et loyaux services, parce qu’il a fait un magnifique travail, est venu me chercher en me demandant si je ne voulais pas reprendre la continuité.

 

Et vous n’avez que des bénévoles ?

Alors, on travaille Marc et moi - il a dû vous le dire - nous sommes les deux fixes. Nous avons également Corinne qui travaille en tant que bénévole, mais qui est très souvent là, quasi comme une fixe dans la maison, et tout le reste, c’est effectivement des bénévoles.

 

Vos projets futurs ?

Nos projets futurs de la télévision, c’est de développer. Ce que l’on a dit, cela va un peu à l’encontre de la logique pour nous. Cela veut dire que plus la télévision se développerait, plus ce serait intéressant pour nous d’une certaine manière tout en se disant qu’en fait, l’idée finale serait que ce soit les gens eux-mêmes qui finissent par la reprendre totalement, qu’ils aient suffisamment de connaissances techniques, de possibilités. Disons que là, il y a vraiment un bon pas à franchir, parce qu’il y a effectivement des gens qui sont techniquement, qui commencent à avoir des bonnes qualifications. Il faut encore de la disponibilité. Il y aurait les parties journalistiques, peut-être, qui pêcheraient un petit peu. Il y aurait quand même pas mal de choses. Beaucoup estiment et pensent qu’en faisant, en ayant que l’aspect technique, en maîtrisant l’aspect technique, on arrive à faire une télé et cela baigne… Mais ce n’est pas si simple que cela !

 

On a vu tout à l’heure beaucoup de gens qui viennent, des enfants qui entrent, qui sortent, des gens qui viennent se plaindre. Point de vue social, qu’est-ce que vous pensez de votre rôle ? Vous êtes chef, conciliateur, assistant social ?

On est tout et l’on est rien de tout cela. Chef d’une télé en tout cas pas, on est très loin des standards d’une télévision quelle qu’elle soit. Là, on a un aspect - qu’est-ce que l’on va dire - presque ludique où effectivement on entraîne les gens dans l’aventure. On voit que les bénévoles participent - ceux qui sont là - bien à l’opération. On est presque un coordinateur et c’est vrai qu’il y a quand même un côté super sympathique de télévision de quartier où c’est un peu la place du village. Les gens viennent ici pour trouver leur clef qu’ils ont perdue, demander des renseignements, des choses comme cela. On est très loin d’une télévision qui a une programmation stricte et avec un travail journalistique conséquent. Nous, on a quand même beaucoup à faire avec le social, les rencontres avec les gens. C’est une grande partie, voire les 80% de la présence de cette télé et la nécessité, c’est plutôt de créer des liens entre les gens et nous, on en fait partie.

 

Ils viennent vous proposer leurs projets pour les émissions quelques fois ou pas du tout ?

Oui, on a de tout. On a des gens qui amènent des cassettes VHS de leur pays et qui aimeraient bien en faire un film. Là aussi, il y a souvent des rêves. Ils nous amènent des piles de cassettes et s’imaginent qu’en trente secondes, on va leur monter un produit fini, ce qui est évidemment un peu désastreux, Marc en sait quelque chose, il fait des heures, des heures de montage. Parfois les produits ne sont pas adaptés, la qualité est tellement mauvaise qu’il faut retravailler ; bref, il y a tous les cas de figure, mais le côté vraiment sympa, c’est quand les gens se prennent au jeu, eux-mêmes ont vu peut-être quelque chose à l’extérieur et disent que l’on pourrait faire quelque chose. On a eu des compagnies de théâtre qui sont venues, à qui on avait coupé les budgets et qui avaient besoin de vidéo qui sont venues s’adresser à nous, avec qui on a pu collaborer. Finalement, on a fait des reportages sur eux parce que quelqu’un du quartier était dedans. Il y a des collaborations comme cela, à double sens, qui sont très intéressantes.

 

Vous êtes responsable de TV Bourdo-Net, qu’avez-vous fait auparavant ?

Juste auparavant, j’étais responsable du secteur audio-visuel au CICR. C’était une expérience fort enrichissante, parce qu’en fait, je me retrouvais dans un bureau à aller faire des reportages aux quatre coins de la planète en décidant des sujets, quoi, comment ? Des sujets qui étaient essentiellement diffusés sur les télévisions. Avant cela, j’ai également participé à des télévisions locales à Canal 9, notamment en Valais. Je devais m’occuper de la formation des jeunes speakers et speakerines qui se lançaient dans ce métier courageusement et avant cela, j’ai une expérience de photos reportages en tant que « freelance » pour les magazines, effectivement avec pas mal de sujets à l’étranger et beaucoup de travail pour l’Illustré. A cette époque-là, quand il faisait encore du grand reportage si l’on ose le dire, du reportage.

Cela fait vingt-cinq ans que je suis dans une formation images, dans les métiers de l’image.

 

Vous ne regrettez pas le temps où vous voyagiez ?

Écoutez, c’est un petit peu - qu’est-ce que l’on va dire - bien sûr, cela n’a rien à voir. Si je prends les deux dernières années avant de travailler ici où je me suis retrouvé à faire une dizaine, une douzaine de pays dans les deux ans. Ici, on va faire une petite boutade, on va dire que l’on a 48 nationalités qui sont les cinq cents mètres autour. Cela nous évite le voyage et on a quand même le contact avec les gens. Non ! Pour parler sérieusement, c’est vrai mais l’expérience reste toujours la même. On doit rencontrer les gens que vous alliez à Bagdad, à Kuala-Lumpur ou ici, c’est la même chose. Il faut avoir un certain contact, essayer de connaître leurs problèmes et tout. Ici, c’est vrai que ce n’est pas une population typiquement suisse. Si j’étais perdu dans un village typiquement suisse de l’Appenzell, peut-être que j’aurais un sentiment d’étouffement qui fait que je ne resterais pas longtemps. Ici, c’est vrai qu’on a de nombreuses communautés à rencontrer, on a le travail de longue haleine. Une petite anecdote : « Par exemple, depuis quelques mois, j’ai un jeune fils que je laisse en garde à une dame d’ici. Du coup, j’apparais beaucoup plus sympathique aux gens d’ici parce qu’ils pensent que je risque d’habiter ici où il y a une interaction qui se fait, que les gens prennent cela beaucoup plus relax quand ils nous voient. On ne fait pas trop l’étranger qui arrive et qui s’impose ici. Cela créée certains liens et il y a un côté ici que l’on ne verra pas non plus tellement en ville, c’est que vous avez un espèce d’effet place de village très intéressant. L’été, tout le monde est dehors, il y a une grande place unique et vous avez des gens qui jouent à la pétanque, les mères qui se retrouvent, comme vous avez pu le voir tout à l’heure, discuter dehors, il y a vraiment un esprit de place de village que l’on ne retrouve nulle part ailleurs, qui est fort sympathique. Ca compense un peu l’esprit voyage et tout le reste. On voyage effectivement dans les quelques mètres carrés qui sont autour du building, ce qui ne veut pas dire que l’on va rester là toute notre vie.

 

Merci beaucoup.

 

 

Entretien avec Marc Laubscher :

 

Bonjour Marc Laubscher.

Bonjour.

 

Pouvez-vous nous dire ce que vous faites comme travail à TV Bourdo-Net ?

Ici, je m’occupe de la formation pour le montage. Je fais plein de montages que les bénévoles nous amènent. Je m’occupe aussi du site Internet, des directs du mercredi soir. C’est moi qui fais le mixage vidéo et voilà. Je suis un peu l’homme à tout faire de TV Bourdo-Net.

 

Ici, vous êtes combien de personnes à peu près ?

On est deux personnes à 80% et il y a Corinne qui vient à 50% faire du secrétariat, mais elle fait aussi évidemment pas mal de réalisations, d’interviews. Elle commence le montage maintenant. Il y a Nicolas Caviedes qui est notre stagiaire, qui commence à faire des bons reportages pour le Téléjournal. On est quatre à être fixes ici et tous les autres, c’est des bénévoles qui viennent faire leurs émissions, prendre les caméras.

 

Le choix des reportages, c’est vous qui décidez ?

Non. Le choix des reportages, on est pas mal dirigé sur le quartier et Lausanne. Les reportages, c’est les gens qui viennent et qui choisissent leurs sujets.

 

Vous filmez beaucoup, mais après pour le montage, c’est difficile de faire du montage. Comment vous apprenez ?

Le montage, ce n’est pas très difficile, mais cela prend beaucoup de temps. Disons par exemple, si on a tourné une heure de cassette, pour avoir un dix minutes, cela va peut-être prendre une journée complète. C’est une tâche qui est longue, c’est pour cela que l’on essaie de former les gens au montage pour être le plus possible à monter pour pouvoir sortir des émissions. Mais autrement, ce n’est pas extrêmement difficile pour quelqu’un qui a l’habitude de toucher un ordinateur. On s’acclimate assez vite. Si on en fait souvent, cela vient assez vite.

 

Nous parlons d’échanger des émissions entre TV Bourdo-Net et Télé Objectif Réussir. Que pensez-vous de cela ?

Je pense que c’est une bonne chose parce qu’un des problèmes que l’on a, c’est qu’on n’a pas toujours énormément de matières à la fin de la semaine et que, comme vous, on tourne en boucle. Donc, je trouve que c’est très bien et cela nous donne de la matière. On a des boucles de diffusion qui sont plus longues.

 

C’est une télévision de quartier, est-ce que les gens vous sollicitent pour divers problèmes, par exemple de lessive, de parcages, d’enfants, de choses comme cela ?

Pas pour des problèmes de lessive, mais les gens viennent ici quand ils ont certains problèmes. On est un peu, entre guillemets, un deuxième centre socio-culturel et vu que c’est une télé à but intégratif, on donne aussi un peu dans le social, si j’ose me permettre l’expression. Il y a des gens qui viennent nous raconter leurs problèmes que l’on ne peut pas forcément traiter. On n’est pas non plus là pour faire la police du quartier.

 

 

Entretien avec Corinne Guaix :

 

Corinne, bonjour.

Bonjour.

 

Quelle est votre activité au sein de TV Bourdo-Net ?

Je suis ici en tant que bénévole. Mon travail principal, c’est mère au foyer. Accessoirement, je suis ici comme secrétaire de production. Je fais aussi quelques interviews, des petits reportages et je suis aussi accessoirement femme de ménage à TV Bourdo-Net.

 

Quel contact avez-vous avec les gens et surtout avec les enfants justement ? J’ai vu qu’il y avait beaucoup d’enfants qui se promènent à droite, à gauche, ils entrent, ils sortent, cela ne vous cause pas de problèmes ?

Non puisqu’on laisse la porte ouverte. Nous, ce que l’on veut principalement, c’est justement avoir le contact avec les gens du quartier. Les enfants, c’est une majorité d’habitants de la Bourdonnette. Étant une habitante du quartier, je pense que c’est aussi important qu’on ait ce contact avec eux.

 

Ils participent à des émissions avec vous les enfants aussi ?

On essaie au maximum de pouvoir les faire participer. De temps en temps, c’est même eux qui prennent la caméra et qui partent nous faire des reportages de petits sujets.

 

Même du montage ?

Du montage, non. C’est déjà un petit peu plus difficile. Ils sont là et on regarde avec eux. Mais pour l’instant, c’est encore un petit peu difficile. Les enfants qui viennent ici sont vraiment des jeunes. Quand on parle d’enfants, c’est jusqu’à dix ans. Les ados, on a un peu plus de peine de les approcher, mais on est en train de mettre en place justement des programmes qui vont, je l’espère, faire mouche avec eux.

 

Vous présentez souvent le Téléjournal. Moi, je suis une débutante, pouvez-vous me donner des conseils. Comment avez-vous vécu ce stress ?

Donner des conseils, je suis peut-être mal placée pour le dire. C’est vrai que maintenant, au sein de TV Bourdo-Net, cela fait une année que je présente le Téléjournal. C’est vrai que tout comme vous, au début, c’était très stressant. J’avais le « trouillomètre » à zéro. Ce n’est pas mon métier, donc de penser à tout, de penser aux textes, de penser à la caméra, de penser à sourire, d’être avenante avec les gens, de pouvoir écrire les textes pour que tout le monde le comprenne parce qu’en fait ici, dans le quartier, on est quand même quarante-huit nationalités différentes, de pouvoir se faire entendre et comprendre par tout le monde, ce n’est pas toujours facile. Il faut trouver des mots simples, mais c’est vrai qu’avec le temps on prend plus d’assurance et je pense qu’il faut plus le prendre comme…

 

Un jeu ?

Comme un jeu, exactement. Tout en étant tout à fait sérieux, mais je pense qu’il faut le prendre comme un jeu et se dire qu’au fait on parle avec un ami, la caméra c’est un ami. C’est le meilleur conseil que je pourrais vous donner.

 

Vous n’avez pas pris des cours, vous avez appris sur le tas ?

Ce côté journalistique, d’écriture et de présentation du journal, oui je l’ai appris sur le tas. Par contre, c’est vrai que maintenant, je me rends compte qu’il y a une demande de ma part de pouvoir justement être plus précise dans mes textes et l’on va justement mettre sur pied un cours de JRI où l’on va nous apprendre à formuler un petit peu plus nos reportages, à les structurer et de pouvoir structurer nos textes justement.

 

Vous êtes combien de bénévoles ici ?

Alors en fait, exactement, je ne peux pas vous dire parce qu’il y a des gens qui viennent, des gens qui partent. Il y a des gens qui travaillent, des gens qui sont au chômage, qui sont au social. En fin de compte, cela bouge tout le temps, mais vraiment actif ces temps, on peut dire que l’on est une dizaine de bénévoles.

 

Vous passez régulièrement à l’antenne, est-ce que cela a changé votre vie ? Est-ce que les gens vous reconnaissent, vous accostent, vous posent des questions ?

Je ne peux pas dire vraiment que le fait de passer à l’antenne a changé ma vie. Le fait de venir à TV Bourdo-Net pour m’impliquer dans cette vie de quartier, ça je pourrais dire que cela a changé ma vie. Du fait que j’ai retrouvé un rôle social, tout bêtement en fait, parce que je suis seule avec mes trois enfants et en fin de compte, j’ai trente-six ans, de pouvoir faire autre chose à côté de mon rôle de maman, c’était important pour moi. Mais mis à part cela, c’est vrai que maintenant les gens - du fait que je suis en plus du quartier - me reconnaissent, viennent me dire de temps en temps : « Ca on a aimé, cela on n’a pas aimé ». Il y a certaines personnes qui plaisantent un petit peu en disant que je suis la Lolita Morena de la Bourdonnette, mais de temps en temps, vu que maintenant on passe sur le Net, il y a des gens qui me croisent dans les magasins et qui me disent : « Ah je vous ai vue, vous faites ceci ou cela ». Je trouve que c’est très sympa, parce que c’est la preuve que l’on nous regarde.

 

Quelles sont vos activités au sein de TV Bourdo-Net ?

Je m’occupe surtout en tant que stagiaire de réaliser les reportages du quartier. Les petits reportages que cela soit pour des fêtes, des soirées. Là, on a lancé avec une collègue, Alice, qui travaille avec nous, qui vient d’une télévision brésilienne, une série de reportages avec des gens du quartier qui viennent de cultures différentes, avec à la clef à la fin, une petite recette culinaire de chaque pays.

Je m’occupe aussi du lancé d’émissions « Bourdokids » qui est le...

 

Musical ?

Non pas du tout. C’est une activité pour les enfants du quartier et on présente les activités mensuelles que font ces enfants dans le quartier quand ils vont à l’extérieur. On les filme et on présente cela à la télé.

 

Le choix des reportages vous appartient ?

C’est-à-dire qu’il m’appartient. Oui, c’est moi qui dois lancer une idée, mais j’en parle quand même à François qui est quand même le responsable de la télévision. Comme je suis stagiaire, cela fait quatre mois que j’ai mis un pied dans le monde de la télévision, je n’ai pas cette expérience donc je demande toujours des conseils pour savoir où cela va m’amener, tel ou tel projet.

 

J’ai appris dernièrement qu’ il y a eu un homicide dans le quartier. Comment TV Bourdo-Net réagit à une atrocité pareille ? Est-ce que vous foncez, est-ce que vous restez en retrait ?

On a discuté de cela la veille. On a eu une assemblée générale dans laquelle il était évoqué ce sujet-là. Il se trouve qu’il y a une part de bénévoles qui aurait été d’accord, si ils avaient su à l’avance, si ils avaient été là après le meurtre, ils auraient volontiers été filmer. Mais je trouve, et c’est d’ailleurs la décision qui a été prise à la fin, je trouve que ce n’est pas le rôle de la télévision de quartier, parce qu’on a d’autres médias comme l’a fait ce matin, 24 Heures, ils l’ont mis dans les gros titres et l’on n’est pas là pour faire l’événement. On est là pour informer le quartier, mais c’est un sujet hyper délicat et je pense surtout, pour ma part, par respect pour les gens de la communauté sri-lankaise ou les gens qui connaissaient cette famille qui habitait dans le quartier. Moi personnellement, je ne ferais rien du tout.

 

 

Entretien avec Gaylord Mabanza :

 

Bonjour Gaylord.

Bonjour.

 

Vous participez aux émissions de TV Bourdo-Net au point de vue musical ?

Oui point de vue musical. Moi, en fait je suis DJ à la base. Je suis aussi informaticien et c’est ce qui m’a amené à travailler avec TV Bourdo-Net dans le cadre des émissions musicales. Mon but, c’est à travers les contacts que j’ai, de faire des interviews d’artistes, de ramener des choses que je peux ramener justement dans le cadre de mon activité musicale, c’est-à-dire des contacts dans ce domaine-là.

 

Vous faites aussi du montage ou que des interviews ?

Moi, je fais tout. C’est-à-dire autant le montage que filmer. Je finalise tout, c’est-à-dire que j’amène le produit fini qui est après diffusé et critiqué par les personnes qui travaillent à TV Bourdo-Net.

 

Quel genre d’artistes avez-vous rencontré dernièrement ?

Dernièrement, moi je suis plus spécialisé RnB-Pop. J’ai rencontré Diam’s, Louis Danzé. Il y en a tellement que je n’arrive même pas à vous dire les noms. Fonky Family, Akhenaton, Sinik et là je vais rencontrer prochainement aussi - vu que je travaille en collaboration avec TVM3 - des grosses grosses stars, Pascal Obispo, Emma Daumas, Garou et tout cela. Je vais maintenant dans tous les styles musicaux.

 

Au Paléo Festival, vous allez aussi ?

On va aller au Paléo Festival cette année. On y était déjà l’année passée et cette année, on va y retourner.

 

Festival Jazz de Montreux, vous faites aussi ?

Festival Jazz de Montreux normalement cela va se faire aussi. Cela, ce n’est pas encore sûr. On verra.

 

Vous participez à tous les concerts qui sont dans la région ?

Exactement, à tous les concerts qui sont dans la région, on y participe.

 

Merci beaucoup.

 

 

Interviews réalisées par Françoise Berthod

Texte retranscrit par Françoise Berthod