TOR Boyard 003 : Au Gor de Vauseyon
Par
Fred Loewer et Daniel Fuchs
Ah mais t’es là…
Ah.
Ah.
Mais bravo, cela fait dix minutes que je
te cherche.
Quoi
ça fait dix minutes ? Mais tu ne t’énerves pas.
Mais je n’énerve. Oui je m’énerve. Tu
sais combien de temps j’ai couru pour te trouver dans cette gorge de Vauseyon.
Moi,
je suis zen. J’essaie d’être zen comme ça et tu viens et tu cries…
Je me fais toutes ces gorges. Depuis Valangin, je descends à pied toutes ces gorges du Seyon pour arriver ici et toi, tu es là…
Il
faut suivre un peu.
Bon. On l’organise ce jeu, maintenant
qu’on est là.
J’ai
eu une super idée quand j’étais zen, ce que je ne suis plus.
Tu étais bien le seul à être zen.
J’ai
décidé. Ici, on va faire l’épreuve des ricochets.
Ce n’est pas physique les ricochets.
Comment
ce n’est pas physique ? Ce n’est pas physique. Viens voir. Essaye voir de
faire un ricochet avec ça.
Tu ne peux pas faire un ricochet… Ben,
je t’en fais un, voilà… T’as d’autres idées ?
Ce
n’est pas un ricochet ça. Un ricochet, il faut des petits cailloux.
Tu m’en donnes un grand, je lance un
grand…
C’était
pour te montrer que c’est physique. Ah c’est bien parti.
Non ce n’est pas ça. Mais quand on donne
un lieu de rendez-vous, tu y es…
Mais
tu vois un endroit comme ça, et on ne fait rien que de s’engueuler… Alors, je
te montre.
Ben montre !
Les
ricochets, tu prends des cailloux plats.
Il n’y a pas que le caillou qui est
plat. Ouais bon.
Eh
hop… trois.
C’est nul. C’est nul, trois. Un enfant
de six ans, il en fait trois.
Eh
ben vas-y !
Voilà. Ce n’est pas compliqué.
Zéro.
Un.
Même
avec un gros, je t’en fais deux.
Tu n’as que cela à faire, toi tu es
paysan. T’as le temps de faire des ricochets.
Essaie
de t’améliorer un peu.
Regarde. Voilà.
Tu
casses les cailloux maintenant… Mais tu casses les cailloux.
Si tu mets des obstacles où on fait
l’épreuve, les candidats ne vont pas y arriver.
Hein.
On n’est pas à Cayenne ici.
Je n’aurais jamais dû venir te chercher
pour faire ça. Excuse. J’aurais mieux fait de faire tout seul.
Écoute.
On ne va pas s’énerver.
Heu, à propos de tout seul.
Quoi ?
En fait, on est là en train de
s’exciter. On n’a même pas de candidats pour le jeu !
Eh
ben ouais, dis donc.
Attends voir. Où est-ce qu’ils devaient
arriver déjà ?
Ben
à la gare.
Ben ouais, ils viennent à la gare.
Bon.
On va à la gare, alors…
Mais cette fois, t’es à l’heure à la
gare.
Je
suis à l’heure et puis dis donc, on n’a pas de chute…
Quoi on n’a pas de chute ?
Il
n’y a pas de chute.
Mais si, tu veux que je te montre la
chute.
Eh
ben, j’aimerais bien voir ça.
Viens !
Oh
alors… Va devant si tu veux me montrer !
Alors, ça ne te suffit pas, une chute
comme ça, là ?
Çà,
c’est une chute qui tombe à l’eau…
À
suivre
Texte retranscrit par Françoise Berthod