TOR Boyard 002 : Au château de Valangin
Par Fred Loewer et
Daniel Fuchs
Tu vois qu’on y est arrivé…
Évidemment
qu’on y est arrivé. Je t’amène ici, au château de Valangin,
ce n’est pas pour rien. Je veux dire que si on veut faire un TOR Boyard, il
faut être dans un château, même s’il n’est pas au milieu de l’océan, il faut au
moins un château quoi…
Mais alors c’est quoi mon rôle ici,
c’est faire entrer les gens visiter ou bien ?
T’entends…
Quoi les cloches ?
Les
cloches, on n’est sort pas. On est chez toi, il y a des cloches. On est au
château de Valangin, il y a des cloches. On ne va
quand même pas faire toute notre organisation avec deux cloches ou bien ?
Je me disais bien, ce n’est pas les
mêmes cloches, c’est plus régulier que mes veaux.
Ah
c’est sûr que les veaux, ils ne sont pas réguliers. Ils sont comme le maître…
Alors, on fait quoi là ?
Moi
je pensais venir ici, parce que tu vois là-bas, regarde bien là-bas, il y a une
tour.
Ah là, je regardais la forêt moi.
La
forêt on s’en fout. On ne va pas faire un tournage dans la forêt ou bien ?
Non… je vois la tour.
J’ai
pensé, on mettrait le père Fouras…
Ouais, qui ?
Le
père Fouras, c’est celui qui pose les questions intellectuelles que tu ne
comprends pas…
Ouais, ouais.
On
le met là. Il est bien là. Il peut jeter la clé…
Il y a même un pupitre qui fait… un
buisson qui fait pupitre.
On
travaille avec la nature aussi, c’est un jeu d’aventure.
Ça, ça me plaît déjà mieux.
Là,
il peut lancer la clé en bas et les candidats peuvent sauter. Il n’y a que 25
mètres ! Ils sautent et ils rattrapent la clé. S’ils rattrapent la clé
avant de tomber au sol…
Ils ont gagné.
Ils
gagnent la clé.
On aura des ambulances quand même, si
jamais.
Non,
ils se débrouillent… c’est l’aventure. Ou alors, je pensais en haut là-bas.
Oui.
Tu
vois là-bas. Il y a une porte à droite et il y a un endroit assez sombre comme
ça.
Oui.
Je
pensais y mettre « Les Maîtres du temps ».
Ah ouais et les araignées…
Ah
aussi.
Plein de toiles.
Ah
oui, oui. Je croyais que c’était le père Fouras qui était appelé à régner.
Non, mais araignée, je parle des… ces
petits trucs pleins de pattes, tu vois.
Mais
on met des fausses alors ou bien ?
Non des vraies. Il faut que ça bouge un
peu.
Je
sais. On met des venimeuses, comme ça, celui qui ne se fait pas piquer, il a
gagné… Ben tu vois, on a plein d’idées ici. Je t’ai dit que le château de Valangin, ça nous apporterait beaucoup. Évidemment, je
pensais au Maître du temps et tu sais, il y a une espèce de rasée qui tape dans
un gong…
Ouais.
Il
s’appelle Maboule, je crois.
Ouais, c’est possible.
Celui-là,
je pensais l’installer dans les jardins derrière, comme ça il tape le gong et
on n’entend plus le clocher.
Ouais, c’est une bonne idée.
Tu
vois…
Mais je ne vois pas mon rôle là-dedans,
parce que tu me parles de plein de personnes. Alors je suis là pourquoi,
moi ? Parce que j’ai mon champ là-bas…
Ce
que je te propose à toi, c’est… il faut montrer aux candidats l’épreuve en
fait.
Ah l’épreuve.
Pour
commencer, parce que je ne veux pas te faire sauter du mur tout de suite. Je
pensais que tu pourrais escalader le mur là.
Ah ouais, ça je pourrais.
Vu
que tu es assez costaud, physique. Je pensais que tu allais escalader et
pendant ce temps, moi j’expliquerai aux candidats ce qu’ils sont censés faire,
ce qui les attend en haut.
Alors, t’essaies d’expliquer et moi
j’essaie d’escalader.
Non,
tu n’essaies pas. Tu escalades. On ne peut pas se permettre d’essayer.
T’expliques et j’escalade.
Vas-y,
escalade.
Explique d’abord.
Les
candidats donc auront un mur.
Voilà, celui-là.
Auront
un mur de
Ouais à peu près.
Tu
ne tomberas pas.
Juste pour l’exemple.
Ouais
pour l’exemple. Les candidats auront un mur de
Alors, j’escalade.
Tu
escalades. Tu fais attention quand même, parce qu’il n’y a aucun cordage, rien.
On n’a pas les moyens dans la production. Une fois que tu es en haut, tu cries
pour qu’on sache que tu l’as trouvée la clé.
Je suis en haut, ça glisse.
Redescends,
parce que tu n’es pas en haut du tout, là. Tu n’es pas en haut.
Mais c’était l’exemple.
Non,
mais je suis en train de me dire que tout ça, ça existe déjà en fait.
Pourquoi, ouais ?
Le
père Fouras, le gong, les Maîtres du temps, c’est bien beau tout ça, mais…
Il en manque un.
Quoi,
il en manque un ?
Passe-Partout.
Attends !
On ne va pas faire un truc qui existe déjà.
Non.
Il
faut qu’on fasse un truc à nous.
Ouais, t’as raison.
On
ne va pas faire du Fort Boyard.
Non.
C’est
quand même idiot. On va faire un truc à nous.
C’est-à-dire ?
On
laisse tomber le père Fouras, on laisse tomber le gong, on laisse tomber les
Maîtres du temps. On laisse tout tomber, on fait un truc à nous, t’es
d’accord ?
Ouais.
On
ne parle plus de ces gens-là. C’est beaucoup plus simple.
Oh hé…
Quoi ?
Il y a Passe-Partout.
Quoi
il y a Passe-Partout ? Mais non, on a dit qu’on
laissait tomber…
À
suivre.
Texte retranscrit par Françoise Berthod